L'espagne n'est pas ce paradis des ours, des loups AUQUEL L'ETAT FRANCAIS VOUDRAIT NOUS FAIRE CROIRE.
D'investigations en voyages d'études, de seminaires en rencontres humaines tres enrichissantes,
NOUS DRESSONS ICI UN ETAT DES LIEUX ASSEZ DIFFERENT DES VERSIONS OFFICIELLES ...
Paca et Tola, deux ourses dans un parc de vision grillagé,
dans les Monts Cantabriques, aux Asturies.
L'attraction principale et l'image emblématique du "produit-ours" version espagne.
Aux français, il est raconté que "cohabiter" avec les plantigrades est possible.
Chasse au loup autorisée dans les asturies
09/08/2008 Fièvre catarrhale dans les Asturies : conflits sur la gravité de l'épidémie
Fièvre catarrhale dans les Asturies : revue de presse et traductions
24.10.2008 L'ourse Hvala attaque un chasseur en Val d'Aran
6 décembre 2008 - Le Val d'Aran fait se rencontrer les montagnes françaises et espagnoles.
01.05.2009 -
Analyse du tourisme asturien dans les
lieux emblématiques de l’ours : mythe et réalité
D’après les informations qui me viennent des Asturies, et la presse de la région, la Principauté est sans doute, compte tenue de sa taille, l’autonomie espagnole la plus affectée par l’épidémie.
Des
polémiques internes voient les différents Partis monter au créneau quant à la
gestion de la crise. Sur ce plan, nous n’avons bien sûr pas à en juger, c’est
aux Asturiens de le faire. Mais les éleveurs eux-mêmes, personnellement ou à
travers leurs syndicats et associations, se plaignent de cette gestion comme le
montrent les articles que nous traduisons ci-dessous en date du 6 août et des 5
et 6 septembre 2008. Nous y joignons la traduction d’un autre article du 5
septembre, où la Conseillère à l’Environnement et au Développement Rural
(équivalent d’un Ministère dans les Autonomies espagnoles) explique la démarche
suivie pour tenter de juguler la crise. Ils sont précédés d’un article de la
Nueva España, en général mesurée dans ses propos, qui n’hésitait pas à
titrer le 15 août en faisant un bilan à cette date: « La langue bleue blesse
à mort l’élevage ovin ».
Il se trouve que je connais personnellement l’éleveur asturien interviewé dans les deux articles publiés en septembre: Ángel Fernández, vice-président de l’APGOA, le Mouvement de Défense des Eleveurs de l’Est (El Oriente) des Asturies.
Ángel, on le
verra, insiste sur la situation des races autochtones asturiennes face à la
crise actuelle. Et lorsque La Voz de Asturias écrit : « Rien que
chez lui, il chiffre à 106 les brebis mortes dans les derniers mois à cause de
la langue bleue », il faut espérer que parmi elles ne figurent pas ces
brebis xaldas, caractéristiques des Asturies, qui composent une
partie de son cheptel.

Brebis xaldas du
troupeau d’Ángel – août 2008
Il est
surtout un passionné de la cabra bermeya, la chèvre rouge asturienne,
dont il possède un important troupeau. Que les chèvres elles aussi soient
aujourd’hui atteintes est sans aucun doute pour lui, au delà de la perte
financière dont il parle dans l’un des articles, un véritable crève cœur.
Mais davantage, dans les Asturies comme chez nous, c’est une véritable tragédie
pour tout le travail de récupération et relance des ces races à petit effectif
de tous cheptels, autochtones, rustiques, adaptées au milieu, que les deux
massifs ont en chantier depuis plusieurs années : un bouc bermeya, un
bélier xalda qui meurent, c’est tout un avenir génétique assombri …
L’analyse
qu’au nom de l’APGOA il développe à propos de la gestion de cette tragédie
pourrait sembler excessive, s’il n’y avait un précédent où les faits ont prouvé
que lui-même et son association avaient raison de protester, s’insurger,
manifester (pour avoir, contre les loups, rué un peu violemment dans les
brancards, ils furent même sous le coup d’une action judiciaire, qui finalement
fut annulée).
Dans ses
montagnes de la Sierra de Cuera, contrefort des Picos de Europa, l’APGOA était
déjà en effet à la tête du mouvement de lutte contre l’extension des
populations de loups hors des zones où jusqu’alors elles étaient cantonnées, et
c’est à ce titre que j’ai fait sa connaissance. Eleveuses et éleveurs furent
alors accusés d’exagération, de mensonge, d’incompétence … jusqu’à ce que,
enfin, une enquête objective fût lancée qui vint amplement prouver qu’ils
avaient raison : l’APGOA a obtenu que la Sierra soit officiellement déclarée
« libre de loups », et des battues ont permis d’en éliminer les prédateurs, près
d’une vingtaine là où, au mieux, le Conseil asturien acceptait de n’en
reconnaître qu’un ou deux !
J’ai donc
personnellement tendance à faire davantage confiance aux analyses d’Ángel et de
l’APGOA qu’à celles des administrations en charge des dossiers. Mais … on verra
la suite là aussi … Précisons que, contre les loups, la présence dans le
troupeaux de gros « mastins », bien plus impressionnants que nos patous,
les clôtures et grillages où le soir Ángel rassemble ses chèvres, tout cet
arsenal n’avait jamais suffi à empêcher les attaques très fréquentes et au très
lourd bilan.
Ajoutons
qu’il n’y pas que dans les Asturies que la gestion de cette crise est soumise à
critiques. En Ariège particulièrement, les problèmes sont tels qu’une
manifestation est organisée ce 11 septembre, les problèmes sont exactement les
mêmes que ceux soulevés par l’APGOA : “ Une crise mal gérée”,
“La catastrophe économique, « dégât collatéral » de la maladie”, “Le plan
de sauvetage : vital et urgent” (extraits de l’appel à manifester).
J’étais encore avec Ángel le mois dernier, et j’ai enfin pu réaliser ce que je n’avais jusque là jamais eu le temps de faire lorsque nous nous rencontrons pour discuter des problèmes communs aux Asturiens et aux Pyrénéens, et des solutions communes à trouver, notamment, mais pas seulement, face aux grands prédateurs et à l’ensauvagement des milieux que l’on voudrait identiquement nous imposer : j’ai eu enfin cette fois le temps de monter avec lui jusqu’à l’une des majadas où il rassemble ses bermeyas. Les photos qui suivent ont été prises ce jour là, sauf les deux à son nom qu’ Ángel m’avait envoyées il y a quelques semaines.

Chevrettes bermeyas devant la
majada d’Ángel – août 2008
Fièvre catarrhale dans les Asturies : revue de presse et traductions
B) – L a P r e s s e
a s t u r i e n n e
B-1) L’enquête : une situation et des chiffres … contrastés
La Nueva España
– vendredi 15 août 2008
Chronologie de l’épidémie
La langue bleue blesse à mort l’élevage ovin
La Principauté prévoit que des bêtes continueront à mourir dans les prochains mois – Oviedo, M.J.I.

Un camion-grue collecte les brebis mortes dans un élevage (photo : Carmen
Sanmiguel)
La langue bleue a blessé à mort le cheptel de l’Est / l’Oriente / des Asturies et se nourrit spécialement des ovins. D’après les informations recueillies par La Nueva España auprès de l’entreprise Proygrasa, chargée de détruire les carcasses à risque, depuis plusieurs jours c’est une moyenne de 60 brebis mortes qui arrivent. La principauté prévoit que des baisses plus importants se produiront au cours des prochains mois dans le cheptel ovin, au moins tant que les conditions météorologiques ne changeront pas, et que le processus de vaccination n’aura pas atteint son point culminant.
Le vice-conseiller au Milieu Rural,Cristino Ruano, a insisté sur la fait que vaccination et désinfection restent à ce jour les moyens les plus efficaces pour éradiquer l’épidémie. La recrudescence de cette maladie du bétail, étroitement liée aux températures élevées de l’été, préoccupe énormément les éleveurs de municipalités comme les deux Peñamelleras, Onís ou Cabrales, où le lait de brebis est la base de la production fromagère.
Hier, la Principauté a averti les éleveurs de l’interdiction pour raisons sanitaires d’abandonner en montagne les bêtes mortes de la langue bleue. Cristino Ruano leur recommande de s’adresser aux services techniques pour « résoudre les situations où il ne sera pas possible de collecter les animaux, dans l’objectif de leur offrir une solution ». Il a ajouté : « il n’est pas possible d’abandonner le bétail mort, alors qu’actuellement les aides en vigueur couvrent les frais de transport et de traitement à Proygrasa ».
Le Conseil à l’Environnement, que dirige Belén Fernández, continue à travailler à la rédaction d’un barème d’indemnisation pour les animaux morts de la langue bleue. Il garantit aux éleveurs qui seraient victimes d’une baisse de leurs effectifs, qu’ils toucheront néanmoins les primes ovines et caprines. Le Gouvernement de la Principauté leur enverra un certificat constatant que la mort est due à la langue bleue.
D’autre part, les constats des éleveurs de la zone orientale sont opposés aux estimations du Gouvernement qui, hier même, signalait, au cours de ce mois, une décrue du nombre de décès chez les brebis affectées, notamment dans les premières municipalités où des cas positifs à la langue bleue avaient été signalés. Les mêmes sources indiquent que cette tendance est observée depuis plusieurs jours après le pic d’activité de la seconde quinzaine de juillet.
D’après les estimations de la Principauté, le nombre d’exploitations atteintes n’augmente pas non plus. Sur le total du troupeau ovin des Asturies, les pertes concernent 0,9% des animaux recensés, pourcentage inférieur à celui qu’ont connu d’autres communautés autonomes depuis 2004, quand l’épidémie s’abattit aussi sur l’Estrémadure, l’Andalousie, Castille-la-Manche, Madrid, et Castille et Léon. Selon les sources du Ministère central espagnol de l’Environnement, du Milieu Rural et de la Marine, dans quelques provinces les pourcentages atteignirent alors jusqu’à 30% du cheptel, très au dessus des chiffres actuels dans les Asturies.
Novembre 2007 = premier cas détecté de langue bleue.
Février 2008 = première zone de confinement établie à Villaviciosa, Caravia, Colunga, Ribadesella, Ribadedeva, Cabranes, Parres, Peñamellera Baja y Llanes. Villaviciosa, Caravia, Colunga, Ribadesella, Ribadedeva, Cabranes, Parres, Peñamellera Baja y Llanes.
Février 2008 = l’Etat central distribue la première livraison de vaccins dans toutes les communautés autonomes affectées.
Avril 2008 = la zone de confinement et de surveillance est étendue au Nord-Ouest des Asturies
Mai 2008 = début des opérations de vaccinations aux bovins dans les zones de surveillance et de protection
Juin 2008 = renforcement des services d’information aux éleveurs
Juillet 2008 = recrudescence
de l’épidémie.
Texte original :
http://www.lne.es/secciones/noticia.jsp?pRef=2008081500_63_666439__Mar-y-Campo-lengua-azul-hiere-muerte-ovino
B-2) Le point de vue du Conseil Asturien à l’Environnement et au
Milieu Rural
(dans les Communautés autonomes espagnoles, les Conseils sont l’équivalent des
Ministères au niveau de l’Etat central. Environnement et Milieu Rural
(l’agriculture en tant que telle n’existe donc plus au niveau la plus élevé des
instances gouvernementales, elle est noyée dans le Milieu Rural) ont pour
Conseillère en titre
Belén Fernández,
très contestée par éleveurs et agriculteurs.)
La Nueva España
– vendredi 5 septembre 2008
Le Conseil à l’Environnement double le nombre de vétérinaires chargés de vacciner contre la langue bleue.
Belén Fernández assure qu’il y aura,
la semaine prochaine, au moins 150 professionnels pour s’occuper des troupeaux.
La Principauté chiffre à 150 les exploitations officiellement atteintes par la
fièvre catarrhale ovine – Ovideo, M.J.I.

Belén Fernández, à côté de Javier Lucientes, lors de la réunon d’hier (photo: jesús farpón)
La gestion politique de
l’épidémie continue à susciter des polémiques dans les Asturies, une des régions
d’Espagne les plus affectées par la fièvre catarrhale ovine.
Belén Fernández, la Conseillère à
l’Environnement, n’a pas trouvé d’autre remède hier que d’affronter les
critiques du Parti Populaire et des syndicats agricoles COAG et ASAJA. Elle
garantit que la semaine prochaine la Principauté doublera le nombre de
vétérinaires qui se consacreront à
vacciner les troupeaux. Ils seront au moins 150.
Fernández,
qui venait d’assister à la première
réunion du comité d’experts sur la langue bleue dans les Asturies, a défendu bec
et ongles l’action de son département. Elle assure qu’à l’heure actuelle 140.000
bêtes ont été vaccinées, bien qu’elle ne précise pas s’il s’agit de bovins ou
d’ovins et caprins.
La veille, le Directeur
Général de l’élevage,
Enrique Rodríguez Nuño,
avait affirmé à Madrid qu’étaient déjà
vacciné 83% du cheptel. Les données ne concordent pas : il y a 300.000 vaches
dans les Asturies.
Si mercredi le
député du PP Luis
Peláez dénonçait le fait que les 60
vétérinaires requis pour vacciner les troupeaux n’étaient pas tous sur le
terrain, hier
Belén Fernández a annoncé que la
semaine prochaine on pourrait compter sur au moins 150 pour mener à son terme la
campagne de vaccination.
Fernández indique que l’objectif est
que la vaccination de tout le cheptel soit une réalité le plus tôt possible afin
que l’on puisse “éradiquer l’épidémie”. Elle a ajouté qu’il y a à l’heure
actuelle “environ 150 foyers” confirmés et officiellement inscrits au réseau
d’alerte sanitaire du Ministère de l’Environnement, du Milieu Rural et de la
Marine
/Il d’agit ici du Ministère du gouvernement central de l’Etat espagnol/.
La Conseillère n’a pas
voulu passer sous silence l’épineuse question des importations de bétail en
provenance des pays affectés par la langue bleue. Les éleveurs disent qu’ils
achètent ces bêtes à l’extérieur parce qu’ils ne les trouvent pas dans les
Asturies.
Fernández a réitéré sa recommandation
d’éviter d’acquérir des animaux en provenance de ces Etats. La raison en est
l’apparition de foyers de langue bleue dans la localité basque française des
Aldudes, et un autre en Béarn, confirmés par les autorités sanitaires du
département des Pyrénées Atlantiques.
Fernández indique qu’il s’agit d’un
moyen de prévention responsable et sensé, transitoire en outre tant que
l’ensemble du cheptel n’a pas été vacciné. « Je ne retiens pas l’argument selon
lequel cette mesure peut avoir une incidence décisive sur l’activité économique
alors qu’à la vue des données elle n’a qu’un impact marginal », a dit la
Conseillère, qui a ajouté que seul 1,6% des bêtes importées dans les Asturies en
2007 l’avaient été de l’extérieur de l’Espagne, environ 800 animaux en face des
57.000 qui avaient circulé entre les exploitations asturiennes.
Le Comité National du
Réseau d’Alerte Sanitaire Vétérinaire (RASVE) a décidé, mercredi dernier,
d’étendre à toute l’Espagne la vaccination des bovins et ovins contre la langue
bleue, par suite du risque d’aggravation de la contagion, notamment dans le nord
de l’Espagne.
L’Espagne
proposera à Bruxelles que la vaccination soit mise en oeuvre dans tout le
territoire communautaire afin d’éviter les situations de risque vécues dans le
nord du continent avec le sérotype 8. La Conseillère a assuré hier que pour
l’instant aucune vache n’est morte à cause de la langue bleue. L’épidémie est
mortelle en particulier pour les ovins et les caprins.

B-3) Le point de vue des éleveurs
a) -
El Comercio digital -
06-08-2008
ASAJA fixe le nombre de
bêtes mortes de langue bleue à un chiffre plus élevé que celui avancé par la
Principauté.
L’association « ne met pas en doute » les efforts de la Principauté, mais transmet l’inquiétude des éleveurs de la zone orientale, laissés « dans un situation de détresse et d’abandon totale » par la Conseillère à l’Environnement - EUROPA PRESS | OVIEDO
L’association d’éleveurs
Asaja
( 1
) a signalé hier que le nombre des animaux morts de la langue bleue
dans les Asturies est « très supérieur » à celui officiellement annoncé par la
Conseillère à l’Environnement et au Milieu rural de la Principauté.
En ce sens, dans une
note de presse, l’Association affirme « ne pas mettre en doute » les efforts de
la Principauté pour contrôler le problème de la langue bleue ; elle remercie
notamment le président de la Principauté, Vicente Alvarez Areces, « pour sa
préoccupation ». Cependant, Asaja pense que l’information transmise au Président
par la Conseillère à l’Environnement « n’est pas correcte ».
L’Association en effet
affirme avoir reçu de nombreuses plaintes des éleveurs de la zone orientale des
Asturies, l’informant des brebis mortes et des malades de la langue bleue.
D’après elle, ces éleveurs sont très préoccupés car ils ne savent pas comment
réagir à la situation, et se trouvent « dans un état de détresse et d’abandon
total » de la part de la Conseillère.
Comme l’affirme
l’Association, ils ne savent pas si
la Principauté va les indemniser pour les animaux morts, alors que le système
d’indemnisation n’a pas encore été organisé dans les Asturies, à l’inverse de ce
qui se passe dans les autres communautés autonomes.
Pour toutes ces raison,
Asaja demande à la Conseillère de transmettre au Président de la Principauté
« toute la vérité sur ce qui est en train de se produire » dans la zone
orientale des Asturies, et de procéder à une vérification de la situation à
laquelle se trouve confronté le cheptel ovin, l’Association demande en même
temps que le paiement des indemnisations soit organisé.
Elle précise aussi
qu’elle est « totalement d’accord » avec la campagne de vaccination en train de
se dérouler, mais demande à la Principauté de manifester davantage de
sensibilité envers les éleveurs et de mettre en œuvre les moyens nécessaires
pour éviter que des troubles et des dérangements ne
viennent s’ajouter à ceux qu’ils subissent déjà à cause de la langue
bleue.
Bien que le délai à
respecter pour livrer le résultat des analyses soit de 4 jours,
l’Association signale aussi qu’actuellement les retards pour que les
prélèvements sanguins soient effectués sont supérieurs à 8 jours après que
l’éleveur ait signalé son cas.
Asaja demande donc à la Conseillère à l’environnement et au Milieu Rural de mettre en œuvre en urgence une solution pour résoudre le chaos causé par ce problème.
Opinion de lecteur –
6 août 2008, 20 :01:39
ASAJA dépeint un
tableau très grave de la situation causée par la langue bleue dans l’Est des
Asturies, mais la réalité est encore pire que ce que raconte ASAJA. La
Conseillère à l’Environnement ne s’est jamais préoccupée de répondre aux
éleveurs qui attribuaient toujours aux loups les dommages causés à leurs
troupeaux (c’était la faute de chiens ensauvagés) et aujourd’hui c’est la même
chose avec la langue bleue (tout ça
c’est des mensonges). Si Areces veut être cru par les éleveurs (un important
réservoir de voix socialistes), il doit dès cette nuit foudroyer
Belén Fernández et tous les
gratte-papiers de son entourage. Où est Tomasa Arce (
2 )? Où est Ibo Alvarez
( 2 )?
Ce n’est pas qu’ils étaient des phénix,
mais à côté de ceux d’aujourd’hui ils étaient remarquables.
Alors
attention, parce que dans les Asturies ne va pas rester une seule brebis grâce
au rôle désastreux de
Belén Fernández.
Texte original:
http://www.elcomerciodigital.com/gijon/20080806/local/asturias/asaja-sube-cifra-animales-200808061908.html

Ángel,
ses chèvres et son portable. Comme le dit Izquierdo : « el
pastor moderno ! »
b) - El Comercio digital -
06-09-2008
Les éleveurs de l’Est des
Asturies déposent un recours contre les indemnisations pour la « langue bleue »
Agence de
Llanes –
L’ Association des Bergers et Eleveurs
de l’Est des Asturies (APGOA) déposera un recours contre la résolution de la
Principauté qui organise le paiement des indemnisations pour la mort des animaux
affectés de la « langue bleue ».
C’est ce qu’annoncé hier dans une déclaration aux médias,
Ángel Fernández,
vice-président de ce collectif, qui justifie ce recours attendu que la dite
résolution « a été prise à la hâte et n’importe comment », et il ajoute :
« personne ne sera avantagé, les barèmes ont été calculés à la louche ».
Ángel Fernández
a assuré que les tables d’indemnisation retenues ne tiennent aucun compte
d’aspects comme /la
valeur particulière/
des races autochtones. Il a en outre critiqué la valeur fixée pour les chèvres,
54,09 euros:
« ils nous les paient en dessous de la valeur du marché, c’est quelque chose
qu’on ne comprend pas ». Critiqué aussi qu’il ne soit tenu aucun compte des
aides nécessaires dans le futur pour les animaux qui, comme il l’explique : «
bien qu’atteints par la « langue bleue », ne meurent pas, mais voient réduite
leur capacité reproductive ».
Il a encore alerté sur la perte possible des subventions lorsqu’un éleveur ne
pourra pas remplacer les animaux décédés. L’APGOA exprime sa préoccupation
devant la possibilité que les indemnisations n’envisagent pas de prendre en
compte les animaux décédés en montagne, ni ceux dont la mort n’a pas été
certifiée par un vétérinaire.
Les plus atteints
« S’ils ne parlent ni des races autochtones, ni de rien des autres problèmes,
c’est qu’ils ne paieront pas » souligne
Fernández.
L’association met en doute les chiffres rendus publics par le Conseil à
l’Environnement et au Développement Rural qui fixe à 300 les exploitations
asturiennes affectées par l’épidémie. « Ces chiffres n’ont rien à voir avec la
réalité. Ils sont beaucoup plus élevés. Rien que pour l’est des Asturies, nous
pensons qu’environ 2000 brebis sont mortes et il y aurait environ 300 vaches
atteintes ».
Courrier des lecteurs -
Opinion
06/Sep/2008 | 11:40:54
EAA = Courage
éleveurs … Vous avez totalement raison … pourvu que vous obteniez ce que vous
demandez … Depuis
Xixón
(c’est en asturien le nom de Gijon),
un salut à tous les éleveurs (et agriculteurs) asturiens.
Texte original:
http://www.elcomerciodigital.com/gijon/20080906/asturias/ganaderos-oriente-recurren-indemnizaciones-20080906.html
c) - La Voz de Asturias
- 06-09-2008
Guerre des chiffres à propos de la mortalité
- Javier J. Caso
Les éleveurs de l’est des Asturies récusent les chiffres officiels de langue bleue. Leur association annonce un recours contre l’actuel régime d’indemnisation
L’ Association des Bergers et Eleveurs de l’Est des Asturies (APGOA) a récusé hier les chiffres officiels de la Principauté des Asturies concernant les exploitations : d’après ces chiffres, les animaux morts à cause de la langue bleue seraient environ 300 pour toute la région.
« C’est beaucoup beaucoup plus », a déclaré à La Voz de Asturias, Ángel Fernández, qui ajoute que les chiffres de l’Administration régionale « n’ont rien à voir avec la réalité ». Selon les estimations de l’APGOA Fernández calcule que, pour la seule région orientale des Asturies « environ 2000 brebis sont mortes, à quoi il faudrait ajouter environ 300 vaches malades et une cinquantaine de mortes ». Rien que chez lui, il chiffre à 106 les brebis mortes dans les derniers mois à cause de la langue bleue.
Et il accuse : « sur aucune on n’a fait des prises de sang, et les causes de la mort n’ont pas été certifiées ». Quant aux bovins, il explique qu’il n’y a pas de données officielles « parce qu’on ne fait pas de prises de sang, mais nous avons la preuve de la mort d’animaux ». Manuel Fernández va dans le même sens : sur ses troupeaux à la Vega de Sebarga (Amieva), il enregistre la mort de trois veaux.
En ce qui concerne le paiement des indemnisations, le vice-président de l’APGOA annonce le dépôt d’un recours juridique en désaccord avec les critères retenus par la Principauté. « Les barèmes ont été calculés à la louche » accuse-t-il.
L’APGOA a affirmé, hier, que le Conseil à l’Environnement et au Développement Rural ne tient aucun compte de questions comme celles de /la valeur particulière/ des races autochtones, ni des pertes économiques futures auxquelles tout éleveur peut se trouver confronté. Pour Ángel Fernández en effet, même si quelques brebis réussissent à survivre à l’épidémie, « leur capacité reproductrice en sera affectée, et ces agneaux qu’elles ne produiront pas sont des recettes que l’éleveur perdra ». Les éleveurs ne cachent pas non plus leur inquiétude à propos de ce qui va se passer avec les bêtes décédées en montagne ou celles qui n’ont pas été certifiées par les vétérinaires de la Principauté.
Le vice-président de l’APGOA dénonce aussi « l’apparition de nombreuses bêtes positives » dans la région orientale au moment où les éleveurs font les prises de sang lors des transactions : « si elles sont positives, on ne peut pas les vendre ; il faut les vacciner et attendre à nouveau 90 jours avant de pouvoir les vendre », il ajoute que cela entraîne « davantage de frais » pour les éleveurs, et juste à l’époque de l’année où il est traditionnel de vendre les veaux pour conclure la période estivale des pâturages de montagne.
Texte original:
http://www.lavozdeasturias.es/noticias/noticia.asp?pkid=443063

( 1 )
ASAJA= Asiociación Agraria Jóvenes Agricultores. Née en 1989 de la
fusion de trois syndicats agricoles, l’association regroupe plus de
200.000 jeunes agriculteurs et les membres de leurs familles qui
collaborent à l’exploitation.
( 2 )
Vétérinaire de profession, estimée des milieux agricoles, Tomasa Arce
était Vice-Conseillère à l’Environnement et au Milieu
Rural, en charge des problèmes spécifiquement agricoles. Ses
désaccords et mésententes avec la Conseillère
Belén Fernández
étaient un secret de polichinelle. Elle finit par démissionner le 25
mars de cette année .
Comme le rapporta alors El
Comercio digital dans son numéro du 26 mars, tous les syndicats
agricoles regrettèrent ce départ :
« Ils
ont qualifié cette décision de « bien mauvais nouvelle pour le
secteur », comme l’indique José Calvo, secrétaire général de UCA.
« Depuis le début, elle avait le soutien de tous les collectifs
majoritaires dans le domaine agricole, parce que nous savons que c’est
une personne qui connaît le secteur au ras du sol », ajoute-t-il.
Pour le COAG, Oscar Sirgo indique que « il s’agit d’une perte
importante » à cause de la profonde connaissance du secteur agricole
dont elle a toujours fait preuve, une caractéristique que souligne aussi
le dirigeant de ASAJA, Ramón
Artime.
Ibo Alvarez était, lui, Directeur Général de l’Elevage pour la
Principauté.
16.08.2008 : chasse au loup autorisée dans les Asturies
août 2008, chasse au loup
autorisée dans les asturies
L’article de La Nueva España que nous traduisons ci-dessous marque un moment important dans la gestion des problèmes posés par les loups aux éleveurs asturiens : si le nouveau projet du Conseil à l’Environnement et au Milieu Rural est adopté, et il semble qu’il le sera, il deviendra enfin possible aux éleveurs de se défendre vraiment contre les attaques en augmentation constante de ce prédateur.
Chargés de présenter chacun une communication lors de l’Université d’été de Cangas de Onís fin juillet dernier, Marie-Lise Broueilh et moi-même avions été invités à participer à la fête des bergers de la montagne de Covadonga, dans le parc des Picos de Europa, et à suivre l’élection du « regidor de pastos », responsable de l’organisation de ces estives.
La Conseillère à l’Environnement et au Milieu Rural, y avait alors annoncé l’élaboration d’un nouveau plan de gestion des loups qui, disait-elle, devrait répondre aux attentes des éleveurs et des bergers. Ceux d’entre eux qui nous accompagnaient restaient un peu sceptiques, au vu des événements des années précédentes.
Il semblerait qu’effectivement, le plan tienne ses promesses, mais nous contacterons dès que possible nos amis asturiens pour plus de précision et pour la suite de l’histoire. Il ne faut pas vendre la peau … etc, air connu !
Je ne reviens pas ici sur la réalité d’ensemble du loup dans les Asturies, on trouvera des informations dans le document que je cite en note 1 à la présente traduction.
Dernière remarque : qu’il s’agisse des vautours, à propos desquels le Gouvernement espagnol a depuis longtemps reconnu un changement de comportement et les attaques sur le bétail, qu’il s’agisse ici des loups, dans les deux cas l’on ne peut que constater la grande différence de gestion des problèmes par l’Espagne et par la France : rigidité partisane chez nous où le poids excessif des sectes du sauvage pose quand même un réel problème de gouvernance qu’il faudra bien considérer un jour, souplesse et principe de réalité chez nos voisins.
Rien n’y est simple non plus, au contraire même à l’heure actuelle, mais peut-être un passé encore récent y a-t-il rendu plus méfiant et plus attentif aux discours à sens unique, et totalitaires …
B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP
16 août 2008
La
Nueva España – 15 août 2008
La principauté autorisera les battues contre le loup toute l’année, y compris en période de reproduction. Divers groupes écologistes insistent sur l’incompatibilité de cette proposition avec la législation nationale et plusieurs directives européennes.
La polémique est lancée. Le Gouvernement de la Principauté se propose
d’autoriser les battues au loup tout au long de l’année, y compris en période de
mise bas. C’est ce qu’indique le projet du nouveau plan de gestion de cette
espèce, rendu public depuis le 25 juillet dernier par le Conseil à
l’Environnement et au Développement Rural.
En agissant ainsi, l’Exécutif régional répond aux attentes des éleveurs et du
groupe de fonctionnaires et experts qui défendent la thèse du plan « Pastores
XXI »
( 1 ). En même temps il fait la
sourde oreille aux réclamations des groupes écologistes et d’autres
fonctionnaires et experts qui agissent pour que le loup soit classé espèce
protégée et pour sa conservation. Plusieurs associations écologistes ont annoncé
qu’elles porteraient plainte contre le projet qui contrevient à la législation
de l’état et à diverses directives européennes, qui prohibent strictement les
battues en période de reproduction.
Le plan proposé maintient l’espèce dans une sorte de limbe puisqu’elle continue
à n’être ni protégée, ni cynégétique. C’est précisément sous ce statut de
l’espèce que s’abritent les autorités régionales au moment de défendre la
légalité des battues en période de reproduction. Comme le propose le Conseil,
ces battues seront le mode d’action principal contre le loup, mais d’autres
méthodes ne sont pas écartées, comme l’affût et le guet, ou la suppression des
portées.
Une des nouveautés les plus
significatives du projet est que, pour la première fois, il ne tient plus compte
du calendrier dans les opérations de contrôle de le population de cet animal.
Jusqu’à présent, comme le recommandent plusieurs directives de l’Union
Européenne, la Principauté interdisait d’agir contre ces canidés lorsqu’il
neigeait par exemple, ou en période de reproduction. Sauf improbable changement
de dernière heure, le nouveau plan permettra au Gouvernement régional
d’organiser des chasses quelle que soit l’époque.
D’autre part, la Ministre de l’Environnement, Elena Espinosa ( 2 ), a informé hier le Conseil des Ministres des principales lignes directrices du nouveau plan concernant le réseau des parcs nationaux, dans lequel est envisagée la répartition des compétences entre administrations pour le gestion et la conservation des espaces protégés. Le document sera en vigueur pour une période maximum de vingt ans.
/Non traduit, le dernier § de l’article concerne l’action de la Croix Rouge dans la prévention des accidents de montagne/

Cliché: B. Besche-Commenge
25 juillet 2008
Fête des bergers sur la montagne de Covadonga
Interview de Alberto Valle (ancien “regidor de pastos”, aujourd’hui retraité –
au centre de la photo) par
la délégation pyrénéenne. A sa main droite, la traductrice, Loli Palomares.
( 1 )
(Les notes sont du traducteur)
Pour ce plan “Bergers du XXI° siècle” voir:
LA CONSERVATION DES PICOS DE EUROPA A PARTIR DE LA REPRISE DU
PASTORALISME TRADITIONNEL -
JAIME IZQUIERDO VALLINA - Introduction et traduction : B. Besche-Commenge.
http://www.pyrenees-pireneus.com/Pastoralisme-Ailleurs-Espagne-Cantabriques.pdf
Tir accidentel d'un chasseur sur Balou : contrairement à ses homologues françaises, le FAPAS - association asturienne qui défend ardemment l'ours cantabrique - reconnait la confusion possible entre ours et sanglier lors de la pratique de la chasse.
COMPARAISON ENTRE LA TAILLE D’UN SANGLIER ET CELLE D’UN OURS ADULTE (images FAPAS)
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| Ours photographié dans le bois | Sanglier photographié dans le bois | Images superposées de l’ours et du sanglier |
Bruno Besche-Commenge réagit, d'abord personnellement ci-dessous, puis dans le cadre d'un travail qu'il avait réalisé pour l'ASPAP/ADDIP ce printemps. La preuve par l'image ...
" Sur son site, L. Dollo vient d’écrire ceci :
« Que l'ADET-Pays de l'ours joue le rôle de la vierge outragée devient
guignolesque surtout en envisageant de porter plainte contre le chasseur. Il
suffit de lire
le
document de leurs amis du FAPAS pour comprendre qu'il est facile
de confondre ours et sanglier.
L'ADET, FERUS, le FIEP et le WWF sont très forts pour diffuser du papier. Il
serait peut-être judicieux pour eux de s'inspirer de leurs copains du FAPAS….
Tout simplement pour ne pas sombrer dans le ridicule.
Par ailleurs, compte tenu des liens étroits qui les unissent au FAPAS, ils ne
peuvent pas dire qu'ils ignorent l'existence de ce document largement diffusé
dans les Asturies »
(http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-AriegeTireChasseurs.htm)
En fait, c’est encore pire !
L’ADET connaît très bien la réalité, simplement elle ne rend public que ce qui
arrange ses tortueux détours. Elle cache les réalités qui la gênent, sans doute
y compris à ses propres adhérents (mais il est vrai je participe assez peu à ses
assemblées générales …).
Sur le FAPAS, l’ADET s’est soigneusement abstenue de mentionner cet épisode de
sa glorieuse histoire : un mois avant le « voyage d’étude » à Somiedo organisé
fin novembre 2007 par le Ministère français pour tenter de convaincre de la
réussite et de la transposition possible du « modèle asturien », l’ADET était
allée préparer ce voyage dans les Asturies.
A l’époque comme aujourd’hui, presque un an après, pas un mot sur son site !
Comme si ce voyage avait quelque chose d’un peu honteux, ou secret, à ne pas
trop ébruiter, on les comprend les pauvres : en effet sur quel fond, avec que
budget, financé par qui, un tel voyage avait-il alors été organisé ? … Y
aurait-il deux poids et deux mesures : cette association, financée par le
Ministère et donc nos impôts, pourrait ainsi partir en éclaireur en octobre, et
puis s’en revenir dans son antre arbasien pour repartir le mois suivant, l’œil
clair et la bouche naïve, et « découvrir » avec les autres participants au
voyage un terrain qu’elle aurait gentiment bétonné auparavant ? Deux poids et
deux mesures, et vive la démocratie, ils sont mignons tout plein !
Heureusement nous avons quelques amis dans les Asturies, et le FAPAS de son côté n’a rien à faire des petites magouilles « ministéro-adetiennes » de notre doux pays. Aussi le FAPAS a-t-il informé les Asturiens de la visite de nos petits éclaireurs assez peu éclairés, et nos amis nous ont à leur tour informé de cette information. Nous avons traduit et mis en ligne l’article du FAPAS (voir ci-dessous).
Nous commentions ensuite quelques unes des informations apportées par le FAPAS,
et notamment ce passage: « Bien
que la situation dans la Cordillère Cantabrique soit différente parce que,
pratiquement, il n’y pas de dégâts sur le bétail, mais surtout sur les ruches,
nous avons pu expliquer comment nous travaillons avec les apiculteurs pour
prévenir les dommages et comment sont protégés les troupeaux ».
A lui seul, ce
bien que (aunque)
suffit à expliquer le silence de l’ADET : strictement rien de comparable entre
la situation de Somiedo et celle des Pyrénées, comme nous le montrions à partir
des chiffres officiels du Gouvernement asturiens, plus d’ovins à Somiedo.
Et cette différence, un
autre grand protecteur de l’ours asturien, bien connu lui aussi de l’ADET, la
souligne de façon encore plus nette : Palomero
García est, dans les Asturies, le Président de la Fondation Oso Pardo.
Lors d’une de ses tournées de promotion de l’ours, en décembre 2005, devant le
Consorcio de Los Valles, en Aragon,
il insistait déjà sur cette différence radicale avec les Pyrénées :
« la principale différence entre Los Valles et la cordillère cantabrique est
qu’il n’y a pas d’élevage ovin
».(
1 ).
Faux bien sûr pour la Cordillère mais totalement vrai pour l’emblématique
Somiedo.
Rappeler ce petit épisode magouilleux de la vaillante histoire de l’ADET – un
parmi d’autres dans cette épopée de salle de bain, pour rester poli – n’est sans
doute pas tout à fait inutile à l’heure où son scribe salarié (on gagne sa vie
comme on peut) se répand en bave fielleuse contre les éleveurs frappés par
l’épidémie de fièvre catarrhale (c’est la façon dont, chez les scribes, on
pratique ce vieil adage: “on ne tire pas sur une ambulance”, mais l’ADET c’est
des mercenaires, rien à voir avec une armée régulière), et convoque la ban et
l’arrière ban des juges français contre un malheureux chasseur qui n’a jamais
été que victime d’une confusion que le FAPAS lui-même explique: c’est là toute
la différence entre ceux qui connaissent la nature, et ceux qui s’en servent
pour “croûter”, ou pour la promotion de leur petit ego personnel …
P.S.: là, je m’adresse à la DIREN Midi-Pyrénées, aux Inspecteurs de l’Environnement qui organisèrent le voyage “public” (pour l’autre …) et au Ministère au dessus: j’aimerais bien quand même qu’on m’expliquât d’où sortait le pognon du pré-voyage. De la poche personnelle des touristes en question? Du budget de leur association de salle de bain, mais qui l’abonde? Et alors pourquoi eux et pas l’ADDIP?
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B. Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP
A la fin de l’hiver 2000, le FAPAS (Fonds Asturien de Protection des Animaux Sauvages) publiait ce constat: dans les Asturies, les ours n’hibernaient plus. Affamés faute de nourriture disponible en cette saison, les femelles rôdaient accompagnées de leur petit de l’année, on avait observé une très intense activité des adultes
parcourant les montagnes à la recherche de nourriture. Ajoutons que les journaux asturiens, au cours de l’hiver, avaient même fait état d’ours venus aux portes d’Oviedo, la capitale de la Principauté. Selon le FAPAS, deux problèmes majeurs pour les ours dans ce contexte anormal :
1) – depuis 2001, suite à la maladie dite “de la vache folle”, en obligeant à retirer et incinérer les cadavres de bétail mort en montagne l’Union Européenne
“créait une situation de risque pour la survie des ours, et les obligeait à augmenter spectaculairement les dégâts sur les ruches”: moyenne des attaques annuelles avant 2001 = 35, après 2001 = 117.2) – l’errance anormale des ursidés les amenait à fréquenter les zones où, à ces dates, les battues au sanglier sont traditionnellement organisées, ce qui
« augmentait les risques pour la survie des ours ».Le FAPAS proposait alors une sorte de document pédagogique montrant comme il était très facile de confondre les deux animaux. Nous traduisons uniquement ce passage de l’article du FAPAS, suivi de l’original en castillan, texte complet à : http://www.fapas.es/notifapas/hoy/2008/20080324_osos_no_invernan.htm
B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP
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FAPAS aujourd’hui – 24 mars 2008
OURS QUI N
’HIBERNENT PAS : RISQUE POUR LEUR SURVIE ET DISPARITION DES RESSOURCES ALIMENTAIRESUn changement de comportement aussi important que de rester en activité tout l’hiver, entraîne des risques graves pour la survie des ours. Normalement en effet, ils restent alors endormis dans leurs grottes et ne parcourent pas montagnes et forêts en cette période d’intense activité cynégétique.
Les zones à ours cantabriques coincident en grande partie avec celles où chaque hiver sont organisées des centaines de battues au sanglier. La présence des ours dans ces zones est considérée comme l’un des risques majeurs pour leur survie : en effet, la possibilité est très grande qu’un chasseur tire sur un ours en le confondant avec un sanglier.
Le FAPAS procède au contrôle de la population d’ours grâce à des appareils photos à déclenchement automatique placés dans les zones où ils vivent ; ce contrôle a permis de découvrir de nombreux aspects ignorés de leur écologie, comme de celle d’autres animaux.
Ours et sangliers se retrouvent sur les mêmes territoires, et bien souvent leur taille est similaire comme on peut s’en rendre compte sur les images captées par nos appareils.
COMPARAISON ENTRE LA TAILLE D’UN SANGLIER ET CELLE D’UN OURS ADULTE
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| Ours photographié dans le bois | Sanglier photographié dans le bois | Images superposées de l’ours et du sanglier |
Après l'attaque sans précédent d'une ourse slovène sur un chasseur espagnol, le gouverneur Frances Boya demande le retrait de tous les ours présents en Val d'Aran.
►Le communiqué de l'ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénéees
►La Déclaracion del Pirineos, par laquelle le Val d'Aran a refusé catégoriquement le programme français d'introduction d'ours slovènes. Traduction B.Besche-Commenge
►La traduction de deux articles espagnols suite à cet évènement
► La brochure " les ours et les gens" : comment se déplacer en sécurité au pays des ours, éditée par les Parcs Nationaux Canadiens.
Lès, Espagne. Après l’attaque de l’ourse
slovène Hvala sur un chasseur, le Président du Conseil Général du Val d’Aran
demande le retrait des ours présents sur son territoire.
Le Conseil de l’Environnement de l’autonomie de Catalogne a déploré l’attaque
d’ours dont a été victime un chasseur ce jeudi 24 octobre à Lès, commune du Val
d’Aran située à quelques kilomètres de la frontière française. Le conseil
indique qu’il s’agit de l’ourse Hvala, femelle slovène lâchée à Arbas en
France en mai 2006, identifiée par son émetteur satellite.
Lluis Turmo, 72 ans, témoigne : « j’étais silencieux, en poste avec mes chiens.
Un grand ours brun est passé devant moi, à quatre mètres à peine de distance. Il
s’approchait et j’ai crié pour l’effrayer. L’ours n’a pas eu peur. Il s’est jeté
sur moi, j’ai protégé mon visage mais ses griffes ont traversé mes vêtements et
je suis tombé à terre. J’ai tiré deux coups de feu en l’air alors que l’ours me
mordait la jambe à travers ma botte ; il a alors lâché prise et s’est éloigné ».
Alertés par le bruit, les 4 autres chasseurs ont accouru au secours de leur ami
: conduit à l’hôpital, il s’en sort avec 15 points de suture au bras et au
mollet, et un plâtre à l’avant-bras.
Côté français, l’Etat s’est toujours montré confiant en « la crainte naturelle
de l’ours brun envers l’homme » : « si
vous rencontrez un ours à courte distance (- de
50 m), éloignez-vous progressivement, en vous écartant du trajet qu’il pourrait
emprunter dans sa fuite ... sans courir ». « On peut par contre, se faire
identifier, tout simplement en parlant. L'ours quittera ainsi le secteur. »
La population du Val d’Aran,
et plus globalement des Pyrénées devra-t-elle apprendre la langue slovène pour
que chasseurs, promeneurs, éleveurs, habitants et tous les usagers de la
montagne puissent parler poliment aux ours slovènes importés par la France ?
Côté français, pour
l’ADDIP-Coordination Pyrénéenne (2) qui
n’a de cesse d’alerter l’Etat, ce troisième accident en trois mois seulement
n’est pas une surprise : août 2008,
collision entre un ours et un minibus en Ariège ; septembre 2008, un accident de
chasse blesse l’ours Balou ; octobre 2008, une ourse attaque un chasseur. L’Etat
français a choisi de faire des Pyrénées une grande réserve, en refusant de
reconnaître qu’elles sont un territoire ouvert, humain, très fréquenté : plus le
nombre d’ours augmente, plus les problèmes vont se multiplier.
- Sait-on du côté espagnol
des Pyrénées que la France vise « une population d’ours viable », que les
scientifiques estiment à 150 ours minimum ?
- Sait-on en Espagne que dans son rapport « 2007, conservation et gestion de
l’ours brun en Slovénie » le ministère slovène de l’Ecologie constatait :
« les cas de dommages causés par les
ours, et le nombre de conflits avec les humains augmentent. La perception de
l’espèce est donc en train de devenir négative. Ces dernières cinq années,
plusieurs incidents sérieux ont été enregistrés concernant des attaques d’ours
sur des personnes, suivies de graves blessures ».(2)
- Sait-on en Espagne que malgré un soulèvement populaire sans précédent d’un
bout à l’autre des Pyrénées françaises, le ministère de l’Ecologie a lancé en
2008 un « groupe national ours » pour étudier une nouvelle introduction d’ours
slovènes en 2009 ?
En Espagne, l’accident prend une dimension nationale : le Ministère central de
l’Environnement à Madrid a du organiser un rendez-vous d’urgence la semaine
prochaine avec les autorités catalanes et aranaises.
La presse se fait l’écho de vives critiques vis-à-vis du plan
d’introduction d’ours slovènes de l’Etat Français, qualifié de « fracaso »
(échec).
Ainsi Carlos Barrera, ancien syndic (président) du Conseil Général du Val d’Aran
s’est exprimé après avoir rendu
visite au chasseur malheureux, mais bien conscient d’avoir échappé au pire :
« que se serait-il passé si au lieu d’un chasseur il s’était agi d’un cueilleur
de champignon ou d’un randonneur ? Il faut localiser l’ourse puis la renvoyer en
Slovénie. Une autre option serait de la lâcher ... sur les Champs Elysées à
Paris”.
Francès Boya, député du parlement de Catalogne et nouveau Président du Conseil
Général « rappelle que jusqu’alors les ours réintroduits par l’administration
française avaient attaqué essentiellement des brebis et des animaux de ferme.
Mais aujourd’hui, il y a un grand changement, et cette attaque doit conduire à
reconsidérer la poursuite de ces réintroductions, et à retirer les spécimens qui
sont en liberté ». Rappelons que le Val
d’Aran avait en 2006, dans sa «Déclaration des Pyrénées», exprimé son opposition
catégorique à la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées. (3)
Quant à l’ADDIP,
coordination pyrénéenne(2), sa motion « pour des Pyrénées Vivantes et
Préservées » continue à recueillir des signatures dans tous les départements des
Pyrénées.
Le Conseil Général du Val
d’Aran ne compte pas en rester là.
Il prépare une motion qui sera soumise mardi prochain à la population. Et dans
laquelle il devrait demander des comptes, et des résultats, à l’Etat français.
Une opération « Hvala » est tentée aujourd’hui, avec l’appui logistique de la
Généralité de Catalogne (hélicoptère et forces humaines) pour tenter de
localiser l’ourse et éventuellement de la capturer.
La France, « l’exception
française », par sa surdité chronique a été le seul pays d’Europe à récidiver
après une première introduction d’ours qui s’est révélée un échec humain, social
et économique. Elle s’expose aujourd’hui, en même temps que l’augmentation du
nombre d’ours franco-slovènes, à voir « la guerre de l’ours » française
traverser la frontière aussi facilement et rapidement que Hvala et ses
congénères.
(1) La
Coordination Pyrénéenne – ADDIP regroupe
sur tout le versant français les associations, élus, syndicats agricoles et
structures opposées au plan d’introduction d’ours slovène. Refusant
l’ensauvagement programmé des territoires au moyen de l’ours et du loup, l’ADDIP
défend des Pyrénées humaines, préservées et vivantes, pour « une biodiversité à
visage humain ».
ASPAP 09 Association pour la Sauvegarde du
Patrimoine d’Ariège-Pyrénées 06 30 29 90 86
ADIP 31 Association pour le Développement de
l’Identité des Pyrénées 06 19 65 17 47
ASPP65 Association pour la Sauvegarde du
Patrimoine Pyrénéen : 06 26 81 29 53
FTEM 64 Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs
de Montagne : 06 08 57 41 46
(2) Voir, la traduction du
document slovène, original en anglais, « The brown bear conservation and
management in Slovenia (Long version) » dans
le Bilan à mi-parcours de l’ADDIP à propos du plan-ours, page 31 : « «
Les cas de dommages causés par les ours, et le nombre de conflits avec les
humains augmentent. La perception de l’espèce est donc en train de devenir
négative. Ces dernières cinq années, plusieurs incidents sérieux ont été
enregistrés concernant des attaques d’ours sur des personnes, suivies de graves
blessures ».
http://www.aspap.info/contenu/addip.htm?#bilan-addip
(3) Déclaracion de los Pirineos à télécharger ici
Plus d’information sur les
sites
http://www.pyrenees-pireneus.com/Ours_des_Pyrenees.htm
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Espagne-Aran.htm
Attaque de Hvala en Val d'Aran : toute le presse espagnole s'est donnée rendez-vous en Val d'Aran
Plus d'articles ici ... sur le site ami de l'Aspap pyrenees-pirineus
24/10/2008 – 20h 50 – Attaque dans le bois de Les
LA GÉNÉRALITÉ DE CATALOGNE COLLABORERA À LA CAPTURE DE L’OURSE QUI A ATTAQUÉ UN
CHASSEUR
Toute la journée les agents ruraux du Val d’Aran ont participé à des battues qui
reprendront demain avec l’appui d’un hélicoptère
EFE/LERIDA
Le département de l’Environnement de la Généralité a confirmé qu’il
collaborerait demain avec le
Conseil Général d’Aran à la capture de l’ourse Hvala qui a attaqué hier un
chasseur dans le bois de Les, le blessant à un bras et à une jambe. Le chasseur,
Luis Turno, 72 ans, a eu plusieurs points de suture. Des sources du Conseil
catalan à l’Environnement ont expliqué que le Conseil travaillerait à cette
capture en coordination avec le gouvernement du Val d’Aran, dans le seul but de
connaître l’état sanitaire de l’ourse.
Le gouvernement catalan n’a pas indiqué ce qu’il ferait ensuite de l’animal. Les
techniciens de l’Environnement craignent que l’ourse ne soit blessée, ce qui
expliquerait l’attaque, alors que le programme de réintroduction de l’ours dans
les Pyrénées catalanes est en marche depuis 12 ans et qu’aucune attaque n’avait
jamais eu lieu.
On recherche deux oursons
En outre, la Généralité voudrait voir si deux oursons, Pollen et Bambou, ne se
trouveraient pas à côté de Hvala, une ourse slovène âgée de 6 ans, qui pèse
environ 100 kilos, et a été réintroduite en 2006.
Les mêmes sources ont expliqué : « Nous collaborerons à sa recherche, et
quand nous la trouverons nous l’endormirons, mais nous ignorons ce que nous en
ferons ensuite ».
Réunion prévue lundi prochain
L’avenir de l’ours se décidera lundi prochain, lors d’une réunion qui regroupera
des représentants de la Généralité, du Ministère espagnol de l’Environnement, et
le Syndic d’Aran, Francesc Boya, à la demande de ce dernier.
Boya a demandé hier au parlement catalan que tous les ours soient retirés du Val
d’Aran pour éviter de nouvelles attaques. Toute la journée, les agents ruraux du
Département de l’Environnement du Conseil Général d’Aran ont travaillé à
chercher l’ourse, les recherches reprendront demain avec l’appui d’un
hélicoptère.
D’après ce que prévoit ce Département,
une quinzaine de personnes pourraient participer aux recherches, agents
ruraux de l’Aran, de la Généralité, et techniciens du gouvernement français.
Commentaires à l’article -
127 commentaires
/Comme en France, les partisans des réintroductions interviennent avec le même
argumentaire, ces deux exemples recoupent toutes les interventions:
« Pourquoi ne font-ils pas une battue contre les chasseurs et ne laissent-ils
pas en paix cette pauvre bête qui n’a fait que se défendre, chez elle, d’une
agression avec arme à feu ? »
« Ceux qu’on devait sortir du bois, ce sont les chasseurs et tous ceux qui font
du mal à la faune. Qu’ils laissent tranquilles l’ourse et toutes les bestioles.
Elles, elles ne sont pas remontées contre nous. Dehors les chasseurs ! Qu’est-ce
que tu ressens à tuer des animaux sans défense ? »
Et, pour les autres :
« Mon message s’adresse à une grande partie d’entre vous, parce que, pour ce que
j’ai lu, aucun de vous n’a le cran de dire qu’il n’habite pas le Val d’Aran.
Alors c’est facile de dire une telle quantité d’ânerie sans connaître le
territoire ni les façons de vivre des gens sur ce territoire.
Tenez compte de ce que nous sommes, et un peu moins du Canada, de Barcelone, et
de trucs qui épatent, c’est tout ce que vous savez écrire. Le seul ours que vous
ayez vu, ça a été le matin, au saut du lit, dans votre miroir, avant de courir
attraper le métro ».
« Moi, je demanderai au gouvernement français qu’ils lâchent des ours au
Tibidabo, et des loups au Parc Güell, parce qu’au Moyen-Age il y en avait »
/ Tibidabo : parc d’attraction et point le plus élevé de Barcelone, très belle
vue sur la ville et le port. Parc
Güell : réalisé par
Gaudí, le plus célèbre des parcs de Barcelone est aujourd’hui inscrit par
l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité/
« Flanquer l’ours sur les ramblas de Barcelone, c’est là qu’il y a la
jungle, et laisser les gens du pays tranquilles. J’aimerai voir la photo d’un « pixapin »
/sobriquet donné aux Barcelonais/
dans la bouche d’un petit ours »
« J’ai honte en lisant certaines opinions de lecteurs. Et si on lâchait un ours
chez vous, en plein Barcelone, quelle opinion auriez-vous de votre gouvernement
chéri ? C’est ce qui s’est passé au Val d’Aran. Nous ne sommes pas contre
l’ours. Ce qui nous semble mal, c’est que tu ne puisses pas te promener dans le
bois à la recherche de champignons par peur d’être attaqué. Vous, quand vous
vous promenez sur le Maremagnum, à la Ciutadella etc. si vous vous trouviez nez
à nez avec un ours on verrait si vous écririez les commentaires sur l’espèce en
extinction, les chasseurs ivres etc. »
« Qu’ils capturent l’ours, qu’ils se le reprennent en France, et qu’ils se le
mettent où ils veulent. Il ne faut pas oublier que l’ours vivait tranquillement
en Slovénie, que les Français l’ont capturé, et l’ont ensuite abandonné dans les
Pyrénées pour qu’il morde les Catalans. Chasseur mordu : attaque la France en
justice pour voir ce qu’ils disent »
TRADUCTION :
B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP
25/10/2008 – 17h 17 –BATTUE DANS LE BOIS
Au Val d’Aran, les gardes forestiers localisent l’ourse qui a attaqué un
chasseur

Des forestiers préparent la carabine avec la flèche
anesthésiante Photo : Nurya Pujol
Un récepteur électrique avec une puce d’identification a permis de délimiter la
zone de recherche. Quand l’ourse sera capturée, elle sera transportée au centre
de protection de Arties ou de Vallcalent

Dans le but de capturer l’ourse Hvala un garde forestier charge une arme avec un
anesthésiant Photo : EFE/Laurent Dominique
EFE – Barcelone
Les gardes forestiers ont réussi à localiser l’ourse Hvala qui a attaqué un
chasseur jeudi dernier dans un bois du Val d’Aran, et se préparent à la capturer
au moyen d’une flèche anesthésiante ou d’un piège.
Selon des sources de l’Environnement, une trentaine de gardes forestiers de la
Généralité de Catalogne et du Conseil Général d’Aran ont participé à cette
battue, coordonnés par un biologiste, et avec l’appui d’un hélicoptère qui a
survolé le bois de Portet où l’attaque s’est produite.
L’ourse a pu être localisée grâce à la puce d’un récepteur électrique qui a
permis de délimiter le périmètre dans lequel elle se déplace, mais des heures et
même des jours peuvent passer avant qu’on ne réussisse à la capturer au moyen
d’une carabine qui tire des flèches d’anesthésiant ou d’un piège. Elle sera
ensuite transportée au centre de protection d’Arties (Val d’Aran) ou de
Vallcalent (comarque de Segria), dans la Province de Lerida.
Le Syndic d’Aran demande qu’elle soit retirée
Dans ses déclarations à la presse, Francesc Boya, le Syndic d’Aran, a bien
précisé : « il ne s’agit pas d’une battue parce que les chasseurs n’y
participent pas », et il a rappelé que la capture est placée sous le contrôle
d’une équipe technique. Boya a insisté sur la nécessité d’expulser du Val d’Aran
les ours réintroduits dans les Pyrénées en 1996 parce que, pour lui : « ils
attaquent les gens et génèrent un sentiment de crainte dans la population ». De
fait, un groupe de chasseurs du Val d’Aran avaient menacé de s’occuper eux mêmes
de cette capture si les autorités ne s’en chargeaient pas.
Une fois qu’ils auront capturé Hvala, les techniciens de l’Environnement
étudieront les raisons pour lesquelles elle a attaqué le chasseur, et si cette
agression ne s’explique pas par le fait qu’elle ait été blessée.
TRADUCTION:
B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP
Le Gouvernement du Val d'Aran s'est opposé vivement au programme d'introduction d'ours slovènes en 2006. Après un premier travail de fond avec les associations d'éleveurs et les représentants des populations du Val d'Aran, le gouverneur a tenu à associer le versant français des pyrénées à cette déclaration solennelle. L'ASPAP était présente, il nous semble important de vous faire connaître aujourd'hui ce document qui prend d'autant plus de valeur et d'acuité à la lumière des derniers évènements en Val d'Aran.
LA DECLARATION DES PYRENEES
( Traduction – Original en castillan)
Les soussignés, représentants élus des territoires, entités locales, entités des
Assemblées de Vallées, élus d’associations locales comme d’associations
d’éleveurs,
manifestent leur accord avec la présente «Déclaration des Pyrénées», qu’ils
signent au Val d’Aran, dans le cadre de la «Journée de travail sur la présence
et la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées»:
1
- Nous exprimons notre opposition catégorique à la réintroduction de l’ours brun
dans les Pyrénées, réintroduction organisée par les Gouvernements français,
espagnol et andorran.
2
- Nous tenons aussi à critiquer la complicité du Gouvernement espagnol et des
Gouvernements des Communautés autonomes pour avoir accepté les nouvelles
réintroductions d’ours slovènes. Nous dénonçons le fait qu’ils agissent en cela
contre les intérêts des Pyrénéens, et font preuve d’un manque total de respect à
l’égard des institutions des représentants élus du territoire, des
professionnels de l’élevage et des autres secteurs socio-économiques.
3
- En liaison directe avec les articles précédents, nous exigeons que soient
créés des mécanismes de participation réelle de tous les représentants élus du
territoire pyrénéen, afin de traiter de toutes les questions ayant pour cadre
notre massif.
4
- Nous dénonçons le comportement du Gouvernement français qui, lors des
premières réintroductions d’ours, a caché la situation sanitaire. Cette
situation pose de sérieux problèmes de santé publique à la fois pour les hommes,
et pour les races d’animaux domestiques et la faune sauvage autochtones qui sont
les véritables valeurs de la biodiversité pyrénéenne. Nous ne connaissons qu’une
partie de cette situation sanitaire, mais nous exigeons de connaître toute la
vérité scientifique.
5
- Nous exprimons notre intention
d’engager la responsabilité juridique de l’Etat français, propriétaire des ours
slovènes réintroduits, responsabilité qui s’étend aux autres administrations qui
coopèrent à ces réintroductions: Etat espagnol, Communautés autonomes, Andorre
et Europe.
6
– Nous tenons à réaffirmer publiquement que, sans la volonté des habitants des
Pyrénées, aucun programme ne sera viable, qu’il concerne la préservation, la
conservation, et, à plus forte raison, la réintroduction des ours.
Les premières réintroductions ont déjà été un échec social; sans la volonté ni
l’acceptation des populations, il en sera de même de celles actuellement
prévues. Le massif pyrénéen exige un véritable accord au niveau institutionnel,
qui s’engage à respecter la légitime propriété dont jouissent ses habitants sur
leur territoire, expression de notre identité, notre personnalité et notre
culture: une souveraineté authentique qui implique notre propre gestion de notre
territoire.
7 - Nous en appelons aux organismes politiques et
institutionnels transfrontaliers des Pyrénées, afin qu’ils reconnaissent les
authentiques protagonistes et
représentants des territoires.
8 – Pour défendre ces positions et pour donner une forme concrète à ces
exigences des Pyrénéens, nous décidons de constituer comme mouvement de base une
“Entité permanente de travail”, dont le siège est fixé au Val d’Aran, avec pour
mission de mettre en forme et de réaliser des actions communes.
Val d’Aran, le 31 mars 2006
SIGNATAIRES
/Page
suivante, encadré rouge, les représentants français de l’ASPAP 09/

/ … /


Les Parcs Nationaux Canadiens ont édité une brochure à l'intention du grand public amené à se déplacer "au pays des ours"
(Texte reproduit plus lisiblement ci-dessous)
La liste des recommandations appelle de nombreuses questions :
Les habitants des Pyrénées doivent t-ils au quotidien se soumettre aux mêmes règles de sécurité ?
Nous invitons tous les vacanciers et amoureux des pyrénées à consulter ce document,
et à nous donner leur sentiment par mail ici ...
... à la fois sur ce vous attendez de votre séjour dans les Pyrénées,
sur ce que vous inspire une rencontre potentielle avec l'ours ...


Téléchargez la version imprimable ici ...
Voici le texte de cette brochure ...
Les attaques par les ours sont rares. En général, les animaux sauvages préfèrent éviter les êtres humains, et les ours ne font pas exception à la règle. La plupart des rencontres fâcheuses entre les ours et les êtres humains surviennent lorsque l'ours transforme son comportement naturel, qui consiste à éviter l'être humain, pour devenir agressif, et ce, pour les raisons suivantes :
Nous vous présentons ici des lignes directrices sur la sécurité au pays des ours. Il est difficile de prévoir le comportement de lours parce qu'il s'agit d'un animal complexe. Les ours sont tous différents, et ils réagiront différemment dans des situations différentes. Les renseignements qui suivent vous permettront de savoir ce qu'il faut faire pour éviter une rencontre fâcheuse avec un ours et comment il faut réagir si une de ces rencontres se produit.
Parcs Canada recommande de transporter un vaporisateur à gaz poivré en tout temps.
Vaporisateur à gaz poivré
Les résultats de recherches indiquent que les vaporisateurs peuvent être efficaces lorsqu'ils sont utilisés adéquatement. Si vous comptez vous munir d'un tel dispositif, sachez que le vent, la distance de l'animal, la pluie et la durée de conservation du produit peuvent tous agir sur son efficacité. Lisez attentivement les instructions de la canette et gardez-la à portée de la main. Le meilleur moyen de vivre en sécurité au pays des ours consiste encore à éviter tout contact avec eux.
L'activité humaine produit un grand effet de stress sur les ours. Vous pouvez aider à protéger ces animaux en évitant toute rencontre avec eux.
Faites du bruit!
Soyez à l'affût des signes de la présence
récent d'un ours
Tenez votre chien en laisse en
tout temps
Déplacez-vous en groupe
Ne vous approchez jamais d'un ours.
(Tenez-vous toujours à une distance d'au moins 100 mètres.)
Demeurez calme.
Prenez votre vaporisateur à gaz poivré.
Parlez à l'ours.
Éloignez-vous lentement à reculons.
Il ne faut JAMAIS
courir.
Le personnel des centres d'accueil peut vous indiquer les endroits où des ours ont été aperçus récemment et les secteurs d'accès interdit, vous transmettre les derniers avertissements et vous donner des conseils pour accroître votre sécurité.
La plupart des rencontres entre les êtres humains et les ours se terminent sans blessures. Vous pourriez avoir de meilleures chances de survie en suivant les lignes directrices ci-dessous. En général, deux types d'attaques peuvent se produire :
FAITES LE MORT. Mettez-vous face contre terre, les jambes écartées et croisez-vous les mains sur la nuque. Vous vous protégerez ainsi le visage, la tête et la nuque, et il sera plus difficile à l'ours de vous retourner. Demeurez immobile jusqu'à ce que vous soyez sûr que l'ours a quitté le secteur.
Ces attaques durent généralement moins de deux minutes. Si l'attaque se poursuit, il se peut que l'ours ne se défende plus mais qu'il cherche plutôt une proie -
défendez-vous!DÉFENDEZ-VOUS! Essayez d'intimider l'ours : criez, frappez-le à l'aide dune branche ou d'une pierre. Faites tout ce qu'il faut pour que l'ours comprenne que vous n'êtes pas une proie facile. Ce genre d'attaque est très rare, mais elle peut avoir des conséquences très graves, car elle signifie souvent que l'ours cherche de la nourriture et qu'il veut faire de vous sa proie.
La vérité? Il est très difficile de prédire la meilleure stratégie à adopter en cas d'attaque. C'est pourquoi il est si important de bien réfléchir et de faire tout en son possible pour éviter de rencontrer un ours.
Pour que vous puissiez assurer votre sécurité tout en protégeant la faune et la flore, deux objectifs doivent dicter votre conduite dans l'arrière-pays : limiter les impacts en évitant des conflits et s'occuper de la nourriture, des odeurs et des déchets.
![]() Emplacement de camping de l'arrière-pays © Parcs Canada |
Plusieurs associations travaillent activement à la "récupération"
du patrimoine musical chanté et dansé traditionnel d'ARAN. Partagé avec le village des plus jeunes jusqu'au anciens,
cet héritage vivant se renouvelle par la création de nouvelles chansons, et crée un nouveau patrimoine ...
Ici la fête de Sant Joan, où Eth Haro embrase le ciel pyrénéen, au solstice d'été.
Samedi 6 décembre 2006 Les, Pyrénées Espagnoles. Le Val d'Aran fait se rencontrer les montagnes espagnoles et françaises.
Après l’attaque de l’ourse slovène Hvala subie par un habitant d’Aran, le Syndic (gouverneur) d’Aran fera se rencontrer les montagnes de France et d’Espagne le Samedi 6 décembre à Lès.
Opposés dès 2006 au plan d’introduction d’ours français, les autorités du Val d’Aran, en Espagne, lanceront une plateforme de travail transfrontalière le samedi 6 décembre à Lès, près de la frontière française.
Depuis que l’ourse Hvala, femelle slovène introduite en France, y a blessé un chasseur le 23 octobre, cette petite commune fait les feux de l’actualité dans toute la presse espagnole.
C’est à Lès que Francès X. Boya, Syndic d’Aran, a choisi d’inviter les associations, dont l’ADDIP et nos 4 associations pyrénéennes, les élus et représentants des deux versants des Pyrénées « à défendre ensemble un projet d’avenir qui nous soit propre, qui ne peut en aucune façon être basé sur une régression de nos montagnes à l’état sauvage ».
A l’issue de la réunion, les habitants de Les se retrouveront pour une manifestation, à laquelle participera une délégation venue des départements pyrénéens français.
Un manifeste sera signé par tous les représentants, scellant notre cause commune : des deux côtés de la frontière, au delà de la question de l’ours, ou du loup, c’est bien le devenir des territoires de montagne qui est en jeu. Le voici ci-après dans son intégralité. Il sera lu devant la population, en français et en aranais (l'occitan est parlé au quotidien par la population du Val d'Aran).
INFORMATIONS PRATIQUES : Réunion à partir de 10 h 00, salle des fêtes de Lès.
- La commune de Lès se situe sur la N230 (prolongement de la N125 française), 5km après la frontière du « Pont du Roy ». Accès : direction Luchon, puis direction Llérida. Votre itinéraire ici
- un car est organisé au départ de l'Ariège. Renseignements et inscriptions (12€) pour le Couserans au : 05 61 04 97 91 et pour la Haute-Ariège au : 05 61 05 69 40
MANIFESTE de Les, Val d'Aran.
NOUS, QUI VIVONS DANS LES PYRÉNÉES, NOUS ADOPTONS CE MANIFESTE :
1) -
Depuis des centaines d’années les éleveurs et les habitants de ces montagnes ont modelé le paysage : vallées dessinées par les prés, forêts façonnées depuis des temps immémoriaux par le travail anonyme de nos ancêtres. Ils nous ont légué cet héritage : une biodiversité qui est le fruit de la culture pastorale, et du travail des femmes et des hommes de ces montagnes.2) -
Dans le premier Manifeste des Pyrénées, signé à Vielha le 31 mars 2006, nous avons déjà dénoncé les plans de réintroduction de l’ours et autres grands prédateurs qui nous ont été imposés sans aucune concertation, ni le moindre respect pour la volonté des habitants de ces vallées.Depuis leur lancement en 1996, ces plans ont entraîné la réintroduction d’espèces animales qui ont affecté gravement l’activité dans ces montagnes. Ce faisant, on a oublié de prendre les mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d’activité qui sont, eux, aujourd’hui, les grands menacés de disparition dans les Pyrénées.
3) -
Aux portes du XXI° siècle, à l’entrée du troisième millénaire, nous, habitants des Pyrénées, nous manifestons notre ferme conviction de vouloir continuer à exister dans des montagnes où l’homme, comme il l’a fait pendant des siècles, occupera toute sa place dans un projet de vie digne et respectable. Nous ne voulons pas disparaître.4) -
Nous voulons continuer à oeuvrer à la conservation de nos montagnes, mais nous voulons que cette conservation soit aussi celle de notre façon de vivre, celle de notre culture et de nos traditions. Car en effet, sans la présence active de leurs habitants, de leurs éleveurs, de leurs troupeaux, de leur culture, les Pyrénées seraient irrémédiablement conduites à perdre leurs caractéristiques essentielles.5) –
Depuis des temps immémoriaux, là où on trouvait un berger et son troupeau, le loup et l’ours sont arrivés. Mais jusqu’à l’apparition de l’actuelle législation moderne de l’environnement, les bergers ont toujours su et pu défendre leurs bêtes contre les attaques des ours et des loups. Les règles actuelles nous laissent les mains liées pour contrer ces attaques, et le paiement des dommages, unique alternative que l’Administration Publique nous propose, ne peut devenir une solution définitive. Si son action se limite simplement au paiement des dommages, alors l’Administration aura contribué à transformer l’ours et le loup en prédateurs exclusifs des troupeaux.D’autre part, les incessants dommages de ces grands prédateurs sur le bétail, non seulement déstructurent les troupeaux et rendent invivable le travail pastoral du berger, mais ils découragent les éleveurs.
Aussi nous demandons que l’Etat français et ses complices des gouvernements espagnol, catalan et andorran, mettent un terme à ces programmes de réintroduction de grands prédateurs, car ils sont incompatibles avec notre élevage extensif.6) - Pour exister, les Pyrénées ont besoin de leurs éleveurs et de leurs habitants, elles doivent alors continuer à être une montagne vivante, dynamique, capable d’intégrer la modernité sous tous ses aspects.
Transformer les Pyrénées en un sanctuaire de quelques espèces animales en éradiquant des montagnes bergers et activités humaines, est
une agression contre toute une culture vieille de milliers d’années qui a contribué à ce qu’un équilibre s’établisse assurant la biodiversité de la flore. Cette culture a créé les pâturages et les paysages qui, aujourd’hui, permettent le développement d’une industrie touristique devenue vitale pour de nombreux secteurs économiques de nos territoires.7) - En ce début de XXI° siècle, après des décennies d’oubli, alors que l’ensemble de nos sociétés modernes montre de l’intérêt pour des modes de production agroalimentaire plus sains,
les Pyrénées offrent la possibilité de produire ces aliments de qualité, à partir d’une relance de leurs races autochtones, de leurs produits, et de leurs savoirs.Nous savons entretenir nos forêts, nos prés, éviter l’embroussaillement qui prolifère et génère les incendies, nous voulons continuer à le faire pour maintenir nos montagnes et nos pâturages d’altitude dans de bonnes conditions,
et pour cela nous demandons l’appui des Administrations publiques.8) – Comme nous l’avons prouvé pour la préservation d’autres espèces, nous nous sommes toujours impliqués dans la conservation de la montagne, depuis toujours cette attitude caractérise notre façon de vivre.
Mais nous ne voulons pas vivre en permanence comme de simples survivants.
Nous voulons, dans les Pyrénées, un avenir pour nos enfants. Nous voulons continuer à voir des éleveurs et des troupeaux, mais pas dans les conditions actuelles d’abandon ni avec le manque de considération dont nous sommes l’objet.Nous voulons contribuer à maintenir vivantes et à conserver les Pyrénées, parce que, plus que tout, c’est le paysage de nos ancêtres et, aujourd’hui, le nôtre.
POUR CELA, NOUS VOULONS ET NOUS DEMANDONS :
1) –
Nous voulons et demandons que les Administrations publiques utilisent les ressources publiques pour mettre en oeuvre des projets garantissant la présence des éleveurs et des activités traditionnelles dans nos montagnes, en tenant compte des facteurs sociaux et humains qui en dépendent.2) –
Nous voulons et demandons qu’à l’avenir les principes de la biodiversité soient abordés dans une perspective globale de la réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux, et économiques, afin d’assurer un développement durable sous tous ses aspects, et pas uniquement sous l’angle d’espèces emblématiques.3) –
Nous voulons et demandons qu’au lieu des groupes de travail spécialisés « ours et loups », soit créé un groupe de travail qui envisage comme une totalité le problème de la conservation de nos montagnes : en tenant compte des aspects environnementaux, économiques, professionnels, et sociaux ; en associant des chercheurs et spécialistes de ces divers domaines et des acteurs représentatifs de l’ensemble du territoire.4) –
Nous voulons et demandons que, compte tenu de l’échec social du programme Life, les Administrations responsables récréent dans nos montagnes les conditions qui prévalaient avant le début des opérations initiées en 1996, afin que, de façon définitive, soient écartés les effets négatifs qui pèsent actuellement sur nos économies et sur le développement durable de nos territoires.Institutions publiques, représentants élus des populations, éleveurs, groupements économiques et associations, signataires de ce manifeste, nous le portons devant les diverses autorités de l’Union Européenne, de l’Etat espagnol, de l’Etat français, de la Généralité de Catalogne, du Gouvernement d’Andorre, et devant toutes les personnes et institutions concernées.
Fait à …. Le …..
Les signataires.
Ci-dessous La remarquable intervention de Paco Boya dans la manana, quotidien
espagnol : "Ne
masquons pas notre mauvaise conscience sous une photo médiatique et une image
bucolique. Soyons cohérent avec la vérité, et honnêtes avec les ours et avec
notre territoire.
Une page complète d'information sur le Val d'Aran à lire ici sur pyrenees-pireneus.com
turismoles.com, rendez vous à Les en cliquant ici

Frances X. Boya, Syndic d'Aran, Député du Parlement Catalan
"Ne masquons pas notre mauvaise conscience sous une photo médiatique et une image bucolique.
Soyons cohérent avec la vérité, et honnêtes avec les ours et avec notre territoire."
"Paco" Boya réagit dans la presse après l'attaque d'un habitant de Les par Hvala, ourse slovène importée par la France en 2006.
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=S&pagina=http://www.lamanyana.es
La Manyana – Lerida 1°
novembre 2008
Francés Boya – Syndic d’Aran
Avant
tout, et pour tous ceux qui cherchent toujours dans ce que l’on dit d’autres
raisons que celles strictement liées aux convictions personnelles, je veux
préciser que je ne suis ni chasseur, ni éleveur. Je ne parle
donc pas
dans la situation compréhensible d’une personne très agacée de voir son loisir
de fin de semaine menacé, ou qui a vu ses brebis ou juments éventrées par
l’ours.
La chronologie
des faits et de la prise de décision du programme Life est une chronologie
tissée de maladresses et de visions simplistes de la complexité, qui a mésestimé
la réalité de toutes les Pyrénées pour satisfaire une opération
politico-médiatique sans précédent. Une opération destinée à créer une image de
sensibilité environnementaliste qui contraste avec les expériences nucléaires et
autres projets peu explicables de la fin du XX° siècle.
L’ours est
arrivé dans les Pyrénées sans aucun allié dans ce territoire : ni les
administrations locales, ni la population
en général n’ont vu de bon gré cette réintroduction. Les raisons sont
multiples, elles vont des conséquences profondes dont les éleveurs ont souffert,
activité déjà à l’agonie dans notre territoire, à la peur atavique d’un animal
qui a toujours appartenu à un
imaginaire où s’exprimait son combat avec l’homme, ou encore à la crainte d’un
effet négatif sur le tourisme en général. A quoi il faut ajouter, et ce n’est
pas le moindre, l’absence de mesures pour contrôler l’espèce de la part des
administrations.
La réalité est
pourtant assez éloquente : l’évolution des Pyrénées a radicalement changé les
habitats sauvages de cette région. L’Aran en est un exemple frappant. Plus de
400 kilomètres de pistes forestières à travers vallées et montagnes,
l’accès à ce milieu pour des centaines de milliers de personnes qui, sous
différentes formes, jouissent de la
nature : ce sont là des évidences assez irréfutables.
Réintroduire
l’ours sur la base d’une opportunité politique, dans des zones déprimées du sud
de la France, frontalières avec des vallées développées comme la nôtre, a été,
simplement, une manifestation d’opportunisme incompréhensible.
L’ours est
devenu aujourd’hui une icône de l’incompréhension, une caricature qui exhibe sa
lutte pour la survie dans une société, présentée comme primitive, ne sachant pas
apprécier la valeur de la diversité naturelle. Une vision qui pousse les classes
dirigeantes à accepter n’importe quel projet pourvu qu’il ne contrarie pas
l’opinion majoritaire qui se meut à partir de la compassion, certes légitime et
partagée par les habitants de cette région, pour cet animal si chèrement chéri.
La réalité est
tout autre. Totalement différente et très nette.
Cette réalité
montre que ce que nous faisons avec ce programme de réintroduction, c’est
condamner l’ours à une situation de conflit permanent avec les communautés de
montagnes qui vivent avec beaucoup de difficulté, dans des équilibres
démographiques très délicats, et avec leurs propres choix de développement
économiques situés dans le tourisme comme alternative ultime et désespérée.
Quelqu’un a
décidé que l’ours devait sortir des bois slovènes pour arriver dans les
Pyrénées, cela montre bien à quel point ces décisions sont injustes pour les
Pyrénées, et pour l’ours en particulier. L’histoire de l’ours Balou dans les
vallées voisines de l’Ariège est un exemple de cette tragédie. Avec un coup de
feu à la patte droite, et un collier (outil destiné à le contrôler) qui
l’asphyxiera inévitablement dans quelques mois, il montre comment l’orgueil de
l’homme peut conduire à des situations d’une stupidité ignorante.
Les ours
slovènes ont leur habitat chez eux, pas dans les Pyrénées. Et les Pyrénées ne
peuvent revenir à la situation d’il
y a 100 ans quand elles avaient une population stable d’ours,
à moins d’envisager un exode massif de leurs habitants. Les
administrations travaillent pour que cela ne se produise pas, du moins celles
qui comme nous ont la responsabilité d’un territoire. Elles le font avec
beaucoup de difficultés, et sans toujours obtenir les résultats voulus.
Peut-être
l’heure est-elle venue de cesser de regarder la réalité pyrénéenne depuis les
lointains bureaux métropolitains, et de dépasser les visions irréelles et
fausses de « Pyrénées de fin de semaine ». L’heure d’être juste avec les
Pyrénées et juste avec les ours, de placer au centre de nos préoccupations leurs
habitants qui aujourd’hui encore n’ont pas tous les avantages des autres, qui
n’ont aucune garantie d’équité dans l’accès aux services publics, et, en même
temps, l’heure de laisser vivre les ours dans un espace où ils puissent le faire
avec dignité, sans collier qui les étouffe ni coup de feu qui les persécute.
Ne masquons pas notre mauvaise conscience sous une photo
médiatique et une image bucolique. Soyons cohérent avec la vérité, et honnêtes
avec les ours et avec notre territoire.
Traduction :
B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP
LES

photo 1, Francès "Paco" Boya et Robert Zonch au balcon de l'ajuntament (mairie) / photo 2 : les aspapiens sous le flash des médias/ photo 3 : une journée sous les bonnes étoiles d'Aran ...
Val d'Aran, samedi 6 décembre 2008. Plus de 50 élus, institutions, groupements et associations de France et d'Espagne ont signé le Manifeste des Pyrénées : Lès, première pierre d'un travail transfrontalier commun : "Enes pirineos volem decidir". Oui, dans les Pyrénées, nous voulons décider" :
S'il est une qualité qui ne peut être reniée aux montagnards pyrénéens, c'est bien la persévérance. Et ce samedi 6 à Les, français et espagnols en ont partagé les fruits avec près de 700 participants (comptés par la guardia civil) venus de toutes les Pyrénées, dont plus de 100 ariégeois.
Elus, représentants du secteur agricole des deux versants, associations, et une très forte implication des associations locales : pêcheurs, chasseurs, randonneurs, associations culturelles, ont défilé au son de l'accordéon et des musiques traditionnelles du Val d'Aran et des Pyrénées. Nous avons choisi de vous livrer quelques extraits de la presse qui s'est fait l'écho lors de cet évènement, et comme jamais auparavant, de nos difficultés, et de notre vision d'espoir et d'avenir pour les Pyrénées.
Dépassant l'image habituelle d'anti-ours rétrogrades, les médias régionaux et nationaux français et espagnols se sont appuyés sur le manifeste des Pyrénées, et sur les témoignages très nombreux qu'ils ont recueillis, et ont montré notre combat sous son jour légitime, solidaire et constructif. Les a posé la première pierre d'un travail "qui sera long et difficile" comme l'a souligné Francès Boya, syndic d'Aran, à l'issue de la plateforme transfrontalière.
Depuis Robert Zonch, qui représentait Augustin Bonrepaux pour le Conseil Général de l'Ariège, jusqu'au maire de Bruges venu des Pyrénées atlantiques, du représentant de toutes les chambres d'agricultures pyrénéennes aux chasseurs des communes transfrontalières, en passant par tous les représentants d'associations et habitants des deux versants : tous doivent être remerciés pour leur participation active à ce grand moment. Nous voulons adresser notre reconnaissance particulière aux très nombreux éleveurs qui étaient des nôtres : en cette fin d'année très difficile, en pleine vente des animaux retardée par la FCO, en pleine période de rentrée en grange, nous mesurons leur effort, il est considérable. Citons seulement cet ami éleveur de gasconnes qui la veille au soir, à minuit, sous la pluie, a achevé de planter ses piquets de clôture pour prendre le car à 6H30 avec nous. Et également le représentant de 5 organismes des Alpes, qui a fait spécialement le déplacement. La persévérance disions nous ...
Aux portes du XXI° siècle, nous continuerons à exister dans ces montagnes. Nous allons travailler à un projet durable pour les Pyrénées, digne et respectable pour ses habitants. Les, en Val d'Aran, restera la journée symbole de notre résistance et de notre ténacité. S'il est une qualité qui ne peut être reniée aux montagnards pyrénéens, c'est bien ... oui, c'est bien la persévérance.
Vivez cette journée comme si vous y étiez ! Les images et interviews réalisées par Lourdes-info en ligne ici ... (bas de page)

Bruno, travailleur infatigable et Paco Boya. Monique, Martine, fidèles des fidèles ... et Christophe, notre ami alpin.
REVUE DE PRESSE ...
La dépêche du Midi : L'article présentant l'action en Val d'ARAN, paru la veille de la plateforme/manifestation
La Dépêche du Midi - Vendredi 5 décembre 2008
Samedi matin, en bus et par covoiturage, une forte délégation d'Ariégeois rejoindra le Val d'Aran. Comme d'autres Pyrénéens du versant nord de la chaîne, ils ont rendez-vous avec élus, éleveurs, associations aranaises qui, à 10 heures, organisent une plate-forme de travail. Elle sera suivie d'une manifestation dans les rues du village de Les.
Initiateur de cette rencontre transpyrénéenne : le syndic d'Aran (gouverneur), député au parlement de Catalogne, Francès Boya. Le 1er novembre dernier, à Lerida, Francès Boya a alerté la presse espagnole sur une affaire qu'elle a amplement relayée à l'échelle de la péninsule ibérique : « l'affaire du chasseur de Les blessé par un ours ». Un peu plus tard, le député aranais portera cet ancien problème « de la réintroduction des ours à la française » à la tribune de Barcelone.
Il y a dénoncé « la chronologie des faits et de la prise de décision du programme Life, tissées de maladresses et de visions simplistes de la complexité ; décision qui a mésestimé la réalité de toutes les Pyrénées pour satisfaire une opération politico-médiatique sans précédent. » Il parle de « l'ours, devenu aujourd'hui, une icône de l'incompréhension » et évoque une situation « injuste pour les Pyrénées et pour l'ours slovène ». Poursuivant : « la réalité montre qu'avec ce programme de réintroduction, c'est condamner l'ours à une situation de conflit permanent avec les communautés de montagne. » Il conclut : « Assez, des visions irréelles de Pyrénées de fin de semaine… Il est l'heure d'être juste avec les Pyrénées et honnêtes avec les ours ; d'être cohérent avec la vérité ».
Francès Boya continue là, le combat engagé par son prédécesseur, le syndic Carlos Barera qui, en 2006, s'était opposé aux « introductions d'ours à la française » et avait interpellé le gouvernement français. Les Aranais ont travaillé avec les représentants français de l'Association de développement de l'identité des Pyrénées (ADIP), dont les Ariégeois de l'ASPAP. Ces réunions transfrontalières ont abouti à un manifeste que Pyrénéens espagnols et français sont invités à signer, samedi matin, à Les. Un manifeste pour défendre « la culture pastorale qui a créé les pâturages et les paysages » et mise sur « un XXIe siècle qui relance les races autochtones, les produits de la montagne et les savoir-faire, ainsi que l'entretien des forêts ». Le développement durable est aussi cheval de bataille de l'autre côté des Pyrénées.
Le manifeste que les Pyrénéens des deux versants de la chaîne sont invités à signer, samedi, à Les sera ensuite adressé aux autorités de l'Union Européenne, de l'État espagnol, de l'État Français, de la Généralité de Catalogne, du gouvernement d'Andorre.
Il demande, premièrement : « que les administrations publiques utilisent les ressources publiques pour mettre en œuvre des projets garantissant la présence des éleveurs et des activités traditionnelles dans nos montagnes ».
Deuxièmement : qu'à l'avenir, les principes de la biodiversité soient abordés dans une perspective globale de la réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux et économiques, afin d'assurer un développement durable sous tous ses aspects et pas uniquement sous l'angle d'espèces emblématiques ».
Troisièmement : « qu'au lieu des groupes de travail spécialisés « ours et loups », soit créé un groupe qui envisage comme une totalité le problème de la conversion de nos montagnes ».
Quatrièmement : « compte tenu de l'échec social du programme Life, que les administrations responsables recréent dans nos montagnes les conditions qui prévalaient avant le début des opérations initiées en 1996, afin que soient écartés les effets négatifs qui pèsent actuellement sur nos économies ».
* Lire l'intégralité du discours de Francès Boya et le texte du manifeste sur www.ladepeche.com
* Bus pour le Val d'Aran. L'ASPAP affrète un bus pour Les. Départ demain à 6h30 d'Ax-les-Thermes, arrêts à Foix, à 7h, à St-Girons, à 8h. 12€. Résa Couserans: 0561049791; Haute Ariège : 0561056940.
Silence, on observe ! C'est la politique que suit actuellement Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, sur la question de l'ours. Pas question pour elle de monter en première ligne pour l'instant. « Elle délègue, explique-t-on dans son entourage. Une des fortes revendications des acteurs locaux, c'était de se réapproprier le sujet, C'est pour cela que nous avons mis en place le groupe ours. Nathalie Kosciusko-Morizet ne veut intervenir que si cela s'avère nécessaire, mais elle reste attentive à la situation. »
La secrétaire d'État n'a pas l'intention de participer à la réunion du groupe ours le 18 décembre. « Nous verrons comment cela se passe, affirme-t-on à son cabinet. La secrétaire d'État interviendra ensuite si les choses se gâtent. Notre objectif est d 'amener à la table des discussions ceux qui n'en sont pas. » Dans ce contexte flou, Kosciusko-Morizet n'entend pas se prononcer sur l'opportunité de nouveaux lâchers d'ours en 2009. « C'est encore trop tôt », déclare-t-on dans son entourage.
Placa der Haro, au pied de l'église San Juan de Lès, on parle la langue des Pyrénées : aranais, castillan, catalan, gascon de l'Ariège, de Bigorre, du Béarn et même basque. Ceux qui sont là sont affublés du qualificatif « d'antiours » Sans doute, « l'oso » stigmatise-t-il la colère. Mais la lutte contre le plantigrade n'est jamais qu'un symbole. Francès Boya que tous appellent, ici, « Paco », syndic du Val d'Aran, député de Catalogne, à l'origine de ce rassemblement explique : « On a une culture que l'on veut défendre. On ne veut pas qu'on décide pour nous de ce que l'on veut faire en montagne depuis Barcelone, Madrid ou Paris. Aujourd'hui on rassemble toutes les Pyrénées. On réclame des solutions. Nous voulons revenir aux conditions qui étaient les nôtres avant 1996. »
C'est-à-dire avant les premières réintroduction de l'ours. Les Aranais ont été peu bavards, peu vindicatifs jusqu'à présent. Alors on se demande ce qui pousse Paco Boya et toute la vallée à se mobiliser désormais. « On a attendu pour voir, aujourd'hui on peut juger. »
Sur ce territoire de 9 communes où vivent 10 000 habitants, qui accueille 1,2 million de visiteurs par an on dénombre 11 ours, « ceux qui ont été lâchés en France et leurs petits. La protection des troupeaux, des ruchers des apiculteurs, la mise en place d'équipes de suivi de l'ours etc. nous coûtent 450 000 euros par an. » Alors l'ours…
Le cortège de 700 manifestants (selon la guarda civil) remonte la rue principale. Au coude à coude élus français ceints de leur écharpe tricolore, et espagnols marchent derrière une banderole : « Enes pirineos volem decidir ».
« Oui, dans les Pyrénées nous voulons décider », affirme Francis Ader. Il représente les chambres d'agriculture du massif Pyrénéen. « Cette journée est plus que symbolique. Cinquante associations aranaises, des élus, des syndicalistes des différentes régions des deux versants de la chaîne viennent de signer le manifeste de revendications et de propositions. C'est déterminant. L'Europe va constater que la problématique se pose sur deux pays européens. Au niveau des chambres, à quoi peut nous servir d'engager des financements, de travailler sur des productions de montagne, des plans de dévelopement si tout doit être anéanti par des prédateurs ? »
La manifestation s'achève. Au balcon de la mairie, Paco Boya parle aux Pyrénéens. « On ne peut décider, ailleurs, notre futur. Aujourd'hui nous mettons en place une organisation pour un projet de vie dans notre montagne. Le combat sera long et difficile. »
Dans la foule, il manque un homme, Luis Turmo, ce chasseur, âgé de 72 ans agressé et blessé par l'ourse Hvala le 23 octobre dernier au-dessus du village. Les volets de sa maison devant laquelle on est passé sont clos. On s'inquiète de son état. Marie Hélène, sa fille, qui est dans le cortège confie : « Il a encore mal. Lundi il doit passer un scanner. Il a été très affecté par le fait que certains disent qu'il aurait menti. Mais on ne veut pas polémiquer. On veut, juste, pouvoir vivre dans nos Pyrénées. »
« Long, difficile. » Tout à l'heure Placa der Haro, à deux pas du brandon que l'on brûle pour la San Juan, Paco nous a glissé : « Il y a l'ours. Mais on sait que le loup arrive. Quelle place, demain, pour l'Homme ? ».
« On a une culture que l'on veut défendre. On ne veut pas qu'on décide pour nous depuis Barcelone, Madrid ou Paris ».
AFP, agence France Presse - relayé par l'ensemble des médias français (plusieurs dizaines), et certains médias limitrophes (suisse, belgique notamment)
6 décembre 2008.
LES (Espagne) - Quelque 400 personnes de nationalités espagnole et française ont manifesté samedi à Lès (Val d'Aran), près de la frontière franco-espagnole, contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées et les politiques de la montagne menées par leur pays respectif, a constaté un journaliste de l'AFP.
La manifestation, à laquelle participaient plus d'une centaine de personnes venues de plusieurs départements pyrénéens français, avait notamment pour but d'interpeller les autorités des deux côtés de la frontière afin d'exiger la prise en compte de la volonté des populations locales du massif pyrénéen.
Les responsables du rassemblement, élus du Val d'Aran et de localités françaises et dirigeants d'associations espagnoles et françaises opposés à la réintroduction de l'ours, ont signé à cette occasion un manifeste transfrontalier sur le devenir des territoires de montagne pyrénéens.
"Depuis leur lancement en 1996, les plans de réintroduction d'espèces animales ont affecté gravement l'activité dans ces montagnes. Ce faisant, on a oublié de prendre les mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d'activité qui sont, eux, aujourd'hui, les grands menacés de disparition dans les Pyrénées", affirme le texte.
"Transformer les Pyrénées en un sanctuaire de quelques espèces animales en éradiquant des montagnes bergers et activités humaines est une agression contre toute une culture vieille de milliers d'années qui a contribué à ce qu'un équilibre s'établisse, assurant la biodiversité de la flore", souligne le manifeste, qui doit être remis aux gouvernements espagnol et français et à l'Union européenne.
"On est là pour dire à nos administrations qu'on ne veut pas qu'elles prennent de décisions sans nous écouter, loin de nous. On veut être écoutés, on veut participer à la gestion de nos territoires", a expliqué Francès Boya, président du conseil du Val d'Aran.
Plusieurs responsables d'associations et élus locaux français ont dénoncé la politique d'"ensauvagement" de la montagne pyrénéenne, à la faveur de la réintroduction de l'ours. "On ne veut pas être transformés en Indiens", s'est exclamé Bruno Besche-Commenge, estimant que, plus que l'ours, "c'est le berger pyrénéen qui est une espèce menacée.
"Non à l'ours", "Les Pyrénéens veulent décider", "Ni ours, ni indemnisation, Les Pyrénées vivantes et tranquilles", "Réintroduction de l'ours au bois de Boulogne", déclaraient, en différentes langues, les pancartes et banderoles des manifestants.
Ceux-ci ont défilé au son d'un accordéon et de cloches de troupeaux dans la localité, dont un habitant avait été attaqué et blessé en octobre dernier par un ours, probablement l'ours slovène Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006.
Quatre femelles et un mâle slovènes avaient été lâchés dans les Pyrénées françaises, entre le 25 avril et le 22 août 2006, dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqué par des éleveurs et des élus locaux.
(©AFP / 06 décembre 2008)
TF1 - journal télévisé de 20H00 samedi soir ... Une heure d'audience exceptionnelle, qui ramenée au montant de notre budget communication, proche de zéro ... prend encore plus de sens.
"ils manifestent contre la réintroduction des ours" cliquez pour voir la vidéo
Le reportage indique "un chasseur s'est dit attaqué", reprenant les propos d'Alain Reynes, directeur de l'ADET qui a contredit, au delà de la parole du chasseur blessé, les versions officielles avérées par les gouvernements espagnol et français. Le journaliste de la Dépêche du Midi qui a relayé, à tort a t'il reconnu devant nous, les propos d'Alain Reynes a mené à Les un travail complémentaire d'investigation. Il détient les preuves de la réalité de cette attaque d'ours, il va sans doute les publier pour lever toute ambigüité, dont Luis Turmo nous a t'il dit, s'est trouvé très affecté. Nous savons que deux enquêtes ont été menées en Val d'Aran par les autorités. Leurs conclusions confirment qu'il s'agit d'une attaque d'un ours, vraisemblablement Hvala que son émetteur a localisé très précisément à cet endroit le jour de l'accident.
D'autres articles de la presse espagnole sont en cours de traduction ...
FRANCE3 SUD - la volonté d'en finir avec l'ours est plus que jamais d'actualité
Samedi 6 décembre
Curseur : 1 mn 40 s
cliquez ici pour voir la vidéo, de nombreux témoignages : promeneurs, éleveurs, élus ...
Analyse du tourisme asturien dans les lieux emblématiques de l’ours : mythe et réalité
B. Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP -
mai 2009
Source :
Sistema de Información Turística de Asturias (SITA) -
El Turismo en Asturias
(A
-note en fin de document)
I) – Introduction
Le SITA (Système d’Information touristique des Asturies) publie chaque année un
bilan de l’activité touristique de l’année précédente. Les données sont
recueillies et analysées par l’Université d’Oviedo. Pour 2008, ce bilan n’est
pas encore en ligne. Nous ferons ici référence aux bilans disponibles des trois
dernières années:
2005,
2006,
2007.
Ces bilans permettent de mesurer très concrètement l’attractivité des lieux les
plus symboliques de l’ours sur le comportement des touristes.
Le SITA reprend pour son analyse le découpage classique des Asturies en trois
régions géographiques : Ouest (« Occidente), Centre, et Est (« Oriente »).
J’envisagerai particulièrement les deux dernières.
- « L’Oriente »
est depuis longtemps la partie la plus connue des Asturies : le Parc des Picos
de Europa et la basilique de Covadonga sont des lieux d’attraction touristique
majeurs. Mélange de légende et de faits historiques, la bataille de Covandago,
menée par le roi Pelayo en 718, est
le point de départ de la « reconquista », reconquête des royaumes musulmans de
la péninsule ibérique par les rois chrétiens. L’histoire ou la légende là encore
raconte que son fils, Favila, fut tué par un ours lors d’une partie de chasse.
Site marial, la basilique de Covadonga et sa grotte, perchées et coincées dans
une falaise abrupte, sont le « Lourdes » des Asturies. Le lieu en lui-même est
impressionnant : il réussit à conserver un caractère relativement « sauvage »,
voire austère, malgré les constructions et la fréquentation. Il a un aspect un
peu magique, produit aussi de toute son histoire.

- Dans la zone Centre,
les concejos voisins de la « Maison de l’ours » à Proaza, dont l’emblématique
Somiedo, ont construit leur produit d’appel touristique sur l’image de l’ours,
image censée se refléter sur l’ensemble de
On trouve en outre à Proaza le « cercado osero», vaste parc solidement clôturé,
où vivent deux ourses, baptisées « Paca » et « Tola », enfermées depuis qu’elles
furent recueillies oursonnes alors que leur mère avait été tuée. On peut les
voir en logeant les grilles ou en empruntant des passerelles surplombantes.
Le 18 mai dernier, le journal El Comercio
Digital, sous le titre « les
ours attirent les touristes », consacrait un article au fait que,
depuis 2001, le nombre de logements touristiques avait doublé dans les concejos
voisins de
Ce scepticisme est souligné plus fermement encore dans d’autres réactions
d’habitants de Somiedo à divers articles ou enquêtes des journaux asturiens.
Ainsi, le 6 octobre 2006, dans
La Nueva España,
dans la cadre d’un appel au lecteur sur l’avenir de leurs concejos, F. S. G.
écrivait : « Le principal problème de
Somiedo est le dépeuplement. Les jeunes partent en ville et ne reviennent pas
pour créer de la richesse une fois qu’ils sont formés. Et cela en grande partie
à cause de l’absence des services de base et de l’éloignement qu’implique la
route sinueuse qui communique avec les vallées centrales »
Le 8 du même mois,
E. A. A. indiquait, elle: « je crois que
le principal problème de Somiedo est l’absence d’avenir pour les jeunes,
l’incapacité à fixer la population, et surtout le fait de ne pas écouter ceux
qui aiment et connaissent Somiedo, mais uniquement ceux qui vivent sur le dos de
Somiedo. »
La saignée démographique et le vieillissement continu de la population de tous
ces concejos « de l’ours », confirment hélas cette réalité.
Or, les données recueillies par le Système d’Information touristique des
Asturies permettent effectivement de se rendre compte que, sur le plan
touristique, les lieux magiques où l’ours est censé être un produit d’appel
irrépressible restent irrémédiablement au fond du fond du trou des destinations
touristiques réelles : en continu il sont parmi les lieux les moins visités. A
l’inverse, les villages montagnards de l’Oriente, les lieux historiques de
Covandonga, juste au dessus d’eux les Lacs et les paysages des Picos, très
humanisés dans cette partie de la chaîne, leurs troupeaux,
leurs « majadas » (estives) restent parmi les principaux attracteurs
asturiens.
Cette sous fréquentation du « produit-ours » avec tout ce qu’il charrie comme
image de « nature préservée », est d’autant plus étonnante que, par ailleurs,
ces données indiquent que, pour les touristes,
la qualité du « Milieu naturel » est l’une des principales raisons qui
les conduisent à choisir les Asturies comme destination. Mais, nous allons le
voir, le paradoxe n’est qu’apparent, la « nature », au sens de « nature
sauvage », en fait occupe une place très secondaire lorsqu’on interroge les
touristes sur ce qu’ils ont préféré lors de leur séjour,
et cette distorsion correspond parfaitement au fait que les lieux
symboliques de l’ours (Somiedo, Proaza) sont parmi les moins visités !
Les bilans annuels distinguent deux types de touristes en fonction du type de
logement choisi : « alojamiento colectivo » qui rassemble tous les bâtiments
spécifiquement dédiés au tourisme (Hôtels, gîtes ruraux, auberges rurales etc
…), et « alojamiento turístico privado », qui regroupe résidences secondaires,
accueil en famille ou chez des amis, et, plus marginales, locations
d’appartements non spécifiquement dédiés au tourisme. Pour le camping par
contre, en baisse de fréquentation continue, les enquêtes de motivation ne sont
apparemment pas effectuées puisqu’elles ne figurent pas dans ces bilans.
Nous reprenons chaque fois en un seul tableau les données figurant dans les
bilans des trois dernières années, en cliquant sur la date le lecteur aura accès
à chacun d’eux:
2005,
2006,
2007.
II) Tableaux et analyse
A) Choix des lieux visités
A1) Locations en logements touristiques
(« alojamiento colectivo » = Hôtels et toute location spécifiquement dédiée au
tourisme rural : gîtes ruraux, auberges etc …, sauf camping)
|
Zone
géographique |
Lieux les plus visités |
% de visites |
Zone
géographique |
Lieux les plus visités |
% de visites |
||||
|
2005 |
2006 |
2007 |
2005 |
2006 |
2007 |
||||
|
Oriente |
Covadonga |
35,4 |
40,1 |
48,6 |
Centre |
Gijon |
37,8 |
45,5 |
49,4
|
|
Les Lacs |
26,5 |
30,1 |
35,3 |
Oviedo |
32,5 |
38,1 |
41,5 |
||
|
Villages des Picos de Europa |
15,8 |
17 |
24,7 |
Somiedo |
3 |
3,2 |
4,2 |
||
|
Routes des Picos de Europa |
16,3 |
15,5 |
15 |
Senda del Oso |
1,8 |
2,6 |
3,3 |
||
A2) Logements touristiques privés
(« alojamiento turístico privado » = résidences secondaires, en famille ou chez
des amis, plus marginalement locations de maisons ou appartements non
spécifiquement touristiques)
|
Zone
géographique |
Lieux les plus visités |
% de visites |
Zone
géographique |
Lieux les plus visités |
% de visites |
||||
|
2005 |
2006 |
2007 |
2005 |
2006 |
2007 |
||||
|
Oriente |
Covadonga |
25 |
28,7 |
30,2 |
Centre |
Gijon |
56,6 |
56,1 |
57,9 |
|
Les Lacs |
14,8 |
17,6 |
17,9 |
Oviedo |
49,3 |
44,8 |
46,2 |
||
|
Villages des Picos de Europa |
6,8 |
10,9 |
9,9 |
Somiedo |
4 |
3,3 |
2,3 |
||
|
Routes des Picos de Europa |
6,8 |
8,5 |
7,6 |
Senda del Oso |
1,6 |
3,5 |
3,6 |
||
Somiedo, Senda del oso : le « produit »
ours n’occupe qu’un très faible pourcentage dans les choix de visites à
l’inverse des zones où nature, histoire et pastoralisme se mêlent pour faire de
Covandago et des lacs des Picos un pôle d’attraction. Paradoxalement, dans le
Centre, auréolé de l’image de l’ours, ce sont les sites les moins naturels qui
sont les plus visités: Oviedo, la capitale des Asturies, et Gijon et son port !
Et pour la zone Centre, pas de différence entre les touristes majoritairement
ancrés dans le milieu par leur résidence (tableau A2, le seul type de location
pris en compte reste marginal), et ceux qui n’ont d’autre choix que de louer
parce qu’ils n’ont pas de point de chute local (A1).
Les enquêtes de motivation dans le choix des Asturies comme destination
touristique, semble donner une vision inverse de cette réalité. Nous verrons
ensuite comment cet apparent paradoxe n’en est pas un du tout, et comment les
enquêtes en fin de séjour confirment le faible attrait réel de la nature
sauvage.
B) Enquêtes de motivation en amont
|
Raisons du choix des Asturies comme destination touristique en % |
||||||||||||||
|
« alojamiento colectivo » |
Occidente (Ouest) |
Centre |
Oriente (Est) |
|||||||||||
|
2005 |
2006 |
2007 |
2005 |
2006 |
2007 |
2005 |
2006 |
2007 |
||||||
|
Connaître de nouveaux endroits |
32,6 |
17,9 |
22,5 |
32,7 |
26,5 |
20,9 |
19,6 |
19,8 |
19,9 |
|||||
|
Recommandation |
8,6 |
7,2 |
8,2 |
11,2 |
11,5 |
9,4 |
7,3 |
7,1 |
8,6 |
|||||
|
Expérience antérieure |
13,4 |
14 |
12,6 |
14,3 |
8,6 |
16,2 |
14,2 |
8,6 |
13,5 |
|||||
|
Milieu naturel (« Entorno natural ») |
18,1 |
21,4 |
23,9 |
14,3 |
19,5 |
20,2 |
25,1 |
27,1 |
28,6 |
|||||
|
Patrimoine culturel |
2,8 |
3,1 |
2,1 |
4,7 |
5 |
4,5 |
5,3 |
4,4 |
3,8 |
|||||
|
Tranquillité |
7,5 |
7,3 |
4,7 |
3,6 |
3,2 |
3 |
6,3 |
7,4 |
2,8 |
|||||
|
Gastronomie |
5,6 |
9,9 |
9,1 |
5,7 |
8,2 |
9,4 |
9,3 |
9,6 |
11,1 |
|||||
|
Proximité géographique |
2,5 |
5,2 |
4,2 |
4,7 |
6,3 |
6,2 |
5,9 |
5,3 |
5,5 |
|||||
|
Racines asturiennes |
3,8 |
3,7 |
2,7 |
3,3 |
3,3 |
2,2 |
1,8 |
1,2 |
1,1 |
|||||
|
Douceur du climat |
3,7 |
7,7 |
7,6 |
2,5 |
5,3 |
4,2 |
3,1 |
6,9 |
3,5 |
|||||
|
Chasse/pêche |
0,8 |
0 |
0,2 |
0 |
0 |
0 |
0,1 |
0,4 |
0,2 |
|||||
|
Autres |
0,6 |
2,5 |
2,4 |
3,1 |
2,5 |
3,9 |
2 |
2,1 |
1,5 |
|||||
|
Raisons du choix des Asturies comme destination touristique en % |
|
|||||||||||||
|
« alojamiento turistico privado» |
2005 |
2006 |
2007 |
|
||||||||||
|
Connaître de nouveaux endroits |
16,9 |
10,5 |
9,4 |
|
||||||||||
|
Recommandation |
12,3 |
17,3 |
14,4 |
|
||||||||||
|
Expérience antérieure |
18,3 |
13,1 |
14,5 |
|
||||||||||
|
Milieu naturel (« Entorno natural ») |
14,6 |
15,3 |
13,3 |
|
||||||||||
|
Patrimoine culturel |
4,7 |
2,9 |
2,6 |
|
||||||||||
|
Tranquillité |
4,6 |
4 |
3,1 |
|
||||||||||
|
Gastronomie |
3,3 |
7 |
8,7 |
|
||||||||||
|
Proximité géographique |
2,5 |
2,4 |
5,3 |
|
||||||||||
|
Racines asturiennes |
2,3 |
19,2 |
20,3 |
|
||||||||||
|
Douceur du climat |
15,5 |
4,9 |
3,3 |
|
||||||||||
|
Chasse/pêche |
0,2 |
0,2 |
0,2 |
|
||||||||||
|
Autres |
4,9 |
3,3 |
4,7 |
|
||||||||||
(La ventilation par région touristique n’est faite que pour les résidents en « alojamiento
colectivo »)
Le « milieu naturel » vient donc en 1° ou 2° dans les motivations qui ont
conduit à choisir les Asturies.
Mais il faudrait savoir ce que les personnes interrogées mettent sous ce
vocable. En effet, c’est justement pour la zone Centre, celle du
« produit-ours » supposé attractif, que la réponse « Milieu naturel » est
toujours la plus faible et, nous l’avons vu en A, ce produit est l’un de
ceux qui attire le moins de visites; par contre, la réponse « Milieu naturel»
est toujours la plus forte pour l’Oriente où c’est en fait une nature humanisée,
pastorale aux deux sens du mot : des pâturages et un sanctuaire, que
plébiscitent les touristes, alors que, dans le Centre, ce sont les deux grandes
villes asturiennes qui concentrent les visites.
Sous l’étiquette « Milieu naturel », on est ainsi aux antipodes de ce que l’on
pourrait entendre par « nature », et de ce que, en France, les promoteurs de
l’ours essaient de faire croire en écrivant que l’ours et le « sauvage »
attirent les touristes (ce faisant, ils sont en outre totalement inconséquents :
si beaucoup de touristes, de moins en moins de « sauvage » ! les vrais partisans
du sauvage le leur reprochent d’ailleurs).
Pour éviter un contresens, ce que les touristes mettent alors sous cette
expression « Milieu naturel », ce à quoi ils pensent, doit être recherché dans
leurs réponses lorsque, en aval de leur séjour, ils sont interrogés sur ce
qu’ils ont préféré des Asturies.
C) - En aval : ce qui a plu lors du séjour
|
Ce qui a plu le plus dans les Asturies en % |
|||||||||||||
|
« alojamiento colectivo » |
Occidente (Ouest) |
Centre |
Oriente (Est) |
||||||||||
|
2005 |
2006 |
2007 |
2005 |
2006 |
2007 |
2005 |
2006 |
2007 |
|||||
|
Tout |
31 |
14,4 |
15,3 |
24,6 |
17,7 |
26,1 |
18,6 |
16,5 |
41,9 ( ?) |
||||
|
Les gens |
10,9 |
10,4 |
9,3 |
13,8 |
15,2 |
8,8 |
8 |
7,5 |
5,2 |
||||
|
Le climat |
7,7 |
8,5 |
2,7 |
7 |
5,5 |
4,3 |
3,4 |
6,6 |
2,9 |
||||
|
La nature (Naturaleza) |
4,4 |
4,4 |
10,5 |
3,4 |
4 |
3,4 |
8,8 |
6 |
5,1 |
||||
|
Le paysage, le cadre général
(« Paisaje/Entorno/Ambiente ») |
35,9 |
43,7 |
50,1 |
33,7 |
36,2 |
30,5 |
40,2 |
40,8 |
22,4 ( ?) |
||||
|
Le calme, la tranquillité |
1,7 |
4,8 |
4 |
1,4 |
2,3 |
2,2 |
2 |
3 |
2,1 |
||||
|
La gastronomie |
3,4 |
5,1 |
3,5 |
5,3 |
7,8 |
8,5 |
4,3 |
6,3 |
5,4 |
||||
|
Le cidre |
1,2 |
2,6 |
0,4 |
2,1 |
1,4 |
1,2 |
1,9 |
1,5 |
2,6 |
||||
|
Activités culturelles et de loisir |
0 |
0 |
0 |
0,4 |
0,5 |
0,4 |
0,2 |
0,2 |
0,2 |
||||
|
Routes touristiques et de montagne |
0 |
0,2 |
0 |
0,1 |
0,2 |
0,5 |
0,3 |
0,2 |
0,2 |
||||
|
La montagne |
0,8 |
0,9 |
0,4 |
0,8 |
1,1 |
0,6 |
4,5 |
3 |
3,3 |
||||
|
Les plages et la mer |
2,2 |
3,3 |
2,9 |
3,8 |
3,6 |
6,6 |
6,4 |
4,7 |
6,3 |
||||
|
L’artisanat |
0 |
0,3 |
0,2 |
0 |
0 |
0 |
0,1 |
0 |
0 |
||||
|
L’architecture en général |
0,2 |
0,3 |
0 |
1,2 |
1,3 |
1 |
0,3 |
1 |
0,2 |
||||
|
Les « horreos » |
0 |
0 |
0 |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
0 |
0 |
||||
|
Autres |
0,6 |
1 |
0,6 |
2,5 |
3 |
5,9 |
0,9 |
2,2 |
1,8 |
||||
|
(« Horreos » = bâtiment
rural typique du massif; greniers surélevés souvent peints et décorés –
Dans le tableau
« alojamiento colectivo », en 2007,
pour l’Oriente les chiffres ont très certainement été inversés
entre « Tout » et « Le paysage/le cadre général », on retrouve pour les
3 années des chiffres similaires pour tous les autres item, rien
n’explique que pour ces deux là tout s’inverse. Il faut donc sans doute
lire : « Tout » = 22,4% et « Paysage/Cadre général » = 41,9%)
|
|||||||||||||
|
|
Ce qui a plu le plus dans les Asturies en %
|
|
|||||||||||
|
|
« alojamiento turistico privado» |
2005 |
2006 |
2007 |
|
||||||||
|
|
Tout |
25,1 |
16,7 |
27,3 |
|
||||||||
|
|
Les gens |
13,1 |
13,2 |
10 |
|
||||||||
|
|
Le climat |
4,3 |
7,6 |
3,6 |
|
||||||||
|
|
La nature (Naturaleza) |
4,5 |
4,9 |
5,3 |
|
||||||||
|
|
Le paysage, le cadre général
(« Paisaje/Entorno/Ambiente ») |
30,5 |
34,3 |
27,3 |
|
||||||||
|
|
Le calme, la tranquillité |
1,7 |
2,7 |
2,6 |
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La gastronomie |
7,4 |
7,3 |
8 |
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Le cidre |
2,6 |
3,8 |
2,1 |
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Activités culturelles et de loisir |
0,2 |
0,3 |
0,8 |
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Routes touristiques et de montagne |
n.c. |
n.c. |
n.c. |
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La montagne |
1,7 |
1,8 |
1,3 |
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Les plages et la mer |
5,2 |
3,6 |
6,1 |
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L’artisanat |
0,2 |
n.c. |
n.c. |
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L’architecture en général |
0,8 |
0,6 |
0,9 |
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Les « horreos » |
n.c. |
0,2 |
n.c. |
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Autres |
2,8 |
3 |
4,5 |
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« alojamiento turistico privado» |
2005 |
2006 |
2007 |
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Ce qui a plu le plus dans les Asturies en %
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Lorsque, en aval du séjour cette fois,
est demandé aux touristes ce qu’ils ont préféré dans les Asturies, c’est le
paysage, le cadre de vie, le milieu ambiant en général pas limité à la seule
nature, qui vient très largement en tête : entre 36 et 50% pour la réponse « Paisaje/Entorno/Ambiente »,
avec cependant des pourcentages plus faibles dans … le Centre là encore.
Par contre, la réponse « nature » (« Naturaleza »), elle, atteint toujours des
scores très inférieurs pour les trois régions, voire très faibles (entre
3 et 5% ; une seule réponse atteint les 10%). Et c’est une fois de plus
dans le Centre, que les pourcentages sont les plus bas (+/- 3%), similaires aux
faibles taux de visite à Somiedo et à
Au fond, on ne peut mieux dire que le font ces enquêtes ceci : au delà de
l’image publicitaire de l’ours et du « Paradis naturel », ce qu’aiment les
touristes dans les Asturies lorsqu’ils ont fait l’expérience des lieux, n’a rien
à voir avec des symboles, c’est un cadre de vie global (« Paisaje/Entorno/Ambiente »).
Et ce choix, cette fois en aval du séjour, permet mieux de comprendre ce que ces
mêmes touristes entendaient par « nature » lorsqu’on leur demandait pourquoi, en
amont, ils avaient choisi de venir dans les Asturies. Ce « Milieu naturel » (« Entorno
Natural ») que les touristes classaient au 1° ou au 2° rang des raisons de leur
choix, n’est pas réductible à l’image que l’ours est censé véhiculer, au
contraire très concrètement il l’exclut : entre 1,8 et 4% seulement de visites à
Somiedo et
Comme dans les Pyrénées, c’est effectivement un paysage, un « entorno » (à la
fois cadre, environnement, ambiance) humanisé car fabriqué par l’homme qu’offre
le massif cantabrique ; et lorsque la question posée n’associe plus « entorno »
et « natural » comme elle le faisait en B, en aval du séjour, mais les sépare
comme en C, l’illusion
« naturaliste » retombe. Ce n’est pas cela que le touriste venait chercher, pas
cela qui l’a véritablement retenu et qu’il a aimé.
Dans une interview au journal
El
Mundo suite à la publication de son dernier livre « Asturias,
región agropolitana: las relaciones campo-ciudad en la sociedad posindustrial »,
le chercheur Jaime Izquierdo, spécialiste des problèmes de développement rural,
répondait ainsi à une question lui demandant s’il y avait encore une nature
vierge en Espagne :
« En
Espagne, la rupture du monde rural traditionnel s’est produite à partir des
années 60 avec le départ de la main d’œuvre pour les centres industriels, et
aussi comme conséquence des nouvelles méthodes agricoles. On a abandonné ces
lieux où l’intensification ne pouvait s’appliquer. Et aujourd’hui, ces espaces
qui ont été abandonnés, nous les confondons avec la nature. Nous nous mettons à
les appeler espaces naturels alors qu’il faudrait les appeler espaces d’économie
paysanne en voie d’extinction.
En Espagne, ce qu’il y a c’est la campagne. Et c’est dans cette campagne que vit
la nature. Ce qui se passe alors c’est que pour que la nature vive dans la
campagne celle ci doit être bien conservée ou, pour mieux dire, bien
entretenue ! »
C’est aussi ce que nous disent les bilans annuels du SITA sur l’activité
touristique asturienne.
B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP – Mai 2009
(A)
On trouvera à
la fin des bilans du SITA, toutes les informations sur la méthodologie
des enquêtes.
Bruno Besche-Commenge réagit
à la réponse du FAPAS
(Fonds Asturien de Protection des Animaux Sauvages) : « Le
FAPAS répond aux anti-ours pyrénéens : l’ours est bien un moteur de
développement dans les Asturies - mercredi 9 septembre 2009 »
B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP - 10 septembre 2008
A) – Accord et
désaccord
Je vais étonner : mais sur de nombreux points je suis d’accord avec M. Hartasanchez, président du FAPAS, qui a sans doute lu trop rapidement les articles que j’ai consacrés à l’ours supposé « moteur de développement économique » dans les Asturies. Cette attribution n’est d’ailleurs pas de moi, mais de la Direction Régionale de l’Environnement Midi-Pyrénées (DIREN) reprise par l’ADET.
D’abord nos points d’accord : même si des éleveurs de la région de Cangas del Narcea nous ont à diverses reprises fait part des problèmes que leur posaient non seulement les loups bien sûr mais aussi les ours pour diverses raisons, je n’ai jamais écrit que les Asturiens rejetaient leur espèce emblématique, cela aurait été faux, ici pas de désaccord entre nous. Pas davantage sur ceci à quoi j’adhère totalement et que j’ai très souvent écrit sous des mots différents : « Les ours ne sont pas des jouets de foire que des milliers de touristes peuvent venir voir dans leur habitat naturel, comme s’il s’agissait d’une relique ».
Mais c’est à partir de ce point que la lecture trop rapide (ou mal inspiré par ses commanditaires français) de M. Hartasanchez le conduit à ce que dans une copie d’élève on appellerait un hors sujet : après avoir bien résumé le problème que je soulevais (« la présence de l’ours comme base de dynamisation des territoires où il habite dans les Asturies »), il embraye sur cet aspect que je n’avais absolument pas posé, au contraire puisque, je le répète, la présence de l’ours dans les Asturies ou ailleurs doit être autre chose qu’un vaste Dysneiland : « Les arguments de M.Besche pour dévaloriser l’importance de la présence de l’ours dans les Asturies révèlent une profonde méconnaissance de l’écologie de cette espèce et des stratégies de sa conservation ».
M. Hartasanchez, d’où sortez vous cette accusation ? Pas un mot sur ces deux points dans mes analyses qui ne se demandent pas davantage « combien de gens viennent voir des ours » ainsi que vous me le reprochez (il y aurait pourtant de quoi dire, je pense à la polémique de mai 2008 à propos des visites organisées par le tour-operator Naturtrek, à l’article du même mois rédigé par plusieurs associations environnementalistes asturiennes qui critiquaient diverses opérations immobilières et ouvertures de pistes à Somiedo et s’achevait ainsi : « pour beaucoup, le Parc Naturel de Somiedo a depuis des années perdu une bonne partie de l’esprit, si souvent porté aux nues, dans lequel il naquit ».)
A partir de deux sources indubitables, j’ai simplement montré comment, de fait, à l’inverse de ce que la DIREN et ses associations satellites voulaient nous faire croire, l’ours n’était pas un « moteur de développement économique ». Touristiques ou générales, les statistiques asturiennes comme espagnoles sont remarquablement mises à la disposition du public d’une façon efficace et simple dont la France devrait d’ailleurs s’inspirer. Elles sont aussi très riches.
B) Ce que j’ai dit …
Sur la plan touristique, elles montrent simplement comment les produits spécifiques créés autour de l’ours (il ne s’agit pas du tout de « voir des ours » dans leur milieu naturel) ne sont qu’un très faible attracteur à l’inverse des zones comme celles des Picos où l’heureux mariage entre ce que nature permet et les savoirs agropastoraux des éleveurs ont créé des milieux ouverts, aujourd’hui menacés pour diverses raisons : ce qu’ont été pendant longtemps les politiques agricoles (et je suis là aussi d’accord avec vous), et ce dont vous avez par contre ici « oublié » de parler alors que vous avez à ce propos écrit des choses remarquables :
« la nécessité d’une gestion du loup qui, en accord avec la réalité agro-écologique et historique d’un territoire lié au pastoralisme laitier et aux petits ruminants, empêcherait l’installation permanente des loups sur le versant nord du massif. »
Sur le plan démographique, les chiffres aussi sont redoutables, je l’ai montré dans un autre article que vous « oubliez » là encore de mentionner, et comme le savent mes amis asturiens (j’aime beaucoup votre petit pays M. Hartasanchez) je ne m’en réjouis pas du tout, cette situation n’est agréable nulle part lorsqu’elle existe: en continu, jusqu’au dernier recensement disponible, celui de 2008, les consejos asturiens de l’ours sont de ceux où la perte démographique et le vieillissement de la population sont les plus forts sans que les coûteuses opérations de promotion engagées depuis des années autour de l’ours ne réussissent à inverser cette tendance.
Il y a mieux comme réussite pour un « moteur de développement économique ». Et si je comprends tout à fait la réaction des Maires qui devant cette situation cherchent par tous moyens à freiner cette saignée en choisissant de mettre en avant l’image de l’ours, vous « oubliez » de dire que c’est en 2004 déjà qu’ils choisirent de se regrouper sous l’étiquette « Valle del Oso », que depuis la saignée continue voire empire, et que le point commun autour duquel ils se réunirent, la « Senda del Oso », continue aussi à n’attirer obstinément que moins de 4% des touristes venus dans les Asturies.
Les statistiques asturiennes, je n’y peux rien, sont très bien faites je le répète.
C) … et ce que M. Hartasanchez « oublie » de dire
Il était déjà question d’oublis ci-dessus, mais d’autres me paraissent beaucoup plus intéressants à relever.
Je viens de rappeler ce que M. Hartasanchez écrivait en 2006 à propos des loups en train d’envahir les Picos : contradictoire « avec la réalité agro-écologique et historique d’un territoire lié au pastoralisme laitier et aux petits ruminants ». Or il sait très bien que pour l’ours, la situation pyrénéenne n’a rien à voir avec celle des zones historiques de l’ours asturien et tout à voir avec celles des Picos : l’absurdité est la même, ici pour l’ours et là-bas pour les loups. Mais, comme l’écrivait déjà Blaise Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà ».
M. Hartasanchez déclarait en octobre 2007 à l’ADET venue subrepticement préparer pour son compte le voyage officiel dans les Asturies organisé par le Ministère français de l’Environnement : « la situation dans la Cordillère Cantabrique /est/ différente parce que, pratiquement, il n’y pas de dégâts sur le bétail, mais surtout sur les ruches ». Et si le FAPAS a honnêtement rendu compte de ce voyage, on attend toujours que l’ADET en fasse autant.
Au même moment, l’autre défenseur de l’ours asturien, G. Palomero, Président de la Fondation Oso Pardo (FOP), soulignait dans El Diario Montañes du 28 octobre 2007 : « En général, dans la Cordillère Cantabrique l’ours est bien toléré parce qu’il ne tue que peu de bétail. Il y a davantage de conflits dans les Pyrénées, où le fait qu’il attaque les vaches entraîne un grand rejet social. »
En fait, il attaque aussi et surtout les ovins, ce que G. Palomero reconnaissait en décembre 2005 dans son intervention lors des « 3° journées de l’environnement » organisées par le Consorcio de Los Valles, en Aragon. Il indiquait alors que, pour faire accepter l’ours, entre les zones à ours des Monts Cantabriques et Los Valles la différence c’est « qu’il n’y a pas d’élevage ovin ».
Plus intéressant encore, c’est le FAPAS lui même qui écrivait sur son site le 17 avril 2008 à propos de la mort de l’ourse Cannelle et des importations d’ours slovènes :
« Il semble
bien que nous sommes en train d’être témoins de la fin de la population
d’ours pyrénéens. De toute façon, peut-être faut-il cesser de dramatiser
cet aspect de perte génétique, en effet une récente étude scientifique
vient de montrer clairement que, sur le plan génétique, aussi bien la
population cantabrique que la pyrénéenne sont identiques à celle du
reste de l’Europe.
La grande perte est plutôt morale et éthique car nous n’avons pas su conserver cette population relictuelle. Quant à la réintroduction, bien qu’elle soit faite correctement sur le plan technique, en réalité elle montre bien que les stratégies de conservation menées en dernière extrémité et à coups de millions investis pendant tant d’années, se sont achevées sur un échec. »
D) Restons calmes
Sur les déclarations parfois à géométrie variable du FAPAS, ses conflits de fonds de commerce avec l’autre association en défense des ours asturiens, la FOP, il est sans intérêt de s’étendre ici même si délicieux exemple dans l’article intitulé « Los olvidados del FAPAS » (« les oubliés du FAPAS », encore un « oubli », mais d’une autre nature !). Je n’ai nulle envie de polémiquer sur ces point avec le Président du FAPAS.
D’autant moins pour les raisons suivantes : j’avais prévu de passer Septembre dans les Asturies, là bas comme chez nous, c’est sans doute le mois le plus beau. La situation des attaques de tous ordres sur le front des ours slovènes importés m’oblige à retarder ce voyage à mon grand regret. Je comptais justement, par l’intermédiaire de connaissances communes, contacter alors M. Hartasanchez pour pouvoir discuter avec lui. C’est partie remise.
Car je pense que, sur le fond même du problème (qui dépasse la seule situation de telle ou telle espèce ici ou là), tel que j’avais eu l’honneur de pouvoir l’exposer dans les deux journaux asturiens « La Nueva España» et « El Comercio digital » en août 2007, nous ne sommes pas si éloignés l’un de l’autre que sa réponse à mes articles pourrait le laisser croire.
En postulant que, sur ce fond, nous fassions l’un et l’autre preuve d’honnêteté intellectuelle …
B.Besche Commenge ASPAP/ADDIP 10 septembre 2008