Dans l'actualité ...

 

 

 

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21.10.2008

Attaque "infanticide" d'un ours mâle sur trois oursons. Des images rares d'un évènement qui l'est moins, étonnamment bien  moins médiatisé que les naissances ou les lâchers d'ours. La force impressionnante, la détermination et l'instinct tueur de l'ours brun ne seraient-ils pas bons pour l'image édulcorée et idéalisée du plantigrade ?

21.10.2008 Espagne. Asturies. El Comercio Digital publie une vidéo inédite de l'attaque infanticide d'un ours adulte male face à une femelle défendant sa portée de trois oursons. Des images exceptionnelles dont la violence déchaîne les passions de nos voisins ibériques, et dont l'épilogue se jouera ... dans l'estomac du mâle "infanticide".

 

asturies - L’ours infanticide

 

  

Le phénomène d’infanticide chez les ours que rapporte l’article que nous traduisons ci-dessous est connu, pour cet animal comme pour beaucoup d’autres, nos propres chats domestiques sans aller plus loin.

L’intérêt majeur de cet article est le film qui l’accompagne et montre l’un de ces infanticides.  Il vaut mieux le visionner en première page  (colonne de gauche, vers le milieu): le format est plus grand, l’image de meilleur qualité que  celle qui accompagne l’article. Il suffit de cliquer sur les titres traduits ci-dessous pour accéder au journal asturien : El Comercio Digital.

 

B.Besche-Commenge – ASPAP /ADDIP – octobre 2008

 

 

 

El Comercio Digital – 19 octobre 2008

 

1) - Première page (video grand format)

 

Brutale attaque d’un ours adulte sur des oursons

 

Pour le mâle, l’objectif est que la femelle soit de nouveau en chaleur pour s’accoupler avec elle. Un livre de la Fondation Oso Pardo  /Ours brun/ rassemble toute l’information sur le comportement des femelles et de leurs petits.

 

2) – Article

 

Ours infanticides

R. MUÑIZ / A. VILLACORTA | GIJÓN

 

Depuis 1996 quatorze oursons sont morts des mains de leur père dans la Cordillère Cantabrique. Tels sont, pour cette espèce,  les cas d’infanticides  connus avec certitude  dans la zone, et recueillis dans un livre coédité et présenté hier par la Fondation Biodiversidad et la Fondation Oso Pardo. Intitulé « Ourses », le livre rassemble les informations recueillies ces dernières années au cours d’observations de femelles d’ours cantabriques et de leurs petits.

On y explique que « l’infanticide est un phénomène très fréquent et bien documenté » pour cette espèce, « alors que notre perception anthropocentrique des comportement animaux pourrait la considérer comme une anormalité terrible et insensée ».

 

Ces infanticides entrainent des polémiques et, pour la Fondation Oso ardo, ils sont « un des thèmes les plus brûlants et les plus débattus par la sociobiologie depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui ». Au point que les spécialistes sont divisés entre ceux qui soutiennent que « l’infanticide est une adaptation évolutive présente chez de nombreuses espèces et dans de nombreuses situations », et ceux qui considèrent « ce comportement comme pathologique ».

Au delà de la polémique, « Osas » explique pourquoi se produisent ces infanticides, et quels avantages trouve un animal à tuer ainsi des petits de sa propre espèce. On peut les résumer à quatre:  les ours tuent les oursons pour se procurer une ressource alimentaire directe ; pour éliminer des concurrents potentiels sur ces ressources ; pour accroître les possibilités de survie ou de succès reproducteur, ou, fondamentalement, pour accéder aux individus de l‘autre sexe afin de procréer.

 

Pour les experts, « les mâles infanticides peuvent à l’occasion consommer les petits qu’ils ont tué », ce que l’on peut considérer comme « une stratégie facile pour obtenir des aliments », mais ils signalent que « les vrais bénéfices sont clairement liés à la reproduction. Les ours mâles attaquent et tuent les petits dépendants de leur mère dans l’objectif d’augmenter les opportunités de se reproduire avec elle ». Il signalent d’ailleurs que « le mâle infanticide n’est pas le père des petits », mais « il le sera de la prochaine portée ».

 

La Cordillère Cantabrique n’échappe pas à ces comportements infanticides. Bien qu’ils soient « difficiles  à surprendre et observer », indique la Fondation, entre 1996 et 2007 cette organisation a pu constater au moins huit cas d’infanticide. Pour sept d’entre eux, toute la portée a été détruite. Pour l’autre un des petits a survécu. Le livre détaille les attaques et s’attarde sur l’une d’elles.

Elle s’est produite en juin 2000, dans le Parc Naturel de Fuentes del Narcea,  où « il fut possible de vérifier l’obsession et la minutie que mettait l’ours mâle à rechercher et tuer un à un les trois petits de la portée, et cela malgré les réactions violentes et désespérées  de la femelle pour l’en empêcher ».

 

 

 

 

 

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15.10.2008

 

La "cyberaction" de l'Adet, Ferus et Cie tourne à la cy-bern-action !

15.10.2008 Suite à l'accident de chasse qui a blessé l'ours dit "balou", diverses associations se sont associées à une "cyberaction" lancée par l'ADET qui, sur son site, présente ainsi le projet et son objectif:

" Nous vous proposons d'envoyer un mail à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour demander une meilleure protection de l'ours dans les Pyrénées et la poursuite du programme de restauration de la population. Pour cela, remplissez simplement le formulaire ci-dessous, adaptez éventuellement le texte proposé /.../ et cliquez sur "Envoyer". Cela enverra automatiquement le message en votre nom au Ministère de l'Ecologie."

 

Le texte proposé est bref, il réussit pourtant l'exploit d'accumuler en peu de lignes un bel exemple de ces approximations et manipulations conceptuelles où, depuis le début, pataugent les sectateurs du plan-ours, qu'il s'agisse des associations ou, plus graves, des services de l'Etat concernés, en particulier au niveau régional.

Nous proposons à notre tour ce texte, en noir, avec, en bleu, quelques commentaires: ils sont plus longs que le texte lui-même, mais encore trop courts par rapport à tout ce qu'il faudrait y décrypter et remettre à sa juste place.

 

La « cyberaction » de l’adet, ferus et cie

UN FATRAS DE N’IMPORTE QUOI !

 

 

 

B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - octobre 2008

 

A la mémoire de Pierre Casassus-Lacouzatte, éleveur et berger béarnais.

Non t’en hases cap , Pey, non i ès cap mes mès que i ès encara, n’an cap acabath de s’en véser 

 

 

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 Voici le texte du ... cybermessage ...

 

Madame la Ministre,

 

Le 7 septembre dernier, un chasseur a tiré sur l'ours Balou en Ariège.

 

Cet évènement nous rappelle la fragilité de la population actuelle d'ours dans les Pyrénées : une vingtaine d'individus seulement; pas de quoi assurer la survie de l'espèce (stupide: il ne s'agit pas d'assurer la survie d'une "espèce" qui n'est menacée ni au niveau mondial, ni dans l'aire du paléarctique occidentale, critère et zonage scientifique retenus par la directive dite "Habitats" pour déterminer les espèces menacées. Stupide, mais sans doute volontaire de la part du rédacteur qui pense ainsi dramatiser la perception de la situation).

 

En conséquence, je vous demande :

 

     - de poursuivre la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées, en Béarn comme en Pyrénées centrales (comme déjà au début du 2°§, le rédacteur ici ne parle plus sottement de "espèce" mais de "population", il faut être cependant très attentif à ce qu'il écrit: il ne s'agit pas du tout de "population d'ours pyrénéens" - on sait que cette population indigène n'existe plus - mais simplement de la présence d'ours DANS les Pyrénées, ce qui est tout autre chose.

 

En fait, des ours ont été importés artificiellement de Slovénie, dans les conditions scandaleuses de mensonge aux plus hauts niveaux de l'Etat que nous avons analysées par ailleurs et nous réitérons nos accusations, pour tenter tout aussi artificiellement de créer "une" population qui, par sa présence, justifierait ensuite la nécessité de la maintenir, la préserver, l'accroître. Tout repose sur cette création artificielle mais pas du tout sur, par exemple, une nécessité semblable à celle des Monts cantabriques où une population indigène de plusieurs dizaines d'individus encore présents pouvait justifier les opérations de sauvegarde, non de "l'espèce" qui n'en avait nul besoin, mais de cette population locale.

On recrée donc en France une population slovène hors de Slovénie alors que cette population est déjà surabondante chez elle. L'opération n'a rien à voir avec quelque opération de sauvetage que ce soit, mais tout à voir avec une volonté d'ensauvagement du massif dont le Bilan de l'ADDIP concernant le plan-ours a montré l'origine, les acteurs, l'idéologie qui la sous-tend, et le caractère contradictoire avec la Convention sur le Diversité Biologique et les actes qui en découlent.

 

Et lorsque le rédacteur écrit "population viable", il faut savoir ce que cela signifie réellement.  Pour les spécialistes asturiens, Javier Naves comme Palomero Garcia, cela signifie "plusieurs centaines d'ours sur des milliers de km2" ... au dessous de ce nombre, comme l'indique Naves, il faut tenir cette population "sous assistance respiratoire" si l'on veut la préserver! C'est donc soit à une population symbolique, limitée à quelques dizaines d'ours, naturellement non viable à moyen terme, que tout cela conduirait, soit à l'ensauvagement général du massif qui rendrait alors naturellement viable le nombre de bêtes indiqué par ces spécialistes sur la surface nécessaire: sous des apparences faussement consensuelles, c'est bien ce second objectif qui est recherché comme nous l'avons démontré dans notre bilan, à partir de documents hélas indubitables), conformément aux obligations internationales de la France et aux engagements pris dans le cadre du "Grenelle de l'Environnement" (c'est faux: aucune obligation internationale n'oblige la France a recréer artificiellement une population d'ours slovènes sur son territoire, qui plus est dans les conditions où elle le fait, et l'espèce n'est pas menacée comme l'indiquent encore les derniers bilans de l'UICN.

Quant au Grenelle de l'Environnement, le seul ours dont il soit question dans le rapport du groupe 3 - "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles" - est l'ours blanc, page 68. Et s'il est fait brièvement mention de l'ours brun dans la discussion qui suit ce rapport, c'est de façon très critique ou interrogative) ;

 

     - de renforcer les mesures de protection de l'ours et de son habitat dans les Pyrénées (pour tous les spécialistes de cet animal, l'ours et un "mammifère opportuniste", c'est à dire qu'à l'inverse par exemple du desman des Pyrénées, à l'aire de répartition et au biotope spécifiques et limités, il n'est lié à aucun habitat spécifique, n'est le garant de la qualité d'aucun habitat remarquable que ce soit - à moins de considérer ainsi les dépôts de poubelle qu'il n'hésite pas à fréquenter. Et l'on sait comment, en Slovénie notamment, il dispose d'aires de nourrissage, fournies en cadavres de bétail, qui contribuent à rendre son comportement aussi artificiel que l'opération dont il est l'objet dans notre pays: l'habitat de l'ours slovène, ce sont ces charniers devenus constitutifs de son milieu de vie) ;

 

    - que l'Etat engage des poursuites contre le chasseur qui a tiré sur l'ours Balou. (le FAPAS aturien lui-même, protecteur de l'ours cantabrique, montre sur son site comment, dans un sous-bois, on peut très facilement confondre la silhouette d'un ours et celle d'un sanglier, sans pour autant être un "excité de la gâchette" qui tire sur tout ce qui bouge!)

 

Je vous remercie par avance des suites que vous donnerez à ce message et je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l'expression de mes sentiments respectueux.

 

(J'espère pour ma part, Madame la Ministre, que ce tissu d'approximations hasardeuses et de méli-mélo des concepts d'espèce, de population, d'habitat saura quand même vous inquiéter au  moins un petit peu ... et, peut-être, vous conduira à cette question: mais qu'est-ce qu'il y a réellement derrière tout ce fatras? )

 

B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - octobre 2008

 

01.10.2008

 

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L’Ariège malade, l’Etat au chevet de Balou.

 

Mônsieur est servi. L’équipe de suivi de l’ours ne refuse rien à Balou, l’ours slovène blessé par un chasseur en Ariège ce 7 septembre. Cuissot de cerf, cuissot de sanglier viennent de lui être portés à domicile sur le secteur où il a été localisé, à quelques kilomètres du lieu de l’accident.

 

Depuis 3 semaines, les riverains des environs de Prades assistent ébahis au grand spectacle du petit monde de l’ours : refuge forestier réquisitionné et ravitaillé par les autorités, ballet des 4x4, défilé de gendarmes, gardes-chasse, gardes forestiers, équipe de suivi au grand complet, visite du Préfet, matériel sophistiqué de localisation, course poursuite nuit et jour à l’affut du miraculeux bip-bip de l’émetteur intra-abdominal de Balou, avion de reconnaissance, survols en hélicoptère etc ... sans oublier l’élite des associations ursophiles le nez au sol, à la recherche du moindre poil du plantigrade.

 

Après 3 semaines de cette frénésie, nous apprenons que la capture de l’ours - envisagée un temps pour le soigner- n’est plus d’actualité. Un nouveau dispositif est donc mis en oeuvre : « seuls » deux techniciens à temps plein resteront sur place, attachés au chevet de Balou 24H/24. L’Etat appelle cela « un dispositif allégé ». Se montrerait-il aussi généreux envers les humains, à raison de deux infirmières pour chaque patient ?

 

Balou est blessé. L’Ariège est malade. L’Etat ne semble pas manquer d’argent pour créer artificiellement une population d’ours slovènes en Ariège. Pour autant, se porte-t-il au chevet de l’économie ariégeoise, durement affectée par la conjoncture économique difficile ? Non. Le Pays d’Olmes vient de voir un énième site textile restructuré, des emplois supprimés. La fermeture de la papeterie de Lédar anéantit le moral des Couserannais, ainsi que des centaines d’emplois directs et indirects. La fièvre catarrhale ovine décime les troupeaux de plus de 60% des élevages du département, précipitant les éleveurs aux portes de la liquidation. L’Etat demeure sourd à leur désarroi.

 

Cette comparaison entre la santé de Balou et la santé de l’Ariège n’est en rien légère. Au contraire, elle est le révélateur des choix que l’Etat, et l’Europe, ont fait à la place des citoyens et des élus pyrénéens. Des choix que l’ASPAP a été parmi les premières à dénoncer, en démontrant comment l’ours n’est que l’outil d’un abandon programmé des Pyrénées.

 

 

La doctrine des associations qui -disant œuvrer pour l’ours-, prônent la fin des activités humaines est explicite : « nous plaidons pour une défense inconditionnelle du sauvage par respect pour l’animal libre et pour regagner le terrain perdu par une société de plus en plus sécurisée, mortifère, hantée par le risque zéro. Le sens du retour de l’ours est dans une nouvelle relation à vivre avec le roi déchu des animaux de notre continent »*.

 

Si à la question « pour ou contre l’ours » tous les ariégeois n’ont pas forcément de réponse, nous sommes tous concernés par ce qu’il y a derrière la proclamation par l’Etat de « l’Ariège-poche-à-ours » **: cela signifie accepter de devenir une grande réserve à l’écart du développement économique, baisser les bras et tirer un trait sur tout le travail accompli en Ariège pour dynamiser et maintenir vivants nos territoires.

 

Cette perspective, nous l'avons évoquée des dizaines et des dizaines de fois sur le stand de l'ASPAP aux journées des transhumants d'Europe de Sentein. Nous n'avons pas trouvé un ariégeois, ni aucun vacancier d'ailleurs, qui l'approuve. Le jeu de l'Etat est désormais dévoilé. Nous avions prédit que 2008 serait une année charnière. L'affolement généralisé des associations pro-ours ces dernières semaines en dit long sur leurs craintes que leur ministère de tutelle ne se range finalement à la raison. Il est d'ailleurs de plus en plus silencieux depuis que l'Aspap et le mouvement pyrénéen lui demandent des comptes directement.

 

Ce communiqué, transmis à la presse régionale et nationale, a largement été diffusé, et repris nos constatations, nos questions et notre indignation, parfois au dela des frontières ... un exemple avec la parution dans lenouvelliste.fr, en suisse, qui titre "ras le Balou !" et remet les pendules à l'heure lors d'une passe d'armes salée dont l'élite ursophile n'est pas sortie indemne !

 

 

*Source Stéphan Carbonnaux, chargé de mission de Férus, association subventionnée du plan ours.

 Septembre 2008

**  Source : Inspection générale de l’environnement - rapport territoires de présence et gestion des populations. Mai 2008.

 

 

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20.09.2008

 

Fièvre catarrhale ovine : après la forte mobilisation de la profession et des élus du département  les premières aides arrivent enfin. Mais il faut continuer : l'Etat reste encore sourd et muet à nos appels. Avec 877 élevages touchés en Ariège, la maladie a pris le tour d'une vraie calamité.

 

 

Galerie photos cliquez sur l'image ...

 

20.09.2008 La manifestation unitaire qui a réuni à Foix le 11 septembre plus de 500 personnes et les élus et syndicats du département n'a pas été vaine. Le Conseil Général de l'Ariège avait déjà voté une subvention exceptionnelle de 200.000 €. Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées va débloquer 1.500.000 € pour tenter de juguler les conséquences économiques désastreuses de l'épidémie qui touche désormais toute la région. Les éleveurs ont recommencé à vacciner tout leur cheptel, cette fois contre le sérotype 1 de la maladie, qui est à l'origine de l'épidémie actuelle. Chaque jour de nouveaux élevages sont touchés.  Si les bovins, sauf exception, surmontent la maladie, les meilleurs traitements ne parviennent pas à sauver les ovins, dont plusieurs centaines sont déjà morts. Dans les familles, chacun tente de gérer la crise. Les syndicats continuent à multiplier démarches et rendez-vous pour obtenir l'"aide à la repousse" indispensable pour que les éleveurs puissent conserver les animaux invendus sur les exploitations jusqu'à la fin des mesures de restriction de circulation.

 

La manifestation de Foix a mobilisé un demi-millier de personnes, c'est un nombre important, surtout à l'échelle de notre petite Ariège (160.000 habitants en tout !). Et peut-être une nouvelle page s'y est-elle tournée. Ce n'est pas tous les jours que les syndicats parviennent à faire front commun ... L'Aspap, par son indépendance politique et syndicale et sa capacité à faire se rencontrer les différents responsables, a joué de toute évidence un rôle fédérateur. Parce que cette unité sert d'abord les intérêts des éleveurs, nous ne pouvons que nous en féliciter, comme l'ont fait les différents syndicats eux-mêmes.

 

De nombreux élus ariégeois ont également défilé, en écharpe, pour marquer leur soutien aux éleveurs : Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, en tête, suivi d'élus venus de tout le département. Ce n'est pas le hasard si ces mêmes élus ont déjà répondu présent à l'appel de l'Aspap dans le mouvement de résistance au plan-ours : au delà de l'ours, c'est bien l'ensauvagement que veulent propager ces programmes qui les a alertés et mobilisés. Aujourd'hui c'est bien la même cause, celle de la défense des élevages, des emplois et du tissus rural ariégeois qui nous réunit à nouveau à Foix, dans cette crise majeure de la fièvre catarrhale. Le président de la Chambre d'Agriculture a tenu à le souligner au préfet après avoir détaillé le plan de sauvetage que la profession demande d'urgence : «l’ensemble de ces aides reste inférieur au coût annuel du programme de réintroduction de l’ours, nos éleveurs ne comprendraient pas que l’ensemble de ces revendications, légitimes, ne reçoivent pas une suite favorable». Plusieurs élus qui n'ont pu être présents ont tenu à s'excuser ou se faire représenter, ils ont également exprimé leur soutien, c'est à lire ici ... Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés de l'Ariège, l'ANEM, association nationale des élus de la montagne. Enfin de nombreux fournisseurs du milieu agricole se sont déplacés en signe de solidarité.

 

Dans les rues de Foix résonnantes des sonnailles - et des pétards - , le défilé de 50 tracteurs, de camions à bestiaux, a emmené le cortège du champ de Mars jusqu'à la Préfecture de l'Ariège, où une brebis morte a été déposée symboliquement devant les grilles. Là encore, c'est une délégation représentative qui a été reçue par le préfet de l'Ariège, Jean-François Valette : François Toulis, Président de la Chambre d'Agriculture, FDSEA, Confédération Paysannes et Jeunes Agriculteurs. L'Aspap bien sûr  s'est abstenue volontairement d'y participer. Ces dossiers complexes et techniques, ce sont les organisations professionnelles qui les connaissent et les gèrent au quotidien, et nous ne saurions nous substituer à eux. Chacun sa place !

 

Nous avons aidé à la mobilisation, tant mieux, nous avons aidé à interpeller les médias sur cette actualité ariégeoise, et à la grande satisfaction de tous, ils ont répondu présent : la Gazette Ariégeoise, la Dépêche du Midi, Terres d'Ariège, Radio Transparence, France Info, Ariegenews, france 3, l'indépendant, Pyrénées Magazine, l'Ariégeois Magazine, Agence France Presse, 20 minutes Toulouse, RMC  etc ... relayés sur internet par des dizaines de sites généralistes ou du monde agricole. Cela s'inscrit dans notre rôle d'information à l'Aspap sur les réalités du monde agricole ariégeois, et une large couverture médiatique sert de relais à nos revendications.

 

Des mesures exceptionnelles ont déjà été obtenues : test de dépistage gratuit des virus jusqu'au 31 décembre 2008 : il permet aux éleveurs de commercialiser plus rapidement les animaux. Paiement d'une partie des aides agricoles "ICHN" dès le 15 septembre ; Profession et syndicats sont en train d'étudier la meilleure répartition de l'enveloppe exceptionnelle de 1.5 millions d'euros que le Conseil Régional de Midi-Pyrénées va débloquer en 2009. Les mesures principales demandées sont la revalorisation des indemnités de mortalité, et la mise en place de mesures de soutien de la trésorerie des exploitations (voir article précédent). Mais l'urgence est d'obtenir une aide exceptionnelle à la repousse pour les agneaux maigres et les veaux broutards, afin d'aider les éleveurs à conserver les animaux en bon état d'engraissement jusqu'à leur vente, en fin d'année.

 

Pendant 1H30, la délégation a demandé au Préfet des réponses de l'Etat à la hauteur à cette situation dramatique. Le résultat fut plus que décevant "même si on ne s'attendait pas à des miracles" comme l'on souligné les responsables syndicaux. Sa seule réponse fut un rappel des mesures existantes, que la délégation lui a souligné comme étant largement insuffisantes, ce qui s'est soldé par un laconique "j'ai transmis à vos demandes à l'Etat" de la part du Préfet. A sa sortie la délégation s'est fait l'écho unanime de ce manque de réactivité et de responsabilité de l'Etat. La déception et la colère des manifestants ont alors éclaté en pétards, cris et sifflets, montant au dessus du feu de palettes allumé sous les fenêtres préfectorales. Un début d'incendie que les pompiers n'ont pas pu éteindre, bloqués par les éleveurs très remontés. Un incendie qui pourrait embraser toute une profession qui se retrouve acculée au désespoir.

 

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07.09.2008

 

Accident de chasse à Prades, en Haute-Ariège. L'ours Balou, blessé, échappe à l'équipe de suivi des plantigrades. L'Etat gravement défaillant dans la gestion des ours.

 

07.09.2008 Dimanche 7 septembre, l'ours Balou a été blessé par le tir d'un chasseur participant à une battue au sanglier sur la commune de Prades. Le chasseur a aussitôt prévenu la gendarmerie.  L'équipe technique au complet a passé le lundi sur place, ainsi qu'un nombre important de gendarmes. L'animal serait blessé à la patte, il a échappé à l'équipe venue l'anesthésier, armée de fusil hypodermiques ... et de fusils à pompe, et n'est pas localisé depuis. Le village de Comus est en état de siège, la population est priée de ne pas sortir des habitations.

 

Le chasseur était entendu dimanche soir à la gendarmerie d'Ax les Thermes. Les conditions précises de l'accident n'ont pas été révélées au public, et c'est bien normal, ce qui nous oblige à la plus grande réserve. Nous sommes surpris cependant de constater que son nom a été publié dans la presse. Il faut espérer qu'il ne connaisse pas le même sort que les associations "environnementalistes" ont fait subir à René Marquèze, le chasseur relaxé de l'ourse Cannelle., littéralement harcelé pendant 3 ans de procédure : c'est plutot mal parti, l'ADET a déjà décidé de porter plainte contre lui.

 

Depuis l'accident, aucune information ne filtre, y compris à la population, et le répondeur du suivi récite laconiquement le même message sur la localisation de Balou ... qui n'a pas été mis à jour depuis le 19 juin. Il a pourtant été talonné tout l'été, en différentes vallées, de plus ou moins loin par l'équipe technique ours. Laquelle s'est faite proprement secouer par le préfet de l'Ariège arrivé en début d'après-midi sur les lieux, pour son incapacité à assurer sa mission de suivi. Mais les pouvoirs publics, que le Préfet représente en Ariège, seraient tout aussi inspirés de balayer devant leur porte ! Car le responsable principal de ce nouvel accident, c’est bien l'Etat, qui s'est montré gravement défaillant parce qu’il n’a pas prévenu les chasseurs que l’ours était dans le secteur.

 

Les localisations sont devenues un secret d’état : il ne faut pas s’étonner que les rencontres et les conflits homme/ours se multiplient. Il faut surtout arrêter de se voiler la face : les Pyrénées, ce n’est pas un zoo grandeur nature, c’est un territoire habité et très fréquenté : il y aura de plus en plus d’accident : est-ce qu’on attend un accident sur les personnes ?

 

La situation est critique dans les Pyrénées, oui, parce que l’Etat a voulu des ours mais qu'il se montre totalement incapable de les gérer. Sur 5 ours introduits en 2006, 2 sont déjà morts (1 en montagne, 1 sur la route). En Ariège, l’ours c’est notre quotidien : 80 attaques aux troupeaux cet été. L’ours dans les villages, sur les sentiers de randonnée, 1 ours qui a provoqué un accident avec un minibus sur la nationale le 15 aout, sans victimes heureusement. Celui là pèse environ 230 kg, il est vivant, blessé, et depuis personne ne sait où il est ! Voilà encore un autre accident aujourd’hui à Prades. Les ours étaient mieux en Slovénie.

 

Dans ces conditions, il est impensable d'envisager d’autres introductions. L'Aspap, avec tous les acteurs de la montagne de plus en plus unis et fédérés, s'y opposera par tous les moyens. Quand à imaginer des lâchers en montagne  "à la dérobée", comme le suggèrent  les associations pro-ours, ce serait une gravissime erreur : sur le terrain glissant de la clandestinité, ce n'est certainement pas l'Etat qui gagnerait.

 

Reste à savoir quelle sera la position de la fédération des chasseurs de l'Ariège : portera t-elle secours au chasseur de Prades ? Ou le laissera-elle face aux associations pro-ours et leur armada d'avocats ? Nous le saurons bientôt. N'oublions pas que si beaucoup de chasseurs, et d'ACCA se sont prononcés contre les introductions d'ours slovènes (et adhèrent à l'Aspap), la fédération départementale est partenaire du plan ours au plus haut niveau, et reçoit de larges subvention de ce programme. Il est intéressant de voir comment, dans le département des Pyrénées Atlantiques, les chasseurs ont peu à peu perdu 1.300 hectares qui sont désormais liés à l'ours. Ce mois de septembre, la réaction des chasseurs locaux et de leur fédération qui se dit "trahie" en dit long sur ce qui  pourrait arriver aux chasseurs ariégeois ! L'article du quotidien Sud Ouest est en ligne ici ...  

 

Bien que des campagnes massives de communications - subventionnées - aient tenté de nous faire croire le contraire, la coexistence hommes/grands carnivores dans les Pyrénées du XXI ème siècle est une vue de l'esprit : une population génétiquement autonome d'ours, souhaitée ardemment par les associations qui n'ont aucun ours sur leur territoire (ils n'y restent pas) ... signifierait avoir à gérer 200 à 300 ours sur le massif ! "l'Adet n'aime pas les Pyrénéen", nous écrivait un tout nouvel adhérent : "la seule motivation de l'ADET  est de faire disparaître le pastoralisme qu'elle n'aime pas au profit de sa cause : une montagne sans homme, sans mouton, sans vache, sans promeneur sans chasseur ou batifoleront quelques ours (boiteux  parfois)  en mal de leur pays (la Slovénie). De ces montagnes vides de vie, ces bobos alors tireront profit d'un tourisme urbain aisé en mal de nature et de sensation qui ne supporte pas les « ploucs » et l'odeur des vaches et qui ira s'extasier à l'écomusée du coin pour voir comment était la vie dure des paysans d'avant."

 

La France s'est suffisamment fourvoyée dans ces programmes ridicules et anti-écologiques, mais qu'au moins elle ne s'enfonce pas davantage dans l'incohérence et fasse prendre davantage de risques aux populations. Il n'y a pas d'autres choix que d'arrêter le plan d'introduction d'ours. Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus d'ours dans les Pyrénées qu'en introduire est une bonne idée : les faits le prouvent tous les jours.

 

 A voir aussi : La souche 1 du virus qui nous touche provient d'Espagne. La situation est critique dans les Asturies, à lire ici ...

Pour aller plus loin, voici les pages mises en ligne par notre ami du site pyrenees-pireneus :

 

Confusion ours/sanglier
http://www.pyrenees-pireneus.com/Ours-Cantabrique-Sangliers-Confusion.pdf
A noter que univers Nature change de ton. Voir ici :
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-AriegeTireChasseurs.htm#15
Et tout le dossier récapitulatif de l'affaire de Balou :
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-AriegeTireChasseurs.htm
A faire connaître aux chasseurs pour qu'ils comprennent ce qui les attends
surtout ceux en zone PNP d'autant que les maires vont être dessaisis de
leurs prérogatives y compris sécuritaire :
http://www.pyrenees-pireneus.com/Chasse-64-TA-ProtectionOurs.pdf

 

 

 

 

 

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09.09.2008

 

"Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas". Le cri du coeur d'un lecteur de la dépêche scandalisé par les propos de l'ADET contre l'ASPAP.

08.09.2008.  Dans un communiqué adressé - et publié - par le quotidien régional, l'Adet-pays de l'Ours utilise la grave épidémie de fièvre catarrhale pour attaquer l'ASPAP de la manière la plus violente et méprisante qui soit. La bassesse de ces propos ne mérite pas que nous perdions la moindre énergie à leur répondre. Par contre, vous avez été nombreux, adhérents de l'Aspap ou pas, à être choqués par cette manoeuvre de l'ADET et à nous le faire savoir. Nous avons choisi de publier ici deux courriers qui nous sont parvenus, qui démontrent combien ce nouveau débordement (voir l'actualité Pastoralies), discrédite radicalement leurs auteurs, et la cause qu'ils prétendent défendre.

Mais tout de même, que la petite ASPAP, avec ses 30.000 € de budget tout compris et son unique salarié à mi-temps peut les déranger ! Nous avons adressé le tout, pour information et suite à donner, à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de tutelle de l'ADET.   Ainsi qu'à différents destinataires à qui il nous semble important de faire connaître cette intervention. A suivre ...Nous espérons que ces deux réponses seront publiées, il nous semble que l'attaque que la Dépêche a (seule) publiée appelle un droit de réponse. Votre avis nous intéresse, faites le nous (et leur) connaître ...

 

 

Le courrier d'un lecteur de la dépêche.

La réponse de Jean-Pierre Gajan.

Pour ceux qui ne l'ont pas lu, le communiqué de l'Adet.

 

 

Réponse de Laurent B., lecteur de la Dépêche du Midi

Le berger et le bobo 

06.08.2008 

J'avais des doutes, j'ai aujourd'hui une certitude :

-la seule motivation de l'ADET  est de faire disparaître le pastoralisme qu'elle n'aime pas au profit de sa cause :

 Une montagne sans homme, sans mouton, sans vache, sans promeneur ou batifoleront quelques ours (boiteux  parfois)  en mal de leur pays (la Slovénie). De ces montagnes vides de vie, ces bobos alors tireront profit d'un tourisme urbain aisé en mal de nature et de sensation qui ne supporte pas les « ploucs » et l'odeur des vaches et qui ira s'extasier à l'écomusée du coin pour voir comment était la vie dur des paysans d'avant.

Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas car vous ne correspondez pas à sa vision « éco (no) logique » du monde. Et en plus l'ADET se moque de vous: oser utiliser l'argument de la fièvre cattharale pour se positionner comme défenseur du pastoralisme, c'est gonflé! Je ne vois qu'une chose : un bobo coincé sur une chaise devant son ordinateur qui balance de telles bêtises alors que les gens qu'il prétend sauver sont en montagne pour endiguer le fléau de la FCO et d'en limiter les conséquences économiques. Ce type là n'a rien compris : l'ASPAP c'est avant tout les éleveurs, les bergers, les pâtres et leur famille qui  se mobilisent pour garder nos montagnes en vie. Et comme ils ne sont pas là pour se défendre, permettez-moi de réagir à la connerie humaine.

Si vous lisez bien les propos de l'ADET, on sent poindre chez ces gens là la satisfaction de voir les éleveurs en difficulté.

Je n'ai rien contre les ours, j'ai maintenant envie de réagir contre ceux qui ont tant de bassesse pour arriver à leur fin. C'est décidé, j'adhère à l'ASPAP

 Le courrier de Jean-Pierre Gajan à la dépêche du midi. Précisons qu'il intervient ici à titre personnel (il est le directeur du Groupe Gascon, au centre national Gascon de Villeneuve du Paréage)

 

Un communiqué de « Pays de l’ours-Adet » a été publié dans vos colonnes le 05/09/2008 sous le titre « L’ours et le moucheron ».

 

 Devant tant de méconnaissance d’un sujet grave au niveau international comme la Fièvre Catharrale Ovine, lamentablement récupéré avec une mauvaise foi évidente traduite par des mensonges et erreurs flagrantes, une sourde colère me gagne. J’imagine quelle doit être celle des éleveurs en général, « pyrénéens » ou pas, dans ce moment très difficile pour tous, qu’ils soient du Massif Central, de Bretagne, du Nord, des Alpes, de Corse ou d’ailleurs, à la lecture de ce genre de publication.

 

Alors je me sens obligé d’apporter ici des simples faits, pour que vos lecteurs aient une vision précise de la situation :

 

« Lutter contre le moucheron, véritable ennemi, qui décime les troupeaux pyrénéens »

· La maladie qui touche aujourd’hui les élevages de nos régions, est dans l’hexagone depuis 3 ans, arrivée par les Ardennes, la Corse et l’Espagne étant depuis longtemps confrontée au problème. Toute la France est touchée, pas seulement les Pyrénées. Au contraire, la transhumance permet de préserver du moucheron, qui, jusque là, ne peut évoluer au-dessus de 1000 m d’altitude. La transhumance pyrénéenne est donc un des meilleurs moyens de lutte !

· Les professionnels n’ont pas, heureusement, attendu Pays de l’ours-Adet (ni l’ASPAP) pour lutter contre tout type de maladies depuis des années : ils ont crée dans chaque département un Groupement de Défense Sanitaire, financé principalement par les cotisations annuelles des seuls éleveurs sur chaque tête de bétail ! Brucellose, tuberculose, tremblante, leucose, IBR, paratub, BVD…la liste est longue. Notons que si certaines maladies pénalisent les élevages, les cotisations des éleveurs servent aussi à lutter contre des maladies transmissibles à l’homme- ce n’est pas le cas de la FCO, précisons – le ici. Vous pouvez manger de la viande ovine et bovine en toute tranquillité -. Ils font en ce sens acte de santé publique , qui explique aussi l’appui de certains Conseils Généraux, comme celui de l’Ariège (Laboratoire, analyses,…) !

· Ce type de travail est encore plus dur à mener en estive (troupeaux collectifs, contention des animaux difficile), et il faut savoir que les éleveurs pyrénéens, malgré cela, se doivent d’appliquer les mêmes règles que tous leurs collègues sédentaires en France et en Europe. Ils le font très bien puisque malgré leurs contraintes et donc leurs coûts spécifiques, la qualité sanitaire du cheptel est au moins aussi bonne qu’ailleurs !

· L’épisode FCO ne fait que raviver les regrets de voir dépenser de grosses sommes pour des réintroductions de prédateurs et leur pseudo-suivi, qui auraient effectivement permis de vacciner sans doute la plus grande partie des animaux domestiques de nos régions , en montagne ou ailleurs, et ainsi éviter un problème supplémentaire !

 

Les éleveurs de l’ASPAP réagissent donc en commun avec bien sûr l’ensemble de leurs collègues sur ces thèmes. Leurs représentants ont été les premiers, comme les syndicats d’agriculteurs, je peux en témoigner, à attirer l’attention de leurs collègues sur les conséquences économiques désastreuses à venir, et ce dès le printemps! Notons au passage que les éleveurs transhumants en particulier, qui se sont rendus indépendants du marché italien ou espagnol en animaux maigres en finissant eux-mêmes leurs produits, voire en les vendant eux- mêmes, sont ceux qui soufrent le moins de l’impact négatif indirect commercial de la FCO liés à l’interdiction de circulation hors zone des animaux non vaccinés dans les délais. Voilà du concret !

 

« L’ASPAP a focalisé les débats sur l’ours ».

Le Pays de l’ours-Adet, structure que je ne connaissais pas en détail et pour laquelle je n’ai pas d’à priori, me montre par là une mauvaise foi et un sectarisme surprenant, qui fait encore plus pencher mon coeur vers les éleveurs. En effet, ces derniers ont crée l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées) justement en réaction à ce débat exclusivement concentré caricaturalement sur pro et anti-ours (y compris dans leurs rangs parfois). Son appellation le prouve : le mot « ours » n’y figure pas et ne constitue pas le coeur de son logo ! C’est bien parce que derrière ce sujet il s’agit du devenir des territoires façonnés par la civilisation pastorale, et que c’est cet ensemble que défend l’ASPAP. Il suffisait d’assister aux Pastoralies 2008 en août à Beille : les 10 000 visiteurs qui eux ont fait l’effort de comprendre et de venir sereinement trouver des réponses à leurs interrogations, ont découvert un ensemble, avec des races domestiques rustiques, des produits, des territoires entretenus, et surtout des hommes pour les accueillir dans un contexte authentique, pas artificiel. Voilà un tourisme attractif !

 

Enfin, « Le très médiatique porte-parole… »

On sent poindre ici une jalousie étonnante, qui situe bien les priorités de l’auteur. S’il avait plus d’écoute, il aurait constaté que la voix de l’ASPAP est portée de façon très diversifiée. Lorsque l’on commence à aller sur ce terrain glissant, c’est que les arguments de fond se font rares.

 

Je souhaite que ces informations permettent à chacun de se faire une idée exacte de la situation. Nous sommes dans le concret, et non le virtuel ou le féérique, qui donne des noms d’humains aux animaux, et raconte … des fables : « L’ours et le moucheron ». C’est peut-être là que résident toutes les différences d’interprétations ou de priorités. Pour de multiples raisons l’élevage extensif est en danger : charges, marchés, sanitaire, partage du territoire avec de multiples utilisateurs, …

Or il représente une des rares chances de préserver la vie dans les vallées, les montagnes agréables et ouvertes grâce au triptique race adaptée/produit/territoire, qui bénéficie à tous :

éleveurs, consommateurs, touristes, distributeurs…

Tous les financements- et l’on comprend qu’ils sont limités dans le contexte actuel difficile pour tous- et toutes les énergies sont nécessaires pour les outils qui travaillent dans ce sens, dès lors que c’est de façon coordonnée et transparente.

 

C’est le cas de l’ASPAP et d’autres structures dont se sont dotés les éleveurs qui vivent de leur métier, dans les Pyrénées comme ailleurs. Ils préfèreraient sans doute ne pas

avoir à créer de structures pour défendre des évidences, et ainsi consacrer les moyens ailleurs, comme la FCO. Mais leur laisse-t-on le choix ?

 

La manifestation organisée le jeudi 11 septembre à Foix à 11h par toutes les composantes de l’agriculture et de l’élevage sera l’occasion d’exprimer cette unité de vue.

 

Jean-Pierre Gajan

09000 Saint-Pierre de Rivière

 

 

 

 

Le communiqué d'origine de l'ADET-pays de l'ours.

L'ours et le moucheron

28-08-2008

Où l'on découvre que le moucheron est un plus grand prédateur que l'ours. Pays de l'Ours-Adet dénonce la piteuse mascarade de l'Aspap.

 

Des années que l’Aspap le clame sur les cimes et les ondes : « l’ours, c’est la mort du pastoralisme », « l’estive, un paradis devenu un enfer », sans ours, des Pyrénées tranquilles … Bref, tout irait bien pour l’élevage pyrénéen s’il n’y avait l’ours.

Et voilà qu’un moucheron ramène brutalement tout le monde à la réalité : la fièvre catarrhale ovine (FCO, ou maladie de la langue bleue, propagée par un moucheron) est en train de décimer les troupeaux pyrénéens.
En quelques jours, la FCO a fait plus de dégâts économiques dans les Pyrénées que l’ours en 10 ans.

Et que fait l’Aspap, l’association qui prétend défendre l’élevage dans les Pyrénées ? Que dit-elle ? Que propose t-elle ? Que demande t-elle ? Rien.
Pourtant, qu’un ours s’avise de toucher une brebis, et c’est une déferlante de communiqués, de courriers au Préfet, et de manifestations, parfois violentes.
Et là, alors que les brebis meurent par milliers, rien ?!

Depuis longtemps, nous rappelons que l’ours est une des plus petites causes de mortalité de brebis en montagne : 1% environ, soit 300 brebis, pour 30 000 mortes par an le long de la chaîne des Pyrénées. Les asticots sont bien plus « prédateurs », sans parler des chutes, des chiens divagants, et des maladies.

Bien sûr, l’Aspap n’est pas responsable de l’épidémie de FCO.
Toutefois, en focalisant le débat sur la question de l’ours, l'Aspap a créé un écran de fumée qui a masqué les vrais problèmes de l’agriculture de montagne.
En entraînant avec elle les responsables professionnels et politiques, elle a mobilisé des moyens humains et financiers qui auraient été tellement plus utiles pour traiter vraiment les problèmes économiques, techniques et sanitaires de l’élevage pyrénéen.

L’épidémie de FCO est un évènement dramatique. Elle révèle tristement la piteuse mascarade de l’Aspap. Lutter vaillamment contre un ennemi prestigieux comme l’ours était certes valorisant pour son très médiatique porte-parole, alors qu’un moucheron ne saurait constituer un adversaire à sa mesure, sans doute.

Et pourtant, aujourd’hui, chacun se rend compte à quel point il a été floué :
-    en premiers les éleveurs, certains s’étant très sincèrement impliqués contre l’ennemi numéro 1 qu’était censé être l’ours ;
-    les élus ensuite, sommés de prendre parti pour l’homme ou pour l’ours, comme si opposer l’homme et la nature avait encore un sens;
-    les médias également, ceux qui ont cru à la (séduisante il est vrai) fable des demoiselles d’Ariège luttant contre l’envahisseur et les écolos ;
-    le public enfin, qui découvrira, abasourdi, l’étendue du mensonge, pour autant que l’on médiatise autant les brebis mortes de la FCO que celles tuées par l’ours.

La morale de cette histoire est triste : les défenseurs du pastoralisme ne sont pas ceux que l’on croyait. Le retour de l’ours, en apportant des moyens nouveaux aux bergers, a fait beaucoup plus pour l’élevage que l’Aspap qui a caché les vrais problèmes sans n’en résoudre aucun.

Plus dure est la chute pour les éleveurs qui n’avaient pas besoin de ça …

Saurons-nous en tirer les leçons ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08.09.2008

 

Fièvre catarrhale en Ariège : devant l'ampleur des dégâts sanitaires et économiques, la profession se mobilise. L'Aspap appelle tous ses adhérents et sympathisants à manifester à Foix le jeudi 11 septembre.

 

08.09.2008 l'ASPAP, l'AADEB, la Confédération Paysanne, les Jeunes Agriculteurs, la FDSEA, le Syndicat des éleveurs gascons de l'Ariège, Synergie appellent à une grande manifestation unitaire à Foix . La crise sanitaire de la fièvre catarrhale, et ses conséquences économiques en cascade rendent indispensable une réaction forte et urgente des pouvoirs publics. L'Aspap appelle tous ses adhérents et sympathisants à soutenir les revendications de la profession et des syndicats. Venez très nombreux manifester le jeudi 11 septembre 2008 à Foix. Une délégation sera reçue par la Préfecture à l'issue de la manifestation. N'hésitez pas à appeler l'Aspap au 06 30 29 90 86 pour tout renseignement.

 

 

CRISE DE LA FIEVRE CATARRHALE en ARIEGE

 

 

APPEL A MANIFESTATION

JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008

A FOIX

Départ à 10H00 au champ de Mars

 

Foix, le 5 septembre 2008.

 

Communiqué de :

L’Aspap, l’Aadeb, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA,  le Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie.

 

Face aux conséquences sanitaires et économiques de la fièvre catarrhale qui ravage le département de l’Ariège, éleveurs, syndicats agricoles et associations se mobilisent. Ils  demandent aux pouvoirs publics de prendre d’urgence des mesures à la hauteur de la gravité de cette crise sans précédent.

 

Une crise mal gérée

La fièvre catarrhale (sérotype 1) a en quelques semaines contaminé près de 300 élevages du département. Outre les pertes générées sur les exploitations touchées, c’est toute la filière élevage départementale, ovins, bovins, caprins qui est aujourd’hui en danger.

 

Nous contestons le programme sanitaire mis en œuvre par l’Etat :

-  les animaux d’Ariège ont été vaccinés en juin-juillet contre le sérotype 8 uniquement.

- alors que le sérotype 1 avait déjà atteint les Pyrénées-Atlantiques, seuls les animaux des Landes, de la Gironde, du Gers et des Hautes-Pyrénées ont été vaccinés contre cette souche, dans le but d’installer une barrière sanitaire. Ce choix de l’Etat s’est révélé inefficace : le virus a sauté  la barrière et fait des ravages dans notre département, où les élevages bovins et ovins sont particulièrement nombreux. .

 

La catastrophe économique, « dégât collatéral » de la maladie

Les exploitations touchées subissent des pertes immédiates et importantes : mortalité, stérilité, baisse de la production laitière, avortements.

 

Au delà de ces exploitations durement éprouvées, c’est l’ensemble du département qui est touché : son classement en zone contaminée engendre des restrictions de transport et d’exportation du bétail qui suspendent pour plusieurs mois toute vente d’animaux : les éleveurs se trouvent à la fois privés du revenu de la vente d’automne, parfois la seule de l’année, et dans l’obligation de conserver leur cheptel sur les fermes au moment où agnelages et vêlages vont nécessiter toute la place disponible.

 

Un plan de sauvetage doit être rapidement mis en œuvre pour donner les moyens financiers et techniques aux élevages de surmonter ce cap qu’ils ne pourront pas passer seuls, malgré leurs efforts. Sinon, ce sont des centaines d’exploitations qui ne passeront pas l’hiver. Les pouvoirs publics en porteraient alors la responsabilité.

 

Le plan de sauvetage : vital et urgent

Nous exigeons la mise en œuvre d’un plan de sauvetage selon les deux axes d’action suivants :

 

Compenser les pertes d’élevage :

Nous voulons bénéficier des mêmes aides directes que les départements déjà touchés pour que les éleveurs puissent organiser eux-mêmes la repousse de leur cheptel invendu :

-          30 € par agneau ; cheptel ariégeois concerné : 20.000 agneaux

-          120 € par veau ; cheptel ariégeois concerné :  10.000 veaux

Nous demandons une indemnisation décente des animaux morts ou euthanasiés (seulement 100 € par veau, 228,67 € par bovin adulte et 45,73 € par ovin ou caprin).

 

Préserver la trésorerie des exploitations

-          déblocage immédiat des primes dues par l’Etat au titre de 2008 : ICHN et PHAE,

-          report de l’ensemble des charges sociales,

-          aménagement des emprunts, facilités de trésorerie, prise en charge des frais bancaires,

-          suppression de la taxe sur le foncier non bâti pour les éleveurs de bovins, ovins et caprins.

 

La crise de la fièvre catarrhale ovine est reconnue au niveau national comme une des plus grandes crises sanitaires des 50 dernières années en France.

 

Les éleveurs ont appliqué dans des conditions difficiles toutes les préconisations de l’Etat, parce qu’ils sont responsables et soucieux de leurs troupeaux.

 

Aujourd’hui ils sont désemparés et en colère de constater que les pouvoirs publics se sont laissés déborder par la maladie et se montrent incapables de faire face à ses dramatiques répercussions tant sanitaires qu’économiques.

 

C’est pourquoi nous appelons à une manifestation unitaire tous les éleveurs, adhérents et sympathisants des syndicats, coopératives et associations de l’Aadeb, l’Aspap, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA, le Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie:

 

LE JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008 à FOIX

Rendez-vous à 10H00 au Champ de Mars.

 

Chacun de nous doit se mobiliser. Nous appelons les élus, ceints de leur écharpe, à manifester à nos côtés pour la survie de l’élevage, pilier essentiel du tissu rural ariégeois, de notre patrimoine et de l’avenir de notre territoire.

 

 

 

 

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04.09.2008

Conseil d'administration de rentrée : aspap, éleveurs, syndicats se mobilisent face aux conséquences de la fièvre catarrhale qui ravage le département.

Devant la gravité de cette crise sans précédent, au point de vue sanitaire comme économique pour les élevages du département , l'Aspap a convoqué dès le 4 septembre son conseil d'administration "élargi".

Si le tour d'actualité des estives et des vallées a ouvert, comme à l’accoutumée, les débats (localisations des ours, attaques, actions de l’Aspap et de l’Addip-coordination pyrénéenne), le bureau a choisi de consacrer cette réunion quasi exclusivement aux conséquences de l'épidémie de fièvre catarrhale qui s'est abattue sur le département.

Philippe Lacube a tenu à repréciser le rôle et la place de l’Aspap face à cette crise : l’Aspap, même si elle fait beaucoup et se fait beaucoup entendre, est une petite association, qui emploie seulement un salarié à mi-temps.  Nous n’avons clairement ni les moyens, ni la vocation à nous substituer aux organisations qui ont la charge de gérer les volets sanitaires, sociaux et économiques de la fièvre catarrhale.

Par contre le soutien actif de l’Aspap aux éleveurs est au cœur de nos missions. Et c’est à ce titre que plusieurs intervenants sont venus à notre demande faire un point global de la situation sur ces trois volets : la présence active des syndicats, fdsea et confédération paysanne, du GDS, groupement de défense sanitaire, d’élus de la chambre d’agriculture notamment,  a d’abord permis de répondre à l’inquiétude légitime des éleveurs confrontés à des questions concrètes : « Pourquoi, alors que les éleveurs se sont plié à toutes les contraintes sanitaires de vaccination, subissent-t-ils quand même la FCO ?  Quels sont les symptômes que les collègues éleveurs déjà touchés ont repérés en premier sur leurs bêtes ? Comment loger et nourrir en même temps sur l’exploitation les bêtes de l’année précédente et les agnelages et vêlages de l’automne ? »

Et surtout une question cruciale : quand les broutards vaccinés pourront-ils être vendus ? Car pour les éleveurs du département, touchés ou non, et dont le revenu moyen se situe déjà dans les plus faibles de toutes les professions agricoles, l’interdiction de transport et d'exportation en vigueur signifie tout simplement ne percevoir aucun revenu à la fin du mois, ni le mois prochain, ni le suivant ... jusqu’à quand ? Comment faire ? C’est en effet la vente des broutards à l’automne qui représente l’essentiel des rentrées d’argent de l’exploitation. Pas de vente. Pas de revenu, au moment de l’année où sont concentrées l’essentiel des annuités d’emprunt à rembourser. « la catastrophe économique sera la deuxième vague de la maladie, et la plus terrible », dit gravement Marie-Christine Azéma, éleveuse de gasconnes qui a déjà perdu un taureau atteint par la FCO, qui ne tue pas que les ovins mais aussi les bovins et les caprins. Avec beaucoup de pudeur, plusieurs éleveurs ont raconté comment ils tentent de sauver leur exploitation, multipliant les démarches auprès des banques, auprès des fournisseurs qu’il n’est pas possible de payer comme prévu ...

 

Eleveurs, syndicats et représentants des filières viande sont unanimes : si rien n’est fait dans les prochaines semaines pour aider les éleveurs à surmonter cette crise, des centaines d’exploitations ne passeront pas l’hiver. Les organisations socio-professionnelles ont déjà obtenu quelques avancées. Mais la réaction de toutes les parties en capacité de mettre en œuvre des solutions est beaucoup trop lente et insuffisante. Et il y a urgence.

 

Considérant que la gestion des conséquences de la fièvre catarrhale ovine par ceux qui en ont la charge n’est pas à la mesure de cette crise, les participants ont formé un socle commun d’action pour alerter les pouvoirs publics :

 

L’Aspap, les Jeunes Agriculteurs, la Fdsea, la Confédération paysanne, l’Aadeb, le syndicat des éleveurs gascons de l’Ariège, Synergie, ont établi un plan d’action d’urgence motivé et chiffré pour soutenir l’élevage de montagne ariégeois face à la crise de la FCO. Nous demandons à l’Etat, au Conseil Régional, au Conseil Général, de mettre en œuvre un plan d’urgence à la hauteur de cette crise considérée comme une des plus graves crises sanitaires en France des cinquante dernières années.

 

Nous appelons à une manifestation unitaire tous les éleveurs, adhérents et sympathisants des syndicats, coopératives et associations de l’Aspap, l'Aadeb, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA, du Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie:

 

LE JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008 à FOIX

Rendez-vous à 10H00 au Champ de Mars.

 

Chacun de nous doit se mobiliser. Nous appelons les élus, ceints de leur écharpe, à manifester à nos côtés pour la survie de l’élevage, pilier essentiel du tissu rural ariégeois, de notre patrimoine et de l’avenir de notre territoire.

 

Pour toute information, nous rappelons les coordonnées des conseillers de la chambre d'agriculture par secteur géographique :

St Girons: 05 61 66 10 24
-Villeneuve du Paréage: 05 61 60 15 30
-Carla Bayle: 05 61 68 50 31.
-Foix: 05 61 02 14 00

Nous recommandons à chacun de s'informer lors des réunions organisées par la Chambre d'Agriculture et le GDS - groupement de défense sanitaire - qui se dérouleront :

-Mercredi 10 septembre:

9h30-12h: Foix (chambre d’agriculture);

14h30-16h30: Laroque d’Olmes, salle Mermoz (près de la caserne des pompiers)
-Lundi 15 septembre: 9h30-12h: St Girons, CFPP

Pour signaler tout cas de suspicion de la maladie, contacter la direction départementale des services vétérinaires au :  05.61. 02. 16. 01.

La préfecture de l'Ariège a publié une note d'information au 2 septembre, que vous pouvez télécharger ici. D'autres actualités sont en  ligne sur le site de la préfecture de l'Ariège

Enfin notre site ami pyrenees-pireneus a mis en ligne une page très complète sur l'épidémie de F.C.O. à lire ici ...


 

 

 

 

15.08.2008

 

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Ariège : après Franska l'été 2007, nouvelle collision entre un ours un véhicule.

Le vendredi 15 août à 8h00 du matin, un ours qui traversait la Route Nationale 20 est entré en collision avec un minibus à hauteur de  Mérens les Vals, sur la 2 fois 2 voies reliant Toulouse à l'Andorre. Heureusement aucun blessé n'est à déplorer. Le chauffeur du minibus, qui ramenait un groupe d'enfants handicapés d'un séjour de vacances dans la principauté, n'a pu éviter l'ours : "j'ai freiné mais le choc était inévitable, j'avais le choix entre le parapet en métal, et heurter l'ours : j'ai choisi l'ours". Le véhicule étant trop endommagé pour ramener le groupe à Fougères, leur destination, c'est une assistance rapatriement qui a du prendre le relais. Quand à l'ours, après s'être "affaissé" un instant, selon le chauffeur, il a pris la fuite. L'équipe de suivi de l'ours a effectué des prélèvements pour identifier le plantigrade, et entrepris de rechercher l'animal blessé avec l'appui des forces de gendarmerie. Week-end du 15 août oblige, leurs recherches ont cessé en fin d'après-midi.

 

Le maire de Mérens s'est rendu sur place, après avoir pris des nouvelles des occupants du minibus, il a rappelé les difficultés auxquelles il est confronté face aux attaques des ours slovènes que subissent les éleveurs de sa commune. Il a à plusieurs reprises ce printemps manifesté son inquiétude devant la présence répétée de plusieurs ours à proximité du village, et notamment du camping communal, à la hauteur duquel l'accident s'est produit.

 

Claude Carrière, maire également et Co-Président de l'Aspap, a rappelé que l'Etat, maître d'oeuvre des introductions d'ours, n'a jamais donné de réponse claire à nos questions sur la responsabilité des pouvoirs publics en cas de dommages aux biens et aux personnes causés par les ours. L'ours n'ayant aucune personnalité juridique, contre qui l'assureur du véhicule va t-il se tourner pour indemniser les dégâts de cet accident ? Le maire sera t'il mis en cause, lui qui est responsable de la sécurité des  biens et des personnes sur sa commune ?

 

Pour l'Aspap, ce deuxième accident de la circulation en un an à peine illustre nos inquiétudes sur l'augmentation de la population d'ours, et l'absence de maîtrise de la situation par ceux qui en ont la charge : équipe de suivi désorganisée et affolée,  inapte à dénombrer les ours, à les localiser, à assumer son devoir d'information aux maires, populations, vacanciers et éleveurs. Préfecture de l'Ariège dépassée par les évènements, usant de tous les blocages pour étouffer la réalité du terrain, y compris envers la presse et les autorités nationales.

 

L'Ariège est le premier département pyrénéen touché par la présence et les attaques des ours slovènes. L'augmentation de la population d'ours en Ariège est une réalité, nous n'avons eu de cesse, encore cet été d'alerter les autorités, et la presse qui s'était fait le relais de nos informations, toujours au plus près du terrain :  "Les témoignages concordent : aire de répartition de l'ours de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d’un côté puis de l’autre de l’axe routier surfréquenté Toulouse/Andorre ; à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers 7H00 qu’il a été observé. Ainsi qu’à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer ... "

Une fois de plus, les faits nous donnent raison : oui l'Etat doit déclarer une fois pour toutes la fin du programme d'introduction, nous avons bien assez à faire et à gérer avec les ours présents. Non ces ours n'ont pas réussi à trouver dans les Pyrénées les conditions de leur vie en slovénie dans la réserve à ours de Masun d'où ils ont été retirés : espace restreint, très faible présence humaine (et routière ...), nourriture abondante y compris par nourrissage artificiel. Oui les coûts financiers de la dispersion de ces ours, sans aucune maitrise, accréditent notre demande d'étude d'un cantonnement des ours dans un territoire donné.

 

De même que nous avions prémonitoirement envisagé l''accident de Mérens, heureusement sans gravité, nous dénonçons sans relâche les lourdes répercussions à moyen et long terme de l'augmentation de la population d'ours. Cet évènement de Mérens, sans conséquences humaines directes, mais ô combien emblématique des problèmes concrets que posent ces introductions artificielles doit amener les pouvoirs publics au plus haut niveau à entendre l'expérience du terrain que nous pouvons lui apporter. Sans doute devra-il passer outre les autorités préfectorales qui voudraient bien étouffer leur perte de contrôle de la situation. Dans le cas contraire, l'Etat s'expose à ce que l'absurdité de la politique de l'autruche montre à nouveau ses limites, et ses dangers. De quelle façon et de quelle ampleur, personne ne le sait.

 

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22.07.2008 pastoralies.fr est en ligne !
Nous les préparons depuis des mois. Les Pastoralies approchent à grand pas.

Le vendredi 8 août prochain, l'Aspap organise sur le plateau de Beille en Ariège les Pastoralies 2008. Voici quelques éléments de cette journée qui s'annonce comme un évènement majeur de l'été en Ariège, et de la cause que défend notre association. N'hésitez pas à faire connaître les PASTORALIES  à tout votre réseau d'amis, parents, relations professionnelles et venez partager ce moment unique de rencontres, de grand air, de débat, de musique, de fête et de convivialité sur l'estive de Beille.

Au delà d'une journée exceptionnelle en montagne, les Pastoralies s'inscrivent pleinement dans la démarche militante de notre association : nous allons expliquer le sens profond de notre action, raconter la montagne à ceux qui l'aiment et veulent la comprendre et démontrer pourquoi l'équilibre de nos territoires est aujourd'hui gravement menacé.

Car notre mouvement dépasse évidemment la question de l'ours. L'intérêt jamais démenti des médias et du public pour nos actions montre bien combien notre combat interpelle : le fond du problème est bien « qu'est-ce que l'Etat veut faire des Pyrénées : un désert ensauvagé où les  grands carnivores, ours et loup, «contrôleront de la totalité du paysage », ou un lieu de vie sûr, accueillant,  vivant économiquement, à l'environnement préservé.

Sans folklore ni artifices, nous allons donner la parole à celles et ceux qui font de ces montagnes un espace de production et de loisirs ouvert à tous : cette Ariège si belle, rebelle et attachante ... que nous défendons avec ténacité.

Nous vous invitons à retrouver sur notre mini-site les temps forts notre grande fête de la montagne vivante ... et bien décidée à le rester :

Dès 10H00, L'ARRIVEE DES TROUPEAUX : En balcon sur l'estive, dans le cadre grandiose du Plateau de Beille, vivez l'arrivée spectaculaire des troupeaux de brebis tarasconnaises, puis des chevaux de mérens et enfin des vaches gasconnes, commentée par les éleveurs de Beille.

LES PRESENTATIONS-RENCONTRES : La montagne comme vous ne l'avez jamais entendue.
nous allons donner la parole à celles et ceux qui font de l'espace montagnard un lieu espace de production et de loisirs ouvert à tous : Eleveurs, berger, vacher, représentants des différentes races vous racontent leur métier, la spécificité de leur élevage, leur relation intense avec le milieu montagnard, pourquoi ils refusent les introductions d'ours slovènes et répondent en direct à vos questions, près de leur troupeau.

LES RANDONNEES A THEME : les professionnels et associatifs de la montagne vous offrent 6 balades autour de l'estive : sa formation, sa botanique, sa relation au tourisme, à la randonnée etc ...

LE MARCHE FERMIER et L'ATELIER DU GOUT : les producteurs rencontrent les consommateurs et leur présentent leur savoir faire, leur production, leurs convictions.

LE GOUT DE L'ARIEGE : pensez à réserver votre repas de midi sous chapiteau. inscription avant le 1er août sur pastoralies.fr et dans les offices de tourisme d'Ax les Thermes, Luzenac, Les Cabannes et Tarascon sur Ariège. Le nombre de places est limité. Infos au 05 61 64 60 60. Le menu est composé exclusivement de produits élevés et transformés en ariège :

- assiette de charcuterie  : saucisson de bœuf gascon, pâtés de porc et de canard gras ...

- grillade de l'estive : veau + bœuf Cadet Gascon, +  agneau Tarasconnais, accompagnés de cocos de Pamiers

- fromage ariégeois, croustade aux pommes

- eau et vin à volonté, café.

LE FORUM/ESPACE INTERNET : Des intervenants venus de toutes les Pyrénées aborderont les questions de fond de notre action : quelle montagne pour demain ? ours, loup : quels impacts sur le pastoralisme et le tourisme ? Viande, fromage des Pyrénées : des produits de qualité, des garanties pour le consommateur. Comment sauvegarder la montagne vivante, humaine et durable d'aujourd'hui ? Et un Pôle internet en continu.

Les PASTORALIES, c'est tout un programme : de très nombreuses animations, de jeux pour les enfants petits et grands, des chants et danses traditionnelles ... et un paysage époustouflant, sur plusieurs hectares de stands et 3 villages à thème implantés spécialement pour l'évènement.

Vous trouverez ici pour les infos sur l'hébergement et votre séjour en Vallées d'Ax.

A très bientôt pour fêter et défendre ensemble notre Ariège si belle, rebelle et attachante ...
et à tout de suite sur
pastoralies.fr
N'hésitez pas à copier une des deux bannières pour les ajouter à votre blog ou votre site internet ...

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22.07.2008 Série d'attaques simultanées en Haute-Ariège

 

Bien que l’Ariège n’ait rien demandé, et n’ait jamais cherché à revendiquer le mercantile titre de pays de l’Ours qui fait vendre à Arbas *des casquettes et des porte-clés à l’effigie d’ours baptisés de noms ridicules, oui les ours sont de plus en plus nombreux en Ariège, les informations convergent : aire de répartition des attaques et des indices de présence de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ce printemps ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d’un côté puis de l’autre de la 4 voies Toulouse/Andorre ; à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la