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L’IMPOSSIBLE COHABITATION

 

Sur le papier, les promoteurs du plan ours envisagent

une cohabitation idéale, pacifique et ... utopique.

La réalité du terrain est bien différente. 10 ans de vains efforts l'ont montré.

Nous en parlons en ici.

 

Le sang des Pyrénées

Des programmes déconnectés de la réalité

Liberté, responsabilité, loisirs ... quel impact pour les usagers de la montagne ?

Ariège : les dommages d'ours en 2007

Mémento en cas d'attaque

 

 

 

 

  LE SANG des PYRENEES

 

Les attaques de l’ours ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Elles ne sauraient cacher le bilan global désastreux des introductions :  

la désorganisation insupportable de tout le système pastoral pyrénéen.

 

Ours, y est tu ?

 

Malgré les moyens sophistiqués, les puces électroniques, les satellites, malgré la trentaine de personnes chargée de suivre leurs déplacements, ni les maires, ni les éleveurs ne sont informés précisément de la localisation des ours. Le répondeur du suivi donne des informations vagues « commune d’Aston » (plusieurs milliers d’hectares), et décalées de plusieurs jours. Alors on ne sait jamais où et quand et chez qui la prochaine attaque aura lieu.

 

Et puis le berger vous téléphone. « Le troupeau est complètement dispersé. Non, il n’a rien trouvé pour l’instant.  Oui, il manque des bêtes ». Il faut tout quitter dans la vallée, alors que l’été est justement le seul moment de l’année où l’éleveur peut enchaîner les journées à l’entretien des bâtiments et du matériel, à boucler la comptabilité, à la préparation du retour des bêtes de l’estive, et surtout à faire les foins et les rentrer avant que la pluie ne vienne tout détremper. Les temps ont changé. L’éleveur est seul désormais pour tout faire, le modèle d’autrefois où la famille entière se répartissait les tâches est révolu. Il faut s’adapter.

 

L’estive est rarement accessible en voiture. Le plus souvent, 2 à 3 heures de marche sont nécessaires pour y accéder, parfois autant pour rejoindre le lieu de l’attaque. Parfois plus en cas de pluie, de brouillard. L’équipe technique ours a été prévenue. Un constat va être rédigé par un garde désigné par le suivi, il servira de base à la décision de l’Etat d’indemniser ou pas le dommage.

   
   

Rêves de papier, réalités de terrain.

Eleveur en montagne, un métier à (re) découvrir.

 

 

Les photos que nous publions sur ce site donnent une idée de ce que les ours, ou plutôt ceux qui les ont introduits, imposent aux éleveurs. A ces hommes et ces femmes qui n’aspiraient qu’à vivre et travailler en paix, qui exercent leur métier avec passion, patience, dans un respect immense de leurs bêtes et de la montagne.

 

Il y a 10 ans, on leur a fait croire que l’ours et les troupeaux pouvaient cohabiter. Des associations qui ne connaissent rien à l'agriculture ont écrit des brochures qui expliquaient aux éleveurs comment travailler, sur le papier : des clôtures partout, le jour, la nuit, un, deux ou trois chiens, un berger de plus, ou deux pour faire … les 3x8, comme à l’usine ! Ici, en Pyrénées, terre de liberté … Ils ont essayé. Ca n’a pas marché. L’ours a tout bouleversé. Il continue à roder, à affoler les troupeaux, à prendre les plus belles brebis, à gâcher ce travail que l’éleveur met des années à obtenir.

 

 

Contrairement à une idée très répandue, le métier d’éleveur de races "à viande" n’est pas uniquement de faire grossir des brebis pour les vendre. Son métier, son art, c’est de former « l’outil de production » qui lui donnera beaucoup d’agneaux, et les plus beaux. « l’outil de production » n’est donc pas la brebis, mais le troupeau dans son ensemble, dans toute la richesse des brebis qui le composent, différentes et complémentaires par leur âge, leurs qualités différentes, leur patrimoine génétique ... Son élaboration est un souci permanent, un vrai travail de création où l’éleveur, en sélectionnant, en croisant les meilleures de ses bêtes, va améliorer la qualité du troupeau tout entier, et sa capacité à produire, donc à générer des ressources.

 

Ainsi quand l’ours tue, il tue à chaque fois non pas « une brebis », mais un élément de cet ensemble cohérent et construit qu'est le troupeau. Il ne tue pas une brebis, mais « l'agnelle de telle brebis et de tel bélier », sélectionnés pour donner la plus belle génération possible après eux. Il ne tue pas « une brebis » mais « une mère » qui aurait récompensé l’éleveur de sa patience en lui donnant 1 à 2 agneaux par année, soit 7 ou 8 agneaux sur 5 ou 6 ans. C'est la vente des agneaux - et des brebis réformées - qui constitue le revenu de l’éleveur. Plus le troupeau est tranquille, plus il mange, plus il est libre, serein,  plus les brebis donneront de beaux agneaux, qui bien lourds, augmenteront ce revenu.

 

Quand l’ours tue une brebis d’un an, il achève dans le sang une lignée de plusieurs générations ; et sa descendance, les agneaux qu’elle aurait du faire ne naîtra jamais. Bien sûr, il y a un chèque. Au prix de la viande. Allez donc faire agneler un chèque. Allez dormir en paix avec un chèque, un jour de brouillard, quand vous savez qu’à tout moment l’ours peut attaquer … Allez donc envisager sereinement l’avenir, quand les pertes financières s’accumulent, et menacent la survie de votre exploitation.

 

On comprend mieux pourquoi les éleveurs dénoncent l’hypocrisie du système d’indemnisation, et leur colère devant l’ignorance de l’Etat et des associations pro-ours qui voudraient faire croire que les éleveurs sont largement indemnisés. Si les indemnisations étaient aussi profitables, on se battrait dans les Pyrénées pour avoir des ours. Ce n’est pas le cas.

 

On comprend mieux pourquoi les éleveurs dénoncent l'hypocrisie des moyens de protection, et des pseudo-aides vendues avec, qui à 80% ne peuvent être mis en place dans les estives pyrénéennes, trop pentues, trop en altitude, trop rocheuses. Leur généralisation est un non sens, il va à l'encontre des règles de conduite du troupeau, de la viabilité écologique et économique de tout le système pastoral pyrénéen. Le recours systématique à ces mesures est dicté par une poignée d'éleveurs pro-ours (30 environ sur ... 6.000 que compte la chaîne) souvent militants et salariés d'associations largement subventionnées par le plan ours. Comment ne pas mettre en doute l'efficacité de ces systèmes au coût exorbitant quand on voit l'explosion du nombre d'attaques de loup dans les Alpes, de 200 à 2800 brebis tuées par an en 7 ans, alors que le nombre d'alpages équipés et protégés a augmenté exponentiellement ces 10 dernières années.

 

Le refus de l’ours dans les Pyrénées n’est pas une question d’argent. Il est l’expression légitime du droit de ces hommes et ces femmes à vivre simplement mais dignement, sans prédateurs ni indemnisations, sans avoir à payer … le prix du sang.

   


 

 

AVERTISSEMENT :  CES PHOTOS PEUVENT CHOQUER

DES PERSONNES SENSIBLES, OU DES ENFANTS.

Mais il nous semble important de montrer la réalité telle

que les éleveurs la vivent au quotidien, sur le terrain.

 

ARIEGE – Commune de Saint Lary – Estive du Barestet Aout 2007

 

 

 

 

Leçon de choses … La technique opératoire de l’ours est toujours la même. L’ours ne tue pas pour manger de grandes quantités de viande. Il ne consomme que les parties riches en protéïnes : les cartilages de la cage thoracique, le pis riche des protéïnes de lait, le museau.

La légende des chiens errants qui seraient responsables des attaques ne tient pas debout. Elle est démentie à la fois par des études scientifiques, et par les caractéristiques des attaques de l’ours, qu’on ne peut en aucun cas confondre avec celles d’un canidé.

 

 

 

Plusieurs brebis sont touchées en général. Certaines iront mourir seules, perdues sur les centaines d’hectares de l’estive. Jamais retrouvées après le passage des renards et des vautours, elles ne seront pas indemnisées.

 

 Cette bête est sauve, mais gravement blessée. Elle devra être euthanasiée. L’ours dans les Pyrénées, c’est cela : un éleveur qui a aidé sa brebis à mettre bas, qui a vu naître une belle agnelle, puis qui doit la tuer lui-même parce que le vétérinaire ne montera pas à l’estive. Trop loin. Trop difficile. Trop de travail.

 

 

 

La trace des griffes est bien visible à l’intérieur de la peau. Le diamètre des trous, leur profondeur, leur espacement sont mesurés et ajoutés au constat de dommage qui comprend une bonne quinzaine de pages.

Cette brebis a été retrouvée quelques heures après l’attaque, quasi intacte. Les vautours, en augmentation exponentielle suite à la fermeture des charniers à ciel ouvert en Espagne, se chargent en quelques heures de faire disparaître les indices de présence d’ours.

 

Dans ce cas encore, l’éleveur ne recevra aucune indemnisation.

 

 

 

En quelques heures, la brebis a été consommée entièrement par les renards et les vautours.

 

Son corps décharné porte des traces de l’ours que seul un œil exercé saura reconnaître : tâches sombres sous la peau, laissées par un hématome. Brisure grossière des os du thorax, les dents de l’ours étant beaucoup plus larges que celles des autres animaux. Taille des trous dans la peau. Cassure nette de la colonne vertébrale …

 

Le constat est parfois fait par de jeunes vacataires, inexpérimentés, qui ne verront pas ces signes. L’expérience et la parole de l’éleveur, même à sa 30ème prédation, ne compte pas. La brebis ne sera pas indemnisée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans tous les cas, l’affolement du troupeau est immense. Sur des dizaines d'hectares, des dizaines de bêtes s'éparpillent, terrifiées, elles refusent longtemps de paître là où l'ours est passé, elles restent sourdes aux ordres des chiens qui sont eux aussi, souvent très perturbés.

 

Il faut des heures, des jours parfois pour rechercher et rassembler les bêtes apeurées, les approcher, les soigner. Une surcharge de travail énorme.

 

La perte en poids du troupeau stressé, les brebis mortes de leurs blessures après le constat, les brebis qui avortent, les agneaux restés seuls sans le lait de leur mère tuée, l’angoisse des éleveurs,  tout cela n’est pas indemnisable …

 

 

 

Et trop d’autres photos à suivre … sur la galerie photo

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Le sang des Pyrénées

Des programmes déconnectés de la réalité

Liberté, responsabilité, loisirs ... quel impact pour les usagers de la montagne ?

Ariège : les dommages d'ours en 2007

Mémento en cas d'attaque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'IMPOSSIBLE COHABITATION

 

 Des programmes déconnectés de la réalité

 

Cette partie de notre site touche au cœur même de la question de l’ours, à savoir l’incapacité de ceux qui ont porté ces programmes d’accepter la réalité des Pyrénées telle qu’elle est, de projeter des certitudes, des modèles et des méthodes qui fonctionnent sur le papier mais qui sont irréalisables sur le terrain. Depuis la notion de territoire à ours, jusqu’au mode de vie des ours prétendus herbivores à 70 %, en passant par les mesures de protections qui marchent à tous les coups …

 

Nous vous invitons à nous suivre … dans la vraie vie.

 

En guise d’introduction … le Jeu des Différences

 

Voici 2 photos satellites, prises d'environ 3.000 m de haut. La première montre la zone de Masun, la région exacte de Slovénie d'où ont été extraits les ours importés en France.La deuxième montre la vallée d'Orlu, en Ariège, qui représente bien les caractéristiques des montagnes pyrénéennes.

Les différents plans d’introduction ont consisté à importer des ours depuis la Slovénie. Pour autant, ont-il importé en même temps leur territoire ? Dans l’objectif d’obtenir une population d’ours viable, le ministère de l’Ecologie a-t-il mesuré à leur juste valeur les différences entre ces deux territoires ? A t’il tenu compte de la réalité Pyrénéenne ?

Le plus sommaire examen des vues satellite des deux régions suscite de nombreuses interrogations …

 

 

Un grand merci à Google Earth © , à vous d’essayer de répondre à ces questions …


 

ZONE à OURS – MASUN - SLOVENIE

 

 

ZONE à OURS – Vallée d’ORLU, ARIEGE-PYRENEES - FRANCE

 

Quelques pistes de réponse : la zone à ours de Masun est un territoire sans hommes, ou presque. Il ne sont pas les bienvenus. Une soixantaine d'ours y vit, sous la protection d'un couvert forestier dense et uniforme, et de nombreux gardes ... en uniforme. Les ours pourraient être deux fois plus nombreux, ils sont seuls.

 

A l'inverse, la Vallée d'Orlu est une montagne humanisée, accessible, ouverte à tous, fréquentée, accueillante, vivante économiquement, culturellement et socialement. En l'absence d'ours pendant plusieurs générations, espaces naturels et pastoraux ont composé ensemble une multitude de milieux : prairies de fauche, bois, forêts de feuillus et résineux, pentes herbeuses, taillis, estives, zones humides et zones minérales. Comme tant de vallées d'Ariège et des Pyrénées, Orlu n'est pas seulement un lieu magnifique. Elle est un formidable réservoir de biodiversité.

 

 

 

OURS et pas NOUNOURS … du mythe à la réalité

 

 

Nelly Olin a appelé son plan d’introduction 2006 … « un conte de fées ».

 

Sur le terrain, l’histoire de ces 10 ans d’introduction semble pourtant porter les éléments d’un cauchemar : sang des bêtes tuées ou blessées, nuits d’angoisse et de veille, surcharge de travail, revenus en baisse, inquiétude face à l’avenir, menaces sur l’économie et les paysages …

 

Bien sûr, l’ours slovène est génétiquement un ours brun, celui qu’on décrit dans les encyclopédies comme « discret, quasi herbivore, et fuyant tout contact avec l’homme ». C’est oublier un peu vite que la main de l’homme est passée par là, influençant les comportements de ces ours. Comme celui de tant d’autres populations européennes (Italie, Espagne …) son mode de vie n'est plus sauvage, mais artificiel.

 

Du mythe à la réalité, dans l’ordre de l’alphabet … quelques parts de vérité ...

 



A comme .. Alimentation

B comme ... Bruno

C comme ...Chiffres


D comme ... Dommages

E comme ...
Ecologie de marché


F comme ... Financement des associations pro-ours
G comme ... Groupement Pastoral H I J
K L M N O
P Q R S T
U V W X Y
  Z  

 

 

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A comme ... Alimentation

 

Le nourrissage artificiel des ours en Slovénie est une réalité. Plusieurs documents irréfutables en font état, notamment le tableau « critère de choix de la population source » diffusé par le ministère de l’écologie lui-même. Nous en apportons la preuve ici, dans un rapport rédigé par deux spécialistes slovènes pour la Conférence Internationale de l'ours brun tenue en Italie en 2005.Des carcasses et des végétaux, notamment du maïs, sont répartis en plusieurs endroits de la forêt pour attirer les ours et faciliter l’observation, la chasse.  

« Dans la vraie vie », le comportement de ces ours dans les Pyrénées n’entre pas dans les cadres statistiques idéaux  prévus par le plan ours. Franska a tué plus de 100 brebis, Hvala une trentaine, Boutxi attaque parfois 3 fois dans la même semaine … leur comportement s’inscrit dans le prolongement de leur vie slovène, celui qu’elles ont reçu, et qu’elles transmettront à leurs descendants …

 

« Dans la vraie vie », habitués à recevoir de la nourriture imprégnée de l’odeur de l’homme, ces ours ont perdu leur crainte naturelle à son égard. Animal intelligent, l’ours apprend vite et retient tout, même les mauvaises habitudes :

 

Dans les Pyrénées, Franska faisait les poubelles d’un restaurant, Boutxi attaque à quelques mètres d'une balançoire, un autre ours à l'intérieur d'une bergerie. De très nombreux témoignages, dont l'équipe technique de suivi a connaissance, montrent des ours de moins en moins farouches, approchant des villages, traversant les routes nationales, faisant fuir pêcheurs et randonneurs.

 

Le 25 juin 2007, en Roumanie, une américaine de 31 ans a été attaquée par un ours adulte d'environ 180 kg. Pendant 20 minutes, ses amis ont jet sur le fauve des pierres pour tenter de lui arracher la jeune femme. En vain. Roumanie, Finlande, Grèce, après des décennies de calme, les attaques d'ours entraînant un décès se multiplient en Europe.

 

Quand l’actualité récente en France montre un chien inoffensif se retourner mortellement contre son jeune maître, qui peut être certain des conséquences d’une rencontre entre un homme et l’ours, et notamment une ourse et ses petits. Qui peut prévoir l’imprévisible ?

 

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B comme ... Bruno

 

Bruno est le descendant d’une ourse issue de l’introduction slovène dans le Parc d’Adamello Brenta en Italie, dans le Trentin. Il a été reconnu « atypique » et abattu après s’être introduit en Allemagne, pourtant signataire comme la France de la Convention de Berne.

 

Alors qu’on traite les français de râleurs perpétuels, il est intéressant de voir que tout n’est pas rose en Europe, comme on voudrait nous le faire croire.

 

 L’ourse Jurka a été reprise par les Italiens aussitôt après avoir refranchi la frontière suisse  (illégalement !), et cantonnée … dans le parc d’un monastère catholique ! En Slovénie, on tue les ours qui s’approchent trop près des habitations. En Roumanie, en 2007, des enfants d’âge scolaire sont affectés à la garde des troupeaux, comme les enfants Pyrénéens d’autrefois. Dans les Abbruzes, en Italie, les bergers macédoniens, armés jusqu’aux dents, payés au noir, ont pris le relais des italiens qui ne veulent plus de cette vie de misère. 4 ours ont été empoisonnés en octobre 2007, est-ce un signe de bonne acceptation locale ? En Espagne, l’état organise de grandes battues quand les ours des Cantabriques sortent de leur « réserve de biosphère » pour descendre vers la mer …

 

Lesquels Espagnols, associations écologistes en tête, commencent à mesurer avec 10 ans d’avance sur nous les ravages du « tout-prédateurs ». Eux qui ont laissé le loup vider los Picos de Europa des troupeaux, des éleveurs, de la moyenne puis petite faune sonnent aujourd’hui l’alerte, désarmés devant le recul de biodiversité que leur expérience d’apprentis sorciers a engendré, et qu’ils ne pourront restaurer.

 

B comme Bruno ... c'est aussi l'artisan au sein de l'Aspap et de l'Addip d'un énorme travail de recherche, d'analyse, de mise en perspective des questions fondamentales dans lesquelles s'inscrit l'écologie, la vraie, bien loin de l'"hélicologie" qui consiste à parachuter des ours de Slovénie : biodiversité agricole et ordinaire, nécessité de sauvegarder les races autochtones comme nous le faisons en Pyrénées (brebis tarasconnaise, castillonnaise, vache gasconne, chevaux de Mérens et de Castillon), évolution de la notion de protection de l'environnement depuis la Convention de Berne aujourd'hui dépassée jusqu'à la Convention de Rio, la Stratégie pour la Biodiversité de 2004, et le récent  Grenelle de l'Environnement en 2007 ... sur la forme, le style de Bruno est également inimitable, on s'en rendra compte ici avec cette réponse à l'Adet d'octobre 2007 qui devrait entrer dans l'anthologie de l'épopée Pyrénéenne.

 

 

 

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C comme ... Chiffres

 

1% de brebis tuées, 20.000 bêtes mortes chaque année d’autres causes, 73 % des français pour l’introduction d’ours slovènes etc etc etc … Les associations pro-prédateurs inondent leurs communications de chiffres divers et variés.

 

La réalité, c’est que la plupart de  ces chiffres n’ont aucune valeur statistique. Il existe pourtant des instituts de statistique nationaux, et notamment agricoles sérieux et fiables. Mais la source principale d’approvisionnement des pro-ours reste … eux-mêmes.

 

Ainsi les moyens de protection feraient baisser de 92 % le taux de prédation. Qui a mesuré cela ? l’Association pour la Cohabitation Pastorale, qui justement touche 200.000 € de subventions par an … pour placer des patous, chiens de protection, chez les éleveurs, et maintenant des clôtures ! Ca change tout.

 

Ainsi des milliers de bêtes mourraient sous l’orage, la grêle, les attaques de chiens errants et autres calamités … aucun outil statistique ne permet de mesurer cela. Avant l’ours, un troupeau de 1200 bêtes perdait à l’estive 5 ou 6 brebis maximum. Nous en faisons le constat. Nous ne l’érigeons pas en vérité absolue. Quand on voit l’hostilité et la difficulté du relief des montagnes ariégeoises, cela inspire le respect.

 

 

… Ainsi 300 ou 400 brebis seraient croquées par l’ours, un nombre tellement faible en rapport du nombre total de bêtes à l’estive nous disent ces défenseurs de la nature !

 

Réduire la question de l’ours au pourcentage des prédations est une négation des immenses dégâts collatéraux que génère la présence de l’ours, comme du loup. Reconnaître et prendre en compte globalement le droit de ces hommes et ces femmes à travailler, sans ours, ni loups, ni indemnisations, n’est autre que dire au-delà des chiffres que nous sommes civilisés, et en fin de compte, que nous sommes humains.

 

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D comme ... Dommages

 

Sur le papier, le ministère de l’environnement avait tout prévu. Les éleveurs seront indemnisés en cas d'attaque de l'ours.

 

Ainsi, pour une brebis « viande » de 1 à 7 ans, la somme de 120 €, plus 10€ % de "manque à gagner", est versée à l'éleveur. En gros le prix de la viande.

 

Une prime de dérangement est versée au berger (plus rarement à l'éleveur). Cette somme de 115 € est forfaitaire, quelle que soit la logistique à mettre en oeuvre, le temps nécessaire à la recherche et aux soins, qu'une ou 10 brebis soient tuées.

 

Les additions et multiplications simplistes des associations pro-ours ne correspondent pas à la réalité des indemnisations. Sait-on que les bêtes perdues, ou mourant des suites de leurs blessures, ou dévorées par les vautours effaçant les traces de l'ours, ne sont jamais  indemnisées ?

 

Dans la vraie vie donc, que l’ours attaque ou qu’il sème la panique dans les troupeaux, l'essentiel du préjudice causé à l'éleveur n'est ni évalué, ni indemnisé : Comment accepter que des associations pro-ours qui ne connaissent rien au métier de l’élevage s’étalent en conseils aux éleveurs sur des brochures payées … par le contribuable ? Comment réagiriez-vous si un organisme totalement extérieur à votre secteur professionnel , quel qu’il soit, dénigrait publiquement votre travail sans rien y connaître ? Ou venait vous apprendre de quelle façon travailler ? Ou pire, mettait en œuvre des moyens  de casser votre outil de travail … exploitation, bureau, usine, école, atelier …

 

  1. Le retour de l’ours et du loup dans les Pyrénées, c’est exactement cela : la casse d’un outil de travail, créé, bâti, affiné, travaillé pendant des années : le troupeau. C’est quelque chose de très important de comprendre cela : le troupeau est une entité à part entière. Comme une machine perfectionnée, dont chaque brebis est un rouage qui ne peut être remplacé instantanément par une autre brebis, ni par un chèque. Vous connaissez maintenant le travail de fond de l'éleveur, le fonctionnement du troupeau. La désorganisation permanente qu'impose les grands prédateurs. Tout cela n'est pas indemnisable.

     

     

  2.  La surcharge de travail du berger due à la présence du prédateur : perturbation dans le déroulement des parcours de pacage, une mission déjà difficile dans les espaces escarpés d'Ariège. Dispersion du troupeau sur des dizaines d'hectares au seul passage de l'ours, difficulté de calmer les bêtes affolées, désorientées. Logistique de la mortalité : recherche des cadavres, des bêtes égarées, démarches, expertises. Quand une journée moyenne de berger dure déjà de 10 à 15 heures, l'ours prend du temps dont le berger a besoin pour les soins aux bêtes ou l'entretien du matériel. Tout cela n'est pas indemnisable.

     

  3. La surcharge de travail pour l'éleveur, qui pendant que le troupeau estive doit en quelques semaines couper et rentrer tout le foin nécessaire pour passer l'hiver, préparer les bâtiments, installer les parcs de demi-saison, réparer le matériel pour que tout soit prêt au retour du troupeau, soigner les bêtes restées à la ferme, continuer la vente directe, sans parler des contraintes administratives à gérer dont le volume s'est multiplié par 10 ces dernières années. Les éleveurs sont appelés en renfort par les bergers de plus en plus souvent, un temps précieux qui désorganise complètement l'important travail indispensable à réaliser sur l'exploitation et qui ne peut être reporté à plus tard. Tout cela n'est pas indemnisable.

     

     

  4. Perte de productivité : la bonne alimentation des bêtes est gravement perturbée. Stressées, elles sentent de loin la présence de l'ours, et refusent de pacager aux endroits où il est passé. Le nombre d'avortement en estive s'est considérablement accru ces 10 dernières années, il était marginal avant les introductions d'ours. Les pertes d'agnelage ne sont pas indemnisées. Une année de travail perdue, des revenus en moins, cela ne compte pas. Pas plus que le manque à gagner sur tous les agneaux que ne produiront pas les bêtes tuées. Citons le cas d'un éleveur d’Orlu. Il a perdu 93 bêtes cet été. 30 autres brebis ont avorté, et ne donneront pas d'agneau pour cette année. De plus 30 agneaux ont perdu leur mère dans l'attaque. Les plus grands  survivront en broutant l'herbe, profiteront peu, se vendront mal. Les plus jeunes mourront. Rien ne remplacera le lait de leur mère. Tout cela n'est pas indemnisable.

     

     

  5. Perte de capital génétique : une brebis n'est pas égale à une brebis ! le métier de l'éleveur est un travail de création, de sélection génétique sur plusieurs générations qui ont permis la sauvegarde de nos races rustiques (vache gasconne,  brebis castillonnaise et tarasconnaise, cheval de Mérens ...). Citons le cas d’un éleveur à Goulier. Son métier est de produire des mères et des béliers reproducteurs, des bêtes exceptionnelles, très recherchées. En un été il a perdu le travail de plusieurs années, l'ours a choisi ses plus belles brebis, et un bélier. Un capital irremplaçable. Mais cela n'est pas indemnisable.

     

     

  6. Nous pourrions continuer longtemps, ou étendre la liste des préjudices aux autres victimes de l'ours, par exemple, les communes. Après avoir investi ces 10 dernières années et réussi le pari d'un pastoralisme modernisé et porteur d’avenir, elles subissent aujourd'hui la dépréciation des terres de présence de l'ours, alors qu'elles tirent de la location des estives une ressource essentielle à leur équilibre financier.

     

     

  7.  Comment évaluer la peur permanente que le prédateur fait revenir avec sa présence. Nous qui sommes, en France,  tous issus de générations de paysans, pouvons-nous encore sentir cette étreinte là ? Les nuits blanches à veiller, l'état d'alerte permanent, la fatigue physique et nerveuse, car on ne sait jamais vraiment, malgré les moyens sophistiqués de localisation, où sont les ours.  Et la peur du lendemain pour ces milliers de familles qui voient leur avenir menacé, au nom d'un "emblème" importé ?

     

     

  8.  Comment évaluer l'impact psychologique des attaques, (voir la rubrique "le prix du sang") sur ces hommes et ces femmes dont le métier est d'élever le mieux possible leurs animaux.  Bien sûr le sort de leurs bêtes est tôt ou tard d'être consommées. Pour autant est-il supportable de voir des bêtes que l'on a vu naître, que l'on a soigné, veillé quand elles sont malades, dont on connaît souvent tout l'arbre généalogique, sur lequel on fonde l'espoir d'une jeune génération belle et qui profite bien ... massacrées ? Quel est le prix de ces images qu'aucun éleveur n'oublie jamais, et qui font vaciller la voix des plus solides gaillards : des animaux éventrés, qu'il faut désenchevêtrer dans une odeur pestilentielle, les agneaux cassés en deux, les animaux parfois morts-vivants, blessés, pis et mamelles arrachés que lui et le berger n'ont d'autre choix que d'euthanasier, car aucun vétérinaire ne montera à 5 heures de marche pour le faire ?  Tout cela n'est pas indemnisable ...

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E comme écologie de marché  (en construction)

 

F comme financement des associations pro-ours ... (en construction)

G comme Groupement Pastoral

 

 Un groupement pastoral est une association loi 1901 qui a pour but la gestion de l'estive entre plusieurs propriétaires : emploi en commun d'un berger ou d'un vacher, notamment ... Les groupements pastoraux jouent un rôle fondamental dans l'aménagement du territoire montagnard, par leur capacité à porter des projets à moyen et long terme de rénovation des cabanes pastorales, de débroussaillement notamment. Leur dynamisme a été un moteur du renouveau et de la modernisation du pastoralisme en Ariège, depuis une vingtaine d'années. Ici on n'a pas attendu l'ours pour avoir des idées, et les financer.

Depuis une dizaine d'années, le retour de l'ours dans des zones où il était absent depuis des décennies a pour effet, au delà du préjudice de la perte des bêtes subis par les différents éleveurs, de mettre gravement en péril l'avenir des groupements pastoraux.

Nous laisserons prochainement, ici, la parole à Charles Acap, un de nos adhérents trésorier bénévole du Groupement Pastoral du Barestet. (voir photos ici)

 

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Le sang des Pyrénées

Des programmes déconnectés de la réalité

Liberté, responsabilité, loisirs ... quel impact pour les usagers de la montagne ?

Ariège : les dommages d'ours en 2007

Mémento en cas d'attaque

 

 

Augmentation de la population d'ours : quelles conséquences pour les usagers de la montagne ?

 

En un siècle, la montagne autrefois hostile et d'accès limité à de rares hommes, est devenue un espace de découverte et de loisirs parcouru et apprécié par des milliers de promeneurs, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, sportifs, skieurs ...

Peu d'amateur de montagne le savent, mais ces espaces sont devenus accessibles en grande partie grâce à l'action des troupeaux. Dans notre chapitre pastoralisme - un patrimoine à sauvegarder, nous expliquons comment ces paysages magnifiques des Pyrénées sont l’œuvre du travail des hommes, tout autant que celui de la nature :

 

Ainsi ces pelouses traversées par les sentiers le résultat de milliers d’années de transhumance. Cette flore qui semble naturellement si bien fixée et typique de chacune de nos vallées, de chacun des plateaux est une flore qui est née et qui se maintient grâce à la présence, chaque année répétée, de troupeaux d’animaux domestiques qui viennent y pacager.

Le patrimoine agricole, économique, paysager et culturel que représente l'élevage de montagne, les paysages qu'il a façonnés, ont été un formidable levier du développement du tourisme dans les Pyrénées. A la lumière des réussites plus ou moins grandes qu'ont connu les alpes avant eux, les Pyrénéens ont fait le choix d'un tourisme à visage humain, souvent basé sur une complémentarité entre les activités traditionnelles et l'accueil touristique, et dans tous les cas respectueux des paysages.

 

Des villages accueillants, une véritable activité économique rurale qui n'est pas du folklore, mais le travail des hommes qui se voit et se partage : troupeaux en transhumance, saison des foins, visites de fermes, randonnées en estive ... Ce sont cette qualité de vie, ces rapports humains, ce patrimoine vivant, cette nature tranquille et préservée que des milliers d'amateurs de nature et d'authenticité savent trouver dans les Pyrénées.

 

 

Et dont l'emblème serait plutôt une montagne de liberté qu'une montagne grillagée de  parcs en tout genres, envahie de chiens patous, parcourue de troupeaux affolés, au nom d'ours slovènes que personne ne semble pressé de rencontrer, quoi qu'en disent les spécialistes du marketing de l'ours.

 

Et pourtant ...

 

 

 

Les incertitudes du plan ours :

 

 

préparent une gestion des problèmes engendrés par la présence de l'ours dans des territoires très fréquentés au cas par cas, qui a fait la preuve de son incohérence et de son inefficacité.

 

 

La présence de l'ours présente t'elle un danger pour l'homme ?

 

"L’Ours brun a généralement peur de l’homme. Il est capable de repérer la présence humaine à très longue distance". (source les Pyrénées  avec l'ours - ministère de l'écologie) : l'état  semble  beaucoup compter sur le caractère naturel discret de l'ours pour éviter les rencontres.

Bien sûr, l’ours slovène est génétiquement un ours brun, celui qu’on décrit dans les encyclopédies comme « discret, quasi herbivore, et fuyant tout contact avec l’homme ». C’est oublier un peu vite que la main de l’homme est passée par là, nourrissant ces ours, influençant leur comportements, leur faisant perdre leur crainte naturelle de l'homme.

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 Le 25 juin 2007, en Roumanie, une américaine de 31 ans a été attaquée par un ours adulte d'environ 200 kg. Pendant 20 minutes, ses amis ont jeté sur le fauve des pierres pour tenter de lui arracher la jeune femme. En vain. Roumanie, Finlande, Grèce, après des décennies de calme, les attaques d'ours se multiplient en Europe.

 

Dans les Pyrénées, Franska  faisait les poubelles d'un restaurant, avant de mourir d'un accident de la circulation sur une 4 voies, Boutxi attaque à quelques mètres d'une balançoire, un autre ours à l'intérieur d'une bergerie. De très nombreux témoignages, dont l'équipe technique de suivi a connaissance, montrent des ours de moins en moins farouches, approchant des villages, traversant les routes nationales, faisant fuir pêcheurs et randonneurs. Une tendance inquiétante que connaissent toutes les régions d'Europe où vivent les ours.

 

Les éléments d'une catastrophe annoncée sont malheureusement en place :

 

 

Malgré nos alertes, au delà du drame humain que représenterait une attaque, l'état ne semble pas conscient des conséquences catastrophiques qu'elle engendrerait pour l'avenir du tourisme dans les Pyrénées.

 

 Le 24 octobre 2008, à la frontière espagnole, l'ourse HVALA importée en 2006 a attaqué un chasseur de 72 ans. Heureusement, il n'est que légèrement blessé. L'ourse l'a projeté à terre, il a alors tiré deux coups de feu, ce qui selon lui, lui a sauvé la vie. Lire l'article complet ici ...  

 

 

En cas d'attaque, suis-je couvert ?

 

Les maires pyrénéens, chargés par la loi d'assurer la sécurité des biens et des personnes sur leur commune, avaient obtenu en 2006 que l'état assume ses responsabilités en cas d'attaque, notamment suivie de blessures ou d'un décès. La circulaire ministérielle, prévue fin 2006, n'a jamais été publiée.

 

Les 3 plus grands groupes d'assurances français, interrogés sur les droits des victimes d'une attaque d'ours sont unanimes : en l'absence de tiers responsable, l'animal n'ayant aucune personnalité juridique, aucune indemnisation n'est prévue. Ni pour les frais de secours, ni pour les soins non remboursés par la Sécurité Sociale, ni pour les séquelles physiques ou morales éventuelles.

 

Les citoyens pyrénéens, qui paient déjà l’impôt sur le revenu pour financer le plan ours qu’ils subissent, devraient selon les préfets assumer également le coût de l’information sur les dangers de l’ours : il appartiendrait ainsi aux communes de financer l’affichage en mairie, sur la commune, les panneaux d’information en estive, sur les sentiers, le personnel municipal pour leur installation et leur entretien … Chacun de nous doit solliciter le maire de sa commune pour qu’il oblige l'état à assumer seul toutes les conséquences des introductions qu'il a mené seul, exemples à suivre ici :

 

http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-ResponsabiliteMaires.htm#4

 

Puis-je continuer à circuler librement dans les Pyrénées ?

 

Le retour de l'ours, surtout dans des vallées où il était absent depuis des générations, suscite émotion et inquiétude chez les résidents permanents comme chez les vacanciers, habitués à profiter sans réserve de leur environnement proche.

 

En présence de l'ours sur leur commune, notamment d'une ourse avec ses petits, les maires peuvent être amenés à restreindre l'accès à certaines zones. Dans les faits, n'étant que tardivement ou pas du tout informés de la présence de l'ours, les maires ne peuvent  prévenir la totalité de la population. Les territoires communaux sont en effet  traversés par des dizaines de sentiers, passant rarement devant la mairie !

 

A leurs risques et périls également, les chasseurs sont parmi les plus exposés à une rencontre avec l'ours. La pratique de la chasse peut même être suspendue, avec l'accord des fédérations locales. Mais comment profiter de la chasse avec sérénité quand on sait l'acharnement juridique dont font l'objet les chasseurs ayant tué un ours, même en état de légitime défense ?

 

 

Le cas du chasseur René Marquèze est édifiant : il a été relaxé en première instance pour avoir tiré en 2004 sur l'ourse Cannelle, en état de légitime défense.

 

Poursuivi à nouveau en justice par ... 18 associations de "défense de l'environnement" et leur armada d'avocats, il a été relaxé à nouveau en 2008. La justice a fait son travail, mais entre les insultes qu'il a reçues, les menaces de mort ... on ne souhaite à personne de vivre  l'enfer quotidien que les extrémistes de l'Ecologie ont fait de sa vie.

 

 

 

Les Pyrénées, une montagne de liberté

 

 

10 ans d'impossible cohabitation ont exaspéré les éleveurs. Parce qu'ils sont les premiers touchés, ils ont à jouer aujourd'hui le rôle majeur de sentinelle de la montagne. Pour nous alerter tous. Le loup arrive en silence, plusieurs mâles et femelles se sont établis dans les Pyrénées-Orientales. Au lieu de préserver la biodiversité de nos magnifiques Pyrénées,  le retour incontrôlé des grands prédateurs va la faire reculer par l'ensauvagement des montagnes, car les troupeaux partiront, comme ils l'ont fait partout ailleurs où les prédateurs règnent en maître, et notamment les Picos de Europa dans les Asturies en Espagne.

 

Quand les troupeaux n'entretiendront plus les pâturages, les montagnes seront envahies par des espèces dominantes : des taillis, des arbustes, une friche infranchissable de ronces, de fougères, de rhododendrons. Plus de prés dans les vallées, pour nourrir quel bétail ? Des granges vides, des bergeries transformées en boutiques de souvenir à l'effigie de l'ours tout puissant, sans doute.

 

"Quand les troupeaux seront tous partis, nous dit un ancien, pour que la montagne soit belle on fera venir des engins à moteur, des broyeurs, des faucheuses. Dans le bruit et l’odeur d’essence, ils râcleront, arracheront, piétineront ces espaces que les troupeaux entretenaient pour nous tous. Les loups tueront aussi les marmottes, les isards. Les ours feront les poubelles des villages. Les touristes regretteront les troupeaux, on regardera des photos, des films et des livres sur la transhumance. Il sera trop tard."

 

L'avenir du pastoralisme pyrénéen se joue aujourd'hui.

 

C'est aujourd'hui qu'il faut agir, ensemble, si nous voulons transmettre aux générations futures les Pyrénées que nous aimons 

 

 

Comme des centaines d'amoureux des Pyrénées, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, natifs de nos vallées ou d'ailleurs, vous vous êtes retrouvés dans la vision d'avenir de l'Aspap. Vous pouvez vous informer, nous soutenir, nous rejoindre ... pour en savoir plus sur la vie de l'association ... cliquez ici,  pour adhérer ... cliquez ici

 

 

   


 

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