accueil cabane

 

Vie de l'association ....

 

L'ASPAP fonctionne grâce à l'énergie et à l'enthousiasme de ses bénévoles. Un animateur à mi-temps met en oeuvre les différentes actions de l'association, gère le secrétariat administratif, assure le lien et la diffusion d'information auprès des adhérents, des partenaires de l'ASPAP et les médias. Stéphane Lessieux a assuré cette fonction jusqu’au printemps.

Depuis avril 2007, il a passé le relais à Magali Boniface.   

Association loi 1901, l’ASPAP comprend un bureau et un conseil d’administration renouvelables chaque année. Très régulièrement, le bureau et le conseil d’administration - élargi à tous les adhérents qui souhaitent y participer – sont réunis, à Foix. Les expériences de chacun, les idées, les  propositions sont mises en commun, dans un débat large et ouvert. Ces réunions sont le creuset de toutes les actions de l’ASPAP.

 

L’ASPAP représente l’Ariège au sein de l’ADDIP*, coordination pyrénéenne qui fédère à l’échelle du massif  les 4 grandes associations de défense du pastoralisme et des usagers de la montagne *, et les acteurs pyrénéens concernés par le retour des grands prédateurs, élus, responsables professionnels et institutionnels.

 

L’ASPAP, est devenue une force incontournable d’action et de proposition sur la scène pyrénéenne. Elle le doit au poids considérable de ses 1000 adhérents, à son indépendance politique et syndicale, à la mobilisation des bénévoles sur les différentes actions, depuis la tenue des stands jusqu’aux grandes manifestations, dans un élan de solidarité encore renforcé par notre statut imposé de « pot de terre » … déterminé à venir à bout du « pot de fer ».

 

La date des réunions est diffusée par mail aux adhérents qui nous ont communiqué leur adresse, et sur l’AGENDA de ce site. Vous aussi, vous pouvez vous informer, agir, adhérer pour nous soutenir ou pour vous impliquer davantage, selon vos choix et votre disponibilité ...

L’ASPAP est un espace de liberté, à vous de décider.

 

 

Pour adhérer dès maintenant, ouvrez ici le bulletin d’adhésion à imprimer.

Pour la date de la prochaine réunion, ouvrez l’Agenda de l’ASPAP

Boîte mail : aspap.contact@gmail.com
Contact : 06 30 29 90 86

 

ASPAP – BUREAU

 Co-Présidents

Denjean Rémi

Véronique Estrémé

Jean-Pierre Mirouze

 

Secrétaire

Hélène Huez, titulaire

 

Trésorier

Quaranta André

 

 

 

Un grand moment de l'association. Il parait que les assemblées générales de l'Aspap sont uniques ! Peut-être parce que l'Aspap l'est aussi ?

L'assemblée générale de fin d'année 2007 a eu lieu ... en 2008, le 1er Février à Serres sur Arget. Nous avons repris à peu près les mêmes ingrédients que l'année précédente :  en informant tous nos adhérents suffisamment à l'avance. En construisant le programme ensemble, lors de réunions de préparation. En offrant la tribune avant tout aux bénévoles pour qu'ils racontent l'année avec leurs propres mots et leurs propres émotions. Enfin en donnant une large place aux questions de fond que l'introduction de l'ours soulève. Et bien sûr en terminant la soirée par un énorme buffet où chacun apporte les bonnes choses de sa vallée pour les partager.

 

1

 

 

Comme notre première "A.G", ce fut une mémorable soirée !

 

Vous pouvez aussi télécharger ici le compte-rendu en version Word ... mais sans les photos !

 

 

                           

 

Assemblée générale à Serres sur Arget, 1er février 2008

Identité Pyrénéenne, mobilisation et solidarité

au grand rendez-vous de l’Aspap.

  

 

« Une assemblée générale de l’Aspap ne ressemble à aucune autre ! ».

 

Cette année encore, nous avons délibérément choisi de déborder du strict cadre statutaire pour créer à Serres sur Arget, ce 1er février, un moment unique de partage, de réflexion et d’amitié. Entamée par un vibrant « Ariéjo Moun païs », notre soirée s’est terminée par un mémorable buffet composé de toutes les bonnes choses que chacun avait apporté : la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées est aussi celle des meilleurs produits de nos vallées, et celle de ces chants qui ont traversé le temps.

 

 

Bien que le retour médiatique de nos actions ait paru moindre en 2007 que l’année précédente (celle des lâchers d’ours), près de 350 personnes ont tenu à faire le déplacement. C’est une grande fierté pour l’Aspap, autant par l’importance de l’auditoire que par sa composition toujours aussi variée : ariégeois des montagnes et de la plaine, amis des départements voisins, dont une solide délégation de Haute-Garonne ... ruraux, urbains, éleveurs, usagers des loisirs en montagne, sans oublier les associations partenaires de l’Addip, venues de tout le massif. Nos amis des Alpes et des Asturies en  Espagne nous ont adressé leur soutien, nous les retrouverons ce printemps dans les Pyrénées pour continuer notre travail commun à l'échelle européenne.

Lire la lettre de nos amis Asturiens ici

Afficher le diaporama de nos amis du Grand Charnier, dans les Alpes,  ici

  

  

 

 

En moins de deux années d’existence, l’Aspap est devenue un interlocuteur incontournable de la question de l’ours dans les Pyrénées. Nous avons voulu présenter le plus complètement possible la mobilisation et le travail de l’Aspap en 2007, depuis l’Ariège jusqu’aux ministères, auprès des éleveurs, du grand public et des acteurs locaux et nationaux. Une large place a été donnée à la tribune à ceux et celles qui sur le terrain, les ont mis en œuvre, représentant près de 3 heures d’interventions, de témoignages et de projections audiovisuelles.

  

 

Au nom des Co-Présidents, Claude Carrière a ouvert la séance, réaffirmant notre détermination à faire cesser définitivement le plan ours, et notre vigilance notamment face à la menace du remplacement des deux ourses mortes accidentellement, que l’Adet tente d’obtenir par tous les moyens. Mais l’Aspap a encore une fois souhaité élever le débat par une approche complète et transversale de la problématique du retour des grands carnivores, ours, loup, en éclairant le public sur  ses répercussions environnementales, humaines et économiques pour nos territoires.

    

                  

 

Le brillant exposé « pastoralisme et biodiversité d’autrefois et d’aujourd’hui » de Bruno Besche-Commenge a passionné l’assemblée. Infatigable défenseur de l’écologie, « celle des écologues, pas celle des talibans de l’écologie » il y a démontré :

 

 

 

 

 

  Vous pouvez télécharger l'exposé complet ici

    

            

 

 

  Images insupportables de charniers, 350 dégâts imputés à l’ours cette année en Ariège (au 1er rang des Pyrénées), incapacité récurrente de l’équipe de suivi à localiser l’ours ... Ils seraient une dizaine au moins en Ariège, dont 2 sur 3 des ours restants introduits en 2006. Nous avons montré comment l’étendue globale des dommages d’ours n’est jamais évaluée :  

 

 

 

Une page du site est consacrée aux dommages d'ours en 2007, pour y accéder, cliquez ici

                

 

 

Lors d’un dernier volet d’intervention, nous avons donné la parole aux actions et actualités de portée régionale et nationale qui ont marqué cette année :

 

 

 

 

 

 

pour consulter  notre dossier sur les asturies, cliquez ici

pour afficher le diaporama sur le trentin, cliquez ici

 

Lors du volet statutaire, nous avons procédé au renouvellement du conseil d’administration. Après vote à l’unanimité de l’assemblée, il compte 4 nouveaux membres : Myriam Denamiel, au collège citoyens – Gérard Dubuc, au collège élus – Hervé Peloffi, au collège entreprises et institutions – Francis Claverie, au collège éleveurs.

 

Le bilan financier 2007 présente un résultat négatif de 6.812,48 euros. Le solde de trésorerie reste positif, malgré les attaques dont l’Aspap a fait l’objet via les 10 manifestants condamnés. La Souscription Pyrénées Solidaires est un véritable bol d’air dont nos finances avaient grand besoin.

 

L’évocation du procès d’Arbas fut sans doute le plus grand moment d’émotion de la soirée,

lorsque Gérard Pons, au nom des 10 manifestants condamnés, a remercié l’Aspap et tous les donateurs de leur soutien exprimé lors de notre grande souscription « Pyrénées Solidaires » : plus de 15.000 € ont déjà été collectés, sur les 20.000 € de condamnations et amendes diverses. Une véritable réhabilitation, et un élan historique de générosité qui a largement dépassé les limites de l’Ariège, relayé solidairement par toutes les associations pyrénéennes, dans chaque vallée. De toute la France, nous continuons à recevoir des dons et de témoignages d’encouragement pour l’Aspap, et de nouvelles adhésions. La souscription reste ouverte, et tout semble possible aujourd’hui ! Page spéciale, informations ou souscription ...  cliquez ici

 

Le dernier intervenant de la soirée, et non des moindres, fut André Quaranta, qui avec son talent inimitable de conteur, nous a fait une inoubliable présentation du dernier « invité » de la soirée : le chien de Carélie. Utilisé en Finlande pour son flair incomparable pour repérer l’ours, il a suscité un intérêt extraordinaire dans notre assemblée, et de nombreux sourires entendus.

  notre page spéciale chien de Carélie ici

l'article de la dépêche du midi du 4 février 2008

  « 2008 est une année charnière ». Aux premiers mots de Philippe Lacube sur les perspectives 2008, le silence et la gravité sont retombés sur l’assemblée. Parce que l’Aspap est depuis toujours au plus près du terrain, nous savons qu’il n’est pas de montagne en Ariège et dans les Pyrénées où l’on n’ait déjà envisagé de régler directement le problème des ours slovènes que l’Etat y a imposés. « Nous faisons tout pour éviter cela, mais si rien n’est fait nous y allons tout droit. Cela fait bientôt vingt ans qu’on nous assène le respect de la Convention de Berne sans nous respecter. »

 

Il a rappelé ensuite les mots du Préfet Valette, cet été en Vicdessos, aux relents néocolonialistes :

« nous ne pouvons pas demander aux africains de quitter leurs villages pour sauver l’éléphant d’Afrique si nous ne faisons pas nous même d’efforts pour sauver l’ours dans les Pyrénées».

 

Tout d’abord l’ours des Pyrénées a disparu, et personne n’y pourra rien changer. L’ours slovène prospère, comme l’ours brun partout dans le monde. Concernant ... « les africains », vous voulez parler sans doute, Monsieur le Préfet,  de ces « 19 millions de réfugiés de la conservation », sortis de force de leurs terres pour créer des réserves sauvages  avec l’appui du WWF -qui fait l’objet de 13.000 plaintes- ? Ignorez-vous que l’expulsion des populations de leurs territoires décime des cultures humaines millénaires dont le rapport à l’environnement est à l’origine même de la biodiversité que ces parcs disent vouloir protéger ? Vous qui avez servi l’Etat 12 ans en Afrique, savez vous que 90% de la biodiversité se trouve en dehors de ces réserves sauvages où l’on a mesuré une perte de biodiversité quand les hommes n’y vivent plus ?                                               

 

  L’écologie a changé. De nombreuses études scientifiques démontrent que ces zones que l’on voudrait consacrer à la grande faune sauvage pour les sauvegarder sont riches en biodiversité grâce à l’homme qui avait appris à comprendre la valeur et les mécanismes de la nature environnante. Dans les Pyrénées,  de très nombreux diagnostics Natura 2000 ont montré que la biodiversité est parmi les plus riches d’europe, grâce aux hommes qui ont su maintenir un pastoralisme écologiquement durable, qui valorise et préserve ces espaces depuis des millénaires.

 

Oui, ce sont les pyrénéens qui ont su sauvegarder jusqu’à nous ce territoire, un des mieux préservés de France. C’est notre fierté de pyrénéens, la source de notre mobilisation, c’est ce lien indéfectible qui nous lie à nos montagnes.

 

En ce printemps où l’Etat évalue son plan ours, les Pyrénéens ont envoyé depuis l’Ariège un signal fort aux pouvoirs publics, montrant combien notre mouvement de résistance ne faiblit pas mais au contraire s’amplifie, se soude et s’organise. Les inspecteurs du ministère de l’Ecologie ont reconnu eux même avoir trouvé des interlocuteurs sur le terrain « le couteau entre les dents » : éleveurs, élus, associations de défense du patrimoine, responsables consulaires, institutionnels professionnels et syndicaux sont unanimes à demander l’arrêt immédiat du plan ours.

 

Les pyrénéens ont choisi. En 2008 l’Etat devra choisir. Entre deux voies, comme Bruno Besche-Commenge nous l’a démontré dans sa remarquable intervention. Sans ambiguïté :

 

- «  soit on efface définitivement une histoire très ancienne qui a ainsi modelé ce milieu, et on l’ensauvage à tour de bras pour permettre à ours et loups d’y vivre comme ils le font déjà naturellement dans tant d’espaces très peu humanisés, sans avoir pour cela besoin des Pyrénées ni des Alpes ;

-  ou on continue cette histoire,  la relance là où elle tend à disparaître, et préserve cette biodiversité à visage humain caractéristique de nos montagnes : formes d’élevage riches, variées, pas homogènes ni industrielles, biodiversités agricoles et ordinaires très riches, maintien d’un milieu ouvert, humanisé, beau, pour randonneurs et simples promeneurs»    Aspap, février 2008