Pastoralisme et biodiversité - un patrimoine à sauvegarder
La transhumance, 3.000 ans de biodiversité au quotidien
Eleveurs en montagne, acteurs du développement durable
Ours, loup, comment les grands prédateurs menacent la biodiversité spécifique des Pyrénées

Le pastoralisme,
patrimoine vivant des Pyrénées
La meilleure façon d’expliquer le pastoralisme est certainement de monter à l’estive, à la belle saison.
Rejoignez-nous à la cabane
de l’Aspap …
Nous vous
invitons à choisir une estive … fermez les yeux … vous y êtes.
Sénard
Les cabanes d’Ariège sont rarement desservies par une piste carrossable, c’est donc avec de bonnes chaussures au pied, et sac sur le dos que vous arriverez ! Si vous avez choisi la cabane de ...
Sénard, alt 1874m, vous venez de monter
Illau, alt 1485m,
L’Ariège compte
environ 100 unités pastorales ou estives. C’est là que sont conduits les
troupeaux lors de la transhumance, en début d’été.
Le pastoralisme
n'est pas un folklore, mais bien une activité moderne qui s'inscrit dans un
contexte économique d'actualité. Le pastoralisme est le fait des éleveurs et de
leurs troupeaux, c’est une activité de production profondément originale qui
n'existe que par un rapport étroit et respectueux entre les hommes, la terre et
les troupeaux.
L’estive, l’équivalent pyrénéen de l’alpage, est le prolongement indispensable de l’exploitation qui est située généralement en fond de vallée. La quantité et la qualité d’herbage qu’offrent ces espaces immenses à la belle saison sont un élément indispensable à l’alimentation des troupeaux, la ressource en herbe en vallée et sur les versants ne pouvant suffire à leur alimentation.
Une mine d'informations sur le pastoralisme en Pyrénées sur le site pyrénées-pyrénéus en cliquant ici
La transhumance, 3.000 ans de biodiversité au quotidien
Depuis la nuit des temps,
par une conduite fine et adaptée des troupeaux, selon les saisons, des vallées
et des versants jusqu’aux vastes estives, les éleveurs ont à mettre en oeuvre
une gestion durable des ressources fourragères.
Ces pratiques pastorales
agissent fortement sur les pâturages et jouent un rôle environnemental
essentiel en assurant l'entretien de paysages ouverts et d'écosystèmes
biologiquement diversifiés.
Bien au delà de l'image caricaturale d'intérêts opposés entre l'agriculture et la nature, entre l'homme et le milieu naturel, de très nombreux travaux relèvent le rôle fondamental du pastoralisme comme moteur de la biodiversité pour en savoir plus, cliquez ici
Lorsque nous expliquons,
depuis l’estive, cette interaction entre la terre, les troupeaux, les
hommes et les paysages, nous sommes souvent surpris de la véritable révélation
que cela représente pour le grand public … les visages s’élèvent, les yeux balaient le
paysage, la vallée, les versants, l’estive
et tout à coup le regard s’éclaire, et pour la première fois …
il « lit » la montagne.
|
Mais bien sûr ! Ainsi ces paysages magnifiques des Pyrénées sont l’œuvre du travail des hommes, tout autant que celui de la nature. Ces pelouses que vous avez foulées pour monter à la cabane sont le résultat de milliers d’année de transhumance. Cette flore qui semble naturellement si bien fixée et typique de chacune de nos vallées, de chacun des plateaux est une flore qui est née et qui se maintient grâce à la présence, chaque année répétée, de troupeaux d’animaux domestiques qui viennent y pacager.
"La
transhumance est essentielle au maintien de la biodiversité"
(source ministère de l’Ecologie – 2006). |
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ETAGEMENT
de
et REPARTITION de
l’ESPACE :
De bas
en haut :
- Le
fond de vallée et les coteaux : village, bâtiments d’exploitation,
prairies de fauche,
- La
zone intermédiaire, de 1000 à
- L’estive, de 1400 à 2400m et plus, territoire des troupeaux l’été : vaches, chevaux sur le bas de l’estive (pelouses), « Montagne à moutons » au-dessus (vallées suspendues, très forts dénivelé, couloirs herbeux du milieu minéral) |
Complétez votre voyage au coeur de la biodiversité en montagne en
en cliquant ici
Le troupeau est tenu selon le très ancien système que les anciens définissaient ainsi:
"en semi-liberté, c’est là qu’elles sont bien et c’est là qu’elles profitent". Les bêtes ne sont pas gardées en permanence mais surveillées et orientées en fonction de l’état des pâtures, et d’un calendrier d’occupation des sols variable en fonction des années climatiques et de l’état de l’herbe. Elles ne pâturent jamais groupées mais en "escabots" (petits lots) dispersés, entre une dizaine et deux cents têtes au maximum, ce qui leur permet, sur les estives extrêmement difficiles d'Ariège, de tirer profit de toutes les micro-zones pâturables sans exercer aucune surpression sur aucune d’entre elles. (couloirs rocheux, pentes très raides, moindres replats herbeux en surplomb ...)C'est pendant cette période d'alimentation naturelle et à volonté, que les animaux parviennent à un état d'engraissement satisfaisant. L'animal choisit son alimentation, son temps de pâture et de repos en fonction de la météo. Personne ne sait mieux que l'animal anticiper les coups de chaud, comme les chutes estivales de neige, et s'en préserver. Il est fréquent de constater un repos diurne et une alimentation nocturne.
Traditionnellement, les éleveurs-bergers utilisent toujours les mêmes estives à l'intérieur desquelles chaque troupeau fréquente toujours le même secteur qui lui est propre.
L'habitude des animaux de séjourner toujours sur le même parcours fait que le gardiennage permanent n'est pas indispensable. Il arrive souvent aux randonneurs d'imaginer que le groupe de brebis qu'il a croisé est laissé à l'abandon sans soin ni surveillance. L'image du berger au béret vissé sur le crâne, menton appuyé sur son bâton, est tenace. C'est d'ailleurs un des arguments récurrents des pro-ours. Essayez d'imaginer ... l'estive que vous traversez occupe plusieurs vallées, sur des centaines d'hectares. Même s'il s'agit, comme c'est souvent le cas, d'un troupeau gardé par un berger salarié, vos chances de le croiser au cours de votre journée sont très minces ... pendant que vous êtes ici, il peut être à 3 ou 4 heures de marche, auprès d'un autre lot de brebis. A moins que vous arriviez à un des moments de la semaine où il "assale" (donne le sel) tout en vérifiant bête par bête l'état sanitaire du troupeau regroupé. Et si vous ne voyez pas le berger, lui sait exactement à quelle heure et à quel endroit il retrouvera chacun de ses lots. Enfin, sachez que si vous ne voyez pas le berger ... lui, très souvent vous voit !
Par leur façon différente de brouter, les vaches, les chevaux et les brebis
assurent la diversité de la végétation et limitent l’expansion du
gispet (graminée sèche invasive), que
les fourrés et arbustes remplaceraient bientôt. Dans les zones où l'ours et le
loup ont découragé les éleveurs de transhumer, on aboutit très vite à un
appauvrissement de la diversité végétale, qui se traduit par une grande
sensibilité à ces incendies dont les télévisions ont montré les désolantes
images.
Le même résultat désastreux est obtenu par le regroupement nocturne imposé comme méthode miracle contre les attaques de prédateurs : il cumule les effets d'une sous-alimentation (les brebis pacagent essentiellement à la fraîcheur de la nuit) - la surconcentration d'animaux (maladies, accumulation de déjection) - l'abandon des terres trop éloignées de la cabane. Et des contraintes de mise en oeuvre et de charge de travail telles que les scientifiques reconnaissent désormais que ces mesure ne peuvent être envisagées comme solution durable de protection des troupeaux.
Les travaux contemporains montrent comment ce système de garde ovin a contribué à créer et continue à maintenir la biodiversité végétale des montagnes, jusqu’à haute altitude. Des chercheurs espagnols de l’Institut Pyrénéen d’Ecologie de Jaca ont même démontré comment cette présence ovine était favorable aux isards:
"Ces pâturages sont préservés grâce à l’activité des brebis, et fournissent aux isards une ressource très nutritive à des moments clés de leur cycle vital (par exemple, dans les dernières semaine de gestation, quand leurs besoins énergétiques sont les plus élevés)".La biodiversité, ça se cultive ! Sous ce titre plein d'humour, le bénéfice de l'agriculture pour la montagne par l'exemple, en Champsaur. L'article complet ici ...
La biodiversité des Pyrénées se porte donc bien, merci. De très nombreux diagnostics Natura 2000 réalisés sur tout le massif ces dernières années, qui mesurent la valeur en terme de biodiversité d'un territoire, font apparaître une variété des espèces végétales (biodiversité végétale) parmi les plus riches d'Europe.
C'est le sens de notre participation au Grenelle de l'Environnement, en Octobre 2007, dont l'objectif a été de rappeler comment ce mode production est un élément clef de la biodiversité en montagne. Voici ce travail :
Elevage extensif et races domestiques autochtones, éléments clefs de la biodiversité en montagne
B.Besche-Commenge – ADDIP – 22-10-2007 / Grenelle de l’Environnement, groupe 2
On n’en est plus à une époque où le concept flou de “protection” d’une “nature” au demeurant jamais définie, conduisait à une partition schizophrénique des humains, de l’espace, et des espèces animales et végétales: un monde quotidien où l’on acceptait que cette “nature” fût mise de côté avec d’autant plus d’insouciance que, par ailleurs, quelques zones et espèces emblématiques devenaient des sanctuaires, des icônes intouchables, au fond des alibis à une dégradation globale.
Absente par exemple de la convention de Berne en 1979, qui en est devenue obsolète parce que réductrice, le notion de biodiversité, définie scientifiquement et non idéologiquement, permet aujourd’hui une vision intégrée de problèmes jusqu’alors envisagés de façon ponctuelle, limitée, assez inefficace autrement nous n’en serions pas aux urgences qui justifient ce Grenelle de l’environnement.
Oubliées y compris des zones Natura 2000
( 1 ), les biodiversités agricoles et ordinaires sont à présent au centre des préoccupations. Enfin ! Comme le souligne le rapport du groupe 2, page 16 : « Toute la biodiversité est concernée par cet enjeu à commencer par la biodiversité ordinaire, celle de tous les jours, celle qui n’est pas nécessairement protégée ».
La
« Stratégie nationale pour la biodiversité », adoptée par la France en 2004 soulignait déjà comment « l’abandon du pâturage extensif » menaçait des espaces ouverts (p.11), comment « usages locaux /et/ connaissances traditionnelles de la faune et la flore, tendent à s’effacer du fait de l’évolution des modes de vie », tandis que, sous l’apparence « d’un intérêt pour la nature /…/ la diversité du vivant reste une notion complexe, souvent mal appréhendée, au-delà de l’attachement à certaines espèces emblématiques (dauphin, baleine, ours...). » (p.14) la suite ici ...
Pour en savoir plus sur les races autochtones et l'importance de leur maintien au même titre que les espèces sauvages, cliquez ici
Eleveurs en montagne, acteurs du développement durable
Ainsi, la nature est belle parce qu’elle est entretenue, parce que les prairies sont fauchées. On a voulu protéger la faune et la flore, et c’est très bien. Désormais, on s’aperçoit qu’il faut aussi entretenir l’espace.
Et que le rôle des agriculteurs est essentiel.
Ainsi, depuis des millénaires, les agriculteurs de montagne sont les acteurs du développement durable tel que nos civilisations ont attendu le XXème siècle pour le définir : " un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ". (source ministère de l’Ecologie - 2007)
Ainsi
ces hommes et ces femmes ont su préserver jusqu’au XXIème siècle
la
biodiversité des Pyrénées, qui dans tant de régions de France a reculé. Une
expédition naturaliste en Août
Ils se sont adaptés aux contraintes économiques et administratives de notre temps, aux normes européennes, ont fait la synthèse des méthodes traditionnelles et des progrès techniques d’aujourd’hui. Ils ont lutté pour conserver leur terre malgré l’envol des prix du foncier.
En montagne, les prairies de fauche sont
rares et faire du foin coûte cher, les rendements sont faibles sur les fauches
de regain et le prix du carburant pour le tracteur ne cesse d’augmenter. Ici la majeure
partie des terres est constituée de parcours herbeux très pentus, parsemés
d’arbres et de bosquets entre 1.000 et
![]() |
4 saisons dans un élevage
de montagne
L’hiver, les
animaux restent à l’abri des granges et des bergeries, au point le plus bas de
l'exploitation. Leur alimentation est constituée principalement de fourrages
secs, foins et regains (2ème pousse de fin d’été). C’est la saison de
vêlage pour les vaches. En fin d’hiver, le premier agnelage a lieu pour les
brebis.
Au printemps, les
animaux séjournent et pâturent sur les secteurs de moyenne montagne appelés
"zone intermédiaire" ou zone "des granges foraines" à une altitude comprise
entre 1000 et
Quand arrive l’été,
les troupeaux sont conduits à l’estive, entre 1400 et |
Tant que les attaques de l’ours ne venaient pas perturber le travail sur l’exploitation et l’estive, les éleveurs d’Ariège et des Pyrénées estimaient pouvoir continuer ce beau et difficile métier.
Jusqu’à ce que depuis Arbas ou Paris, certains aient l’idée, pour vendre des ours aux français, d’organiser leur introduction au nom de la biodiversité ...
Ours, loup, comment les grands
prédateurs
Autant être clairs. On nous a menti. Dans les objectifs du plan ours 2006-2009, il n'est jamais fait mention de l'argument de la biodiversité. Et pour cause, il est scientifiquement infondé. Le maintien de la biodiversité n'est qu'un excellent support de communication, utilisé très largement pour vendre au grand public ces programmes imposés aux Pyrénéens et aux contribuables par le ministère et les associations pro-prédateurs, seules bénéficiaires du plus vaste plan écologico-médiatico financier d'Europe.
L'ours des Pyrénées a définitivement disparu, et toute tentative pour le faire revivre est illusoire : il ne reste plus que quelques mâles adultes d'origine pyrénéenne et aucune femelle.
Les deux plans de réintroduction de 1996/97 et 2006 ont uniquement consisté à déplacer des ours d'une région d'Europe vers une autre, pour parvenir à une vingtaine d'ours aujourd'hui. L'ours brun n'est pas une espèce menacée : 42.000 ours vivent en Europe, il prolifère même dans certaines régions - en Slovénie notamment - où il est chassé.
Dans les Pyrénées, vous le savez maintenant, la biodiversité est préservée, elle est saluée par plusieurs diagnostics Natura 2000. Elle est le résultat d'un équilibre basé sur le maintien d'un pastoralisme vivant, moderne, et respectueux de l'environnement.
Depuis 20 ans en Ariège, et globalement dans tout le massif, les éleveurs, les acteurs locaux, élus, responsables professionnels et institutionnels ont réussi le pari d’un pastoralisme renouvelé, support d’emploi et de multiples « externalités positives » : qualité des paysages, ouverture des milieux à tous les usagers de la montagne par l’entretien des espaces et des sentiers, outil de maintien des populations, outil de développement rural et commercial par la valorisation des races autochtones rares dont l’effectif repart à la hausse : brebis Tarasconnaise, Castillonnaise, vache Gasconne, cheval de Mérens, cheval Castillonnais.
Le retour des grands prédateurs entraîne une « désorganisation du système pastoral, avec des répercussions sur l’état des animaux, l’état du milieu,
l’état des hommes qui
le mettent en oeuvre».
(Source Cerpam, centre de recherches rurales - 2006) |
Le retour des grands prédateurs n’est qu’un placebo de biodiversité. Quel impact positif sur la biodiversité de l’ensemble du milieu pyrénéen peuvent avoir ces ours, transplantés de Slovénie vers les Pyrénées dont la biodiversité se porte bien, merci ? Au contraire, quels risques font ils courir aux vrais acteurs du développement durable et de la biodiversité que sont les éleveurs, au pastoralisme dans son ensemble, cet équilibre multiséculaire mais fragile. A quel prix ? Au détriment de qui ?
Avec une certaine réussite, on doit le reconnaître, les pro-prédateurs tentent depuis des années de ramener les dégâts de l’ours et du loup en France uniquement au nombre de bêtes tuées et indemnisées par l’Etat. Une brebis est morte. L’éleveur reçoit un chèque. Où est le problème ?
Le problème se situe bien au-delà d’un pourcentage d’attaques par rapport à un nombre total d’animaux épargnés, et réparé financièrement, quoiqu’incomplètement. La désorganisation des milliers d’exploitations du système pastoral pyrénéen, les répercussions négatives sur l’état des animaux, du milieu, et les conséquences sur les hommes qui le mettent en œuvre, n’ont pas de prix. Tant au point de vue financier, technique, écologique, qu’humain et social, elles sont insupportables.
Et c’est sans issue. Toutes les tentatives de cohabitation troupeaux/prédateurs l’ont montré : alors que le nombre d’estives totalement protégées est en expansion continue, le nombre d’attaques de prédateurs ne faiblit pas. Ours et loup trouvent toujours la faille. « l’ours, s’il veut passer, il passera » nous avouait un membre de l’équipe de suivi de l’ours en 2006.
Dans un contexte économique mondialisé déjà difficile, la défense quotidienne du troupeau contre les prédateurs accapare l’énergie des éleveurs, décourage l’installation des jeunes, mène à l’abandon des zones éloignées de la cabane ou exposées à des attaques répétées.
Aussitôt l’espace déserté par les troupeaux, il suffit de quelques saisons aux ligneux et fougères, au gispet, espèces végétales dominantes, pour coloniser définitivement les pelouses abandonnées, les versants, les prés. Dans tous les cas, s’ensuivra un recul de la biodiversité de ces espaces, que buissons et ronces envahiront bientôt. En aucun cas, la forêt originelle ne reviendra.
«Quand les troupeaux seront tous partis, nous dit un ancien, pour que la montagne soit belle on fera venir des engins à moteur, des broyeurs, des faucheuses. Dans le bruit et l’odeur d’essence, ils râcleront, arracheront, piétineront ces espaces que les troupeaux entretenaient pour nous tous. Les loups tueront aussi les marmottes, les isards. Les ours feront les poubelles des villages. Les touristes regretteront les troupeaux, on regardera des photos, des films et des livres sur la transhumance. Il sera trop tard."
Cette vision d’avenir fait froid dans le dos. Elle est déjà le présent de la région des Picos de Europe, en Espagne dans les Asturies, où en 10 ans les loups ont vidés les montagnes des troupeaux, puis de la petite et grande faune, jusqu’à transformer les paysages en friches. Au point que les associations pro-loup tirent la sonnette d’alarme, démunies devant les résultats catastrophiques de leur expérience d’apprentis sorciers. (3)

Asturies : de la biodiversité … … à l’ensauvagement.
Les Pyrénées sont à un tournant de leur histoire. Pendant des siècles, le pastoralisme s’est maintenu en dépit de toutes les modernisations ou peut-être grâce à elles, il a traversé de rudes crises climatiques sans disparaître et on a compris son extrême souplesse et sa capacité d'adaptation aux changements. On a également pu évaluer l'efficacité avec laquelle il valorise les différents étages montagnards.
L’avenir du pastoralisme dans les Pyrénées se joue aujourd’hui. Ce patrimoine vivant que les pyrénéens partagent avec tous les amoureux d’espace, de nature et de liberté, c’est à nous tous de le défendre, ensemble, pour le sauvegarder et transmettre aux générations futures.
Affichons notre unité,
exprimons notre profond désaccord avec les méthodes d’une poignée
d’associations et d’un état irresponsable qui ont imposé aux français des choix
catastrophiques pour l’avenir de leurs montagnes !
Réaffirmons notre refus justifié et déterminé de voir les Pyrénées abandonnées au seul bénéfice d'ours importés, et de loups, qui n'apportent rien à la biodiversité et mettent en péril l'équilibre écologique, social, économique et culturel que des générations d'hommes et de troupeaux ont bâti, et qui a ouvert les Pyrénées à tous les usagers de la montagne d'aujourd'hui.
(1) Pour en savoir plus
sur les indemnisations, cliquer ici (D comme Dommages)
(2) Pour
la page sur les attaques, cliquer ici