Dans l'actualité ...

1.06.2011

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Pas de lâcher d'ours cette année.

 

 Après une longue attente, Mr Sarkozy par l'intermédiaire de sa ministre de l'environnement à renoncé au lâcher d'une ourse slovène dans la région du Béarn.

Suite à cette annonce l'ADDIP communique

 

document entier à lire ici

 

 

 

27.12.2010

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L'ours est-il le bienvenu dans les Pyrénées ? Ecouter le débat entendu le 27/12/2010 sur RFI.

 

 C’est le débat du jour sur RFI entre François Arcangéli, président de l'association ADET-le Pays de l'Ours, maire d'Arbas en Haute-Garonne et conseiller régional Europe-Ecologie de Midi-Pyrénées et Philippe Lacube, éleveur en Ariège, président de l'ADDIP-Coordination pyrénéenne

 

ECOUTER ICI

 

16.12.2010

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Grands prédateurs : Rupture avec l'Etat.

 

 

Le communiqué  du 15 décembre 2010 de la FNO et FNSEA : ici

Le communiqué format pdf de l'ADDIP du 16 décembre 2010 : ici

 

 

16 novembre 2010, l’ADDIP communique :

 

Objet : communiqué FNSEA et FNO du 15 novembre : grands prédateurs, rupture avec l’Etat

 

 

L’ADDIP, Coordination pyrénéenne, a pris connaissance avec une très grande satisfaction de la position nationale exprimée ce 15 décembre 2010 par la FNSEA et la FNO (Fédération Nationale Ovine) sous le titre : « Grands prédateurs, la rupture avec l’Etat - Le pastoralisme et la biodiversité en danger ».

Rupture avec l’Etat : l’ADDIP et les forces vives du massif ont fait ce choix réfléchi dès 2008 lors de la mise en place du Groupe Ours dans les Pyrénées. Choix confirmé et amplifié en juin 2009 au point que ce pseudo groupe de dialogue pour des décisions arrêtées par ailleurs a sombré corps et âmes.

 

En mai 2008, le bilan à mi parcours du plan ours publié par l’ADDIP (1) montrait déjà comment, au delà des postures dites de « concertation » affichées par l’Europe et l’Etat, au delà même des attaques aux troupeaux aussi insupportables soient elles, c’est toute une machine de guerre qui se mettait en marche contre le caractère humanisé de nos massifs : une politique affirmée d’ensauvagement, d’exclusion, qui menaçait directement la place et le rôle essentiels de l’homme dans nos montagnes, toutes les activités économiques (pastoralisme, forêt, tourisme au premier chef), et cette très riche biodiversité ordinaire et agricole que depuis des millénaires le pastoralisme a su y créer en union avec la nature des lieux.

 

Ce n’est pas uniquement contre cette politique d’ensauvagement que l’ADDIP fédère les forces vives des Pyrénées, c’est d’abord pour affirmer la volonté de ce massif de continuer à être ce qu’il est : un territoire « riche de savoir faire, de paysages façonnés par des pratiques agricoles séculaires, de races et variétés locales et de produits naturels et de qualité » comme le dit aujourd’hui le communiqué FNO/FNSEA pour l’ensemble des montagnes de France.

A l’heure où l’Etat vient d’annoncer au Comité de Massif un « projet de lâcher d’une ourse » dans les Pyrénées Atlantiques, nous nous réjouissons que la FNSEA et la FNO soulignent que le dialogue avec l’Etat ne redeviendra possible que « sous la condition de /son/ engagement de renoncer aux lâchers ».

 

C’est, de notre part à tous, un autre engagement, mais pour un avenir très différent de celui auquel certains voudraient nous réduire : non à l’ensauvagement, à la sanctuarisation, oui à des montagnes vivantes, belles, humaines, actives et accueillantes comme elles l’ont toujours été.

 

ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées, Coordination des associations pyrénéennes ASPAP 09, ADIP 31, ASPP 65, FTEM 64.

 

 

Contacts :

ADDIP : Philippe Lacube 06.72.43.85.02  Bruno Besche-Commenge 06.72.22.85.54

ASPAP 09 : Gérard Dubuc 06.10.60.34.26

ADIP 31 Béatrice Soltero 06.19.65.17.47

ASPP 65 : Marie-Lise Broueilh 06.30.36.97.52

FTEM 64 : Jean-Pierre Pommiès 06.87.66.29.03

 



(1) Voir : « Écologie, un vrai problème manipulé de façon inquiétante - bilan de la situation créée aujourd’hui  par le “Plan de restauration et de conservation de l’ours brun  dans les Pyrénées 2006-2009” et conséquences pour l’avenir du massif. »

http://www.aspap.info/contenu/ADDIP%20bilan%20plan%20ours%202006-2009.pdf

et http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP-Bilan2008.pdf

 

 

15.11.2010

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A propos de la disparition du dernier ours des Pyrénées...

 

A propos de la disparition du dernier ours d’origine pyrénéenne, L. Mazzella écrit le 12-11-2010 : « C'est bien de l'extinction d'une espèce, présente de façon permanente depuis plus de 250 000 ans qu'il s'agit. » Absolument pas, il s’agit d’une sous population locale que son très faible effectif et sa dispersion ont condamnée depuis longtemps, cf entre autres la « Stratégie de récupération de l’ours brun cantabrique » adoptée en 2000 par l’Etat espagnol: « on associe la viabilité d’une population d’ours à des chiffres de plusieurs centaines d’exemplaires et à des superficies de plusieurs milliers de kilomètres carrés. »

L’espèce par contre n’est menacée ni au niveau mondial ni à celui du paléarctique occidental qui comprend l’Europe : ce sont les seuls critères biogéographiques pertinents pour parler d’espèce.

 

L’inscription de l’ours dans la liste rouge nationale des espèces menacées repose sur une déformation des critères mondiaux de l’UICN qui pilote ce classement (Union Internationale de Conservation de la Nature). Ces critères précisent logiquement que chaque pays doit fournir, pour son territoire, non pas l’état de toutes les espèces, mais celui des espèces mondialement menacées. Pour chacune, l’UICN demande que soit précisé son % par rapport à la population mondiale; il est même possible de ne pas prendre en compte «  une espèce présente ou qui a été présente au siècle précédent et dont l’effectif représente moins de 1% des effectifs de la population mondiale ».

Or, avec l’ours, non seulement la liste rouge française prend en compte une espèce qui ne rentre pas dans le cadre puisqu’elle n’est nullement menacée, mais elle « oublie » d’indiquer ce pourcentage, par ailleurs ridicule : moins de 0,0001%. Ce n’est qu’un des multiples tours de passe-passe que suscite non pas la nécessité, de préserver la biodiversité, mais son exhibition politicienne : on oriente ainsi les intérêts et les actions vers des programmes spectaculaires et des espèces emblématiques, aux dépens des problèmes globaux bien plus complexes et qui, surtout, se heurtent à des intérêts économiques d’une envergure … certaine.

L’ours alibi est une espèce qui se porte très bien, parfait acteur de l’écoblanchiment (greenwashing) !

 

 

03.11.2010

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Sauver l'ours DES Pyrénées ? Une escroquerie, un alibi pour gogos volontaires.

 

le texte sous format pdf : télécharger ici

 

19 heures, journal de FR3 Midi Pyrénées, dimanche 31 octobre 2010 : interrogé sur la mort de « Camille », le dernier ours autochtone pyrénéen, M. Arcangeli, président de l’ADET et Conseiller Régional, ne trouve qu’à souligner le caractère « symbolique » de cette disparition qui ne l’émeut guère.

Pour celles et ceux qui croiraient encore que l’objectif d’abord de l’Europe et de l’Etat français, ensuite de l’ADET et associations similaires, était de sauver l’ours des Pyrénées, l’attitude est révélatrice. Elle relève totalement de ce que le FAPAS asturien (le premier à annoncer l’événement) appelle dans son avis de décès : « peut-être la plus grande escroquerie commise quant à la conservation de la biodiversité en Europe ».

 

Sauver effectivement cet ours, ou au moins ses gênes en permettant que ses ultimes exemplaires puissent se reproduire avec des spécimens venus d’ailleurs, fut pendant longtemps l’objectif exhibé pour « justifier » les importations d’ours slovènes. Exhibé, car, en fait déjà, dès 1994, en choisissant d’introduire ces ours dans les Pyrénées Centrales, les responsables de ce programme savaient bien que ces ours n’avaient aucune chance d’y croiser quelque ours pyrénéen que ce soit. C’est ce qu’écrivait le 18 mai de cette année Gilbert Simon, alors Directeur de la Nature et des Paysages au Ministère de l’Environnement, dans un courrier officiel en réponse au Docteur Lang qui s’inquiétait des possibles problèmes liés à ces importations:

« De toute manière, dans les Pyrénées Centrales il n’y a plus d’ours : nous ne craignons donc plus, hélas, ni consanguinité, ni incompatibilités génétiques ou morphologiques, ni propagation d’épizooties dans la population ursine indigène ! » (Source : Archives Nationales comme tous les autres courriers cités ci dessous).

 

En fait, dans le processus d’introduction d’ours slovènes dans les Pyrénées Centrales, deux volontés différentes ont joué au chat et à la souris, au petit jeu de qui bernerait l’autre : l’ADET d’une part, M. Simon de l’autre.

 

Comme le rappelle le FAPAS dans son communiqué, il s’agissait, d’un côté, d’une opération qui n’avait rien à voir avec le biologie de l’espèce: « il est impossible de masquer le fait que la réintroduction dans les Pyrénées d’ours provenant de Slovénie obéissait en son temps à une stratégie planifiée par les organisations françaises de tourisme, qui prétendaient l’utiliser pour une campagne de promotion. C’est la raison pour laquelle le biologiste nord américain, Tony Clevenger, avait refusé de diriger ce projet de réintroduction le considérant comme une escroquerie : l’objectif en effet, une fois les ours relâchés, était de les enfermer dans une réserve clôturée où ils seraient utilisés comme produits d’appel touristique » (voir ce communiqué et lettre de démission de Clevenger à http://www.aspap.info/contenu/13.htm#30.10.2010 )

L’ADET fut créée à cet effet par M. Rigoni, maire de Melles où les premiers ours seraient importés en 1996.

 

Quant à l’autre côté, M. Simon et autres représentants de l’Etat, leur objectif était tout autre. Dès 1991, M. Simon, alors simple conseiller technique, dans un rapport au Directeur de Cabinet du Ministère, rendait compte d’une visite à Melles, où la manipulation était clairement revendiquée :

 

- côté face, possibilité intéressante de créer : « une petite structure bâtie pour l’occasion, permettant ainsi au projet d’être moins parisien » (Note du 28 janvier 1991). Idée que l’on retrouve en 1993 dans un rapport « confidentiel » au Préfet des Pyrénées Atlantiques, rapport annoté ainsi au crayon, en marge : « on ne le diffuse pas » : « je pense qu’il peut être utile de donner l’impression que les Parisiens ne s’en mêlent pas trop ».

Pour l’Ouest c’est toute l’histoire de l’IPHB qu’il faudrait reprendre, avec y compris ses ombres très sombres, mais concrètement c’est dans les Pyrénées Centrales que les ours furent réintroduits. Et l’ADET serait créée pour être, en fait, cette petite structure moins parisienne.

 

- côté pile, autre musique. Tandis que « un ou deux ours » seraient lâchés à Melles à titre expérimental (y compris pour les « contreparties financières »), M. Gilbert Simon concluait son compte rendu en soulignant ainsi l’objectif réel de l’opération : « suivi des ces ours pendant que le programme lourd de réintroduction évoqué par ailleurs continuerait d’être discuté ». Par ailleurs, c’est tout dire !

 

L’escroquerie dont fait état le communiqué du FAPAS était d’abord un jeu de poker menteur où aussi bien l’ours pyrénéen que l’ADET n’étaient que des pseudo partenaires pour une règle du jeu totalement manipulée par les représentants de l’Etat. Mais cet aspect de l’escroquerie, le FAPAS « oublie » d’en parler. Reprenons les informations des courriers cités:

 

- « partenaire » (si l’on peut dire !) 1, l’ours des Pyrénées, courrier de 94 : là où l’on choisit d’introduire, il n’y a plus de « population indigène » ! L’objectif n’est donc vraiment pas de tenter de sauver ce qui peut encore l’être.

- partenaire 2, les petites structures locales, Pyrénées Centrales (courrier de 91), Pyrénées Atlantiques (rapport confidentiel de 93) : elles se croyaient reines, maîtresses de la situation ? On leur agitait le leurre d’un développement économique autour de quelques ours symboles ? Elles étaient là pour faire « moins parisien ».

- celui qui tirait les ficelles, M. Gilbert Simon : pendant qu’ainsi on faisait taire les locaux en leur laissant l’apparence d’une maîtrise de leur destin sur quelques aspects ponctuels, « le programme lourd de réintroduction évoqué par ailleurs continuerait d’être discuté ». Quant au lien entre les Pyrénées Centrales et de l’Ouest, c’est un courrier de la DIREN Midi Pyrénées du 14 janvier 1993 qui vend la mèche ; il précise que les problématiques sont liées, que les informations doivent circuler entre les deux, mais … «  tout en affichant une séparation méthodologique stricte entre les deux zones » (je mets en gras. Cet affichage, équivalent du « donner l’impression » de 1993, permettait bien sûr de masquer le « programme lourd » bien réel dont M. Simon faisait état en 91).

 

Dans ce dernier courrier cité, une note au crayon en marge suffirait pour conclure : le courrier souligne au second § qu’il existe toujours « une forte opposition locale à la présence de l’ours et à tout ce que cette présence implique » ; la note marginale remet les pendules à l’heure : « est-ce à la présence de l’ours ou a la politique menée pour sa protection … ». Bonne question !

 

L’indifférence de M. Arcangeli à la disparition du dernier véritable ours pyrénéen, n’est jamais que la suite de ce poker menteur où l’enjeu ce n’est pas cet ours, pas ce qui aurait pu en être sauvé au moins a minima (un patrimoine génétique), mais tout autre chose : ce « programme lourd » dont on sait que pour atteindre une population d’ours naturellement viable, il ne supposerait pas du tout simplement une cinquantaine d’ours sur la chaine, comme l’écrivent Ferus et l’Adet,  mais des centaines d’ours sur des milliers de km2 comme l’analysent tous les spécialistes, notamment espagnols.

Sous l’apparence « affichée » d’un développement économique locale où les « partenaires » étaient des gogos, mais gogos volontaires il faut le rappeler, ce véritable objectif d’ensauvagement du massif était non pas prévu mais, pire, déjà présenté comme une réalité dans le premier programme européen concernant l’ours. Intitulé « Première phase d’un programme de conservation des vertébrés des Pyrénées », ce programme en 1993 décrivait ainsi le massif : « Jusqu’à il y a peu encore région isolée et inaccessible » …

 

C’est à transformer en réalité cette description qu’ont travaillé et que travaillent ceux qui, sous couvert de sauver un ours pyrénéen dont tous en réalité se moquaient, participèrent et participent encore à ce qui, le FAPAS a encore plus raison qu’il ne le croit, est vraiment une escroquerie, une gigantesque supercherie.

 

B.Besche-Commenge, sociolinguiste - 3 novembre 2010

(Je remercie Madé Maylin de m’avoir permis de consulter son dépouillement des Archives Nationales)

 

 

 

30.10.2010

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Disparition du dernier véritable ours des Pyrénées

Un communiqué de presse du FAPAS asturien vient confirmer la disparition du dernier véritable ours des Pyrénées, en même temps qu’il propose une réflexion sur ce qui a conduit à cette définitive extinction.  Le FAPAS n’hésite pas à qualifier d’escroquerie écologique  les financements accordés depuis trente ans pour tenter de sauver les derniers spécimens de cette population.  Il dévoile en effet comment, lors des importations d'ours slovènes de 1996, il s'agissait d'une opération purement commerciale de promotion touristique et rien n'avait été prévu pour éviter les problèmes avec les troupeaux. Nous mettons en ligne l'ensemble du dossier, dont des documents jamais rendus publics à ce jour.

Tous les documents :
- communiqué A à lire ici
- communiqué B à lire ici
- communiqué C1 à lire ici
-communiqué  C2 à lire ici

Le FAPAS, la fin définitive de l’ours des Pyrénées en 2010, et l’avis des experts en 1995

 

 

A) - INTRODUCTION

 

Le 6 octobre 2010, un communiqué commun du FIEP et de Ecologistas en Acción signalait le très probable disparition du dernier ours de souche pyrénéenne, Camille (voir traduction : http://www.aspap.info/contenu/13.htm#11.10.2010 ).

Le 29 du même mois, c’est un communiqué de presse du FAPAS asturien qui vient confirmer cette nouvelle, en même temps qu’il propose une réflexion sur ce qui a conduit à cette définitive extinction.  Le FAPAS n’hésite pas à utiliser les grands mots : il qualifie d’escroquerie écologique (uno de los mayores fraudes) les financements accordés depuis trente ans pour tenter de sauver les derniers spécimens de cette population.

 

Quant aux importations d’ours slovènes, le FAPAS rappelle comment celles ci, à l’origine, furent pensées non pas comme moyen de relancer l’espèce dans les Pyrénées, mais d’assurer un développement touristique de certains secteurs à partir du parcage de ces ours dans des aires où ils joueraient le rôle de produit d’appel (c’est toujours cet objectif que l’on cherche à développer du côté catalan espagnol, soutenu par la Caixa et par … le même FAPAS, pas à un paradoxe près). Leur extension en liberté sur le massif n’avait été ni prévue ni organisée,  ce qui explique les « graves conflits sociaux » générés par cette extension. L’aveu est de taille !

Le FAPAS précise même que c’est cette vision uniquement touristico-économique, et non biologique, de l’ours qui conduisit le spécialiste nord américain Tony Clevenger à démissionner du poste de chef du projet de réintroduction qu’il occupait alors. Ce n’est qu’en partie exact.

 

Nous traduisons ci-dessous le communiqué du FAPAS (B ci dessous) et, à la suite, proposons l’intégralité de la lettre de démission de M. Clevenger datée du 25 mai 1995(C-1), pour la première fois ainsi rendue publique : elle n’a rien de secrète aujourd’hui puisqu’elle a été déposée aux Archives Nationales où tout un chacun peut la consulter ainsi que l’ensemble du dossier ours. Même chose pour une autre lettre que nous rendons publique par la même occasion (C-2) : celle que M. Pardes, biologiste antérieurement chargé du problème ours, adressa en janvier de l’année suivante à M. Simon (responsable ministériel du projet de réintroduction) après avoir été cavalièrement mis sur la touche.

Un élément commun à ces deux lettres est curieusement omis par le FAPAS dans sa référence à celle de Clevenger : l’absence quasi totale de concertation et préparation auprès des premiers concernés, les éleveurs.

 

Pour M. Pardes, la DIREN (Direction Régionale de l’environnement) chargée de la préparation du programme est  « un service éloigné du terrain, des gens qui y vivent et de leurs réalités » alors que, contrairement à ce qui est affirmé, « la Slovénie n’a rien à voir avec les Pyrénées Centrales, ni par la nature des montagnes que l’on y trouve, ni par la végétation ou les activités humains qui s’y développent ». Tout cela alors que « le monde agricole n’est pas partenaire des tâches à accomplir, étant soi disant représenté par les chasseurs ». Conséquence : « le programme de réintroduction sera la source probable de prochains conflits avec les groupes sociaux les plus directement concernés ».

 Et il ajoutait alors : « Cette analyse n’est pas originale puisqu’elle a déjà été faite par A. Clevenger, expert reconnu internationalement ».

 

On verra au chapitre 5 de sa lettre de démission (Acceptation publique) comment effectivement Clevenger abordait ce problème. De façon globale, il soulignait ainsi tous les disfonctionnements et approximations qui le conduisaient à démissionner : « je ne cautionne pas scientifiquement ce projet mal organisé, mal coordonné /…/ ». Pour l’ours lui même, sa conservation, celle du milieu, pour les territoires humains destinés à l’accueillir, rien ne correspondait, soulignait-il, « à l’objectif fixé par le programme LIFE ».

 

On sait comment les réintroductions néanmoins conduites en 1996 comme récemment en 2005 conduisirent à ce qu’avait auguré M. Pardes dans sa lettre : une situation conflictuelle que sur le terrain rien n’émousse, au contraire. Quant à l’ours des Pyrénées, qu’il fallait sauver, c’est son avis de décès que signe ici le communiqué du FAPAS. Belle réussite pour une opération où des millions furent et sont toujours engloutis.

 


B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP

 

 

11.10.2010

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Ours : à l'Ouest, du nouveau.

Le 6 octobre 2010, un communiqué commun des associations Ecologistas en Acción et FIEP Groupe-Ours Pyrénées est venu apporter deux informations importantes sur la situation des ours à l’Ouest de la chaîne:

 

- Camille et Aspe-Ouest sont bien deux noms différents pour un seul et même ours  …

- … lequel est très certainement mort, car il ne se manifeste plus de quelque façon que ce soit (traces, attaques) depuis plusieurs mois.

 

Nous traduisons simplement ici ce communiqué et, dans les journaux espagnols qui le relatent, les passages où est indiquée la position du gouvernement aragonais, directement mis en cause par le communiqué. Elle est subtile, certains pourraient s’en inspirer : les fonds investis visaient d’abord à assurer les moyens de cohabitation entre les ours présents et les activités traditionnelles, et, surtout, ces fonds sont 100%  aragonais et ne doivent strictement rien à l’Europe, façon diplomatique de dire clairement : CE, Natura 2000, programme Life-Europe n’ont en rien à mettre leur nez dans ce qui ne concerne ici que l’Aragon.

En un mot : qui s’en donne les moyens est maître chez lui. Ou pour le dire autrement : qui va pleurer les sous auprès de l’Europe, n’a que le droit ensuite de sortir son mouchoir pour essuyer ses larmes. Oui, vraiment, bonne source d’inspiration …

 

Il faut quand même rappeler, à la suite de l’association FERUS qui relaie ce communiqué, que « l’ours Aspe-Ouest est le dernier ours 100 % pyrénéen » (http://www.ferus.org/  sous le titre : « L’ours Aspe-Ouest est-il mort ? »).

Si sa disparition était confirmée, elle rendrait encore plus faux le pseudo argument de « sauvetage » de l’ours pyrénéen avancé pour « justifier » les importations d’ours slovènes, argument déjà ridicule avec un seul et dernier mâle pyrénéen pour toute la chaîne.

 

A = traduction du communiqué, B = dans la presse, réaction du gouvernement aragonais

C = textes en castillan et liens vers les documents (rendez vous en bas de l'article pour télécharger le document pdf et avoir accès à la partie C "textes en Castillan")

 

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A = traduction du communiqué

 

- Communiqué du 6 octobre 2010

Camille a disparu et avec elle la présence permanente de l'ours dans les Pyrénées d'Aragon et de Navarre.

 

Le dernier représentant de l'ours brun des Pyrénées (Ursus arctos) qui vivait en permanence entre Aragon et Navarre a disparu et l’on n’a aucune piste ni trace qu’il soit encore en vie. Depuis des mois, on savait que les ours Camille et Aspe-Ouest étaient en fait le même individu mais avec des noms différents en Espagne et en France. Le dernier signe de sa présence a été une photo prise par les caméras du suivi, le 5 Février de cette année ; depuis lors, aucune piste ni d'attaque aux troupeaux, ce qui certifie quasiment sa mort.

Est ainsi confirmé le plus noir des présages, annoncé depuis longtemps par les différentes associations écologiques des deux côtés des Pyrénées.

 

On est arrivé à cette situation  par la négligence obstinée des gouvernements de Navarre et d'Aragon : le premier avec un plan de récupération de l’espèce obsolète dans lequel on est confronté à l'insuffisance des mesures de conservation ; quant à l’Aragon, par une apathie inexplicable et la non exécution  d'un plan de Relance de l’Espèce auquel pourtant ce gouvernement était obligé depuis dix-neuf ans par le règlement de 1991 qui avait développé l'ancienne loi 4 / 89 de Conservation des zones naturelles et de la flore et la faune sauvages. Or ce manquement se répète avec un entêtement inhabituel puisque, alors que la loi 42/2007 sur le patrimoine naturel et la biodiversité rendait obligatoire de rédiger un plan de récupération dans les trois ans, on n’a jamais vu venir quelque plan que ce soit pour le rétablissement de l'espèce dans l'infortuné noyau d’ours des Pyrénées espagnoles de l'Ouest. Des deux derniers mâles de la zone française on sait que Neré vit dans la vallée d'Aspe, avec des raids occasionnels sur le côté espagnol et Canelito (fils de Cannelle - dernière ourse autochtone abattue par le chasseur René Marquez), dans les vallées d’Aspe, Ossau et Cauterets.

 

Tout cela rend inexplicable le communiqué publié fin Septembre par le ministère de l'Environnement de l'Aragon, qui affirme avoir consacré plus de quatre millions d'euros à la conservation de l'ours ; ce qui rend évident le caractère fallacieux de cette politique de conservation de l’espèce,  où l'argent a été investi dans des subventions sans but précis de conservation.

Cette politique erratique, sans programme de conservation précis, a eu pour conséquence que certains agriculteurs se sont regroupés afin que, plus forts dans leurs protestations, il profitent d’une augmentation des subventions, et l’on a fini par arriver ainsi à un tel degré de distorsion qu’un syndicat d'agriculteurs a pu faire des propositions aussi extravagantes que de fermer les ours dans des parcs clôturés, ou qu’un éleveur de bovins de la vallée de Broto a pu élever des protestations furieuses, alléguant des dommages et des menaces incroyables.

 Heureusement, il y a une majorité d'agriculteurs qui font une bonne gestion de leurs troupeaux et des pâturages qu’ils utilisent, ceux là sont indispensables pour la conservation de la biodiversité, nous espérons que leur exemple fera école et qu’ils pourront compter sur le soutien efficace de l'administration dans les mesures techniquement les plus adéquates.

 

La seule façon de renverser la regrettable situation actuelle et de permettre que le territoire reste une zone à ours, est le renforcement de l'espèce par deux femelles, l'une côté français (engagement de l’administration française), l'autre côté espagnol, qui agiraient comme un appel pour la recolonisation de la zone par cette espèce.

Dans les vallées occidentales, existe encore un habitat adéquat pour la conservation des ours, il dépend des ministères de l'Environnement d'Aragon et de Navarre que l'espèce soit rétablie ou à jamais perdue.

 

Pour davantage d’informations :


Mariano Polanco (Ecologistas en Acción): 974495634 (Mañanas) /  620404313


Gérard Caussimont (président du FIEP – Groupe ours Pyrénées), naturaliste spécialiste de l’ours brun : 0033673347496

 

 

B = dans la presse, réaction du gouvernement aragonais

 

B1) dans Pirineodigital.com

 

dernier §: « Du côté du gouvernement on considère que « le communiqué fait référence aux investissements réalisés pour faciliter et promouvoir la cohabitation entre l’ours et les activités traditionnelles et pas uniquement la conservation de l’ours ; ce sont des investissement que le Ministère aragonais a assumé directement, sans aucune fond à cet effet provenant de l’Union Européenne ». Selon le gouvernement, figuraient dans ce paquet de mesures l’installation de clôtures électriques, l’acquisition de chiens de garde, les compensations pour les attaques, et « d’autres mesures de conservation comme des études ou  la création du Parc de Los Valles qui protège un territoire déclaré zone à ours ».

 

B2) dans HERALDO DE ARAGON

 

§ 6 : « De son côté, le Ministère aragonais a confirmé que, depuis février, il n’y a plus aucune trace de la présence de Camille, alors qu’il semble qu’un autre spécimen ait commencé à manifester sa présence dans la vallée. Il y a en permanence dans la zone une équipe de surveillance, avec des appareils photos et autres, qui suit à tout moment l’activité des ours ».

/Note du traducteur : disparition de l’un, apparition possible d’un autre, cela confirme des informations qui m’ont été données à plusieurs reprises ces derniers mois, sous forme encore interrogative, par des amis éleveurs de la zone aragono-navarraise concernée : Anso-Roncal/

par Bruno Besche Commenge

télécharger le document pdf ici

 

27.09.2010

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Ours, caprins, dans "le pays de l'ours" Asturien : année 2008-2009

 

Les données les plus récentes confirment l’absence d’un véritable élevage ovin et caprin dans les communes asturiennes de l’ours. Quelques bêtes résiduelles, telles des poules au fond du jardin.

 

 

   

Légende :

 

Somiedo = commune emblématique de l’ours 

Proaza = commune de « la maison de l’ours » et du parc de vision, sur « la senda del oso » (le sentier de l’ours), en vert sur la carte. 

Yerne y Tameza (1), Santo Adriano (2), Teverga, Quiros = communes situées sur la « senda del oso ».

 

 

 

Communes

(ordre alphabétique)

Ovins (chiffres bruts)

Caprins  (chiffres bruts)

2008

2009

2008

2009

Têtes

Exploitations

Têtes

Exploitations

 

Têtes

Exploitations

 

Têtes

Exploitations

 

Proaza

323

35

254

33

458

21

440

20

Quiros

580

49

495

45

294

21

256

19

Santo Adriano (2)

102

15

99

15

94

7

101

9

Somiedo

56

3

49

3

110

5

112

4

Teverga

395

43

728

22

353

41

689

22

Yerne y Tameza (1)

0

0

0

0

63

3

50

2

 

Sources : LA AGRICULTURA ASTURIANA - Referencias Estadísticas 2008 – 2009

 

Communes

(ordre alphabétique

Ovins (moyenne par exploitation)

Caprins  (moyenne par exploitation)

2008

2009

2008

2009

Proaza

9,2

7,7

21,8

22

Quiros

11,8

11

14

13,5

Santo Adriano (2)

6,8

6,6

13,4

11,2

Somiedo

18,7

16,3

22

28

Teverga

9,2

33,1

8,6

31,3

Yerne y Tameza (1)

0

0

21

25

 

Les présidents des associations cantabriques de protection de l’ours, Hartasanchez (FAPAS) et Palomero García (FOP) soulignent que les situations des deux massifs ne sont pas comparables sur ce plan, ainsi Palomero lors d’une conférence en Aragon : « la grande différence avec les Asturies, c’est qu’il n’y a pas d’élevage ovin » (III Jornadas de Debate Ambiental, Consorcio de Los Valles, décembre 2005). Et l’incompatibilité ours/petits ruminants est reconnu depuis longtemps, ce qui conduisait J.E. Swenson et autres à envisager : « d’abandonner l’élevage pour d’autres modes de production compatibles avec l’ours » dans leur Plan d’action pour la conservation de l’ours brun en Europe, publié en 2000 par le Conseil de l’Europe.

 

Comme le soulignait en mai 2010 la revue « EcoDiario » en rendant compte de l’ouvrage de Migel Mari Elosegi « El oso pardo en los Pirineos » (L’ours brun dans les Pyrénées), selon cet auteur :

 

« Tenir des vaches et des juments au lieu de brebis peut être un moyen d’éviter les dommages causés par les ours au bétail. L’auteur reconnaît cependant qu’être éleveur de brebis est souvent une tradition familiale bien enracinée dans les Pyrénées, aussi n’est-il " pas viable d’envisager de changer de bétail, et encore moins pour la réintroduction de quelques ours ". Elosegi n’avance cette proposition que " pour ceux qui envisageraient de créer de nouvelles exploitations d’élevage ". »

 

par Bruno Besche Commenge.

 

 

13.09.2010

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Témoignage inédit sur la gestion & la cohabitation avec l'ours en Slovénie.

 

D'origine slovène, il découvre avec étonnement la gestion française de la présence de l'ours sur le massif Pyrénéen. Témoignage rare, il nous explique la cohabitation

avec ces derniers dans les montagnes slovènes.

 

Zmago Zorosec est en vacances en Ariège avec sa famille. Cette dernière partage son temps entre la banlieue parisienne et Nova Vas, en Slovénie. Les parents de Zmago vivent à 17km de là; à Cerknica. La ville est située au sud de la région de la Carniole-Intérieure dans la partie septentrionale des Alpes dinariques, à moins de 5 km au sud de Postojna. La commune a donné son nom au lac de Cerknica. Celui-ci, d'une superficie de 38 km², est le plus grand lac du pays. En période estivale, les eaux disparaissent pour laisser place à des champs de cultures. Ce lac est en fait un récipient pour les eaux coulants des montagnes avant de s'infiltrer dans le sous-sol calcaire. Mais en période de fortes pluies, les sols gorgés d'eau font rejaillir le surplus , formant ainsi un lac. "Ce relief karstique est idéal pour les ours. Ils sont plus de 600 à vivre dans ces forêts slovènes. Régulièrement l'Etat, qui a mis en place un système de quotas, en abat ou en exporte quelques-uns (deux ours furent ainsi réintroduits dans les Pyrénées Françaises en 1996) afin d'éviter que leur population ne devienne trop nombreuse. Ils pullulent et il est nécessaire de les réguler car ils n'ont aucun prédateur", explique Zmago Korosec.

 

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          Cerknica, Slovénie.                                                                                       Lac de Cerknica, et ses reliefs alentours : "zones où vivent des centaines d'ours" !                                                                   Le lac en période estivale et ses champs de cultures.

 

Un animal, deux pays et deux gestions différentes.

 

Ces semaines passées sur le massif pyrénéen ont un goût particulier pour cette famille originaire des montagnes slovènes. Face à la problématique de l'ours et de la cohabitation difficile avec les pyrénéens Zmago et sa famille peuvent faire un comparatif entre deux systèmes complètement différents. Il est rare d'entendre un témoignage de ce genre, en prise directe avec les réalités des deux pays et il est frappant de constater deux systèmes diamétralement opposés face à la gestion de ces carnassiers. Il raconte : " la gestion des ours slovènes est tout autre que sur le massif pyrénéen. Les chasseurs les nourrissent régulièrement avec des silos d'orge. Ainsi, ces derniers ne chassent pas. Ils se nourrissent de fourmilières, de fruits et d'orge. Dans les jardins des habitations, tous les arbres fruitiers voient leurs premières branches arrachées par les ours. Cela témoigne de la proximité entre les hommes et les ours. Aujourd'hui il y a environ 600 à 700 ours. Ainsi une fois par an la chasse à l'ours est ouverte. Les chasseurs travaillent pour l'Etat dans mon pays, c'est différent du système français. Les cadavres sont récupérés par des structures adaptées et on récupère la viande de l'ours que l'on consomme dans les restaurants. Autant vous dire qu'ils sont donc loin d'être en voie de disparition !! Les habitants de Cerknica sont habitués à cette cohabitation mais restent toujours méfiants vis à vis des ours. Ce ne sont pas des animaux domestiques ! Très peu de personnes s'aventurent en montagne de peur de tomber nez à nez avec une ourse et son petit, c'est une zone sauvage. Une habitante de la ville s'est trouvée devant un ours lors d'une cueillette en forêt. Apeurée elle s'est évanouie. Elle s'est réveillée un peu plus tard sous un tas de branchement et de feuilles. L'ours l'a cru morte et l'avait gardé pour un futur repas car il ne mange que de la viande faisandée ! C'est un cas extrême car les ours ont peur eux aussi des hommes et ils les évitent dans la mesure du possible".

 

Stupéfait par la situation pyrénéenne Zmago s'étonne de ce choix de gestion sur ce massif frontalier et comprend la colère des habitants : "s'il est vrai que les similitudes sont nombreuses entre les reliefs slovènes et pyrénéens la grande différence c'est le mode de vie sur ces espaces. Dans la région de Cerknica et Bloke seule l'agriculture est possible ; l'élevage en plein air y est impossible (ou très peu tenté) de part la présence trop importante des plantigrades dans le coin. Nous ne pouvons même pas élever des poules ! !!!! C'est une zone sauvage adaptée à la présence des ours contrairement à ici où des hommes travaillent. Mettre des troupeaux à proximité d'ours qui ne sont pas nourri par l'homme c'est une aberration pour moi ! C'est complètement fou ! L'agriculture et l'économie pastorale sont des notions fortes dans les Pyrénées Ce sont des montagnes vivante....c'est vraiment étonnant pour moi de savoir qu'il y a des ours dans ces montagnes sans vraiment de prise en charge derrière, contrairement à chez nous."

 

 

Article tiré de Terres d'ariège - J.Simoes - 23 juillet 2010--- Une modification a toutefois été apportée par Mr Korosec par rapport à la version papier : "il n'y a pas d'agriculture" mais = "seule l'agriculture est possible, l'élevage en plein air y est impossible...."

 

 

27.07.2010

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Rendez-vous estival : quand Chantal Jouanno s'invite devant les élus du Comité de Massif des Pyrénées à Toulouse.

 

Lundi 26 juillet 2010, la Secrétaire d'Etat à l'écologie s'est invitée devant les élus du Comité de Massif des Pyrénées à Toulouse. Par deux fois nos élus se sont prononcés contre toute nouvelle

introduction. Nous avons appelés à rester fidèles à cette opposition et vous avez répondu nombreux à cette appel de rassemblement : éleveurs, chasseurs, randonneurs, militants d'Ariège, du Pays Basque, des Hautes Pyrénées... Rassemblement qui a su montrer une fois de plus que les Pyrénéens sont déterminés et continuent la lutte contre de nouvelles réintroductions.

 

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  O Montagnard, garde ta liberté !

 

Chantal Jouanno était présente dans les locaux de la Préfecture de Région, afin de présenter aux membres du Comité de Massif son projet concernant la biodiversité pyrénéenne.

Prônant "une approche transversale à prendre en compte pour développer, aménager et protéger les montagnes parce que tout est lié et tout est dépendant", elle axe son propos sur la valorisation des Pyrénées pour sa biodiversité. "Il n'y a pas que l'ours brun, il ya a aussi le vautour percnoptère, le gypaète barbu, le grand tétras, l'aster des Pyrénées, le Desman, les futures réintroductions de bouquetins..sans pastoralisme, pas de milieux ouverts, sans activité forestière, des territoires en déshérence."

 

Mais difficile au cours de Midi-Pyrénées de ne pas aborder le sujet qui malheureusement focalise le débat : l'ours brun.

 

Au cours de la réunion, Chantal Jouanno annonce qu'il faut sortir de la logique de plan de réintroduction massive des ours, et laisser faire la croissance naturelle. En conséquence, chaque ours mort accidentellement sera remplacé...Si la population décroît, nous envisageront alors des réintroductions. Pratiquement, cela se traduira par la réintroduction d'un ours femelle, en remplacement de Franska, tuée par un automobiliste en Béarn. Il faudra veiller notamment à ce qu'il n'ait jamais été nourri par l'homme, comme cela a pu être le cas par le passé.

Au cours de la conférence de presse qui a suivi la réunion du comité de massif des Pyrénées, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, a confirmé qu’il y aurait un lâcher d’ours en Béarn.  

" C'est une belle victoire, mais attention" avertit Bernard Moules vice-Président de la Chambre d'Agriculture des Hautes Pyrénées, "il ne s'agit que d'une victoire provisoire. Notre combat va désormais consister à transformer le provisoire en définitif !". Au nom de l'Aspap, Philippe Lacube rajoute que "tout cela est très positif ! nous serons là en 2011, nous pouvons être fiers de ce qui a été fait".

Mais l’ambigüité est totale. Cet ours ne sera pas un ours slovène parce que, depuis 2006, l’administration française vient de se rendre compte qu’ils sont nourris, donc trop proches de l’homme. Curieux comportement. Si le Ministère avait lu les rapports de mission de l’IPHB et du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, il l’aurait su. Mieux encore, les rapports du ministère de l’environnement slovène et la presse de ce pays ne s’en cachent pas. Mais bon, passons sur les mensonges du passé qui n’honorent pas les services de l’Etat.

Il faudra donc chercher des ours ailleurs et… probablement en Espagne dans le massif Cantabrique. Si les Espagnols veulent bien en donner… Et là, Chantal Jouanno a cette phrase tout à fait remarquable : « Cette réintroduction pourrait se faire au printemps prochain mais, affirme la secrétaire d’Etat « je ne veux rien savoir, ni quand exactement, ni dans quelle vallée … je ne communiquerai pas ! » Notre Secrétaire d’Etat semble ignorer qu’elle tombe sous le coup de l’article 7 de la Charte constitutionnelle de l’environnement qui stipule que : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement ». Son application systématique a été reconnue par le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat. Doit-on en conclure que la Ministre se met résolument hors la loi ? Il lui faudra sans doute s’expliquer ailleurs que devant la presse.

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30.06.2010

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Ours, patous, attaques aux troupeaux

 

En 1989 déjà, Laurent NEDELEC concluait ainsi une étude pour le Parc National des Pyrénées:

« De toutes ces données, il ressort qu’aucun type de gardiennage n’est dissuasif quand l’ours a décidé d’attaquer même s’il préfère éviter la proximité humaine. Les patous, les clôtures électriques ne l’intimident pas. »

 

Les récentes attaques d’ours en Couserans confirment cette analyse : elles se sont produites sur des estives bardées de patous. L’une d’elles, où c’est une vêle qui a été saccagée, est même l’estive « emblématique » du berger « emblématique », l’un et l’autre exhibés par les partisans de l’ours et de l’ensauvagement du massif !

 

Nous publions ci dessous des éléments du constat de l’ETO (Equipe technique ours) concernant les attaques aux ovins sur les estives d’Antras. Ils confirment bien sûr la présence des patous, et leur inutilité totale notamment lorsque, par très gros temps comme c’était alors le cas (neige, froid, brouillard), les brebis font ce qu’elles ont toujours fait pour se protéger des intempéries : se rabattre dans les forêts.

Vieille histoire et comportement naturel incontournable du bétail : au XIX° s. alors que l’Administration des Eaux et Forêts s’en prenait déjà aux éleveurs d’ovins, toutes les communes de la chaîne protestèrent contre les restrictions au pâturage que l’on voulait leur imposer. Toutes réagirent alors comme le fit la commune de Bethmale, dans le même canton qu’Antras, le 7 juillet 1869, où son Conseil Municipal adopta une délibération demandant à l’Administration de continuer à permettre la liberté de parcours du bétail dans les forêts domaniales de la commune :

 

« indispensables comme abreuvoirs /les sources s’y trouvaient, aménagées à cet effet/, pour le libre parcours, et principalement pour servir de refuge et abri aux bestiaux en cas de mauvais temps» (dossier complet en AD.09, 7P3 et 7P98).

 

C’est exactement l’histoire que raconte, 140 ans plus tard,  le constat fait par l’ETO à Antras :

« En raison du mauvais temps, les brebis ont cherché à se disperser dans les bois et se sont dispersées. » (voir document 1 ci dessous)

 

A la suite de quoi, M. Arcangeli, qui n’en rate jamais une pour étaler son ignorance des réalités pastorales pyrénéennes et de leur longue histoire, m’accuse sur FR3, ainsi que les éleveurs concernés, de mensonge lorsque j’affirme la présence de patous. Je le comprends néanmoins : cela casse l’image qu’il tente depuis si longtemps de donner du nounours, des toutous, et de sa personne par la même occasion.

 

Rappels : «  Il n’y a pas d’exemple en Europe où des systèmes de pâturage extensif avec de faibles pertes cohabitent avec des populations viables d’ours et de loups dans le même espace. »

(Petra Kaczensky, Large carnivore depredation on livestock in Europe . Article de le revue Ursus - Journal officiel de l’Association Internationale pour la Recherche et la Gestion de l’Ours, 1999. Je traduis)

 

« Dans les régions où l’élevage au sein de l’aire de répartition de l’ours risque de menacer la sauvegarde de cette espèce, il convient de recourir à des techniques efficaces de garde ou d’abandonner l’élevage pour d’autres modes de production compatibles avec l’ours » (page 48 de : J.E. Swenson et autres, Plan d’action pour la conservation de l’ours brun en Europe publication du Conseil de l’Europe, 2006 pour la traduction, original en anglais paru en 2000)

 

C’est bien l’homme et ses activités qui deviennent l’espèce à éradiquer …

 

Extraits du constat, pages suivantes 

 

télécharger les documents ici : annexes pdf

 

 

4.06.2010

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Carnage sur les estives Couserannaises

 

Vidéo France 3 : vidéo fr3

article Le Post : article pdf

La dépêche : article pdf

 

Depuis une semaine, dans la pluie et le froid, les ours sèment l’hécatombe au milieu des troupeaux.

Vêle et veau déchirés, laissés vivants dans des souffrances atroces; brebis lacérés ; troupeaux explosés, disloqués par la crainte et la violence des attaques, qu’il faut rechercher au milieu d’un brouillard glaçant où l’on ne voit rien à deux mètres ; des heures à monter, descendre pour trouver les cadavres ou les corps massacrés mais encore vivants avant que les vautours aient fini le travail : voilà ce que vivent les éleveurs des estives de Salau à celles de Sentein, Antras, en passant par Soulas au dessus d’Arcouzan …

 

Et ce sont des estives gardées, par des hommes et par des patous : quel sale mensonge de faire croire que cela suffirait à transformer ce grand prédateur qu’est l’ours en aimable herbivore ! L’ADET du sieur Arcangéli, FERUS, le FIEP peuvent raconter ce qu’ils veulent, tous les spécialistes savent que c’est faux comme l’écrivait en 1999 la spécialiste Petra KACZENSKY dans le volume 11 de la revue scientifique URSUS : « Il n’y a pas d’exemple en Europe où des systèmes de pâturage extensif avec de faibles pertes cohabitent avec des populations viables d’ours et de loups dans le même espace. »

En 1989 déjà, Laurent NEDELEC concluait ainsi une étude pour le Parc National des Pyrénées: « De toutes ces données, il ressort qu’aucun type de gardiennage n’est dissuasif quand l’ours a décidé d’attaquer même s’il préfère éviter la proximité humaine. Les patous, les clôtures électriques ne l’intimident pas. »

 

Maintenant, ça suffit ! L’ASPAP de son côté va prendre les mesures nécessaires comme elle l’a toujours fait : certaines seront publiques, d’autres invisibles et silencieuses.

Mais, de l’Etat français à l’Hôtel de région où M. Malvy vient de choisir l’alliance avec les chantres de l’ensauvagement, il va falloir enfin savoir ce que l’on veut : préserver, relancer un élevage extensif qui, non industriel, veut plus que jamais continuer à nourrir les Français tout en continuant à préserver et entretenir les milieux montagnards, ou dire aux éleveurs pyrénéens: nouveau job, à présent c’est les ours et bientôt les loups que nourrissent vos troupeaux. Pour le reste, on n’a pas besoin de vous : y a la Nouvelle Zélande, l’Argentine, le Brésil, et tant pis pour l’équilibre des finances!

Pour l’instant, silence chez l’un comme chez l’autre.

La déliquescence du sens des responsabilités ne concerne vraiment pas que l’équipe française de foot.

 

 

24.06.2010

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Ours dans les Pyrénées : le grand écart entre la députée verte et les fascistes espagnols   

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23.06.2010

Ours ? Comment manipuler les médias en leur faveur                       

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10.06.2010

Ours, Loup, Brebis : l'impossible cohabitation avérée                        

 

OURS, LOUPS, BREBIS : L’IMPOSSIBLE COHABITATION AVÉRÉE

 

A) Introduction

B) Article de le revue Ursus (Journal officiel de l’Association Internationale pour la Recherche et la Gestion de l’Ours) de 1999 : Prédation des grands carnivores sur les troupeaux.

 

A) Introduction

 

« Il n’y a pas d’exemple en Europe  où des systèmes de pâturage extensif avec de faibles pertes cohabitent avec des populations viables d’ours et de loups dans le même espace. », cette conclusion d’un article d’Ursus, revue de l’Association Internationale pour la Recherche et la Gestion de l’Ours paru en 1999, résume la situation réelle. Nous proposons ci-dessous la traduction du résumé et de quelques passages de cet article.

Et si l’auteure insiste sur la nécessité de supprimer le pâturage en liberté et celle de parquer les troupeaux, elle note paradoxalement elle même qu’en Slovénie « l’analyse des prédations montre de plus grands dégâts lorsque l’ours attaque des bêtes dans de telles clôtures que lorsqu’elles pâturent librement », et que, de façon générale dans toute l’Europe, « les ovins enfermés la nuit dans des granges ou des parcs » ne sont pas pour autant à l’abri des attaques, particulièrement des ours, mais aussi des loups.

 

Pour la France, cette situation était amplement connue avant les premières importations d’ours slovènes en 1996. C’est le FIEP qui écrivait en 1977 : « «  Dans la zone à ours des Pyrénées, sa prédation s’oriente par facilité vers le cheptel domestique. Elle ne peut être bien sûr sélective du fait du comportement artificiel des proies, on pourrait dire en usant du paradoxe que les rassemblements des brebis en enclos sont une véritable provocation pour l’Ours» (1). Mais 20 ans plus tard, à la veille des premières importations d’ours slovène, ce même FIEP n’avait pas peur d’écrire exactement l’inverse, déjà complètement dépassé par les conséquences sur le terrain de son militantisme : « « Avant le lâcher, il faut absolument convaincre les bergers de garder leur troupeau en permanence, les rassembler au soir le moins» (2) (Je mets en gras)

 

Le 27 septembre 1989, Laurent Nédelec publiait une étude, réalisée pour le Parc National des Pyrénées,  concernant l’impact et les formes de la prédation sur le bétail des derniers spécimens d’ours alors encore présents à l’ouest du massif. La conclusion était sans appel :

 

« De toutes ces données, il ressort qu’aucun type de gardiennage n’est dissuasif quand l’ours a décidé d’attaquer même s’il préfère éviter la proximité humaine. Les patous, les clôtures électriques ne l’intimident pas, témoin cet ours qui, le 13 juillet 1987, à 23 h, lança son attaque à 30 mètres de la cabane d’Utapet, malgré la présence du patou et la clôture électrique. Il fallut l’intervention du berger pour lui faire lâcher la chèvre qu’il maintenait. » (3)

 

L’enquête concernait le département des Pyrénées Atlantiques où, lorsque s’achève la saison de traite des brebis, le troupeau tari se disperse sur des pâturages éloignés de la cabane. Les pires conditions face au prédateur à en croire le discours officiel. Or, en fait, après avoir souligné ce « relâchement du gardiennage après le tarissement des brebis fin juillet début août », L. Nédelec précisait  : « Il faut remarquer que l’ours n’en a pas profité pour autant puisque la fréquence des attaques fut globalement moins élevée en août-septembre-octobre que durant les deux mois précédents /…/. »

 

La seule cohabitation possible reste alors celle qui supprime … les brebis, donc la cohabitation !

Pour la Slovénie (hors de la zone cœur, dans la partie alpine et pré alpine où le pâturage extensif connaît les mêmes problèmes que partout avec l’ours) c’est la proposition dont rend compte l’article d’Ursus : « On a suggéré de raccourcir la saison de pâturage étant donné que le pic des attaques se produit au printemps et en automne. » 

 

En 2000, le Plan d'action pour la conservation de l'ours brun (Ursus arctos) en Europe, publié par les Editions du Conseil de l’Europe, proposait, lui : « dans les régions où l’élevage /…/ risque de menacer la sauvegarde de cette espèce, il convient de recourir à des techniques efficaces de garde, ou d’abandonner l’élevage pour d’autres modes de production compatibles avec la conservation de l’ours. » (4)

 Et si l’on avait encore quelque doute sur l’ordre des priorités, on ne peut que noter la formule : c’est l’élevage qui risque de menacer l’ours, et c’est lui qu’il faut abandonner, lorsque les techniques de garde ne suffisent pas  assurer la cohabitation, ce qui correspond très exactement à la situation générale décrite dans cet article de la revue Ursus, jamais cité comme il se doit par les idéologues du sauvage :

 « Il n’y a pas d’exemple en Europe  où des système de pâturage extensif avec de faibles pertes cohabitent avec des populations viables d’ours et de loups dans le même espace. »

 B) L’article de le revue Ursus

(Extraits)

 http://www.bearbiology.com/fileadmin/tpl/Downloads/URSUS/Vol_11/Kaczensky_Vol_11.pdf

The official journal for the International Association for Bear Research and Management. Journal officiel de l’Association Internationale pour la Recherche et la Gestion de l’Ours (IBA-Revue à comité de lecture)

Ursus 11:1999 - pp. 59-72

 « PRÉDATION DES GRANDS CARNIVORES SUR LES TROUPEAUX EN EUROPE

PETRA KACZENSKY, Munich Wildlife Society, Linderhof 2, D-82488 Ettal, Germany,

 RÉSUMÉ : La prédation des ours bruns et autres grands carnivores sur les troupeaux est un des facteurs qui influe le plus défavorablement sur l’attitude du public à leur égard. C’est particulièrement le cas en Norvège où une petite population de 25 à 55 ours tue annuellement environ 2000 ovins. Dans d’autres pays européens le rétablissement des grands carnivores est prévu ou en cours, et les mêmes problèmes peuvent surgir.

 Pour servir de base à une future gestion des grands carnivores en Europe, j’ai comparé les prédations dans 13 pays européens ayant des populations d’ours, de lynx et de loups, grandes, moyennes ou petites. J’ai calculé la perte de bêtes annuelle par tête de grand carnivore (ACLL) définie comme la moyenne annuelle des pertes divisée par le nombre de prédateurs estimé pour chaque région. En Norvège, ce taux est nettement le plus élevé pour toute l’Europe, quel que soit le prédateur. En supposant que les estimations des populations d’ours, loups et lynx soient correctes, chaque ours tue chaque année 82 ovins, chaque loup 41, et chaque lynx 9.

 En Europe, le lynx est généralement le moins prédateur sur les troupeaux. Partout sauf en Espagne (Monts Cantabriques) (5), ovins et caprins sont les troupeaux les plus attaqués par les trois prédateurs. Les niveaux de prédations ne sont corrélés ni à la taille des populations d’ours ni au nombre d’ovins disponibles, mais à la différence dans les traditions locales d’élevage.

Beaucoup d’attaques semblent se produire la nuit, et c’est dans les pâturages boisés que les ovins sont le plus exposés. Le haut niveau des prédations en Norvège peut s’expliquer par le grand nombre d’ovins laissés nuit et jour sans surveillance dans de tels pâturages.

Il n’y a pas d’exemple en Europe  où des système de pâturage extensif avec de faibles pertes cohabitent avec des populations viables d’ours et de loups dans le même espace.

 « Pages 63-64

Slovénie

Les méthodes traditionnelles de pâturage ne sont plus utilisées. On pratique le pâturage en liberté, notamment dans les régions pré alpines et alpines du nord et du nord ouest, ou les ovins sont tenus dans de petits parcs. L’analyse des prédations montre de plus grands dégâts lorsque l’ours attaque des bêtes dans de telles clôtures que lorsqu’elles pâturent librement (Adamic, 1977). Au moins une fois un très grand nombre d’ovins ont été tués parce qu’ils n’ont pu s’enfuir d’un terrain clôturé. Dans certains endroits, on utilise les clôtures électriques mais la réussite dépend de leur installation correcte (M. Adamic, University of Ljubljana, Ljubljana, Slovenia, communication personnelle, 1995). On a suggéré de raccourcir la saison de pâturage étant donné que le pic des attaques se produit au printemps et en automne. Le Ministère de l’Agriculture a proposé de payer les coûts additionnels en foin, mais les éleveurs locaux ont refusé cette offre (idem/M. Adamic).

Dans l’aire centrale où se trouvent les ours, on leur procure un nourrissage supplémentaire pour qu’ils ne s’approchent ni des troupeaux ni des autres propriétés privées.

« Pages 66-67

Les ovins enfermés la nuit dans des granges ou des parcs sont normalement à l’abri des attaques de loups et de lynx, mais peuvent néanmoins subir des attaques d’ours. Cela semble rare, mais si l’ours arrive à faire une brèche dans la grange ou le parc, il cause alors des dommages considérables parce que le troupeau s’affole et s’entasse dans un coin où il s’étouffe (Genov and Wanev 1992). La même situation a été décrite pour des loups pénétrant dans les granges ou les parcs (Boitani 1992) et des ours pénétrant dans des clôtures (Adamic 1997). »

 



 

(1) Dans La grande faune pyrénéenne, sous la direction de Claude Dendaletche - Cahiers de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 1977, page 184

 

(2) Nouvelles Ours – n° 31 – FIEP Groupe ours Pyrénées 1996

 

(3) L. Nédélec, L’ours brun (Ursus arctos, L.) dans les Pyrénées Occidentales : prédation sur le bétail, évolution de la population, approche chronogéographique des dégâts - Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes – 27 septembre 1989 -   Archives nationales – Liasses non numérotées.

 

(4) Jon E. Swenson, Norbert Gersti, Bjørn Dahle, Andreas Zedrosser, Action plan for the conservation of the Brown Bear in Europe (Ursus arctos) (Nature and Environment No. 114) (2000)

Edition française : Plan d'action pour la conservation de l'ours brun (Ursus arctos) en Europe (Sauvegarde de la nature n° 114) (2006) ISBN : 978-92-871-5887-1

 

(5) Note du traducteur : mais on sait que dans les Asturies les zones à ours de l’Est n’ont plus d’élevage ovin. Le fait est relevé aussi bien par Hartasanchez, président du FAPAS, que Palomero García, président du FOP, qui tous deux soulignent sur ce plan la différence avec la situation pyrénéenne. Pour le loup à l’inverse, son extension hors des zones où il était jusque là confiné, pose de graves problèmes constants à tous les cheptels, ovins et caprins en tête.

 

 

 

 

27.05.2010

retour cabane

Communiqué. Panique chez les néo-montreurs d’ours …

 

Isolés, déboussolés, lâchés par leurs adhérents, minés par des conflits internes entre associations, désavoués par les français  vu les piteux résultats de leur récente pétition (5.000 signataires contre 125.000 en  2005) … les néo-montreurs d’ours s’agitent  aujourd’hui à Toulouse avec l’énergie du désespoir : vite, des signatures, des bénévoles pour « paroles d’ours » : car les ours parlent pour expliquer aux passants qu’il est vital pour la planète d’affréter des 4x4 pour aller chercher de nouveaux ours,  ceux qu’on a déjà mis ne sont toujours pas assez nombreux ou sont déjà morts.

En 2009, « paroles d’ours » n’avait convaincu que 24 bénévoles pour aller prêcher cette bonne parole ! Mais ils sont où ces Pyrénéens qui veulent des ours ? Adet /Ferus les cherchent Place du Capitole.

Dès l’annonce de nouveaux lâchers par Chantal Jouanno, 3.000 pyrénéens ont manifesté leur refus à Tarbes, ainsi que les plus importants  représentants politiques et agricoles depuis le Comité de Massif  jusqu’à l’ANEM, association Nationale des Elus de la Montagne.

La Secrétaire d’Etat viendra en juin dans les Pyrénées annoncer ses décisions. Elle n’a même pas daigné recevoir  une seule des quatre associations de citoyens opposés aux introductions,  ni la coordination pyrénéenne ADDIP qui fédère les associations et représentants de tout le massif.

Chantal, donne nous de nouveaux joujoux

Les néo-montreurs d’ours se sont perdus dans leur utopie de Pyrénées qui n’existent pas, de gentils nounours qui s’appellent « Noisette » et n’attaquent que les vilains éleveurs qui n’enferment pas toute la journée et toute la nuit leur troupeau au lieu de le laisser brouter la bonne herbe des montagnes.

Les néo-montreurs d’ours veulent de nouveaux joujous téléguidés, de Slovénie ou d’ailleurs : au royaume du factice, un coup de bistouri pour l’émetteur abdominal, des piles neuves et le tour est joué « … non non madame ils ne souffrent pas ils sont endormis, c’est parole d’ours qui vous le dit ».

Les éleveurs démoralisés, les attaques, l’élevage producteur de biodiversité … ça  n’est pas dans parole d’ours. Les restrictions préfectorales pour la cueillette, la randonnée, la chasse, la pêche … tous ces loisirs de montagne que la loi commence à qualifier de « dérangeants »  sous la pression des lobbyes écologistes, la mise sous cloche de notre territoire, ce n’est pas dans parole d’ours.

Le flop de la manifestation pro-introduction du 28 mars en Aragon, (100 personnes en tout dont un bataillon d’activistes néo-nazis verts d’Aragon) … non plus.

Alors que la misère a poussé nos ancêtres à se faire montreurs d’ours pour survivre, les néo-montreurs d’ours jettent à la face de nos départements économiquement sinistrés les millions de leurs campagnes publicitaires ... Malgré cette propagande, la majorité des pyrénéens refuse toute nouvelle introduction, parole d’ours ne le dit pas. Les motions d’opposition prises à l’unanimité par les communes et les conseils généraux du massif, rejoints par les élus espagnol, non plus.

Des assemblées générales dans une cabine téléphonique

Si les néo-montreurs d’ours ont pu abuser un moment les citoyens et certains élus des Pyrénées, ce temps semble révolu. Aucun programme ne refera vivre l’ours des Pyrénées, il n’a disparu ici qu’après s’être éteint peu à peu de l’ensemble du territoire français. Adet et Ferus préfèrent faire peser sur les habitants des Pyrénées une culpabilité qui n’est pas la leur.

Un temps assommés, les Pyrénéens se sont relevés. Si tout le pays avait entretenu et protégé l’espace commun comme nous l’avons fait, notre planète se porterait mieux. Les bonnes pratiques pastorales ont créé notre fabuleux cadre de vie, notre biodiversité. Les bergers sont les veilleurs du monde.

Ceux qui vont prendre les décisions engagent l’avenir de notre massif. C’est à eux de savoir si un groupuscule qui peut faire ses assemblées générales dans une cabine téléphonique a plus de poids que les citoyens et les élus représentatifs des Pyrénées.

 

04.05.2010

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La France n'introduira pas de nouveaux ours cette année dans les Pyrénées, et demande à utiliser des spécimens cantabriques.

 

lien vers article Espagnol

 

En juin, elle fera connaître son plan de repeuplement et cherchera auparavant à sensibiliser ses éleveurs.

Les spécialistes doutent de la possibilité que la population d’ours asturienne puisse fournir aux réintroductions.

ENRIQUE CONDE – Samedi 1 mai 2010

 

PAMPELUNE – La France a formellement sollicité le Gouvernement espagnol afin que les prochains ours avec lesquels seront repeuplées les Pyrénées viennent de la Cordillère Cantabrique. Jusqu’à présent les renforcements étaient effectués avec des ours slovènes. Cette nouvelle option a été mise sur la table à Lérida, jeudi dernier, lors de la réunion du groupe de travail sur la stratégie de conservation de l’ours brun des Pyrénées. Il s’agissait d’une réunion éminemment technique organisée par le Ministère de l’Environnement à laquelle participèrent les spécialistes du Gouvernement espagnol et les techniciens des communauté autonomes d’Aragon, de Catalogne, et de Navarre.

Selon les sources gouvernementales navarraises, lors de cette rencontre on a appris que la France renonçait pour cette année à réaliser les lâchers d’ours qui devaient marquer le début de son projet de préservation de l’espèce pour la période 2010-2013. La forte opposition des éleveurs pyrénéens qui se retrouvèrent 2000 à manifester à Tarbes contre ce projet, semble avoir fait reculer le Ministère français,  qui avant de réaliser son plan essaiera de sensibiliser la population de la zone,  et de l’informer avec précision de toutes les actions envisagées.

Si ce travail d’information publique est favorablement accueilli, la France s’évitera ainsi les mauvais moments qu’elle a connus avec les dernières réintroductions, fortement rejetées par la population locale. En principe, l’agenda retenu précise que la France fera connaître en juin l’ensemble de son programme ours brun, une fois achevées les consultations de spécialistes en cours. Pour le moment, on ignore les dates, les zones des Pyrénées, et le nombre d’animaux envisagés par notre voisin pour son plan de protection de l’espèce.

Avant d’entrer dans ces détails, La France a demandé au Gouvernement espagnol la possibilité de se fournir en ours cantabriques, pour repeupler surtout la zone occidentale des Pyrénées (Vallée de Roncal, Hecho et Ansó pour le versant sud, Vallée d’Aspe pour l’autre versant) où ne subsistent que quatre spécimens, tous mâles, dont Camille et Neré présents dans les montagnes navarraises. Sur tout le massif, on compte entre 20 et 25 ours.

 

Pas de réponse de l’Espagne

L’Espagne cependant n’a pas répondu à la demande française, mais celle ci n’a pas rencontré un accueil extraordinaire chez les spécialistes. On compte dans la Cordillère Cantabrique environ 130 animaux, et bien que 21 femelles aient mis bas au printemps on considère que la population d’ours cantabrique « n’est pas suffisamment mûre pour se convertir en population donatrice », comme l’explique Guillermo Palomero, spécialiste de l’ours brun, qui ajoute : « n’importe quel ours européen serait un bon candidat pour cette réintroduction puisque l’on a mis en évidence que toutes les populations ont une origine commune. C’est un mensonge de dire que les ours sont plus ou moins agressifs selon leur provenance ».

Quant à la population cantabrique, Palomero explique que « elle stagne dans la zone orientale, et la priorité c’est de régler ce problème. C’est différent dans la zone occidentale, qui a un bon rythme de croissance,  mais elle ne pourrait fournir que si l’on raisonne à moyen terme »  (1).

La réunion de travail a également permis de « revoir pour les améliorer les mesures de protection, prévention et indemnisation des dommages dus aux attaques d’ours sur les ovins », et de continuer le travail de sensibilisation autour d’une espèce qui, alors qu’elle cohabite depuis des années avec les habitants des Pyrénées, reste jusqu’à présent pourchassée pour de fausses raisons mythiques.

 

Traduction : B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP

 

(1) Note du traducteur : pour Javier Navès, le spécialiste espagnol des ours, la survie à long terme d’une population suppose « des centaines d’ours sur des milliers de km2 », les quantités actuelles ne permettent qu’une survie à court terme. Ces mêmes données étaient reprises en 2000 par Guillermo Palomero dans un article paru dans les Publicaciones de Biología de la Universidad de Navarra, Serie Zoológica, 26: 129-135, 2000 (« Publications de Biologie de l’Université de Navarre – Série zoologique »), voir :  http://www.unav.es/unzyec/sz/sz26_7.htm  

C’est ce qui rend impossible l’éventualité envisagée par la France.

 

03.05.2010

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A propos du régime alimentaire des ours, les sottises du forum de l'ADET

L’Aspap a mis en ligne (http://www.aspap.info/contenu/13.htm#27.04.2010) quelques éléments d’un travail de fond sur le régime alimentaire de l’ours brun, extraits d’un travail en cours effectué par un professeur de zootechnie spécialiste de ces problèmes. Le forum de discussion de l’ADET tente d’éreinter ces données, sous la plume notamment de Jean Paul Mercier qui écrit :

  « Les chiffres présentés ici sont issus d'une thèse vétérinaire "fantaisiste" soutenue par Monsieur Louis Lagalisse (et non Laglisse) en 2002, que j’avais repérée et pour laquelle j’avais demandé des explications à P.Y. Quenette, car son nom figurait effectivement sur le document parmi les remerciements (il avait fourni quelques infos ponctuelles et aucune conclusions, évidemment) et non parmi les auteurs du texte. Il avait été formel : il n’adhérait absolument pas aux conclusions de ce « monsieur » ! Les autres noms cités : Rech et Lignereux n’en sont pas plus co-auteurs : ils faisaient partie du jury de thèse !! /…/

 Cette manoeuvre grossière est exemplaire des manipulations (ou de l’ignorance) de ces Messieurs de l’Aspap. Il ne s’agit pas de « l’étude d’une équipe de scientifiques », mais de la thèse fantaisiste d’un apprenti vétérinaire, très contestable selon les véritables spécialistes. »

(http://paysdelours.com/forum/view.php?site=paysdelours&bn=paysdelours_forumpublic&key=1272754927&here=1272750706 )

Jean Paul Mercier aurait pu éviter d’étaler ainsi son ignorance du dossier. Prenons dans l’ordre :

 1) – La thèse vétérinaire « fantaisiste » et les auteurs cités

 Tout faux. Voir : Revue Méd. Vét., 2003, 154, 10, 639-644, article intitulé : « Étude coproscopique du régime alimentaire d’une population d’ours bruns (Ursus arctos) réintroduite dans les Pyrénées (1996-1999) » et signé conjointement par tous les auteurs que tente de séparer M. Mercier : Y Lagalisse, P.Y. Quenette, J.Rech et Y. Lignereux.

Même si cet article fait suite à la thèse soutenue personnellement par Y. Lagalisse en 2002 devant l’Université Paul Sabatier de Toulouse, il s’agit bien d’un travail scientifique assumé en tant que tel par l’ensemble des auteurs dont P.Y. Quenette, qui ne s’est pas contenté de fournir « quelques infos ponctuelles » et « n’adhérait absolument pas aux conclusions de ce monsieur »,  mais est bien co-auteur de ces conclusions !

Quant au mépris dont fait preuve M. Mercier à l’égard des thèses vétérinaires quelles qu’elles soient (« recherche souvent beaucoup plus rapide et superficielle que les thèses universitaires, fréquemment tournées en dérision pour leur manque de sérieux par les scientifiques. »), il serait intéressant de connaître les réactions des Ecoles vétérinaires de France et de l’Université Paul Sabatier  … Nous nous renseignons sur ce point.

2) – Le contenu

 A) – L’ours herbivore ? Comme les poules qui ont des dents!

Sur le plan physiologique, la thèse développait une analyse non reprise dans l’article de 2003  mais indubitable, la description des caractéristiques physiologiques des espèces n’a rien de « fantaisiste », ses procédures et conclusions sont scientifiquement indiscutables :

 « il apparaît que malgré le caractère typiquement carnivore de certains ancêtres de l’ours brun, celui-ci montre un élargissement de son spectre trophique vers un type plus végétarien. Cependant ces adaptations sont majoritairement d’ordre dentaire sans autre modification du tractus digestif, si ce n’est la longueur importante de l’intestin grêle. L’ours digère donc de façon peu efficace la matière végétale» (je mets en gras, thèse p. 34)

 Cette incontournable réalité se retrouve par contre exprimée clairement dans les conclusions de l’article, à propos de l’analyse des excréments, c’est la conséquence logique de cette incapacité naturelle :

 « L’aspect grossier des restes végétaux retrouvés dans les laissées indique une faible capacité du tube digestif de l’ours brun à effectuer une dégradation poussée de la matière végétale. Celle-ci occupe de ce fait la quasi-totalité du volume des laissées, et il est possible que l’orientation phytophage de l’ours brun des Pyrénées ait été surestimée jusqu’ici» (je mets en gras, article, p. 5 – Quenette cosignataire, je le rappelle)

 B) – Limites de l’analyse des excréments ou comment masquer la réalité alors qu’elle est bien connue

  B-1) - Plusieurs de ces limites sont indiquées dans l’article, de même que la valeur statistique très faible des données recueillies. Mais un élément essentiel présent dans la thèse n’est pas repris dans l’article, il concerne l’état du matériau analysé, des excréments secs, souvent anciens, ce qui entraîne : « une perte d’informations liée au fait qu’aucun échantillon frais ne pouvait nous parvenir. » (thèse p. 42).

Les conséquences de cet état de fait ne sont pas analysées dans la thèse. Une étude canadienne permet de les comprendre, elle fournit en effet des indications essentielles sur deux éléments clefs : la durée de présence dans les excréments des restes des aliments ingérés par l’ours brun, et leur digestibilité. Voir : Geoffrey T. Pritchard and Charles T. Robbins, Digestive and metabolic efficiencies of grizzly and black bears, Can. J. Zool. 68(8): 1645–1651 (1990) (1)

La méthode suivie est exceptionnelle, en effet l’expérience a été menée dans des conditions impossibles dans la nature mais qui seules permettent de connaître avec certitude l’activité digestive des animaux sauvages : les ours ont été retirés du milieu et observés en cage comme en laboratoire, ce qui a permis d’obtenir un matériau auquel l’on n’a jamais directement accès dans la nature :

 « L'efficacité de la digestion et celle du métabolisme ont été déterminées au cours d'une période de 7 jours chez des Ours noirs (Ursus americanus) et des Ours bruns (U. arctos) gardés à des régimes alimentaires particuliers, soit quatre régimes mixtes et sept régimes ne contenant qu'un aliment. Il n'y avait pas de différences significatives entre les deux espèces quant à l'efficacité digestive ou l'efficacité métabolique. »

 Pour la digestibilité, confirmation de la piètre efficacité en ce qui concerne les végétaux et de l’inverse pour les protéines, donc l’alimentation carnée :

 « « La digestibilité des matières sèches et la digestibilité de l'énergie étaient en corrélation inverse avec le contenu en fibres du régime, alors que la digestibilité des protéines était en corrélation directe avec le contenu en protéines du régime. »

 Quant à la présence dans les excréments des restes de la consommation, l’information suivante est essentielle, elle montre comment, de fait, les excréments prélevés dans la nature et sur lesquels reposent toutes les analyses du régime alimentaire des ours masquent la réalité : « La durée de rétention des poils dans un régime constitué de viande était de 13 h. ». C’est dire qu’au delà de cette limite, la présence des poils n’est plus du tout caractéristique de l’importance réelle de la part des ongulés, sauvages ou domestiques, dans l’alimentation des ours. Les quelques poils qui restent ne sont même plus la partie visible de l’iceberg, ils sont de rares survivants du naufrage.

B-2)  - Cette situation est archi connue de tous les spécialistes. Pas besoin de chercher bien loin,  en 2000 l’Europe publiait son « Action plan for the conservation of the Brown Bear in Europe (Ursus arctos) » (Nature and Environment No. 114), traduit en français en 2006 sous le titre « Plan d'action pour la conservation de l'ours brun (Ursus arctos) en Europe ». Page 26 de la traduction, on lit :

 « Etant donné qu’elle est très digeste et d’une grande valeur nutritionnelle, la viande semble jouir de leur préférence quand elle est disponible. /…/ La plupart des études sur les habitudes alimentaires de l’ours brun se fondent sur l’analyse de leurs déjections et sous estiment l’importance des animaux, et notamment des mammifères, dans le régime de cette espèce. »

 Pour le grand idéologue qu’est Jean Paul Mercier, je lui signale qu’un des coauteurs est Jon E. Swenson que lui-même dans son intervention sur le forum de l’ADET cite comme référence, à l’inverse de ce qu’il appelle « la thèse fantaisiste d’un apprenti vétérinaire, très contestable selon les véritables spécialistes » !

 B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP – 3 mai 2010


(1) Résumé disponible en anglais et français  à :

 http://rparticle.web-p.cisti.nrc.ca/rparticle/AbstractTemplateServlet?calyLang=fra&journal=cjz&volume=68&year=0&issue=8&msno=z90-244

 

27.04.2010

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Régime alimentaire de l'ours brun : Ignorance ou Manipulation ?.....

 

 

 L’ours, animal sauvage est guidé par son instinct et une partie importante de ses activités, en dehors de la période de chaleur, est conditionnée par la rechercher de nourriture. L’ours brun est un animal classé carnivore par les scientifiques. L’anatomie de la mâchoire, de la dentition et de l’appareil digestif sont caractéristiques d’un carnivore. A l’état sauvage comme tous les carnivores il recherche des aliments essentiellement d’origine animale : son régime est constitué à titre principal de poisson ou de viande selon les ressources du milieu dans lequel il se trouve.

 

L’avis des scientifiques français

 

- «  L’ours s’attaque au bétail, surtout aux moutons, pille les ruches, consomme les fruits de certains arbres fruitiers et des céréales comme le maïs ». Cyrille De Klem, représentant français au conseil Européen, 1988 

 

- «  Chez les ours des Pyrénées, la part animale annuelle dans le régime alimentaire correspond à 20% du contenu des excréments : 10% sont des insectes et 10% sont des mammifères. 80% de ces derniers proviennent de bétail domestique obtenu surtout comme charogne ; les restes des ongulés sauvages appartiennent à des cerfs et des chevreuils ». Berducou, 1982 & Caronas Fapas, 2006

 

Comme pour tout animal, l’étude du régime alimentaire de l’ours nécessite la connaissance des aliments absorbés ou à défaut le prélèvement et l’analyse des laissées et des urines. Le recueil des urines d’un ours en liberté n’est pas possible. L’étude du régime alimentaire se limite donc à l’observation visuelle des prises de repas et à l’analyse des laissées collectées. Ces excréments constituent pour la presque totalité la partie indigestible des aliments, et pour la partie minime, restante, les produits de la desquamation de l’épithélium de l’appareil digestif.

 

Une étude réalisée par une équipe de scientifiques sur les laissées apporte des précisions essentielles sur le régime alimentaire des ours dans les Pyrénées.

 

- «  Les mammifères constituent au final 44,3% du régime alimentaire. Ayant la densité énergétique la plus élevée des aliments consommés par l’ours, ils sont les éléments clés du régime de cet animal. Les aliments d’origine animale (mammifères et insectes) sont majoritaires au printemps (81,8%) ; l’ours dispose à la sortie de l’hiver d’une abondance exceptionnelle de viande : d’une part les charognes et les animaux affaiblis par l’hiver et d’autre part les jeunes mammifères très vulnérables, car encore peu rapides et inexpérimentés. S’y ajoutent les couvains d’abeilles : deux à trois ruches suffisent à couvrir les besoins les plus élevés d’un ours de plus de 100 kg. Les aliments d’origine animale sont moins consommés en été (64,5%) et deviennent minoritaires (46,7%) dans le régime alimentaire automnal de l’ours. En effet l’été les mammifère sauvages ont acquis habileté et vitesse pour fuir, et l’ours se tourne vers les troupeaux domestiques et plus particulièrement vers les brebis les plus vulnérables. L’automne les troupeaux sont descendus dans les vallées. L’ours recherche alors les aliments de la montagne auxquels il a déjà goutté en fin d’été ou des champs cultivés ».  Lagalisse Y, Quenette Py, Rech J et Lignereux Y. 1996-1999

 

- « Toutefois, même si elle est influencée par de nombreux facteurs environnementaux, la stratégie alimentaire de l’ours répond toujours au même principe : celui de l’utilisation préférentielle des aliments de plus forte densité énergétique. Cette règle justifie amplement la première place par ordre d’importance qu’occupent tout au long de l’année les mammifères ongulés ». Lagalisse Y, Quenette Py, Rech J et Lignereux Y. 1996-1999

 

La pédagogie selon le FIEP

 

- « …végétaux et insectes représentent 80 à 90 % de son alimentation /./ Comme une vache au printemps, l’ours mange l’herbe tendre des pâturages de moyenne montagne /./ A noter : un milieu riche en nourriture. Les ours des Pyrénées n’ont pas besoin d’être nourris. Le milieu naturel Pyrénéen est assez riche pour nourrir une population viable de 70 à 100 ours sur toute la chaîne ». Dossier pédagogique-L’ours des Pyrénées- (FIEP, groupe ours, ministère de l’environnement) édition 1999.

 

- « L’ours est un omnivore se nourrissant de végétaux à 80%, il consomme des insectes, des charognes, et son instinct de prédateurs ressurgira parfois au détriment d’une tête de bétail ». Dossier pédagogique- Les pâturages des Pyrénées en altitude (FIEP, groupe ours, édition 2007).

 

            à A l’encontre de toutes les classifications, l’ours brun y est représenté à l’identique du sanglier : omnivore

 

- «  Le régime alimentaire de l’ours brun est présenté comme végétarien de 80 à 90% ». Gestion forestière et ours rapport du 24 juin 2009 remis à Mme Jouanno du Ministère de l’environnement

 

à Dans chacun des documents cités, on y trouve une représentation du régime alimentaire de l’ours et des graphiques en totale contradiction avec l’étude coproscopique des scientifiques, avec les documents du Fapas (Espagne), ainsi qu’avec l’alimentation de l’ours en Slovénie.

 

à Ne peut-on s’interroger sur les raisons de telles présentations ! Ignorance ou Manipulation ?

 

L’avis des scientifiques français : suite et fin

 

- «  Les aliments utilisés par l’ours différant dans leur composition et leur digestibilité, la composition des fèces procure une estimation fortement biaisée du régime alimentaire réel de cet animal /./ L’aspect grossier des restes végétaux retrouvés dans les laissées indique une faible capacité du tube digestif de l’ours brun à effectuer une dégradation poussée de la matière végétale. Celle-ci occupe de ce fait la quasi-totalité du volume des laissées, et il possible que l’orientation phytophage (alimentation végétale) de l’ours brun des Pyrénées ait été surestimée jusqu’ici /./

Longtemps considérées comme aliment d’importance dans le régime alimentaire de l’ours, les herbacées ne représentent que 5,9% de la composition alimentaire estimée /./ ». Lagalisse Y, Quenette P-Y, Rech J et Lignereux Y. étude coproscopique.

 

- «  De nombreuses études sont basées sur des analyses fécales, elles sous-estiment la part importante des animaux, et notamment des grands mammifères, dans leur régime alimentaire ». John E SWENSON. Professeur Scandinave, coprésident du programme ours, Europ-Asie, il a établi à la demande du ministère de l’environnement français les « Recommandations sur le projet de renforcement de la population d’ours bruns des Pyrénées ».

 

En l’absence de ressources carnées, l’ours brun n’a pas d’autre solution que de consommer les végétaux, en commençant par les parties les plus énergétiques telles que les fruits secs ou charnus ou tout autre végétal même au stage feuillu. Il en est de même pour l’ours blanc qui à mesure que la glace de l’arctique fond, ne peut plus se déplacer sur la banquise ; en absence de tout animal à se mettre sous la dent il n’a pas d’autre alternative, que de dévorer ce qu’il trouve, les lichens et les algues, de la terre où il est prisonnier. Nombreux ours blancs, morts de faim dont l’autopsie permet de constater que l’estomac ne contenait que des végétaux.

 

Un régime alimentaire à base de végétaux ne permet de couvrir ni les besoins d’entretien, ou de croissance et encore moins de constituer des réserves pour passer l’hiver. De plus une consommation passagère ou chronique de végétaux en condition de survie, n’autorise pas l’attribution à l’ours, du qualificatif omnivore.

 

Quelques chiffres

Au printemps

Si le régime est constitué à  99% de végétaux (herbe jeune de prairies) comme indiqué par le FIEP,

- L’apport de 15 000 Calories/jour (correspondant au besoin d’un ours normal de 70 à 100Kg) suppose  une consommation de 115Kg d'herbe par jour. (Cela représente 7 fois la capacité d'ingestion!)

- L’apport de 20 000 Calories/jour (correspondant au besoin d’une ourse suitée de 70 à 100Kg) suppose une consommation de 154Kg d'herbe par jour. (Cela représente 10 fois la capacité d'ingestion!)

 

L'été

Les fruits ne peuvent constituer qu’un appoint. Si 90% des besoins (10 000C) étaient couverts par les fruits, l’ours normal devrait en consommer 24Kg /jour. La capacité d’ingestion est dépassée de 52%.

 

* (1 C = 1 Calorie =  1000 calories) 

 

 

 

19.03.2010

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Archangeli au Conseil Régional : un choix étrange...

 

 

Lors de la manifestation de Tarbes samedi dernier, en réaction aux annonces de nouvelles importations d’ours slovènes après les élections, M. Carballido, Vice Président sortant du Conseil régional et tête de liste socialiste pour l’Ariège, déclarait : « Je ne crois pas que l'ours ait besoin des Pyrénées et que les Pyrénées aient besoin de l'ours ». A la suite de quoi, les tractations pour la constitution de la liste du second tour conduisent M. Malvy à intégrer dans cette liste le Président de l’ADET Pays de l’ours, M. Arcangeli.

 

L’ASPAP est apolitique, elle regroupe des centaines d’opposants de tous bords au programme d’ensauvagement et dépossession du massif qui sous tend le plan ours. Mais, pas plus que les autres associations pyrénéennes concernées, elle ne peut rester indifférente  à ce choix du sauvage ainsi exhibé pour de simples raisons de cuisine électorale.

 

Ce choix  en effet est totalement contradictoire avec le « Diagnostic partagé pour la biodiversité » que vient de publier le Conseil Régional qui souligne la qualité préservée des milieux pyrénéens grâce « aux bonnes pratiques passées et actuelles » de ses éleveurs, et la nécessité de continuer et relancer ces pratiques. M. Arcangeli et son association ne cessent, à l’inverse, de stigmatiser les pratiques des éleveurs en leur reprochant de façon purement idéologique de dégrader ce milieu. Son action, ses propos très méprisants à leur égard, sont toujours douloureusement vécus par celles et ceux qui, humblement, eux sans exhibitionnisme, continuent à faire ce travail difficile pour bien nourrir les hommes et rendre nos montagnes accueillantes.

 

Entre la chèvre et le chou, choisir le grand écart est une posture inconfortable, elle demande une grande souplesse, la même que celle qui consiste à courber l’échine.

 Les Co-Présidents

Rémi Denjean, Olivier Ralu, Gérard Dubuc

18.03.2010bis

Les photos de la manifestation à Tarbes : 3fichiers pdf à télécharger.....

 

Photos 1                 Photos 2                Photos 3

18.03.2010

Le classement de l'ours brun dans la liste rouge nationale

 

L’ours brun n’est menacé ni au niveau mondial ni au niveau Européen. La liste rouge de l’UICN (Union Internationale Conservation Nature) ne le classe pas espèce en danger à quelque niveau que ce soit.

 

Une liste rouge nationale vient d’être établie. Elle repose sur une confusion : alors que l’UICN demande quelle est dans chaque pays la situation des espèces mondialement menacées, la liste rouge française passe en revue toutes les espèces qu’elles soient ou non menacées.

 

Cela pourrait même conduire à envisager des réintroductions d’animaux qui n’existent plus du tout sur notre territoire depuis longtemps puisque les directives de l’IUCN demandent de remonter à ce qu’était la situation il y a un siècle.

                                                       Pour consulter l'article complet en format PDF                        Cliquez ici

 

 

 

 

02.02.2010

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L'an vert des régionales : comment Chantal Jouanno joue l'appeau de l'ours.

 

Depuis le 1er janvier 2010, la France n’a plus de plan-ours, le programme 2006-2009 s’étant achevé. Les Pyrénées n’en sont pas mortes et pourtant Chantal Jouanno vient d’annoncer de nouveaux arrivages d’ours « après les régionales ».(1)

 

Telle la chasseresse stridulant dès l’aurore dans son appeau siffleur, la fringante Secrétaire d’Etat à l’écologie sort l’appeau de l’ours de sa gibecière pour attirer non pas les colverts … mais les votes verts : « dis papa, ça rapporte combien de voix écolos, un ours ? »

 

Par calcul électoraliste ou méconnaissance du dossier, Chantal Jouanno vient de relancer la guerre de l’ours, un véritable boomerang qui pourrait bien lui revenir à la figure.

 

Veut-elle passer outre la résistance Pyrénéenne qui fédère  bergers, éleveurs, conseils généraux, chambres d’agricultures, associations, professionnels du tourisme, chasseurs, pêcheurs, mairies, et les citoyens ? 61% (71% en Ariège) des habitants des Pyrénées est opposée à toute nouvelle introduction.(2)

 

Peut-être était-elle sous le choc de sa bourde du jour même, où en candidate aux régionales elle a proposé d’automatiser une ligne de métro parisien qui l’est déjà depuis 10 ans ? Paraphrasant  les internautes  qui l’ont étrillée de blagues sur TWITTER-Chantaldanslemétro(3) (« Caramba ! Quelqu’un peut-il lui dire que c’est déjà fait ? »), nous pourrions lancer un sujet  Chantaldanslespyrénées, laquelle affirme qu’ « il faut lâchers des ours,  sinon ils vont disparaître *(1)» : Caramba ! Quelqu’un peut-il lui dire que c’est déjà fait ?

 

André Etchelecou le pourrait, lui l’ancien Président du Conseil Scientifique du Parc National des Pyrénées qui avertissait dès 2006 « La lignée pyrénéenne (ndrl : d’ours brun) est terminée. C'est ainsi. Il faudra s'y faire. …/… Pour moi, la biodiversité n'est qu'un argument puisque la souche pyrénéenne n'existe plus. » Ou encore J.M. Parde et C. Seervhen ? Trop tard, les 2 seules cautions scientifiques du plan-ours ont démissionné pour cause de désaccord total avec la gestion du plan, qui navigue donc sans aucune validation scientifique, et donne les résultats suivants (source DIREN) :

 

-          1972 : protection totale de l’ours

-          1980 : population d’ours estimée à 15 individus

-          1996/97 : 3 lâchers d’ours slovènes

-          2006 : 5 lâchers d’ours slovènes

-          1996/2008 : 22 naissances

-          2009 : seulement 12 individus repérés de façon certaine., tous de souche slovène (70 indices sur 74 …),

        sauf 2 vieux mâles (équivalence âge humain entre 75 et 80 ans …)

 

Plus de biodiversité ? Non : la fabrication de sauvage artificialisé, labellisé et emblématique.

 

« Ecolo » ne veut pas dire « gogo ». Ceux qui ont une vraie conscience écologique  sont plus préoccupés de la pollution (air, eau, sols), du réchauffement climatique, du contenu de nos assiettes, de la gestion de nos déchets (y compris nucléaires) … que de ces ours délocalisés superéquipés et surmédiatisés.

Quel que soit le choix de vote de chacun, quelle que soit sa sensibilité écologique, que l’on vive en Midi-Pyrénées ou à Paris, une chose est certaine … l’appeau de l’ours ne peut séduire qu’un seul type de gibier :      à roucouler ainsi, Chantal Jouanno – et ceux qui suivraient son exemple – ne pourra attirer que des pigeons.

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 (1) interview France 3 du 22/01/2009     (2) Sondage IFOP publié en 2008

(3) Sur cette discussion, http://twitter.com/search?q=%23jouannodanslemetro les internautes proposent à Chantal Jouanno des idées –pas- neuves et désopilantes pour Paris « et si on faisait un réseau souterrain de trains pour gagner de la place en surface », ou bien « et si on mettait des vélos en libre service dans Paris ? », etc, etc ! Très drôle également,  la collection des albums  Martine  « réédition spéciale « Chantal Jouanno »

 

 

 

01.02.2010

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Jouons aux cartes

 

L’ASPAP s’est amusée à jouer aux cartes et à comparer les points d’attaques de différents ours d’Ariège sur ces 3 dernières années. En repérant tous ces points par des signes de forme différente, comme cela est présenté sur la carte ci-dessous, on constate sans ambigüité que Boutxy et l’ours «Vicdessos», très prédateurs les années précédentes  ont dédaigné les troupeaux cette année.

Ces constatations, bien sur, l’Equipe technique Ours les avait faites avant nous mais chut...on ne dit mot , il faut faire croire que l’opération marche, que la diminution des attaques est due aux mesures de protection (alors que rien de spécifique n’a été mis en œuvre sur ces zones en 2009, mais l’ETO n’est pas à un mensonge près), expliquer à la Ministre que, dans les Pyrénées, le calme est revenu. Bref, surtout ne pas analyser les cartes, les indices récoltés à grands frais de crédits publics quand ils vont à l’encontre du dogme escrologiste.

 

Evidemment, suite à la déclaration de Philippe sur   la disparition de 2 ours, il a bien fallu admettre que cela était possible et même  probable (après une tentative un peu stupide de la DIREN de faire croire que les ours étaient devenus végétariens, c’est dire s’ils en connaissent un rayon  en matière d’ours!)


Un nouveau pas a été franchi: lorsque l’Etat  lance une enquête à la recherche d’ours tués par des Pyrénéens, il ne peut plus faire croire qu’il y a acceptation sociale sur la  réintroduction d’ours.... et l’acceptation sociale est un des préalables requis pour ce type d’opération.


La solidarité montagnarde contre cette opération, notre excellente connaissance du terrain  qui est notre lieu de vie et de travail, notre capacité de reflexion et de mobilisation, voila nos armes. Et nous saurons
encore nous en servir......

Pour télécharger la carte 1 en taille réelle cliquez ici

Carte 2 : Carte  des attaques en couleur et sans légendes: pour la télécharger en taille réelle cliquez ici.

 

 

 

 

31.01.2010

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Population d'ours : le compte n'y est pas

 

Le résultat de analyses génétiques 2009 de la population  d’ours dans les Pyrénées est sorti.

Pour cette année, 12 ours ont pu être sérotypés, dont 1 nouveau dans le Vicdessos, l’ours U8SLO16 (SLO  désignant un «ours slovène», comme l’indique le rapport), que pour notre part nous appellerons «ours Vicdessos».

Grande satisfaction chez les suiveurs d’ours! Il y a de nouveaux ours dans les Pyrénées.... Mais grand silence sur les ours dont on est sans nouvelles depuis plusieurs campagnes de collecte d’indices génétiques.

Qui se souvient encore de Kouki, Zyva, Sarrousse, Camille...des ours qui n’ont pas donné de preuve génétique ni visuelle de leur survie depuis plusieurs années.

La rigueur scientifique exigerait un point global sur la population d’ours, une vraie estimation prospective à partir des éléments obtenus.

Mais on n’est pas dans le domaine de la rigueur scientifique. Pour les suiveurs d’ours, il y a tout intérêt  à faire croire que la population s’installe, sinon, adieu les «crédits ours» et les emplois des suiveurs d’ours!

Pourtant après avoir réintroduit 8 ours (dont les premiers il y a plus de 10 ans) on ne compte encore de manière certaine, que 12 ours dans les Pyrénées.

 

 

 

 

 

 

 

21.10.2009

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France 3 : NON, Chantal Jouanno n’a pas annoncé deux lâchers d'ours

Dans le 19/20 du mardi 20 octobre, France 3 annonçait que « deux ours qui auraient été tués en Ariège cet été seront remplacés », des propos qui auraient été tenus « lors d’une interview accordée le 20 octobre 2010 par Chantal Jouanno ». Hors ni les mots de la Ministre – voir le reportage et l’interview complète ci-dessous -, ni le journaliste ne corroborent ce qui devait être un scoop.

Nous avons eu longuement le journaliste au téléphone, Thierry Santous. Il est formel :

1)  A aucun moment  Chantal Jouanno  ne lui a annoncé le remplacement des deux ours qui auraient été tués.  

2) elle ne parle pas de renforcement mais de maintien de la population d’ours.

 

Conclusion : beaucoup d'interprétation journalistique par rapport à un discours de la ministre beaucoup moins alarmant, même si son contenu nous maintient très vigilants.

 

 En caractères normaux, le titre fait par Marie-Sophie Lacarrau et le commentaire du reportage, réalisé par Thierry Santous. En gras et italique, les propos exacts tenus par Chantal Jouanno.

 

 

France 3 sud – Mardi 20 octobre 2009 – interview Chantal Jouanno

 

Anne-Sophie Lacarrau : Dossier ours : dans une  interview que nous a accordée aujourd’hui à Paris la secrétaire d’état à l’écologie sur le dossier ours. Chantal Jouanno a été très claire : les  deux ours qui auraient été tués en Ariège cet été seront remplacés. Reportage de Thierry Santous.

 

Thierry SANTOUS : Même si les enquêtes n’ont pour l’instant rien donné, la disparition des deux plantigrades annoncée par les anti-ours en septembre est désormais considérée comme établie. Deux mois après ces évènements, Chantal Jouanno vient de débuter une série de 11 rencontres avec les acteurs favorables ou bien opposés à la présence de l’ours dans les Pyrénées. Première annonce : les ours tués seront remplacés.

 

Chantal JOUANNO  : « La logique elle est très simple, c’est de dire : les ours sont dans les Pyrénées, on a un engagement international, on a un engagement dans la Convention de Berne, on a un engagement européen, on ne va pas se mettre au ban de l’Europe ou quitter l’Europe donc nous  les respectons et très simplement quant il y a un ours qui est tué pour des raisons anthropiques* on le remplace parce que je n’ai vu nulle part que les Pyrénéens souhaitaient la disparition de l’ours dans les Pyrénées ».

 

S’agit-il du remplacement des deux derniers spécimens disparus dans la Haute-Ariège ou doit-on aussi compter Franska tuée par une voiture ou les deux premiers ours tués par des chasseurs en état de légitime défense ? La ministre ne décidera sans doute qu’après la fin de ces consultations. Mais on note tout de même un changement de ton au ministère où on ne parle plus de renforcement mais de maintien de l’ours.

 

Chantal JOUANNO : « La question est celle du maintien de l’ours dans les  Pyrénées. Donc je vous ai dit très exactement la série de rendez-vous que nous avons aujourd’hui vise précisément à savoir où quand comment combien enfin ce qu’il faut exactement. Donc on n’est pas là aujourd’hui à dire combien il faut renforcer d’ours. Très clairement on maintiendra la population d’ours.

 

Disparition aussi d’un tabou : en cas d’attaque à répétition et de comportement trop familier, l’ours à problème sera recapturé :

 

Chantal JOUANNO : « Je pense qu’il faut "banaliser" entre guillemets la gestion de l’ours, que tous les ours soient clairement suivis, que l’on puisse aussi clairement dire si il y a un ours à problème il y a un protocole et s’il faut on le prélève. Voilà, il faut vraiment dire les choses très clairement aux uns et aux autres et effectivement éviter toute surmédiatisation.

 

C’est une remise à plat du dialogue avec tous les acteurs mais surtout les éleveurs et les bergers que veut Chantal Jouanno, qui annonce aussi sa venue prochaine sur le massif.

 Thierry Santous, France 3 Sud, 20/10/2009. 

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* Au cas où vous seriez ... démuni (!) devant ce mot, sa définition précise dans le Larousse :

Anthropique

adjectif

Du grec anthropos (l'homme)

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03.10.2009

 

 

 

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7.000 personnes pour le droit de chasse et contre le plan ours :

 manifestation historique dans les rues de Foix

"Merci le CEA - comité écologique ariégeois- , vous avez attaqué le monde de la chasse ? Grâce à vous l'union totale s'est faite contre les introductions d'ours" commencera Jean-Luc Fernandez, Président de la Fédération des Chasseurs de l'Ariège.

Les médias nationaux se sont fait l'écho de notre mobilisation massive, et de la détermination des chasseurs : "nous n'accepterons aucune restriction de la chasse pour cause de présence de l'ours". Le rejet du plan ours a retenti si fort dans les rues de Foix, noyées de monde, que Chantal Jouanno n'aura pas pu ne pas l'entendre. Le Préfet de l'Ariège, qui a reçu la délégation unitaire représentative (élus, chasseurs, pêcheurs, éleveurs, agriculteurs, syndicats, aménageurs ruraux, forestiers privés, usagers de la montagne) l'a d'ailleurs dit à Philippe Lacube, représentant l'ADDIP : "l'Etat n'acceptera pas la sanctuarisation  des Pyrénées". "Je prend acte de la non acceptation sociale par les populations, je la relaierai au Ministère". Philippe a tenu à rappeler fermement que toutes les propositions du GNO, quelles qu'elles soient, n'ont aucune légitimité, elles ont le résultat d'une "réunionnite" à laquelle n'ont participé que les fonctionnaires des différents ministères, et des promoteurs du tout sauvage.

Au delà du droit de chasse, ce que tout le milieu rural est venu défendre, c'est bien le refus de laisser les Pyrénées devenir un sanctuaire, le refus de l'appropriation de nos territoires par des activistes de l'écologie sans représentativité ni légitimité. Le droit à un territoire vivant, préservé, humain.

Ce sont des années de travail de fond de l'Aspap, des autres associations à l'échelle pyrénéenne, fédérées par l'Addip, qui avait déjà porté ses fruits au moment du GNO, qui est récompensé.

Nos militants, très nombreux à Foix, ont été très extrêmement émus de l'hommage que François Toulis, Président de la Chambre d'Agriculture et Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général ont rendu à notre association  "l'ASPAP, qui a eu le courage d'aller au front, d'avancer seule, de prendre des risques", "dont les militants n'ont pas eu peur de s'opposer à l'Etat, sur le terrain, et l'on payé au centuple par les gardes à vues, les procès, la prison avec sursis parfois." 'l'Aspap qui a ouvert les yeux à tous sur la "zone de nature vierge""qu'ont veut nous imposer, par le levier de l'ours, si nous ne réagissons pas aussi courageusement que l'ASPAP l'a fait". Sa modestie du-t-elle en souffrir, Philippe Lacube a été cité plusieurs fois en exemple.

Nous avons choisi de publier l'intégralité du discours de Gérard Dubuc, Maire de Saint Lary et coprésident de l'ASPAP qui a été applaudi longuement par des milliers de chasseurs et tous ceux qui étaient venus les soutenir : pêcheurs, randonneurs, éleveurs, paysans des montagnes et des plaines, citoyens ariégeois et bien sûr les élus ariégeois venus au grand complet. 

 Merci à tous d'avoir répondu présent, nous venons de vivre une journée qui fera date dans notre combat. A lire aussi afp ... ariegenews ... la depeche du midi ... .tarbes.info

*5.000 personnes selon la police, 7.000 selon les organisateurs et les nombreux médias "qui ont l'oeil".

 

A lire aussi : solidarité à la foire de Sentein

 

Sur les bords de l'Ariège, un défilé qui n'en finit pas

galerie photo Louis Dollo : cliquez sur l'image ... mode diaporama recommandé

(voir aussi son articles sur tarbes.info ci-dessus)

 

 

 Une photo assez impressionnante ! le diaporama complet de Xavier Alessandri ici ...

 

 

 

Combatif, déterminé et rassembleur, puissant dans le fond et dans la forme,

son discours a suspendu l'assemblée du premier au dernier mot. Bravo Gérard !

 

Discours de Gérard Dubuc, Maire de Saint Lary en Couserans, Coprésident de l'Aspap

Monsieur le Président du Conseil Général

Madame et Messieurs les Parlementaires

Mesdames et messieurs les élus régionaux, départementaux, communaux

Messieurs les Présidents des Chambres consulaires, fédérations, syndicats, associations

Messieurs les Présidents des fédérations de chasse, AICA, ACCA

Chers amis chasseurs, pêcheurs, randonneurs, professionnels du tourisme

Mesdames et Messieurs les acteurs économiques et habitants d’Ariège et des Pyrénées

 

A vous tous qui êtes venus de partout et parfois de loin, l’ASPAP que je représente vous remercie pour votre présence sur le pavé fuxéen, vous qui êtes venus faire entendre la voix des Pyrénées, celle de la montagne vivante et qui entend le rester.

 

L’ASPAP que je représente, a vocation et détermination à fédérer tous les utilisateurs de la montagne, à commencer  par les acteurs de l’élevage, les premiers touchés, aujourd’hui meurtris et en souffrance devant tant de mépris et d’attaques de leur profession depuis des années.

 

Depuis des années, nous sommes de tous les combats, des combats à la vie, à la mort pour nos territoires, pour simplement vivre et travailler en Pyrénées. Les restrictions d’activités, cet accaparement des territoires, nous les pressentions depuis le début.

 

C’est au tour de la chasse aujourd’hui, des randonneurs, des forestiers, du tourisme demain. A qui le tour après demain ?

 

Nous le savons parce que nous l’avons vu sur le terrain : en Slovénie, dans les Asturies, dans le Trentin, partout. Sur tous les fronts de puissants lobbies nous ont déclaré la guerre !

 

Savez-vous qu’aujourd’hui, l’écologie extrême, AVES-France et ses associations satellites, viennent de saisir l’Europe pour faire condamner la France et demander 40 nouvelles réintroductions d’ours dans les Pyrénées.

 

Ces associations puissantes et peu représentatives de diversité ne sont pas à mésestimer. Loin s’en faut ! Si elles devaient gagner, c’en serait fini de tant d’efforts, d’aménagements, de gestion, de développement que des générations se sont attachées à réaliser pour façonner un massif harmonieux, attractif, préservé tel qu’il est aujourd’hui.

 

Les Pyrénées seraient alors la « Frontière Sauvage » qui n’a jamais existé et que, pourtant, certains ont en tête. C’est pour cela qu’il faut aujourd’hui que chacun s’engage clairement dans notre combat commun.

 

Fini les atermoiements, fini les équivoques, fini les égoïsmes ou les querelles de chapelles, fini les tergiversations. Unité montagnarde, vision de massif, engagement et détermination, TOUTE, pour une certaine idée de la montagne.

 

L’écologie sectaire peut gagner des batailles de prétoire mais ne gagnera jamais la bataille des territoires. On ne gagne pas les territoires, on ne fait pas gagner les causes que l’on défend dans les prétoires, on ne gagne plus à marche forcée !

 

Dans cette affaire où des gens souffrent, je le redis, il est temps que la politique reprenne la main. Le bon arbitre c’est aussi celui qui sait siffler la fin de la partie.

 

Avec les associations du massif pyrénéens fédérées par l’ADDIP, dans laquelle beaucoup se sont engagés en prenant des risques y compris personnels, nous lançons un appel depuis Foix, au Président de la République et au Gouvernement de la France, pour que des décisions arbitrales qui ne peuvent être que politiques soient prises rapidement. Nous faisons confiance à la sagesse et à la raison d’Etat. Une politique écologique ne peut se mener contre les hommes mais avec eux. Aujourd’hui, l’acceptation sociale n’est pas au rendez-vous.

 

Amis chasseurs d’Ariège mais aussi d’ailleurs, ce que vous avez réussi et montré aujourd’hui ne peut pas rester sans lendemain.

 

Montagnes des Pyrénées, vous êtes nos Amours !

Comme vous êtes, vous nous plairez toujours !

Trop belles pour être lâchées, trop chères pour être bradées !

 

Vive la ruralité !

Que vivent ses activités et ses traditions !

Haut les cœurs pour la montagne vivante !

 

Discours prononcé le 3 octobre à Foix par Gérard Dubuc, co-président de l’ASPAP

 


 

 

 

 

29.09.2009

 

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ASPAP  : mobilisation à l’appel des chasseurs de l’Ariège

 

 

NE LAISSONS PAS l’ECOLOGIE SECTAIRE S’APPROPRIER LA MONTAGNE  ARIEGEOISE !

 

GRANDE MANIFESTATION

SAMEDI 3 OCTOBRE 2009

FOIX – allées de Villote – 10H00

 

   La suspension brutale de la chasse en Ariège, conséquence du plan –ours, dévoile ce que nous dénonçons sans relâche depuis 3 ans. Derrière le petit comité écologique ariégeois, c’est tout un mouvement idéologique qui tombe le masque de gentil défenseur de l’ours et révèle ses vraies intentions : régenter le territoire des montagnards, par-dessus la volonté des élus et citoyens.

 

   Sous la contrainte, dans toutes les zones à ours d’Europe, les habitants ont du renoncer à la liberté de profiter librement de la montagne : comme aux Cantabriques « zone-à-ours-modèle »  après les éleveurs et les chasseurs, est venu le tour des pêcheurs, promeneurs, randonneurs :

 

A gauche ? Le goudron.

A droite ? Le goudron aussi.

Le « sentier de l’ours » …  Monts Cantabriques, Espagne :

 

ð      La randonnée ? Une piste unique, (ci-contre) l’ancienne voie ferrée, goudronnée. 30.000 piétons et cyclistes la fréquentent par an.

ð      Pas de sentiers, pas de refuge, bivouac interdit,

ð      Pour les chasseurs locaux, 7 jours de chasse en battue maximum par an,

ð      Plus de brebis (121 pour le canton), les prés et les bords de ruisseaux embroussaillés, dévastés par les sangliers,

ð      Une « police de l’ours » omniprésente prompte à remettre sur le droit chemin ceux qui voudraient s’en écarter (nous avons essayé).

                                                 

   Voilà l’avenir des Pyrénées. Comme les chasseurs qui hier se croyaient à l’abri, qui aujourd’hui peut dire avec certitude  « cela ne me concerne pas » ?

 

   Forte de la diversité de ses adhérents, éleveurs, bergers, pêcheurs, chasseurs, randonneurs, collectivités locales, l’ASPAP appelle les ariégeois à la solidarité. Ensemble nous ferons  entendre suffisamment fort à la Ministre notre NON à cette montagne sanctuarisée.

 

   Défendant la sauvegarde du pastoralisme, le droit des usagers de la montagne et  le mode de vie rural et montagnard ariégeois, l’ASPAP sera aux côtés des chasseurs samedi à Foix, dans une manifestation qui appelle au rassemblement non seulement le monde de la chasse – toute la chasse française est en émoi -  mais aussi celui de la ruralité dans son ensemble.

 

   Les acteurs du territoire appellent à la mobilisation : chambre d’agriculture de l’Ariège, fédération pastorale, syndicats agricoles, députés ariégeois, conseil général, partis politiques, Addip-coordination pyrénéenne … Samedi sera un hymne à la montagne vivante, terre d’homme et de troupeaux, de liberté, de loisirs et de développement.

 

Les ariégeois de l'ASPAP défileront en "guerre des demoiselles" : longue tunique ou chemise blanche ou beige, cheveux cachés (foulard, béret), visage noirci, sinon en tee-shirt noir.

 

l'appel à mobilisation de la fédération des chasseurs de l'Ariège ici

article et interview de Jean GUICHOU, directeur de la Fédération des Chasseurs sur ariegenews

Nous sommes ravis de voir les innombrables marques de soutien et de sympathie de la part de tous ceux, forestiers, agriculteurs, éleveurs, élus toutes tendances confondues, font vivre le territoire […]
Car il ne faut pas être dupe, une directive européenne va bientôt tomber pour instaurer des zones de nature vierge où l’homme n’aura plus sa place[…] Les acteurs de ce département ont pris la mesure de l’attaque portée aujourd’hui contre la chasse.
Si aujourd’hui je ne peux plus chasser à cause de la présence d’un ours, d’un rapace, d’un loup, je ne pourrais pas davantage demain couper du bois, labourer, élever du bétail, créer de l’emploi et de l’activité pour que les jeunes Ariégeois puissent avoir un avenir dans ce pays […]
Un groupuscule d’intégristes nous préparent des lendemains cruels où l’homme n’aura plus sa place, où tout sera interdit. Ce n’est pas de cette société que nous voulons
»"

 

 

LA MANIFESTATION COTE PRATIQUE ... 

 

 

DEPART :  SAMEDI 3 OCTOBRE 2009  - FOIX - ALLEES DE VILLOTE - 10H00

DEROULEMENT : tour de ville - arrêt à la préfecture - délégation reçue par le préfet -

retour allées de villote - tribune - signature des pétitions - casse-croûte tiré du sac

fin de la manifestation prévue vers 14h00.

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Arrivez le plus tôt possible, stationnez à l'extérieur de Foix.

Parking car en centre ville : entrée dans Foix obligatoire par le PONT NEUF, direction parking du champ de mars. (tout droit, demi tour par la gauche après les halles, puis rue de droite juste avant la poste. Si le parking est plein, stationnement provisoire puis escorte par les forces de gendarmerie jusqu'au parking rives de l'ariège. itinéraire à imprimer carte - itinéraire à imprimer parcours.

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message important des organisateurs :

 

Chers amis,

 

Dans le souci d’organiser dans les meilleures conditions la manifestation de samedi, vous trouverez ci-joint l’emplacement des parkings prévus pour les manifestants, en particulier les bus.

 

Nous vous remercions de nous indiquer, si vous le connaissez, le nombre de bus prévu.

 

Concernant l’encadrement et la sécurité de la manifestation, bien évidemment, celle-ci doit se dérouler dans le calme et le respect des biens et des personnes.

 

Si nous ne pouvons bien sûr nous substituer aux forces de l’ordre, il nous appartient d’encadrer les manifestants. A cette fin, vous désignerez un service « sécurité ». Les personnes désignées devront s’identifier par le port d’un brassard orange ou rouge.

 

Tout incident pourra être signalé au 06.83.45.66.32 (Monsieur Jean GUICHOU, Directeur de la FDC09).

 

Vous remerciant par avance de votre contribution au succès de cette manifestation,

 

Sincères salutations

 

Le Directeur de la fédération des chasseurs de l'Ariège

Jean GUICHOU

 

 

24.09.2009

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Halte à la volonté des associations conservationnistes

de s’approprier les Pyrénées aux dépens de leurs habitants et de leurs élus 

 

 En Ariège, menaces d’actions judiciaires suite à l’annonce publique par Philippe Lacube de ce que tout le monde dit secrètement dans les vallées : des ours ont été éliminés ; suite à la plainte du comité écologique ariégeois, décision en référé qui suspend la chasse au lagopède et au grand tétras, comme les battues au sanglier dans les zones où l’ours est présent, et comme les ours se déplacent jusqu’aux côteaux et même en plaine, c’est toute l’Ariège qui est menacée.

Dans les Hautes Pyrénées, attaque judiciaire des associations conservationnistes contre le Décret Préfectoral qui a reconnu l’ASPP 65 association environnementale, et contre le Décret Ministériel qui la nomme à ce titre au Conseil d’Administration du Parc National.  

►Dans les Pyrénées Atlantiques, acharnement contre René Marquèze, définitivement relaxé au pénal.

 

Qu’on ne s’y trompe pas : ce tir groupé n’est pas le fait du hasard, mais la mise en œuvre concertée d’une idéologie totalitaire.

 

Son objectif  va bien au delà des espèces concernées, l’ours en particulier : il s’agit clairement pour ces associations qui réduisent la biodiversité aux seules espèces sauvages, de s’approprier la gestion de l’espace par étapes et cibles successives.  Dès 1993,  pour « justifier » les importations d’ours à venir, le programme Life-Europe présentait ainsi les Pyrénées : « Jusqu’à il y a peu encore région isolée et inaccessible, les Pyrénées étaient l’un des derniers refuges en Europe pour l’ours brun / Until recently a remote and inaccessible area, the Pyrenees / … »

 

LE WWF finançait en 1997 une étude de l’UICN (Union internationale de conservation de la nature) sur la façon dont la Politique Agricole Commune devait être modifiée dans un sens favorable aux grands carnivores, ours et loups notamment. On peut y lire page 103 : « Des réserves naturelles de faune sauvage limitées ne sont pas suffisantes pour les grands carnivores. Le contrôle de la totalité du paysage est indispensable à la conservation des espèces à territoire étendu. »

 

L’actuel tir groupé contre les Pyrénéens et leurs associations de défense de leur patrimoine s’inscrit dans cette démarche d’appropriation du milieu où les hommes et leurs activités sont conçus comme des parasites. Cette attaque est en contradiction totale avec les conclusions du Grenelle de l’Environnement, Groupe 2, « Préserver la biodiversité et les ressources naturelles », page 31 : « La conservation de la biodiversité ne peut ainsi plus se réduire à la protection des espèces sauvages dans des réserves naturelles. Elle doit sauvegarder les grands écosystèmes de la planète, appréhendés comme la base et le support de notre développement. /…/ Ceci est d’autant plus vrai en France où tous les paysages, réputés naturels ou non, sont le fruit d’une coévolution du travail de la nature et de l’homme. »

 

Ne laissons pas les idéologues de l'ensauvagement s'approprier les Pyrénées

 

L’ADDIP, Coordination des associations départementales de défense du patrimoine pyrénéen, tient à alerter l’ensemble des forces vives du massif et toutes celles et ceux qui refusent cette appropriation en faveur de l’ensauvagement par des groupes qui ne représentent qu’eux mêmes et n’ont aucune légitimité démocratique.

 

Dès à présent, elle saisit les élus politiques et consulaires du massif qui forment l’un de ses collèges, sur la gravité de cette menace. Elle est une parfaite illustration des risques idéologiques totalitaires que Mme Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, stigmatisait ainsi dans le journal Le Monde du 7 septembre dernier sous le titre « Ne laissons pas les idéologues de tout poil mobiliser l’écologie »  :

« La vie comme l'écologie nous enseignent le doute, un doute qui fait défaut aux idéologies. L'écologie productiviste comme l'écologie radicale ont le même fondement. Contester la démocratie et le débat de société au nom de pseudo-certitudes scientifiques. »

  

Philippe Lacube, Président de l'ADDIP

 

Pyrénéens, Pyrénéennes, citoyens, élus de ce territoire, agissons ensemble pour les Pyrénées :

téléchargez cet appel de l'ADDIP, imprimez le, diffusez le largement.

Que chacun, citoyen, élu de ce territoire, qui se reconnait dans cet appel

y appose son nom et ses coordonnées et le retourne à l'ADDIP, s'il le souhaite avec un témoignage, par courrier ou par mail à l'ADDIP

 

 

L’ADDIP fédère les associations citoyennes de sauvegarde du patrimoine Pyrénéen à l’échelle de notre massif : ASPAP09, ADIP31, ASPP65, FTEM65.

Contact 06.30.29.90.86              addip.contact@gmail.com                   ADDIP C/O fédération pastorale 5 Cap de la Ville 09000 FOIX

 

 

22.09.2009

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A t'elle entendu, à travers les déclarations de Philippe Lacube, la détresse Pyrénéenne ?

Chantal JOUANNO s'exprime. Ses propos, mesurés, pragmatiques, affolent les promoteurs de l'ours.

"Je ne veux pas d'une politique parisienne qu'on imposerait aux habitants des Pyrénées."

" Je ne pense pas que l'on puisse résoudre les questions écologiques dans l'affrontement"

"L'écologie doit se conduire dans le respect."

"une réintroduction ne peut se faire sans l'accord des populations"

 

      

En faisant remonter directement, et sans intermédiaires, la réalité brutale pyrénéenne, Philippe Lacube a jeté un énorme pavé dans la mare. Il a bien fait. Alors que la DIREN s'empêtre dans un discours qui (une fois de plus) prend les habitants des Pyrénées pour des imbéciles "les ours ont appris à manger des myrtilles"il semble que l'onde de choc au Ministère de l'Ecologie ait été suffisamment forte pour que la Secrétaire d'Etat entende la détresse et le refus des populations face au plan-ours. Chantal Jouanno a accepté de répondre directement aux questions de la presse, elle se démarque ainsi de tous ses prédécesseurs depuis 3 ans. REVUE DE PRESSE ... Interview france 3 de Philippe / la depêche du midi 05/09/2009 / AFP du 04.09 et 20.09/ Adet et Ferus pris de panique après les propos de la ministre/ Libé toulouse : un peu de diplomatie dans la guerre de l'ours / la gazette ariégeoise du 22/09/09

 

Exclusif. Ours: la Ministre s'en mêle

Article paru dans la Dépêche du Midi le 20.09.2009

ADET, Ferus and Co : les promoteurs de l'ours s'affolent ... à lire ici


Exclusif. Ours: la Ministre s'en mêle
DDM

Secrétaire d'Etat à l'Ecologie depuis janvier 2009, Chantal Jouanno a repris le dossier de la préservation des ours dans les Pyrénées.

LA DEPECHE DU DIMANCHE : Comment avez-vous réagi à la mort de deux ours annoncée le 5 septembre dernier par un éleveur ariégeois ?

Chantal JOUANNO : J'ai demandé au préfet de région Midi-Pyrénées, le préfet de massif, d'ouvrir deux enquêtes. Une enquête administrative, menée par la gendarmerie, puis une enquête technique, diligentée par l'ONCFS. Je viens de recevoir le résultat de ces deux enquêtes. L'enquête administrative n'a rien donné. Mais l'enquête menée par les techniciens de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage fait état d'une suspicion. J'ai demandé à l'Office de poursuivre cette enquête. A l'heure actuelle, on ne peut pas dire si un ours a été tué, ou non : il n'y a qu'une suspicion.

DDD : La chasse à l'ours aurait repris dans les Pyrénées : c'est en tout cas ce qu'affirme une association ariégeoise.

C. J. : Si tel est le cas, c'est inadmissible ! Ce serait un échec pour tout le travail de préservation mené depuis des années. L'ours est une espèce protégée, menacée. Dès que j'ai eu connaissance de ces déclarations, j'ai demandé au préfet de l'Ariège de transmettre au procureur. A lui de déterminer quelle suite il va donner.

DDD : Que ferez-vous si la preuve est apportée que des ours ont été tués ?

C. J. : Nous porterons plainte. C'est un délit. Notre rôle est de faire respecter la loi. Beaucoup de choses ont été faites dans les Pyrénées : des aides au pastoralisme, des remboursements en cas de prédation. On a progressé sur tellement de sujets que ce serait dommage de retourner en arrière ! Mais je ne veux pas d'une politique parisienne qu'on imposerait aux habitants des Pyrénées.

DDD : Les éleveurs pratiquent la politique de la chaise vide aux réunions du Gnop, le Groupe national ours dans les Pyrénées. Comment ferez-vous pour réconcilier les positions inconciliables des pro et des anti-ours ?

C. J. : Aucune position n'est inconciliable. Je suis sûre qu'on peut reprendre le dialogue. Je ferai tout pour.

DDD : Rencontrerez-vous les éleveurs ?

C. J. : Il faut rencontrer tout le monde. Les éleveurs ont leurs problèmes. Il faut discuter.

DDD : Qu'en est-il du rapport de ce Groupe ours ?

C. J. : J'ai reçu ses conclusions début septembre. Le Gnop préconise la mise en œuvre d'une charte chasse, la reprise du dialogue avec les éleveurs, une étude sur l'ours et le tourisme. Pour la partie centrale des Pyrénées, il faut rapidement réaliser une expertise pour savoir si la question de la pérennité du noyau des ours se pose de manière scientifique. Dans les Pyrénées-Atlantiques, il ne reste plus que des plantigrades mâles ; il faudrait théoriquement amener des femelles.

DDD : Etes-vous favorable à de nouvelles réintroductions d'ours dans les Pyrénées ?

C. J. : Dans tous les cas, je ne souhaite pas prendre des décisions seule. Pour les Pyrénées-Atlantiques, où la question de la survie du noyau d'ours se pose, je souhaite mener une large concertation avec l'ensemble des acteurs locaux. Je ne pense pas que l'on puisse résoudre les questions écologiques dans l'affrontement. Et puis réintroduire des ours pour qu'ils se fassent tuer, non ! L'écologie doit se conduire dans le respect.

Recueilli par Sabine Bernède


En Ariège, c'est motus et bouche cousue

Pas de Tartarin à Tarascon-sur-Ariège. La rumeur de la mort de deux ours aurait couru tout l'été. Mais ces deux hommes en treillis, qui discutent devant la boutique de chasse, n'en ont pas entendu parler : « L'ours, nous, il ne nous gêne pas ». Les chasseurs ariégeois sont davantage préoccupés par un recours intenté par le Comité écologique ariégeois devant le tribunal administratif, recours qui pourrait bouleverser le plan de chasse.

Les gendarmes ont mené l'enquête cette semaine en haute-Ariège après l'annonce faite par Philippe Lacube, porte-parole de l'Aspap (Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées) de la mort de deux ours.

« Les gendarmes sont venus m'interroger ; je ne sais rien », dit Jean-François. En débardeur, béret vissé sur la tête, cet éleveur scie du bois à l'ombre d'un noyer. « Il y a beaucoup de noix. C'est signe que l'hiver sera froid », fait-il.

Dans les villages qui s'égrènent le long de la route de l'Andorre, c'est motus et bouche cousue. « Le chasseur qui a tué Cannelle a pris 11 000 € d'amende. Vous ne croyez pas que quelqu'un va se vanter d'avoir tiré sur un ours ? C'est trop grave », dit un commerçant.

« Je me demande seulement pourquoi Philippe Lacube est sorti du bois », s'interroge un retraité qui prend le soleil assis sur un banc de pierre. De retour des estives, où l'éleveur a passé la semaine, Philippe Lacube explique : « Depuis quelques années, la haute-Ariège était la vallée pyrénéenne la plus attaquée. Cet été, les prédations de brebis ont diminué de moitié. La Direne a communiqué en disant que les ours s'adaptaient et mangeaient des myrtilles. Non. Sil y a eu moins d'attaques sur les troupeaux, c'est qu'il y a moins d'ours. C'est tout ».

Et Philippe Lacube de poursuivre : « Le ministère de l'Ecologie doit avoir les remontées du mécontentement social, et pas seulement des discours angéliques. D'ailleurs, la ministre a réagi. Elle a dit qu'elle place l'homme au centre de la biodiversité et qu'elle ne s'opposera aux populations locales. Le vent tourne ».


REPERES

- 1996-1997 : réintroduction de trois ours slovènes à Melles, Haute-Garonne.

- 1997 : l'ourse Mellba est tuée par un chasseur.

- 2004 : l'ourse Cannelle est tuée par un chasseur.

- 2006 : nouvelle réintroduction de cinq ours slovènes à Arbas, en Haute-Garonne.

Saccage de la mairie d'Arbas par un groupe d'opposants ariégeois.

L'ourse Palouma est découverte morte au pied d'une falaise.

2007 : l'ourse Franska est écrasée sur une route.

Déclarations de Chantal Jouanno : Adet, Férus and Co s'affolent !

Dans une demande d'audience d'urgence à la Secrétaire d'Etat, et dans une interview, en ligne sur le site de l'ADET,

 ils se permettent de donner des leçons d'écologie à Chantal Jouanno ...

 

 

Nouveau mensonge de FERUS et de l’ADET:

ces associations se moqueraient-elles de Mme la Secrétaire d’Etat à l’écologie ?

 

 

Mme Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’écologie, interviewée par La Dépêche du Midi le 20 septembre 2009, propose une analyse rationnelle, posée, apaisante dans un dossier ours qui sent le soufre:

« je ne veux pas d’une politique parisienne qu’on imposerait aux habitants des Pyrénées. »

« Il faut rencontrer tout le monde. Les éleveurs ont leurs problèmes. Il faut discuter. »

« Dans les Pyrénées-Atlantiques, il ne reste plus que des plantigrades mâles ; il faudrait théoriquement amener des femelles. » (c’est bien sûr ce « théoriquement » qui agace Ferus et Adet)

« Dans tous les cas, je ne souhaite pas prendre des décisions seule. /…/ Je ne pense pas que l’on puisse résoudre les questions écologiques dans l’affrontement. Et puis réintroduire des ours pour qu’ils se fassent tuer, non ! L’écologie doit se conduire dans le respect. »

 

Mme la Secrétaire d’Etat ne fait là que réitérer une analyse de fond qui relève effectivement d’une vision politique d’Etat non partisane, au sens le plus noble de ces mots: « Il faut quand même concevoir l'écologie pour l'homme et pas contre l'homme donc si on fait un programme de réintroduction il faut qu'il y ait une véritable adhésion de la population », avait-elle déclaré à FR3 Aquitaine le 4 septembre précédent. Et au journal Le Monde, le 7 du même mois : « Ne laissons pas les idéologues de tout poil monopoliser l'écologie ».

 

Nous pouvons comprendre que ces propos irritent des associations obnubilées par le seul « sauvage » auquel elles réduisent les problèmes d’environnement, de biodiversité et de développement durable . Agacée donc parce que sans doute elle se sent concernée par la phrase sur les idéologues, FERUS ajoute ceci à sa mise en ligne sur son site de l’article du 20 septembre:

« FERUS rappelle également que les Pyrénéens, y compris dans les vallées, se sont prononcés à plusieurs reprisses /sic…/ pour le maintien de l’ours et pour de nouveaux lâchers si la population est insuffisante : sondage DIREN Midi-Pyrénées/IFOP (juillet 2008) et sondage IFOP/Pays de l’ours-Adet (2005). »

Quant à M. Arcangeli, président de l’ADET, non seulement il se permet d’essayer de donner des leçons à Mme la Secrétaire d’Etat,  mais lui aussi avance les chiffres de ces sondages.

 

Comme tout idéologue prêt à tout pour tordre le réel à la mesure de son idéologie, FERUS et ADET une fois de plus déforment la réalité. C’est le fonctionnement classique de tous les totalitarismes. Que dit en fait le dernier sondage, celui de juillet 2008 ? Exactement l’inverse : opposition totale à de nouveaux lâchers :

 - d’abord la question très dramatiquement posée aux sondés de façon quasi intime (vous, personnellement) : « Si la vingtaine d’ours actuellement présente dans les Pyrénées est insuffisante pour assurer la survie de l’espèce, vous personnellement êtes vous favorable ou opposé à l’introduction d’ours supplémentaires ».

- les réponses ensuite, elles ne laissent pas place au doute ; elles y sont même comparées à celles apportées à une question similaire en 2003, AVANT les importations d’ours de 2006 et leurs conséquences :

 

- pour la zone de montagne des départements pyrénéens le NON explose de 41 à 60%, avec un pic de 71% en Ariège, le département le plus exposé en continu aux dégâts des ours ;

- et pour la France entière elle-même,  pourtant bien loin de vivre directement les conséquences de ces importations, le NON n’est pas loin de doubler : de 25 à 41% ; de nouvelles importations, des sommes folles encore dépensées, de nouveaux dégâts, on peut conjecturer que le NON deviendrait alors majoritaire.

 

Si l’association FERUS et M. Arcangeli savent écrire, ils doivent avoir oublié d’apprendre à lire, parce qu’après ces résultats oser affirmer que les Pyrénéens sont favorables à de nouveaux lâchers, c’est ou bien ne pas savoir lire, ou, se moquer sans pudeur du monde en général et sans doute de Mme Jouanno en particulier …

Vieille coutume idéologique qui devient une manie : c’était déjà le cas dans la lettre rendue publique que les mêmes FERUS et ADET lui avaient adressée le 5 septembre dernier !

 

B.Besche Commenge ASPAP/ADDIP 24 septembre 2009

 

 

19.09.2009

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L'écologie sectaire nous pompe l'air : attention danger !

19.09.2009 L'ASPAP apporte son soutien aux chasseurs d’Ariège et de tout le massif, incontournables protecteurs des biotopes pyrénéens et artisans au quotidien d'une montagne vivante.

Nous l’avions annoncé. Les éleveurs ont été les premiers touchés par les introductions d’ours, notamment par les dommages aux troupeaux, partie visible de l’iceberg.

Mais ce sont bien tous les usagers de la montagne qui sont concernés par la sanctuarisation des Pyrénées à laquelle conduit le plan-ours. Le tourisme, les loisirs (randonnée et autres), tout ce qui pourrait "nuire" à la quiétude de ces plantigrades si chèrement chéris) suivront …

Coup de théâtre ! Le plan de chasse de l'Ariège est suspendu par tribunal administratif suite à la plainte du Comité écologique ariégeois. Jean-Luc Fernandez, nouveau président de la fédération de chasse de l’Ariège l’avait annoncé : il mobiliserait ses 7.500 adhérents si jamais cette association parvenait à ses fins. L’Aspap sera à leurs côtés : les chasseurs viennent de rentrer en résistance. Au-delà du droit de chasse, c’est bien la défense et la sauvegarde globale de notre montagne dans ses équilibres complexes, qui nous réunissent.

A l'autre bout des Pyrénées, dans les Pyrénées atlantiques, d'autres associations de promotion de l'ours ont fait condamner à 11.000€ de dommages et intérêts le chasseur René Marquèze. La justice pénale l’avait  pourtant  définitivement relaxé en 2009 suite à la mort accidentelle de l'ourse Cannelle en 2004, son état de légitime défense ayant été démontré.

Qu’on ne s’y trompe pas : ce tir groupé n’est pas le fait du hasard, mais la mise en œuvre concertée d’une idéologie totalitaire.

Son objectif va bien au delà des espèces concernées, l’ours en particulier : il s’agit clairement pour ces associations qui réduisent la biodiversité aux seules espèces sauvages, de s’approprier la gestion de l’espace par étapes et cibles successives. 

Nous avons choisi de donner la parole à Véronique Estrémé, conjointe d’éleveur et militante de la première heure. Nous nous reconnaissons complètement dans son cri d'alarme, où les agissements et idéologies d'une certaine frange de l'écologie sont dénoncés sans langue de bois :

"Après les éleveurs, nouveau cheval de bataille des écolos, supprimer la chasse! C’est pathétique ! Il est clair que nous avons à faire à une junte écologiste qui par le biais des tribunaux veut rayer toute présence humaine dans les Pyrénées pour en faire un grand désert vert ! Ça suffit !  ...Pour saisir la justice il faut de l'argent, ce n'est pas seulement avec les cotisations d'une centaine d'adhérents qui permettent à cette association de mener la bataille, l'argent doit bien venir de quelque part, association écran qui cache les grosses machines "vertes", reçoit-elle des subventions ? Des dons ? Difficile de croire que ses dirigeants et ses représentants sont totalement bénévoles. Cela mériterait étude. Quoiqu'il en soit, ce genre d'avenir où l’écologie règnerait en maître, c'est terriblement affolant, l’obscurantisme, la dictature, comme bien des fois dans l'histoire, finissent par s’écrouler car systématiquement va naître une résistance, oui cette écologie pompe l’air, le taux de monoxyde de carbone (gaz inodore) est élevé, il est temps d’ouvrir les fenêtres."

Oui. Cette écologie pompe l’air des Pyrénées, le taux de monoxyde de carbone (gaz inodore) est élevé, il est temps d’ouvrir les fenêtres. Dans ses propos retranscris par Le Monde, édition du 7 septembre, n’est-ce pas justement ce que préconise Chantal Jouanno en intitulant sa tribune « ne laissons pas  les idéologues de tout poil monopoliser l’écologie » ?

 

 

12.09.2009

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Une journée sur l’estive.

 

1) Les éleveurs d’Aréou, à Seix en Couserans, nous accueillent.

 

Estive d’Arèou – Couserans, Ariège

Septembre 2009

   

 

Tôt le matin,  le berger et un éleveur ont redescendu le troupeau des crêtes où il passe la nuit. Il est rassemblé dans un grand parc. Une à une, les bêtes pour en sortir sont obligées d’emprunter un étroit couloir muni de portillons, au dessus duquel leurs propriétaires les observent et procèdent au tri : dans le petit parc, à droite du couloir, le portillon s’ouvre pour laisser passer les malades ou les blessées qui seront soignées ; derrière, un autre petit parc permet d’en isoler pour d’autres raisons (à cette date, 9 septembre, brebis qui montrent les signes d’une prochaine mise-bas, on dit en gascon « que remolhan » ; elles seront redescendues dans les propriétés). Les bêtes que l’on voit repartir à gauche sont celles qui n’ont rien de particulier : on leur rend leur liberté.

 

 

 

Les soins

 

 

 

 

Ce sont souvent les pieds des brebis qui nécessitent le plus de soins. Des pneus pour placer les brebis afin qu’elles bougent le moins possible : c’est un « truc » récent et très efficace.

 

 

 

À l’intérieur de la cabane

 

 

 

 

Ours des Pyrénées … « bien placé pour une cible »

 

Prédations dues aux attaques d’ours de fin juin à fin août 2009 sur l’estive d’Arréou

10 attaques, 16 ovins tués, 2 blessés

 

 

Fin juin

(montée en estive)

Juillet

Août

 

Date

Nombre de bêtes

Date

Nombre de bêtes

Date

Nombre de bêtes

 

24

1

12

1

01

1

 

26

1

31

1

22

3

 

30

5

 

 

24

2 (blessées)

 

 

 

 

 

27

1

 

 

 

 

 

31

2

Total

3 attaques

7

2 attaques

2

5 attaques

7 + 2 blessées

 

… et reste à passer Septembre, et pour les troupeaux qui ne transhument pas mais viennent de la commune certaines bêtes seront encore là en Octobre, tant que l’herbe peut être pâturée : cette année en particulier, où, dans les villages, les prés de regain sont desséchés par la chaleur et certains éleveurs envisagent, pour nourrir leurs bêtes, d’attaquer déjà les rations de fourrage engrangées pour l’hiver. La montagne par contre est encore verte : elle est indispensable, mais les places pâturables vont elles aussi se restreindre : les brebis devront pouvoir se disperser, choisir leurs coins … sous la menace de l’ours qui alors plus jamais a besoin de protéines avant d’attaquer l’hiver.

 

 

B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP – 09-09-2009

La "vraie vie sur l'estive" ....

2) ATTAQUES DE L'OURS : les photos que vous ne verrez pas ailleurs

Cliquez sur l'image : attention, enfants ou personnes sensibles s'abstenir.

Nous vous recommandons le mode "diaporama"

 

 

 

 

05.09.2009

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Deux ours ont été tués ce printemps en Haute-Ariège

La DIREN* se gausse de la baisse des prédations en 2009 … d’ordre arithmétique : l’Ariège compte deux ours de moins depuis le printemps.

 

L’Ariège est encore au premier rang des attaques d’ours sur tout le massif pyrénéen en 2009. Mais la carte des dommages d’ours, en baisse par rapport à 2008 –une centaine au 30/8- révèle un surprenant retournement de situation : c’est désormais le Couserans, à l’ouest du département qui subit 2/3 des attaques, le reste survenant en Haute-Ariège. Jamais le mois d'août n'y avait été si calme : aucune attaque en un mois ! Les ours y seraient-t-ils devenus végétariens ? Evidemment non.  Deux ours ont été abattus ce printemps en Haute-Ariège. C’est ce que Philippe Lacube a révélé ce jeudi soir à France 3 : "certains ont fait le ménage ici. Je ne veux pas savoir qui. On en a assez d'entendre la Diren raconter que si les attaques baissent, c'est grâce à la protection des troupeaux. S'il y a moins d'attaques, c'est parce qu'il y a moins d'ours. La préfecture peut bien démentir, ils ne savent strictement rien de ce qui se passe dans ces montagnes."

 

A l'ouest, le cauchemar vécu depuis 13 ans par la Haute-Ariège continue.

Les éleveurs du Couserans, où se concentre la quasi totalité des ours slovènes lâchés et de leur descendance, subissent des attaques incessantes dans leurs estives, où les troupeaux passent l'été. Les gardes de l’ONCFS sont appelés quasiment tous les jours pour établir les constats de dommages : le 30/08 à Seix, sur l’estive de Berbégué ; les 28 et 29/08 à Seix, sur l’estive du groupement pastoral de Fonta ; le 28/08 à Saint Lary où 6 brebis ont été attaquées simultanément ! Le 26/08 à Fonta encore où une brebis  a succombé sous 15 impacts différents de crocs d’ours. Les 22 et 23/08 à Couflens, sur l’estive d’Areou. le 20/08 à Couflens : Jérémy Amilhat, jeune éleveur, n’en revient pas. « Mon estive n’avait connu qu’une seule attaque depuis 1958 ! » Certains gardes ont confié leur inquiétude devant la violence de certaines attaques, « qui pourraient être le fait de plusieurs ours » .

 

« Estives-modèle » : les moyens-types de protection sur la sellette

Décriées dès leur préconisation, concomitante aux premiers lâchers de 1996, les mesures de protection censées préserver des attaques le sont d’autant plus cet été, y compris par leurs utilisateurs : la multiplication des situations où elles se sont montrées inopérantes explique-t-elle pourquoi leur nombre stagne depuis plusieurs années ?

- Début juillet, Sentein, vallée du Biros : Michel Estrémé assiste son ami Thierry, dont 3 brebis viennent d’être tuées par Hvala. Ils passeront la nuit sur place. Cela n’empêchera pas l’ourse, suitée de deux oursons, de rattaquer la nuit même, malgré la présence de … 4 bergers itinérants de l’ETO.

- Mi-août, Melles, Haute-Garonne, limitrophe des estives de St Lary : sur cette « estive modèle » du plan-ours, gardiennage permanent, clôtures, parcs, chiens patous … l’ours a tué 6 brebis.

Sur 90 prédations, 80 ont eu lieu dans des estives gardées jour et nuit.

 

 Emetteurs : bientôt plus de localisation possible

Les émetteurs GPS des ours lâchés en 2006, qui envoyaient un SMS de localisation toutes les 3 heures, ont tous cessé de fonctionner : une situation normale selon le ministère de l’Ecologie, il n’est d’ailleurs pas prévu d’équiper d’émetteurs la descendance des ours lâchés. Le silence se fait dans les Pyrénées, et sur le répondeur de l’Equipe Technique Ours, totalement dépassé : dernière localisation de Sarousse … le 16 mai 2009 à Bagnères de Luchon. Balou est réapparu le 26 août à Comus, limitrophe de l’Ariège à l’est, où sa trace avait été perdue le 19 juin. Enfin Hvala, absente du répondeur officiel depuis le 5 août à Les, au Val d’Aran, refait surface le 26 août à Melles (31). Comment savoir quelles attaques lui sont imputables ? Les autres ours ne peuvent être localisés que s’ils laissent des traces (empreintes, poils, crottes). Du coup le serveur indépendant et solidaire de l’Aspap tourne à plein : plusieurs dizaines d’appels par jour au 05 61 01 13 80.

 

Attaques : faut-il en venir aux armes ?

Pour qui a assisté à une expertise, le mode opératoire particulier de l’ours – thorax écartelé, côtes et entrailles de la brebis rongées - soulève le cœur, voire l’indignation. Mais la dernière attaque sur l’estive du Barestet semble avoir dépassé les limites du soutenable. Gérard Dubuc, présent en tant que maire de Saint Lary – et co-président Couserannais de l’Aspap – témoigne : « je n’aurais jamais pu imaginer ça : 6 brebis, plus deux autres retrouvées plus tard, mortes ou blessées ; Surtout cette belle noire, aux yeux bleus et doux : son poitrail arraché, ensanglantée, elle vivait encore … avec de telles blessures, elle était condamnée, il fallait l’euthanasier nous-mêmes, en l’égorgeant !  Qui a le droit de nous demander ça ? Finalement il a fallu l’achever à l’arme à feu, un pistolet revolver, celui du garde de l’ONCFS …. Qui nous parle de confort animal ? Sommes-nous condamnés à subir de pareils spectacles longtemps encore ? Qui en sont les responsables ? On n’est pas disposés à tout entendre venant du délire des promoteurs du « sauvage », et notamment sur la responsabilité de ceux dont ces bêtes sont à la fois l’outil de travail et une propriété affective. »

 

« Le temps du baratin semble devoir être clos ! »

 

conclut t’il. Un ras le bol largement partagé sur le terrain, où l’entraide s’organise autour des éleveurs touchés : chaque expertise se déroule désormais en présence d’une « équipe de soutien ». Cette solidarité – pression ? - montagnarde des Ariégeois, notamment en Couserans, ainsi que la chute inexpliquée des présences et des attaques d’ours en Haute-Ariège – qui cristallisait 13 ans de colère -, ne serait pas du goût du nouveau préfet de l’Ariège … Quand aux élus, ils ont  martelé leur soutien aux éleveurs lors des Pastoralies 2009 organisées à Guzet. Malgré la pluie, « la fête de la montagne vivante » avait attiré près de 6.000 personnes.

 

Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général y avait exhorté l’Etat à cesser les introductions :     « le miracle promis avec la réintroduction de l’ours n’a pas eu lieu. Aujourd’hui les montagnards sont rassemblés…il aura fallu treize ans pour se rendre compte que ce que l’on nous a promis n’est pas arrivé …/… On s’est opposé au parc national pour éviter que l’Etat dirige notre montagne et pour continuer à conserver les droits d’usage (bois, pâturage, randonnée…). Nous prenons ici l’engagement de rester unis pour entretenir la montagne et la faire vivre»

 

Au moment où Chantal Jouanno doit se prononcer sur la suite à donner au plan-ours 2006-2009, l’actualité ariégeoise pourrait faire désordre.

 

Source : étude des constats de dommages d’ours en vue d’indemnisation au 30/08/2009 + attaques ne faisant pas l’objet d’une demande d’indemnisation. Le choix de faire ou non cette demande auprès de l’Etat appartient à chacun, éleveur ou apiculteur.

* diren : direction régionale de l'environnement

* ONCFS Office national de la chasse et de la faune sauvage

19.08.2009

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Animations d'été  "Pays de l'ours" ...

Il était une fois … : l’ADET, l’ours absent et … « la méthode »

 

 

ADET c’est comme les fables et les contes pour enfants : la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, ou le nain grincheux qui voulait jouer dans la cour des géants peinards (celui là n’existe pas, il faudrait l’inventer).

C’est ce à quoi l’on pense en lisant sur son site la page qui y reste affichée, stoïque et inchangée, depuis le 1° juillet : Programme des animations de Pays de l'Ours - Adet - été 2009. On y lit :

 

« Depuis Arbas, au rythme du sentier d'interprétation de « La vallée des Ours », nous vous emmènerons sur le lieu des lâchers de Balou, Hvala et Sarousse, trois ours lâchés en 2006 sur la commune d'Arbas. Tout au long de ce parcours en forêt nous aborderons les différentes méthodes de suivi d'ours, les relevés d'indices de présence (empreintes, poils, ...) suivi d'un atelier d'initiation au moulage d'empreinte. Nous aborderons également  l'évolution de nos paysages dû aux changements des relations « Homme - Nature ». »

 

« La vallée des ours » (pardon,  des Ours) … ouafff !

C’est en fait le nom de la vallée asturienne des montagnes des concejos de Proaza, Quirós, Teverga et Santo Adriano qui entourent l’emblématique Somiedo. La Senda del oso (sentier de l’ours) unit les quatre municipalités et l’ours effectivement, depuis son centre de Somiedo, y fait des apparitions. On est là, en vrai pas en semblant comme disent les enfants, dans une zone où l’ours a toujours été présent, on peut même en voir soi-même sans tomber dans l’illégalité des zones interdites aux humains, je ne dirai ni où ni comment, fichons la paix aux ours « naturels »: ils ne devraient  pas devenir des objets de commerce touristique.

 

Pour voir des ours à Arbas par contre,  il faudrait pouvoir remonter dans le temps, ou être, au choix, l’un de ces très nombreux gendarmes mobiles mobilisés lors du premier lâcher manqué de 2006, un des Ariégeois qui à un train d’enfer franchit alors les crêtes pour réussir à empêcher ce lâcher (mais les uns et les autres ne virent au mieux qu’un mufle dans sa cage), un croyant plus que mystique convaincu de croiser un ours dans tout chat qui traverse les rues du village, un ivrogne invétéré ayant plus que franchi le cap du delirium tremens.

Mais ce n’est pas grave, l’ADET nous vend l’image de l’image de l’image de l’ours. Même Lourdes n’a pas réussi ça. Et c’est pour 6 euros par adulte et 4 par enfant de moins de 10 ans : en dessous c’est gratis. Normal, à cet âge le nounours en peluche fait encore l’affaire. Au delà, ça relève des affaires, c’est une autre histoire.

 

Moi ce que j’aime le plus, c’est « nous aborderons les différentes méthodes de suivi d'ours, les relevés d'indices de présence (empreintes, poils, ...) » : heureusement qu’il y a les méthodes, parce que pour la présence réelle … (je tiens à rassurer : rien à voir avec le grand débat toujours ouvert sur la présence réelle ou non du Christ dans le pain et le vin, problème connu sous le nom de transsubstantiation. A Arbas, il n’y a pas de débat : les ours ? ça n’existe pas)

A l’ADET on n’a sans doute pas lu Descartes et son « Discours de la méthode », la citation est page 59 de l’édition GF Flammarion de 2000 : « Tout ce que j'ai reçu jusqu'à présent pour le plus vrai et assuré, je l'ai appris des sens, ou par les sens : or j'ai quelquefois éprouvé que ces sens étaient trompeurs, et il est de prudence de ne se fier jamais entièrement à ceux qui nous ont une fois trompé ».

 

 Ce passage de l’œuvre cartésienne si commentée dans nos classes de philosophie,  me  paraît convenir pleinement à la grande supercherie dont l’ADET s’est fait la spécialité, et dont cette « Vallée des ours » est quand même un sommet qui suscite toute mon admiration : des nains de jardin, mais quel culot !

 

 

B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP 14 août 2009

Pour l’image, à télécharger libre de droits : http://www.hiboox.fr/go/images/dessin/ours-ange,50be5f768f5a189424b577899fd8c414.jpg.html

 

 

 

 

 

26.06.2009

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M. Le Préfet de Région halte à la désinformation à propos des ours !

 

Un long article de la dépêche du Midi a donné au Préfet de Région, coordinateur du plan-ours, l'opportunité de présenter sa version unilatérale du GNO. Ni l'ASPAP et l'ADDIP, ni les acteurs du territoire ne se retrouvent dans cette description d'une situation prétendument apaisée, des dizaines de réactions se sont faites entendre. Voici celle de la coordination pyrénéenne.

 

Ours-Pyrénées - GNO/plan-ours : suite et fin.

L’ultime étape dans la course à la réconciliation que la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait lancée en 2007 a trouvé son épilogue à Toulouse le 24 juin 2009 lors de la dernière réunion du Groupe National Ours. Sur l’air de « tout va très bien, Madame la Ministre » le Préfet de Région coordonnateur du plan-ours ne parvient pas à masquer l’ampleur du naufrage.

Un front de refus de l’Atlantique à la Méditerranée

Quelle recevabilité ont les propositions du GNO, issues d’un cartel de fonctionnaires et d’associations qui vivent des crédits de l’ours ? Parce que le plan-ours leur a été imposé sans concertation, les acteurs représentatifs du territoire pyrénéen ont refusé légitimement de collaborer au GNO, outil de sa mise en œuvre : d’abord les éleveurs, institutions pastorales, associations départementales, les 6 chambres d’agriculture du massif, puis les 3 conseils régionaux, 6 conseils généraux,  l’Association Nationale des Elus de la Montagne, et désormais les fédérations de chasse …

 

Moins d’ours … moins d’attaques

Oui, le nombre de prédations a diminué en 2009. Simplement parce que le nombre d’ours diminue.    Le compte n’y est pas : 5 ours en  1995 + 8 lâchers + 22 naissances = … 8-15 ours sur tout le massif en 2008 ?! Ce n’est un secret pour personne, sauf pour Monsieur Bur, Préfet de région peut-être, la chasse à l’ours a repris dans les Pyrénées. Et le virage à 180° des représentants de la chasse, qui claquent la porte du GNO les uns après les autres, est à prendre très au sérieux …

 

Que faisiez-vous pendant le GNO ?

Nous n’avons pas de temps à perdre devant le grand spectacle du plan-ours. Pendant que le GNO palabrait sous les plafonds dorés de la Préfecture, aux frais du contribuable, la société pyrénéenne était au travail, comme tous les jours : les élus dans leur circonscription ; les chambres d’agriculture sur le terrain pour le développement des projets de productions durables ; les éleveurs aux foins ou auprès des troupeaux, les structures de développement touristique sur le front de la saison d’été …

 

La voie de la raison

Nous savons que ce sont justement ces Pyrénées vivantes qui sont appréciées en très haut lieu. Et nous entendons les propos rassurants qui depuis le sommet de l’Etat redescendent sur le terrain, plus crédibles que les supplications des quémandeurs de nouveaux plantigrades.

 

Moins de concertation locale, moins d’ours

« Que font donc nos voisins ? » demandait « NKM » : L’Italie a mis fin à son plan-ours, « il faut savoir raison garder». L’Autriche avait persévéré dans de nouveaux lâchers, elle ne compte plus d’ours du tout. En Espagne, le Sénat vient de voter une motion appelant la France à cesser les réintroductions, et à ne prendre concernant l’ours aucune décision qui ne serait approuvée par les élus locaux : Communautés Autonomes pour l’Espagne, Conseils Généraux pour la France. A bon entendeur …

 

A lire ici ... l'article sur kairn.com polémique sur les propos du Préfet de Région

A lire ici : l'article sur actualités-environnement le naufrage du groupe ours

 

Lettre ouverte  de B.Besche-Commenge

M. le Préfet de région,

 

votre communiqué du 25 juin 2009 sur les travaux du « Groupe national ours dans les Pyrénées » commence mal.

 

Vous écrivez à son propos : « instance de dialogue et de concertation où l’ensemble des acteurs de la chaine a été invité ». Certes, mais vous oubliez ce qu’il eût été honnête de mentionner : ces acteurs vous ont éconduit, ont refusé de participer à cette gestion imposée d’un programme imposé qu’ils refusent, et vous ne vous êtes trouvés, à discuter en rond, que représentants des administrations et associations satellites, subventionnées par ces mêmes administrations. Ce qui ne manque pas de donner à vos « conclusions » un délicieux parfum d’unanimité enchanteresse : le monde rêvé du « pas de vague » et du « tous d’accord ».

 

Oser écrire ensuite : « propositions issues des groupes de travail qui ont fonctionné ces derniers mois », « ateliers associant l'ensemble des membres du groupe », relève d’une pure et simple manipulation des faits. Votre monde rêvé a alors logiquement accouché d’une souris et fait du sur place : on ne trouve en effet dans vos « conclusions » rien d’autre que les propositions et intentions vertueuses qui, depuis avant même les premières importations d’ours slovène en 1996, caractérisent ce programme.

Tout ça pour ça : bégayer encore ce qui était déjà formulé au départ ! Quel aveu d’échec ! Et quelle obstination en dépit du rejet par toutes les forces vives du massif: ça n’a pas marché, ça ne marche pas, mais, courage, continuons ! On pourrait sans doute aussi appeler cette obstination, faculté d’écoute amoindrie …

 

Un des plus beaux exemple de cet échec, malgré les sommes englouties, est condensé dans ces deux « propositions » : « mise en place d'actions d'information auprès des acteurs d'activités de pleine nature », et « nouvelle stratégie de communication orientée sur les territoires occupés par la population d'ours ». Cela ne manque pas de sel. Siégeait avec vous parmi vos satellites, l’ADET. Or, depuis sa création, cette association a justement été chargée de cette mission d’information.

 

Parues en 2000, le « Rapport final Life Nature – Ours en Pyrénées centrales - DIREN Midi-Pyrénées » fait à plusieurs reprises références à cette mission qui lui était impartie, page 49 notamment :

« grâce à des financements PYRENE (fonds structurels 5b sur le Massif Pyrénéen) /…/ l'ADET a pu recruter un animateur local chargé de développer le label “ le Pays de l’Ours ” auprès des acteurs du tourisme, les éleveurs, les chasseurs, les collectivités, les associations et les particuliers ». Exactement les mêmes que ceux encore à convaincre aujourd’hui !

 

Et les annexes de ce rapport fixent les objectifs dont l’ADET était chargée depuis sa création en 1991. Page 6, l’annexe intitulée  « Protocole d’information et de sensibilisation sur le dossier ours en Pyrénées Centrales – DIREN Midi-Pyrénées – Equipe de suivi) » précise : « Ce document définit la stratégie mise en place pour la campagne d’information et de sensibilisation sur la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées centrales » :

 

page 6 : «  IX. Acteurs économiques locaux (professionnels du tourisme, éleveurs, apiculteurs…) objectifs : développer une stratégie de valorisation de la région en utilisant l’image de l’ours en relation avec l’ADET, et d’autres professionnels du tourisme – Méthode, matériel : voir avec l’ADET, catalogue pour touriste… »

 

page 7 « Mise à jour du site en fonction des informations fournies par l’Equipe de suivi DIREN Midi-Pyrénées à l’ADET ».

 

Presque 20 ans après la création de l’ADET dans cet objectif, revenir au point de départ est sans doute le signe d’une grande réussite. Elle justifie,  M. le Préfet, que vous continuiez à écouter et soutenir de telles associations, mais jetiez au sol le mémoire de l’ADDIP sur les mensonges qui accompagnent le plan ours, mensonges d’Etat pour certains, lorsque, lors de la seconde réunion du groupe ours, le Président de l’ADDIP tenta de vous en faire part. Sa lecture, j’en conviens, était moins agréable que l’unanimisme de façade. 

 

Le dialogue à sens unique, petit frère du monologue, reste au fond la meilleure façon de faire croire que … « ça baigne » …

 

 

B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP 27 juin 2009

 

 

 A lire également, les réactions nombreuses sur le terrain : 

1) Bruno Besche-Commenge

 

M. Le Préfet de Région halte à la désinformation à propos des ours !

 

J’ignore qui a fourni à l’AFP les « informations » transmises le 24 juin 2009 sous le titre : « La cohabitation entre l'ours et les élevages s'améliore dans les Pyrénées », et celles, plus détaillées, que la Dépêche du Midi a publiées le 25 avec ce sous titre : « Réuni hier pour la dernière fois, le Groupe ours réussit à calmer le débat entre associations, chasseurs et éleveurs ».

S’il s’agit de l’actuel Préfet de région comme semblent l’indiquer les propos rapportés entre guillemets, celui-ci alors se situerait dans la ligne de son prédécesseur lors des importations d’ours de 2006 ; ce dernier n’avait pas hésité à couvrir de sa signature ce qu’il faut appeler des faux et des mensonges :

 

- publication d’un tableau « scientifique » bidouillé dans le document soumis à la soi disant « concertation », masquage volontaire de certains problèmes sanitaires posés par ces importations ;

- affirmation que les ours n’étaient plus nourris avec des carcasses de bétail en Slovénie alors qu’au même moment le propre responsable slovène de la faune écrivait dans un rapport public : «  stations de nourrissage avec de la viande, ou avec du maïs » (voir : « The brown bear conservation and management in Slovenia (Long version) » p.7).

 

Oser dire, comme le rapporte La Dépêche: «  Il fallait un endroit où débattre, un lieu pour l'expression des échanges. J'ai le sentiment que chacun nuance maintenant son propos. Tous les signes, les indices sont bons à prendre », relève de la désinformation totale. Il eût alors pour le moins fallu vérifier la réalité de ce qui est de l’intox, au lieu d’écrire : « En parvenant à réunir autour d'une même table associations, éleveurs, agriculteurs, chasseurs et opposants à la réintroduction, le Groupe ours a visiblement réussi à détendre l'atmosphère au fil des mois ». Rapporter des propos est une chose, les entériner sans avoir cherché à recouper les faits en est une autre. Relève-t-elle de la déontologie du métier de journaliste?

 

Car en effet ce qu’a « visiblement réussi » le groupe ours, c’est plus que jamais à élargir le champ de celles et ceux qui, sur le terrain, sont confrontés aux conséquences de ce programme imposé et ridicule : ridicule parce que, contrairement aux mensonges diffusés par l’ADET et Ferus (50 ours pour assurer la viabilité d’une population d’ours), « ce nombre devrait se situer aux alentours de 200 pour que la population soit viable à court terme » (cf. Trinidad Pérez et alii “Non-invasive genetic study of the endangered Cantabrian brown bear (Ursus arctos)” Conservation Genetics 10(2): 291-301 avril 2009) ».

« A court terme » ! On sait en effet qu’à long terme c’est « plusieurs centaines d’ours sur de milliers de km2 » qui sont indispensables comme l’indiquait par ailleurs en 2005 Javier Navez, l’un des spécialistes cosignataire de cet article.

Que deviendraient alors toutes ces activités humaines qui ont fait des Pyrénées ce qu’elles sont, qu’elles entendent rester, et que leurs visiteurs aiment y trouver : des paysages ouverts, accueillants, qui ne semblent « naturels » que parce que l’on oublie tout le travail des hommes qui, depuis le néolithique, les a transformés en un croisement entre ce que nature permet et ce que l’intelligence humaine sait construire avec elle ?

 

C’est en fait, « très visiblement », cela qu’a montré le groupe ours : le refus, de plus en plus large à mesure que ses réunions se succédaient, de participer à ce ridicule programme dont les effets sont clairement devenus pour tous une rupture totale avec cette longue histoire entre des femmes, des hommes, des troupeaux, et leurs montagnes. Le front du refus s’est sans cesse élargi : l’ADDIP et les associations qu’elle fédère ont été à la pointe du comité d’alerte, elles ont été suivies par Conseils Régionaux, Généraux, Chambres d’Agriculture, très grande majorité des élus locaux, ANEM, tous les élus du Val d’Aran, aujourd’hui les dernières Fédérations de chasse qui avaient longtemps été bernées sur les conséquences de la présence de l’ours.

 

L’ADET tente de façon désespérée de faire croire qu’elle réussit la mission pour laquelle elle est subventionnée : faciliter la « cohabitation ». Son échec de plus en plus évident devait quand même amener un jour l’Etat à s’interroger sur la façon dont il dilapide à fond perdu des subventions qui, en période de crise plus encore, devraient être distribuées avec prudence et obligation de résultat. L’ADET cependant est dans son rôle : elle défend son fond de commerce.

Qu’un Préfet de Région joue du même violon, inquiète davantage. Heureusement nous savons, par d’autres canaux, que l’Etat connaît la réalité du terrain ; encore faudrait-il qu’il jouât son rôle : regarder l’intérêt général, et pas celui de sectes du sauvage dont il ne suffit pas qu’elles aient infiltré certains rouages pour faire la pluie et le beau temps. B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP - 25 juin 2009

2) Véronique Estrémé

 

L'ère des ours

jeudi 25.06.09 - 15h25

auteur : véronique Estrémé - sentein, conjointe d'éleveur

On ne peut que s'étonner de la retranscription du compte rendu émanant de la Préfecture de Région de la réunion du groupe ours du 24/06/09, je pense qu'il est de mon devoir d'apporter des informations complémentaires. Comment a-t-on pu occulter la réalité des faits : en effet, dans ce groupe ours il ne siège que les associations écologiques, l'Etat et la DIREN, éluder le boycott des représentants des Pyrénéens (élus départementaux, locaux, agriculteurs, chasseurs et autres) dont il faut souligner l'opposition à ce plan ours, osons le dire c'est de la désinformation! En toute logique, on ne peut pas participer à des discussions où il s'agit de conforter l'introduction ursine. Quand à dire que tout va pour le mieux c'est un mensonge, il n'y a toujours pas de concertation, tout continue sans nous, "pas là, donc d'accord" (un peu réducteur comme raisonnement). on ne peut que déplorer que les infos sont minimisées, elles ne sont plus reliées par le serveur vocal du suivi de l'ours, seul le répondeur et le reseau mis en place par l'ASPAP informent les éleveurs de la présence de l'ours, bien sûr on ne dit rien sur les moyens déployés pour la surveillance, dès que la présence de l'ours est avérée, il faut dégager les bêtes et limiter la cirlulation des personnes, l'interdiction de vivre dans les zones fréquentées par l'ours était envisagée, elle est en phase d'être effective. Quand à la chasse, la charte est remise en question, sans la gestion de la faune sauvage dans les zones à ours, les éleveurs seront confrontés à un triple problème gérer les ravages des sangliers, les attaques sur leur troupeau, la présence les chiens patou n'empêche rien, il faut ajouter le surnombre des vautours affamés, hors mis tout cela, tout est merveilleux! on fait comme si nous avions disparus, après l'ére des dynosaures, des hommes, voici l'ère des ours.

 

3) Gérard Dubuc, maire de St Lary, Coprésident de l’ASPAP

 

 

OURS - La Hache et le Calumet

 

C’est donc ainsi. Le Groupe National Ours a rendu ses conclusions en forme de préconisations à l’Etat qui les lui avait commandées. Bien entendu elles sont conformes à ce qui en était attendu : le GNO aurait été productif et aurait même réussi un consensus entre ses membres participants. Rien de très nouveau ou de surprenant car, comme dirait un Grand Homme de notre Histoire, ces « grands machins » sont faits pour ça…

Leurs animateurs institutionnels ont beau se gausser de résultats relayés avec complaisance par les médias, il convient de relativiser et surtout ne pas enterrer le manche avant la cognée.

Quand on sait le nombre et l’importance des forces élues des Territoires, de l’économie montagnarde, des représentants professionnels et syndicaux qui n’ont pas  cautionné la démarche bien tardive de pseudo concertation, on se doute que tout n’est pas si parfait dans le meilleur des mondes des ours slovènes importés en PYRENEES.

L’énoncé de la réussite des mesures de protection est un leurre voire une provocation, la diminution des prédations s’explique par l’élimination ou le cantonnement des ours les plus carnivores, l’allusion à la foudre qui vient de tuer plus d’une centaine d’ovins une diversion et une calamité de plus, trop bien connue par les bergers depuis toujours.

 Plus que jamais en cette période de montée sur les estives l’anxiété est de mise.

Outre les représentants de l’Etat et des organismes publics, il n’y avait guère au GNO que des Animateurs de Pays venus défendre leurs professions et quelques bénéficiaires de subsides publics pour souhaiter bien sûr que cela dure encore.

Tous ceux qui n’étaient pas venus n’étaient pas absents par démission ou par lassitude mais restent en état de veille, surtout si de nouvelles réintroductions venaient à être décidées.

Les chasseurs notamment longtemps et habilement maintenus hors opérations viennent de rentrer en résistance puisque ce qui avait été dit et écrit à leur égard n’est pas tenu.

Les pouvoirs publics seraient vraiment bien inspirés de porter leur attention à la colère sourde qui résonne toujours dans les vallées.

Les calumets de la paix que fument les montagnards lorsque ils sont sur les cimes, n’ont toujours pas exhalé de fumées blanches. On ne les verra pas tant que les PYRENEES resteront un champ d’expériences pour des opérations artificielles imaginées ailleurs, mais le jour ou elles seront redevenues tranquilles et vivantes. Ce jour là, le ciel sera bleu.

 

 

Gérard DUBUC

SAINT-LARY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17.06.2009

retour cabane

 

   

 

Photo de gauche prise le 13 juin 2009, le jour de la montée aux estives,

quelque part en Ariège ...  par téléphone portable !

 

Photo de droite : le stand de l'ASPAP a accompagné les transhumances d'Ariège (ici photo à Sentein)  :

des centaines de personnes accueillies,

et beaucoup d'intérêt et d'encouragements à continuer nos actions de la part du public.

Ces moments sont aussi un lieu privilégié de contact et d'échange d'informations ...

 voire plus avec les bergers et éleveurs, qui apprécient  notre présence sur le terrain, et notamment notre serveur vocal.

 

Tradition, modernité et vigilance : les Bergers du XXIème siècle ont bon oeil pour l'ours et pour les brebis  

17.06.2009 Sur l'estive, le randonneur croise parfois des brebis dont il peut penser qu'elles sont sans surveillance. Il serait surpris de savoir que si lui n'a pas vu le berger ... le berger lui, l'a vu et suivi dès le matin ... même s'il ne s'est pas forcément montré !

L'ours surveillé
C'est la même chose avec l'ours. Le randonneur ne le voit pas mais le berger le suit souvent des yeux, même s'il ne se manifeste pas forcément aux autres utilisateurs de la montagne : pêcheurs, chasseurs, randonneurs. Comme les bergers, ces derniers nous confient régulièrement les témoignages de leurs rencontres, indices de présence ou autre : l'un d'eux a pris cette photo très récemment sur une estive d'Ariège, pendant qu'éleveurs et bergers prenaient dans la vallée le chemin de la transhumance pour rejoindre les pacages d'altitude .Elle vaut largement celle des techniciens de l'ETO. Et nous en avons quelques autres….

Des bergers modernes
Les bergers d'aujourd'hui vivent bien au 21ème siècle et revendiquent le port du béret, assumant à la fois tradition, patrimoine ... et modernité. Pas question de revenir 50 ans en arrière… Ils disposent de moyens de communication dignes de notre époque y compris, pour certain, satellitaire. Et oui, "pour se protéger, mieux vaut compter sur soi-même que sur les autres, et c'est plus efficaces que des clôtures".

Où cette photo a-t-elle été prise ? Par qui ?
Suite à des pressions, limite de menaces, exercées par certaines personnes ayant autorité, nous ne diffuserons plus les noms et les lieux. Seuls les éleveurs directement concernés seront prévenus par l'observateur, le groupement pastoral et/ou l'association membre de l'ADDIP (coordination pyrénéenne) dont relève l'observation. Cette précaution est malheureusement prise pour protéger nos informateurs de comportements malveillants.

 

 

L'article original de Louis Dollo est en ligne ICI

 

 

 

 

 

12.06.2009

retour cabane

 

Le maire d'Ornolac interpelle le Préfet sur le silence de l'équipe de suivi à lire ici

 

                     

 

photo 1 - les bords de l'Ariège à Ussat-Ornolac les Bains, près de Tarascon sur Ariège.

photo 2 : les brebis dormaient à l'ombre. Leur fuite les a menées dans ce couloir où la laine arrachée sur le grillage témoigne de leur affolement, comme la clôture arrachée (photo 3) qu'elles ont soulevée pour passer. Dans la panique, des bêtes sont tombées dans l'Ariège, qui les a emportées. Une brebis et un agneau seront repêchés les jours suivants. 8 animaux ne sont toujours pas retrouvés.

photo 3 : le camping profite de cet environnement paisible et entretenu patiemment par le troupeau. Rivière, prés verdoyants, calme  font de cet endroit un lieu de promenade et de villégiature très apprécié.

 

Les pouvoirs publics incapables de gérer la présence des ours près des villages d'Ariège

12.06.2009. Ornolac-Ussat les Bains - Ax les Thermes - Orlu - Barguillière. Une nouvelle attaque de l'ours a eu lieu le jeudi 28 mai à Ornolac, en bordure de l'Ariège, sur un troupeau de brebis qui chaque année, prend ses quartiers de printemps au bord de l'Ariège, à 300 m du camping et dans un des lieux de promenade préférés des habitants de Tarascon sur Ariège, des riverains et des vacanciers d'Ussat-Ornolac les Bains. Le Préfet et l'ETO, Equipe Technique Ours ont refusé de répondre au maire de la commune venu aux informations. Une pratique répétée que nous dénonçons ici.

"Attaque imputable à l'ours a reconnu l'ETO", qui a mis à jour son répondeur le 9 juin, 10 jours après la 1ère expertise. Selon l'éleveur et un témoin présent sur place, ils en auraient reconnu le mode opératoire habituel : les blessures (l'ours n'a pas consommé la chair, mais les viscères - poumons, foie etc après avoir éventré la cage thoracique ; et les hématomes typiques sur la peau à l'intérieur, le long de la colonne vertébrale). Bilan : 5 brebis tuées, en plein jour, plus 1 bélier acheté 900 € récemment et 7 brebis qui manquent à l'appel et ne seront jamais retrouvés. Dans ce cas, la procédure d'indemnisation ne prévoit aucun remboursement. Les traces relevées sur place - pattes, grillage défoncé - montrent pourtant que le troupeau affolé a été repoussé sur une fine bande de terre sur la rive de l'Ariège, très haute ce week-end là.  2 des 5 brebis mortes ont d'ailleurs été repêchées dans l'eau.

 

 L'éleveur est extrêmement surpris que son troupeau ait subi une attaque de l'ours  : ses brebis pâturent et entretiennent ces espaces paisibles depuis des dizaines d'années. "Jamais je n'aurai cru qu'il viendrait attaquer  ici, il y a toujours du monde : des promeneurs, des pêcheurs, les enfants qui font du vélo sur la petite route, des curistes ..." . Jean Gomez fait non de la tête ... "Comment être tranquille maintenant ? Comment savoir si l'ours va revenir ? Le jour de l'attaque on a vu des voitures du suivi au village, pourquoi personne ne nous a dit qu'un ours rodait par là ?"

L'éleveur est bien décidé à ce que les 8 animaux manquants soit indemnisés "mais qu'est-ce qu'ils sont allés chercher ces ours ? je n'ai rien demandé moi, et c'est mon troupeau qui a des ennuis à cause de cette histoire. Les brebis, il ne les a même pas mangées, il les a ouvertes, une après l'autre, et les a laissées là. Quelle peine de voir ça. Les autres, elles ont essayé d'y échapper mais au bord de l'Ariège il n'y avait pas la place, dans la panique certaines sont tombées et l'Ariège les a emportées. J'ai soigné le troupeau, j'en ai qui ont pris des coups, des petites blessures, il parait que l'ours fait "du mal mauvais", ça guérit mal ou pas du tout. Mes bêtes, elles n'ont pas mérité ça". Le chèque, il remplacera pas les brebis. Ca s'achète pas comme ça des brebis !Douze brebis en moins, ça fait 12 agneaux en moins cet automne. Et le bélier ? C'est maintenant qu'on "le met" aux brebis, pour l'agnelage en descendant de la montagne (à l'automne). Où je vais trouver un bélier maintenant ?". Ceux qui disent qu'on est bien remboursés, ils ne connaissent rien à notre travail. C'est les mêmes qui disent "pourquoi vous n'avez pas un patou !" : mais un patou dans la promenade de l'Ariège, il va croquer tous les petits chiens des curistes ! Plus personne ne pourra se promener  ici !".

Le maire d'Ornolac, Benoit Arreau, soucieux d'informer ses concitoyens, surtout en ce week-end de pentecôte où des dizaines de promeneurs ont fréquenté le site, n'en revient pas. "On a une certaine appréhension, cet endroit est pourtant tellement agréable, entre les prés et la rivière. Alors que l'ETO était sur place, personne ne nous a rien dit : ni en mairie, ni aux éleveurs : j'ai voulu savoir exactement si oui ou non un ours était dans le secteur". Malgré ses appels tout le week-end, ni l'ETO, ni la préfecture n'ont voulu lui donner d'informations, "maintenant, les ours ils sont là et c'est comme ça, il faudra faire avec et on n'est pas là pour vous informer" lui répondra même Pierre-Yves Quenette, responsable en titre de l'équipe de suivi, par téléphone. Le maire s'est dit  stupéfait de cette absence totale de transparence, la déplore et a fait un courrier en ce sens au préfet.

 

Toujours au rayon "opacité", plusieurs véhicules/personnels ETO ont circulent depuis les 3/4 juin les hauteurs d'Ax les Thermes- Les élus, et notamment le président de la Commission Montagne, n'ont rien pu savoir ni de l'ETO, ni de la préfecture. Une fois de plus, comme l'exprimait encore il y a quelques jours le maire d'Orlu Alain Naudy après l'attaque subie par un éleveur de son village la semaine précédente, "les élus et les habitants sont tenus à l'écart des informations. Tout le monde semble trouver cela normal que l'ours rode autour des villages, si c'était à Foix ou Toulouse, évidemment personne ne le tolèrerait, serions nous les derniers indiens de la montagne ?" Il a renouvelé son opposition, comme celle de 71% des ariégeois, à tout nouveau lâcher.

 

 

L'analyse des derniers constats d'attaque confirme ce que les Ariégeois vivent et ressentent sur le terrain  :

sur plus de quinze attaques imputables à l'ours ce printemps, 

 7 sur 10 ont eu lieu à moins de 300m de la première maison habitée.

 

 

Par ailleurs, le réseau signale une forte présence de véhicules de l'ETO (1) sur le col de Légrillou au dessus de Foix,  le jeudi 4 juin. (convoi de 5 véhicules, dont 2 4x4) Le lundi précédent, un éleveur du secteur nous avait signalé avoir retrouvé sa clôture défoncée, et son troupeau de gasconnes complètement affolé et dispersé (certaines bêtes sont montées jusqu’en hauteur, sur l’estive du prat d’Albis, à plusieurs kilomètres). Aucune information sur le répondeur officiel : avec le maire de la commune concernée, Brassac, il tente d'en savoir plus.

Quelles que soient les questions, l'ETO n'a guère de réponse : Quel ours a tué un veau (de 200 kg ...) mardi 2 juin à Siguer, secteur la prade (en bas) ? Il a été retrouvé couché sur le ventre, pattes arrière raides droites derrière lui  "en grenouille", thorax enfoncé sur le côté, cuir déchiré jusqu'à la colonne vertébrale, entrailles posées à son côté. Devant les dénégations des "experts" (2) L'éleveur a du quasiment obliger les gardes à constater un dégât sur une ruche à 500m de là qui s'est produit le même jour. Tout a été consigné - après d'âpres négociations - dans le constat d'indemnisation ... un combat permanent pour simplement faire valoir ses droits, que les éleveurs ne supportent plus.

 

Enfin signalons que la première attaque en Ariège-ouest, en Couserans, a eu lieu à Antras samedi 6 juin, le jour même de la fête de la transhumance, à l'arrivée de ce troupeau sur son estive de l'Izard.

Le serveur vocal de l'Aspap au 05.61.01.13.80 est écouté des dizaines de fois par jour, les ariégeois jouent la solidarité et laissent de nombreux messages. Tous ne paraîtront pas, notre répondeur ne diffuse que ceux que nous avons vérifiés et croisés avec d'autres témoignages. La liste cumulée des indices de présence est impressionnante, et les ours ne laissent pas de traces tous les jours ! Le 22/5 à Alt Neu (val d'Aran, limitrophe espagne) ; le 24/5 à Comus (aude); le 25/5 à Melles (31) ; le 25/5 à Gèdre (65) ; le 22/5 à Orlu (ariège-est); le 27/5 dans la vallée de l'Aston ; le 28/5 à Ornolac ; le 29/5 au pied du pic du Han (verdun) ; le 30/5 à Montferrier ; le 2/6 à Siguer, le 4/6 à Antras, de l'autre côté du département  etc ... Et c'est encore l'ASPAP et son réseau qui donnent  l'alerte aux éleveurs des environs, dès qu'une présence ou une attaque est signalée.

Le répondeur officiel lui, continue à être décalé et incomplet. C'est pourtant vers lui que le Préfet de l'Ariège, sollicité par l'association départementale des maires, oriente les demandes d'information des élus, de manière un peu cavalière d'ailleurs. (voir courrier ici)

 

L'ensemble de ces dysfonctionnement et le procédé d'obstruction de la part du Préfet de l'Ariège, représentant de l'Etat, et du plus haut responsable de l'équipe de suivi n'est pas passager, ou accidentel. Il est le révélateur de l'incapacité des pouvoirs publics à gérer la population d'ours slovènes et sa descendance, de plus en plus incontrôlable. L'Etat qui apparemment, semble y regarder à deux fois avant d'aller chercher de nouveaux plantigrades ...  alors que la situation actuelle échappe déjà à ceux qui en ont, sur le terrain, la responsabilité technique et ont été dotés pour l'assurer de moyens financiers et logistiques prodigieux. Le coût du suivi de l'ours (760.000€ en 2007 - 74.400 € d'indemnisations aux éleveurs la même année pour mémoire) a explosé en 2008. Nos députés de l'Ariège, dont Henri Nayrou, président de l'ANEM, association nationale des élus de montagne, ont demandé il y a plusieurs mois au Ministère de l'Ecologie le montant exact de ces dépenses, et le coût global de l'ensemble de ces opérations de lâchers depuis 1996. Chantal Jouanno n'a pas répondu officiellement pour l'instant, mais ce chiffre figurera sans doute en bonne place face aux cris et aux menaces de l'ADET-pays de l'Ours et consorts envers tous ceux qui ont autre chose à faire que d'aller chercher des ours en Slovénie.  Et n'ont qu'une hâte : en finir avec cette cacophonie, ramener le silence dans les Pyrénées, continuer à vivre, entreprendre, produire et accueillir "durable" et ... brouter en paix.

 


l'article de la dépêche ornolac "l'insoutenable silence du comité de suivi"

l'article de la gazette ariégeoise

l'article de la dépêche "les habitants d'Orlu n'en peuvent plus de l'ours

 

(1) 4X4 blanc pick-up ... climatisé pour l'ours (celui des lâchers), véhicules citroën berlingo couleur jaune très clair et macaron portières "ONCFS" (office national de la chasse et de la faune sauvage), autres véhicules du parc automobile de l'Etat (plaques d'immatriculation spéciales)

(2) les "experts" n'ont d'experts que  le nom ... voir ici l'offre d'emploi pour "vacataires-constat dommages d'ours" lancée par la Direction de l'Environnement : niveau bac, aucune expérience vétérinaire ou animale requise, quelques jours de formation "sur des vidéos" comme nous a dit un des saisonniers d'une année précédente. Voilà comment l'Etat, qui en plus est juge et partie dans l'affaire, recrute ceux qui ont la responsabilité de constater les dommages, et sur "l'expertise" desquels repose toute la procédure d'indemnisation. En cas de litige, la parole de l'éleveur, qui parfois a malheureusement des années de d'attaques - et donc d'expérience - derrière lui ne comptera pas.

 

Réponse du Préfet de l'Ariège à l'association départementale des maires de l'Ariège.

 

La lettre ouverte au Préfet d'Alain Naudy, maire d'Orlu :

 

11/06/2009                

Lettre ouverte du Maire d'Orlu au préfet de l'Ariège de Alain Naudy, zone de présence régulière de l’ours Balou, lâché en  2006.

 

Monsieur le Préfet,

 

Vous avez certainement lu sur la presse de ces derniers jours qu'un ours est venu récemment tuer une brebis, 40 mètres sous les maisons de l'entrée sud du village d'Orlu.

 

Cela fait désormais dix ans que nous subissons les attaques répétées de ces plantigrades introduits par l'Etat: la quasi-totalité des ruches a été détruite, des centaines de brebis ont été tuées, un veau, un poulain, une pouliche, des chèvres et des chevreaux domestiques ont péri à cause de ces ours. De plus, suite aux tentatives infructueuses de piégeage en mars-avril des carcasses d'animaux pendent encore aux arbres en fond de vallée!

 

Aujourd'hui un constat s'impose: l'équipe de suivi est totalement inefficace car elle sert uniquement à vérifier les dégâts pour indemniser les seules pertes directement constatées de visu. Aucune prévention n'est possible car personne ne communique; il semble que les consignes ont été données de ne pas faire de vagues autour des prédations.

 

Monsieur le Préfet, trouvez-vous normal qu'un ours vienne se nourrir en toute quiétude dans un parc clôturé sous les façades des maisons? Pourquoi les élus que nous sommes et les éleveurs ne sont-ils pas informés des déplacements de ces prédateurs?

 

Nous avons remarqué que lorsque Balou divaguait en plaine sur les bords de la Garonne, l'émotion de nos concitoyens était vive; le fait que les montagnards soient moins nombreux dans nos villages de montagne doit sûrement atténuer les réactions des apprentis sorciers. Attendez-vous une catastrophe avec un accident humain pour tirer la sonnette d'alarme? Sommes-nous tous égaux devant la loi concernant la sécurité dont le chef de l'Etat est si soucieux?

 

La plupart de mes collègues, élus de Haute-Ariège, partage ce sentiment d'abandon d'une partie du territoire, d'un massif pyrénéen qui possède pourtant de nombreux atouts sans qu'il soit nécessaire d'introduire de dangereux prédateurs.

 

Monsieur le Préfet, je pense qu'il ne vous a pas échappé qu'en Slovénie, il est désormais interdit de pénétrer dans le parc d'où sont issus les plantigrades que l'Etat est allé chercher. Peut-être l'humeur des ours est-elle changeante?

 

Alors une nouvelle fois, je m'adresse au représentant de l'Etat pour exprimer le ras-le-bol de l'ensemble de la population montagnarde qui subit depuis plus de dix ans une situation qu'aucun citadin ne supporterait une seule fois.

 

En souhaitant de vous fassiez remonter ces inquiétudes en haut lieu, je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération distinguée.

 

A. Naudy, Maire d’Orlu

 

 

 

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03.06.2009

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Le sénat espagnol  vote à l'unanimité en faveur de l'arrêt des introductions par la France

03.06.2009 Madrid, Espagne. Chez nos voisins espagnols, tous les groupes politiques du Sénat viennent d’adopter une motion présentée par le groupe du Partido Popular (majorité gouvernementale) appelant à cesser les réintroductions, et à ne prendre concernant l’ours aucune décision qui ne serait approuvée par les élus locaux : Communautés Autonomes pour l’Espagne, Conseils Généraux pour la France.

Loin de l'image idéale d'une cohabitation prédateur/activités humaines paisible outre Pyrénées, quasiment tous nos propres arguments en faveur de l'arrêt des introduction sont exprimés par les sénateurs espagnols dans le  débat qui a précédé ce vote, à l’unanimité exceptionnelle comme le soulignent tous les intervenants. La responsabilité de la France dans la situation dramatique ainsi crée est stigmatisée par plusieurs d’entre eux: « si nous avons ce problème en Espagne ce n’est pas l’Espagne qui en est la cause mais les Français qui ont introduit ce type d’ours de leur côté des Pyrénées  ». L’image de notre pays s’en trouve ainsi écornée.

 

Comme le résume le porte parole du PP : « tous les groupes soulignent leur engagement en faveur de la conservation de l’ours pyrénéen autochtone et pour qu’en aucun cas on ne recommence à introduire dans les Pyrénées espagnoles des ours venus d’ailleurs /…/ S’il est déjà difficile de maintenir une économie et un élevage de montagne, ce l’est encore plus avec des problèmes comme celui là, imputables dans ce cas précis à des choix faits par l’être humain ».

 

La motion du sénat espagnol dans son intégralité.

La page spéciale de notre site ami pyrenees-pireneus ...

l'article d'actualités environnement

 

Au chapitre "ESPAGNE" également, nous vous recommandons de lire ici notre analyse du tourisme asturien, région du nord ouest de l'Espagne. Les Monts Cantabriques" ont misé leur développement sur l'image de l'ours : du mythe à la réalité, les chiffres ne trichent pas : les données recueillies par le Système d’Information touristique des Asturies permettent effectivement de se rendre compte que, sur le plan touristique, les lieux magiques où l’ours est censé être un produit d’appel irrépressible restent irrémédiablement au fond du fond du trou des destinations touristiques réelles : en continu il sont parmi les lieux les moins visités. A l’inverse, les villages montagnards de l’Oriente, les lieux historiques de Covandonga, juste au dessus d’eux les Lacs et les paysages des Picos, très humanisés dans cette partie de la chaîne, leurs troupeaux,  leurs « majadas » (estives) restent parmi les principaux attracteurs asturiens.

 

19.05.2009

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05.61.01.13.80

Le serveur vocal tout terrain de l'Aspap est opérationnel !

L’Aspap communique.

Foix, le  19.05.2009.  L’Aspap a dénoncé à maintes reprises les dysfonctionnements graves du répondeur officiel du suivi de l’ours - en retard, incomplet - et le manque total de transparence sur les localisations … Sans résultat. Face aux carences d’information et au silence de l’ETAT sur la présence des ours sur notre territoire, habitants, éleveurs, élus s’organisent.

« Equipe de Terrain Aspap bonjour ! » : Le répondeur de l’ASPAP est opérationnel depuis le 15 Mai 2009. En appelant le 05.61.01.13.80 (prix d’un appel local), chacun pourra connaître les dernières localisations des ours et des « suiveurs d’ours » … qui indiquent souvent que l’ours n’est pas loin !

 

Depuis les lâchers d’ours slovènes en 2006, l’Aspap, relayée par les habitants et maires de montagne  diffuse aux éleveurs attaques et présence des plantigrades sur leur secteur. S’appuyant sur ce réseau de terrain, ce nouvel outil élargit à l’ensemble de les Ariégeois cette démarche qui conjugue utilité, solidarité, mobilisation (et même … humour : la touche 2-localisations Arbas a beaucoup de succès).

 

Echange de bons procédés, le même numéro : 05.61.01.13.80 permet à chacun de communiquer les informations recueillies sur le terrain. La touche 4 permet d’enregistrer un message : suspicion ou indice de présence des ours, attaque, information sur les moyens mis en oeuvre (véhicules, avion e...). Le répondeur sera d’autant plus vite actualisé que nous connaîtrons tôt des différents évènements.

 

Et … le « téléphone ariégeois » fonctionne ! Hier matin, 18 mai, un ours brun a traversé le village de Luzenac, à hauteur du cimetière neuf.  Le jour même, cette information vérifiée auprès de témoins a été diffusée sur notre répondeur. La présence des plantigrades de plus en plus près des lieux habités est une réalité en Ariège. La préfecture ne le fait pas savoir ? Notre répondeur n’a rien à cacher.

 

Enfin un « KIT  d’information» est à votre disposition à l’Aspap (contre enveloppe timbrée à votre adresse) et en téléchargement gratuit ici : il contient un bloc-note à indices, les coordonnées de notre serveur vocal Equipe de Terrain Aspap à afficher (mairie, commerces) et la fiche-conseil en cas d’attaque d’ours réalisée par l’Aspap à destination des éleveurs et apiculteurs.

 

 

 

 

15.05.2009

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La mobilisation est toujours au rendez-vous.

"Vive la transhumance de nos idées, de nos combats, pour une montagne libre dans un pays d'hommes et de troupeaux."

nous dira un maire de montagne, dont la commune adhère à l'Aspap depuis la première heure.

OURS : LA FIN DES LACHERS ?

 Luzenac, 15 Mai 2009
http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/16/607526-Ours-stop-a-la-reintroduction.html
http://www.gazette-ariegeoise.fr/1529_Ours-la-fin-des-lachers.html

Chers adhérents, chers amis,

Quelques lignes pour remercier tous ceux qui sont venus à Luzenac ce vendredi 15 mai soutenir l'ASPAP et pour vous donner à tous des nouvelles de cette action. Après une prise de parole de Philippe Lacube et Gérard Dubuc, devant la presse, environ 120 élus et autant d'adhérents de l'Aspap, Henri Nayrou député de l'Ariège et président de l'ANEM, Association Nationale des Elus de Montagne a fait l'annonce suivante :

"Le 28 avril dernier, une délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. L’association a toujours considéré que prédateurs et pastoralisme étaient incompatibles, et que l’élevage n’avait pas besoin de ce fardeau supplémentaire. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de prolonger sine die le gel du plan de réintroduction". Ce à quoi, d’après le député ariégeois, la ministre a répondu que "le mariage n’avait pas été réussi, et qu’il ne serait pas convenable de poursuivre la réintroduction de l’ours".

"Elle s'est prononcée pour la non-poursuite de la réintroduction de l'ours dans le cadre d'une rencontre officielle, devant de nombreux parlementaires"
a appuyé Frédérique Massat, l’autre députée ariégeoise également présente à ce rendez-vous du 28 avril. "Et c’est la première fois qu’un ministre se prononce clairement en faveur de la non-poursuite de la réintroduction. Ce qui nous paraissait une évidence semble être compris à Paris".

 

Nous avons aussitôt adressé à notre réseau d'adhérents et de sympathisants un message, porteur d'espoir, qui se terminait en ces termes : nous restons vigilants et mobilisés ...

La suite des faits semble justifier notre grande prudence.
Contre toute attente,Chantal Jouanno a fait publier le samedi 16 mai un communiqué qui ne va pas dans le sens des déclarations qu'elles avait faites devant l'ANEM le 28 avril, loin s'en faut.

Dès le dimanche 17 mai, le député Nayrou faisait à son tour paraître un communiqué dans lequel il confirme la déclaration de la ministre du 28 avril, et même ... enfonce le clou.

Ci-après, et à télécharger (plus lisible), il nous a paru important de vous restituer l'ensemble de ces déclarations.

Bien sûr nous vous tiendrons au courant ici-même de la suite de ces évènements ...

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EN 4 ETAPES, les différentes déclarations et contre-déclarations depuis LUZENAC, le 15 Mai.

 

 

http://www.gazette-ariegeoise.fr/1529_Ours-la-fin-des-lachers.html

 

1)      15 mai – 20h50 – site internet de la gazette ariégeoise

Mis en ligne le 15 mai 2009

Le ministère de l’écologie pourrait geler toute nouvelle réintroduction d’ours

            

On peut toujours compter sur le journaliste de métier qu’est Henri Nayrou pour dévoiler un "scoop". Le député de l’Ariège et président en exercice de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM) en a servi un ce 15 mai, à Luzenac.

Car si la salle polyvalente du village devait accueillir les représentants de l’ANEM pour un compte-rendu aux élus locaux des actions menées par "le parti de la montagne", les militants de l’ASPAP attendaient aussi les mêmes élus pour leur faire part de leurs inquiétudes : "encore avant-hier, une brebis a été tuée par un ours entre Albiès et Verdun", relatait Gérard Dubuc, un des coprésidents de l’association opposée aux réintroductions d’ours. Brebis dont le cadavre était exposé à la vue des participants à la réunion. "On compte sur l’ANEM pour expliquer aux autorités que cette rocambolesque opération doit se terminer en 2009", ajoutait M. Dubuc.

Pour marquer le coup, l’ASPAP présentait aussi deux nouveautés : Luti, un chien de Carélie venu de Finlande et réputé n’être pas tendre avec les prédateurs ; et puis ce "contre-répondeur ours" visant à informer tout un chacun, du berger au maire du village en passant par l’éleveur et le grand public, de la présence des ours à tel ou tel endroit. Et tout un chacun peut appeler l’ASPAP pour alimenter le flux d’informations…

Le scoop, maintenant : bouleversant l’ordre du jour de la réunion de l’ANEM, Henri Nayrou s’adressait aux militants de l’ASPAP : "le 28 avril dernier, une délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. L’association a toujours considéré que prédateurs et pastoralisme étaient incompatibles, et que l’élevage n’avait pas besoin de ce fardeau supplémentaire. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de prolonger sine die le gel du plan de réintroduction". Ce à quoi, d’après le député ariégeois, la ministre a répondu que "le mariage n’avait pas été réussi, et qu’il ne serait pas convenable de poursuivre la réintroduction de l’ours".

Des propos tenus "lors d’une rencontre officielle entre des élus et un membre du gouvernement", rappelait Frédérique Massat, l’autre députée ariégeoise également présente à ce rendez-vous du 28 mai. "Et c’est la première fois qu’un ministre se prononce clairement en faveur de la non-poursuite de la réintroduction. Ce qui nous paraissait une évidence semble être compris à Paris".

Il faudra, bien sûr, attendre une déclaration publique du ministère pour confirmer la chose. Mais, le cas échéant, la nouvelle serait une victoire pour les opposants à la réintroduction - et bien sûr une défaite de taille pour les partisans de celle-ci. Ces derniers ont toujours argué qu’une population d’une vingtaine d’ours dans les Pyrénées, comme c’est le cas actuellement, serait largement insuffisante, et à moyen terme condamnée faute de sang neuf.

A. C.

 

 

2)      16 mai – 18 h 38 site internet de l’ADET

 

http://www.paysdelours.com/ours--la-ministre-contredit-le-depute-nayrou.html?cmp_id=50&news_id=593&vID=249#593

 

Une actualité

ours : la Ministre contredit le député Nayrou

16-05-2009 - 18:38

la Ministre de l'Ecologie dément avoir affirmé qu'il n'y aurait plus de lâcher d'ours dans les Pyrénées.

 

Suite aux déclarations du député Nayrou à la presse hier 15 mai, prétendant que Madame Jouanno aurait décidé de ne pas donner suite au renforcement de la population d’ours, la Ministre de l’Ecologie a spontanément contacté dès le soir-même par téléphone le Président de Pays de l'Ours - Adet pour démentir ces propos.

 

Elle a simplement indiqué qu’il n’y aurait pas de lâchers d’ours en 2009, ce qui était déjà acté.

 

L’association Pays de l'Ours - Adet a demandé la publication d’un démenti officiel aux propos fantasques du député ariégeois.

 

A défaut, l’association mobilisera les Pyrénéens et les défenseurs de la nature pour rappeler au Gouvernement les engagements de la France en matière de protection et de restauration de la population d’ours dans les Pyrénées.

 

3)      La Gazette ariégeoise – 16 mai

 

http://www.gazette-ariegeoise.fr/1532_Plan-ours-Chantal-Jouanno-reagit-aux-propos-de-M-Nayrou-a-Luzenac.html

/communiqué mis en ligne sur http://ours-ariege.over-blog.com/, blog pro ours ariégeois, dès le 16 mai début de soirée, et annoncé par le même sur forum ADET à 20h 44/

 

DERNIERE MINUTE : VOICI UN ARTICLE DE LA GAZETTE ARIEGEOISE, QUI REPREND LE COMMUNIQUE DE CHANTAL JOUANNO, ELLE ENTEND MENER LE PLAN OURS A SON TERME ! LE PLAN DE REINTRODUCTION N'EST PAS FINI DU TOUT !

Réintroduction des ours : la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno réagit aux propos de M. Nayrou à Luzenac

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, attend les propositions du groupe national ours pour préciser la suite donnée au plan de restauration de l’ours dans les Pyrénées. C’est ce qu’indique un communiqué de presse du secrétariat à l’écologie au lendemain des déclarations du député ariégeois dont voici la teneur

En recevant le président et des membres de l’association nationale des élus de la montagne, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a réaffirmé l’engagement de la France à protéger la biodiversité sur tout le territoire national et l’ambition d’y parvenir dans une logique de développement durable.

Elle considère que pour l’ours brun, espèce emblématique du massif pyrénéen, le plan national élaboré en 2005, évalué à mi-parcours en 2008, qui prévoyait notamment la réintroduction de cinq ours, doit être mené à bien, en donnant le temps à la concertation de se poursuivre, aux dispositifs d’accompagnement pastoral de s’ajuster et au groupe national créé en juin 2008 de lui faire des propositions.

Le « Groupe national ours dans les Pyrénées » (GNOP), présidé par le préfet de la région Midi- Pyrénées, rassemble l’ensemble des acteurs – services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs, associations de protection de la nature et de l’environnement - et des départements concernés.

Ce groupe doit, en effet, remettre dans les semaines à venir ses premières conclusions sur l’évolution du plan de restauration de la population d’ours bruns sur le massif pyrénéen et sur les améliorations envisageables. Chantal Jouanno attend beaucoup de ce cadre de concertation spécifique et invite tous les acteurs à s’y retrouver à nouveau pour partager les diagnostics et formuler des propositions.

La secrétaire d’Etat à l’écologie reste très attentive à la dynamique des populations d’ours brun en Pyrénées centrales comme en Pyrénées occidentales et se préoccupe, en étroite collaboration avec son collègue, Michel Barnier, ministre de l’agriculture du développement des filières de l’élevage sur le massif.

Les deux naissances constatées ce printemps et les sorties d’hibernation incitent à conduire le plan de restauration jusqu’à son terme et à préparer le plan suivant en 2010 sur la base des propositions du groupe national.

 

 

4)      Site internet de La Gazette ariégeoise – 17 mai

 

http://www.gazette-ariegeoise.fr/1533_Dossier-Ours-Henri-Nayrou-maintient-les-propos-tenus-a-Luzenac-et-apporte-des-precisions.html

 

Publié le 17 mai 2009

DOSSIER OURS : HENRI NAYROU MAINTIENT LES PROPOS TENUS À LUZENAC ET APPORTE DES PRÉCISIONS

Rappel des faits : le 15 mai lors d’une réunion de l’ANEM à Luzenac (Ariège) Henri Nayrou, député et président de l’association fait une annonce importante sur l’avenir du plan ours et notamment les réintroductions, qui seraient stoppées. Il le tient de la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno. Annonce relayée par les médias présents. Le 16 mai, la préfecture de l’Ariège transmets aux médias la réaction de Chantal Jouanno… moins catégorique. La lisant, le président de l’ANEM, ancien journaliste, enfonce le clou, confirme les propos qu’elle lui tenus et en donne les détails.

J’ai lu avec attention le communiqué de Mme la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Non seulement je maintiens mes déclarations du 15 mai a Luzenac mais en plus, cela me donne l’occasion de les étayer.

Le 28 avril à la tête d’une délégation de l’Anem dont faisaient partie l’ancien president Martial Saddier et ma collègue ariégeoise Frédérique Massat, j’ai informé Mme Chantal Jouanno nouvellement promue à son poste que notre association n’était pas favorable à la réintroduction des ours dans les Pyrénées pour quatre raisons essentielles : leur présence est incompatible avec l’élevage et le pastoralisme, les éleveurs de montagne ont assez de problèmes à surmonter pour ne pas accepter de régler celui des prédateurs à leur détriment, la biodiversité pyrénéenne a beaucoup plus à gagner avec l’entretien des hauts domaines par les troupeaux de bovins et d’ovins qu’avec le retour des ours et enfin, ce plan coûte cher à un Etat qui ne cesse de clamer qu’il n’a plus d’argent pour maintenir la vie et les services publics dans les vallées.

En conséquence, je lui ai demandé deux choses : l’arrêt sine die des réintroductions, ensuite un bilan financier, moral et global sur cette opération.

Mme Jouanno m’a répondu ceci : " On peut dire que le mariage n’a pas été réussi. Je pense qu’il n’y aura pas de nouvelles réintroductions. On verra alors l’évolution."

Je ne souhaite rien préciser de plus afin de ne pas ajouter au désordre, forcément perçu par ceux qui écoutent ou qui lisent affirmations et contre-affirmations. Si je m’en tiens ainsi à ces seules paroles, c’est que le 28 avril, avec ma vieille expérience de journaliste, j’avais noté instantanément sur mes notes les mots suivants : " mariage pas réussi, pas de nouvelles réintroductions, évolution ".

Voilà les faits.

Après les faits, viennent les commentaires. Voici les miens que je livre, très à l’aise. Président d’une association d’élus des montagnes de France, je suis allé voir une ministre de la République pour lui faire part des fortes attentes de nos adhérents élus directement concernés par le problème des prédateurs. Sa réponse a été claire et perçue ainsi par les membres de notre délégation.

A vrai dire, les propos de Mme Jouanno ne m’ont étonnés qu’à moitié. Certes, c’était la toute première fois que la plus haute responsable de l’écologie évoquait directement la perspective de stopper les réintroductions mais je savais qu’en haut lieu, en très haut lieu, on pensait qu’il y avait d’autres priorités en ce moment que d’aller chercher des ours en Slovénie pour semer la panique dans les Pyrénées.

Je savais ainsi que le 7 mai 2008 à l’Elysée devant plus de 200 parlementaires UMP, M. Nicolas Sarkozy avait tenu des propos sans équivoque sur le sujet. Là où j’ai été surpris, c’est que les paroles présidentielles n’aient jamais été divulguées au-delà d’un cercle restreint. Pourtant, j’ai cru comprendre que ça fuitait volontiers du côté de la majorité…

Je précise en outre qu’à aucun moment, Mme Chantal Jouanno ne nous a signifié qu’elle souhaitait que ses paroles ne soient pas divulguées. Je connais la règle du jeu en la matière. Les gouvernants lâchent ce qu’ils ont envie de lâcher et ils sont assez grands pour dire illico à leurs interlocuteurs s’ils veulent ou non que que leurs avis soient repris publiquement. S’ils le sont dans le silence, c’est bingo. S’ils font du bruit, la machine de l’institution à noyer le poisson se met en route. C’est le cas dans cette affaire.

Il se trouve que je n’avais pas eu l’occasion de dévoiler cette " grosse info " jusqu’à ce 15 mai à Luzenac où avait lieu la réunion départementale de l’ANEM dédiée à l’Ariège, 5e étape de mon tour des montagnes de France après les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute Provence, le Gard et l’Aveyron.

Je savais bien qu’avec Frédérique Massat, nous serions interrogés sur le dossier de l’ours et qu’il n’était point question pour nous de cacher à nos adhérents inquiets ce que nous avait déclaré la ministre.

Ce d’autant plus que, d’abord, je répète que Mme Jouanno n’avait mis aucun embargo sur ses propos et ensuite, que les éleveurs avaient appelé à manifester leur fort mécontentement devant la salle de Luzenac.

Dernier élément du tableau, ils avaient amené le squelette d’une brebis tuée par un ours l’avant-veille et dépecée par les vautours, ce qui a déclenché un afflux de journalistes, aisément compréhensible.

N’étant pas tombé de la dernière pluie, j’ai pris la précaution de faire savoir dès le vendredi matin au cabinet de la Secrétaire d’Etat que j’allais informer les élus de l’ANEM de la teneur de ses paroles du 28 avril. C’est ce qu’a fait notre délégué général Pierre Bretel.

A la tribune, j’ai donc rapporté ce que nous étions nombreux à avoir entendu. J’ai ajouté mes propres commentaires, à savoir que les annonces de Mme Jouanno étaient de la plus haute importance, qu’elles répondaient positivement à une situation de crise et qu’elles étaient conformes à ce que je pressentais personnellement depuis les déclarations du Président de la République le 7 mai 2008.

Sans doute soumise à des réactions venues des associations pro-ours, la Secrétaire d’Etat a jugé bon de publier un communiqué.

Je note d’abord qu’Il n’y a pas le moindre démenti formel à mes déclarations de Luzenac.

Il n’aurait plus manqué que ça ! Je ne vois pas en effet comment une ministre de la République pourrait se déjuger sur des propos qu’elle a tenus devant une délégation de parlementaires.

Tout, finalement, est dans le dernier paragraphe. D’une part, il y est clairement indiqué qu’il n’y aura pas de nouvelles réintroductions en 2009 et en 2010, au moment même où les associations favorables à l’ours exercent une forte pression pour qu’il y en ait d’autres, à l’aide de publications qui m’apparaissent fort coûteuses, ne faisant ainsi que confirmer mes déclarations de Luzenac où je n’ai évoqué aucune date-butoir. Ensuite, Mme Jouanno affirme qu’une décision pour un nouveau plan serait prise au vu des conclusions tirées du plan actuel.

Je donne donc rendez-vous en 2010 à celles et ceux qui auraient pu douter de mon message du 15 mai 2009 à Luzenac.

 

 

 

 

 


Communiquer, occuper le terrain, agir ensemble ... la presse s'est faite l'écho du rôle et des actions de l'ASPAP, et les élus sur place ont pu se rendre compte de l'investissement sur le terrain de notre association (montage du stand, distribution d'un dossier complet spécial élus ... et équipe musclée qui est venue apporter la brebis tuée hier !).

"Equipe de Terrain Aspap ... bonjour!" Notre répondeur est opérationnel depuis le 15 mai 2009.


Enregistrez vite le numéro : 05 61 01 13 80 : il a déjà énormément de succès, notamment la touche 2 - localisations sur Arbas. La gravité de la situation n'empêche pas un peu d'humour ... vous verrez par vous mêmes. SURTOUT faites connaître ce numéro (affiche ci-joint pour mairies, commerces...), interrogez votre entourage, notez tout (fiche ci-joint) ayez l'oeil et signalez sur la boite vocale 4 (enregistreur) : toute suspicion de présence des ours, toute attaque, tout déplacement de l'ETO (véhicules beige oncfs et nombre de passagers, avion du suivi etc ...)

Nous restons vigilants et mobilisés,
A très bientôt pour de bonnes nouvelles, nous l'espérons,

Un salut amical à tous,
de toute l'équipe de l'ASPAP

 

 

 

 

 

26.04.2009

 

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"L'ours a pris la noire, la plus belle, il ne s'y est pas trompé" - dira l'éleveur.

Première attaque en Haute-Ariège.

 
Deux ours officiellement présents, au minimum, en Haute-Ariège ... mais l'équipe de suivi de l'ours est déjà aux abonnés absents.

La première attaque aux troupeaux dans les Pyrénées a eu lieu sur la commune de Luzenac, en Haute-Ariège, dans la nuit du 24 au 25 avril.

Eleveur de vaches gasconnes et propriétaire d'un petit cheptel d'une douzaine de brebis, Alain Rouzaud est malheureusement le premier chaque année à être victime de l'attaque du prédateur.

Une brebis a été retrouvée morte éventrée, l'ours l'a éloignée de la maison et de la grange, où vivent ses propriétaires, pour la tuer à 500 m environ du lieu. Le plantigrade a également poursuivi leur petit troupeau de chèvres qui paissait à cet endroit, le poussant en contrebas jusqu'à la route nationale que les bêtes ont traversées, finissant leur course dans le village mitoyen. Une chèvre manque à l'appel malgré les recherches ininterrompues d'Alain Rouzaud, aidé de sa famille et de ses amis, menées samedi et dimanche sous la pluie glacée. "elle allait mettre bas". Non retrouvée à ce jour, elle sera inexistante dans la procédure d'indemnisation.

A aucun moment, l'équipe Technique de l'Ours n''a assuré sa mission de  prévenir les éleveurs du secteur de cette attaque, pour laquelle le propriétaire a laissé un message samedi sur le répondeur du suivi. Une fois de plus, c'est l'ASPAP, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées, qui dans le cadre de sa mission de soutien aux éleveurs a diffusé l'information sur tout le secteur, et que le réseau des adhérents et maires locaux a relayé. Une situation inacceptable.

A cette heure, l'éleveur n'a toujours pas réussi a obtenir que l'équipe de suivi vienne réaliser l'expertise : pourtant deux gardes de l'Office national de la Chasse ont expertisé ce dimanche des ruches sur la localité de Verdun, distante de 5km seulement. Ils n'ont pas daigné faire le déplacement jusqu'à Luzenac. Deux autres gardes (au minimum), ont élu domicile à 8 km au sud de Luzenac, dans la réserve de faune d'Orlu, pour suivre jour et nuit l'ours Balou. Il était localisé au 24 avril sur Orlu. Les habitants sont aux premières loges de ce jeu téléguidé qui atteint le grotesque : son collier émetteur est tout simplement tellement serré aujourd'hui qu'il est en train de l'étouffer. Une armada de gardes a encore monté en avril plusieurs "opérations commando" - toujours en vain - pour le capturer pour le lui ôter. Il semble que les ours sauvages importés de Slovénie en 2006 ne soient pas si faciles à maîtriser. Qu'en serait-il avec une population de 50 ours justifiée par l'ETO elle même comme objectif minimum de population à atteindre ?!

L'éleveur, au moment où nous écrivons ces lignes, est toujours sans nouvelles de l'l'ETO. Devant cette nouvelle démonstration de l'incapacité de l'Equipe Technique Ours, l'ASPAP tente en ce moment de joindre le Préfet de l'Ariège, afin qu'il intervienne fermement et rapidement auprès des services défaillants.

Le traitement de cette première attaque, qui inaugure malheureusement une nouvelle série noire pour l'Ariège, premier département touché par les attaques avec 80% des dommages chaque année, ne devrait pas prédisposer les éleveurs et habitants d'Ariège - et des Pyrénées - à la moindre clémence envers le plan ours et ses gestionnaires qui semblent s'appliquer à démontrer leur incompétence. Il alimente par contre leur détermination a faire cesser le plan ours a sa date prévue, 2006-2009, sans aucune ambiguité de reconduction possible.

 

Le reportage d'Ariègenews en ligne ici ...

 

Dernière minute ... l'éleveur après 48 h de recherches dans les bois a réussi a retrouver la chèvre manquant à l'appel, isolée au dessus du village. Elle est sauve, et mettra bientôt bas deux petits chevreaux !

 

 

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20.02.2009  

 

 

 

L'assemblée générale de l'Aspap, nouvelle démonstration de force, d'unité ... et de fidélité.

 

Crédit photo L. Dollo    Crédit photo L. Dollo

 

Un  grand merci à tous pour votre présence importante à notre assemblée générale. La grande salle des Forges de Pyrène ne put contenir tous nos adhérents. Nous avons encore passé une très belle et chaleureuse soirée. Notre mémorable buffet des aspapiens n'a pas failli à sa réputation (le record cette année : 35 kg de boudin maison - merci Lucien !) ; enfin le groupe les Biroussans et Pascale Respaud nous ont fait partager, jusqu'à tard dans la nuit, les chansons et les danses de notre patrimoine musical pyrénéen immortel, et bien vivant : celui des bergers et de cette culture pastorale qui est l'âme de nos montagnes ... L'expo photo réalisée par plusieurs bergers d'Ariège Manu, Christelle, Dominique, plantait le décor : versants vertigineux, herbe rare, confort rudimentaire mais passion de la montagne, et résistance déterminée face à ceux qui voudraient leur apprendre leur métier, faiseurs de raisonnements sans une once d'humilité, dont aucun n'a vécu une saison en estive ...

Une fois de plus, l'ASPAP a fait la démonstration de sa force, du poids de ses adhérents, et de la représentativité indiscutable de notre association par la présence remarquée de nombreux élus et représentants professionnels dont Frédérique Massat notre députée, et François Toulis, Président de la Chambre d'Agriculture de l'Ariège. Nous avons également reçu le soutien d'Augustin Bonrepaux, encore convalescent, et du député Henri Nayrou dont la déclaration a été lue à nos adhérents.

C'est ce qu'il ressort dans la presse, qui a accordé un écho important à notre assemblée générale, en soulignant tout d'abord le travail important de communication de l'ASPAP pour défendre les valeurs rurales et montagnardes de notre patrimoine pastoral ; en faisant son titre sur notre structure de travail transfrontalière avec le Val d'Aran où nous voulons et proposer un vrai projet de développement durable basé sur ce socle commun ; en relevant la capacité de l'Aspap à mobiliser les énergies et à monter les projets ; et enfin en mettant à l'honneur le sondage IFOP qui montre que 61% des pyrénéens (71% des ariégeois) refusent de nouveaux lâchers d'ours (ils étaient 41% en 2003) : ce résultat récompense nos efforts d'explication sur le sens de notre action, et nous encourage à continuer à communiquer sur notre réalité, sur la vie que  nous voulons dans les Pyrénées : "nous existons. On a cru à Paris et à Bruxelles que nous n'existions plus. Nous avons démontré le contraire et surtout que cette histoire d'ours n'était pas de l'écologie, mais plutôt celle d'un territoire qu'on accapare".

C'est sur ces bases que nous commençons l'année. Forts du front commun avec les élus et des professionnels agricoles et associatifs que l'ASPAP a initié et fédéré, nous sommes bien déterminés à faire cesser définitivement le plan ours qui vient à terme en 2009. Chantal Jouanno, nouvelle Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, avait rencontré il y a deux ans Philippe Lacube en tant que président de l'ADDIP, coordination pyrénéenne. Elle est "la seule personne intéressante que nous ayons connue au niveau du ministère". Son regard sur le développement durable "dont l'homme doit être le coeur" exprimait une façon concrète de régler les problèmes, et un certain pragmatisme. Mais c'est à voir, nous ne baissons pas la garde et continuons nos missions, avec une nouvelle édition des Pastoralies le vendredi 7 août 2009 à Guzet, en Pays Couserans, qui a repris le flambeau cette année : "un peu impressionnés, c'est une grosse organisation", nous dit Alain Servat, maire d'Ustou. Mais avec son équipe il a déjà conquis l'ASPAP par son dynamisme et sa mobilisation.

Retrouvez en ligne les reportages d'Ariègenews et La dépêche du midi

Crédits photo L. Dollo

Crédit photo L. Dollo

A ne pas manquer ! Visionnez les trois présentations en images de Bruno Besche-Commenge qui ont remporté un vif succès auprès des participants à notre assemblée générale, des élus et de la presse :

 

1)  L'ours, moteur du développement : la fin d'un mythe

 

2) Sondage IFOP Décembre 2008 : avant/après les lâchers de 2006, de l'image de l'ours à sa réalité ...

entre 2003 et 2008, le non à de nouvelles introductions grimpe partout dans l'opinion pyrénéenne, et française. En montagne, en Ariège, 71% des habitants sont défavorables à tout nouveau lâcher.

 

Mensonges d'état : depuis le début du plan ours, l'"administration de l'ours" a accumulé les omissions ou mensonges à l'encontre du grand public et des autorités de tutelle qui se basent ensuite sur ces informations erronées pour prendre les décisions qui leur incombent.

 

Voici une synthèse très parlante de ces mensonges :

3) La présentation "mensonges d'état"

 La fiche-synthèse : chronologie des principaux mensonges

 

 

Chronologie des mensonges d’Etat à propos des plans-ours

 

 On trouvera dans les pièces jointes les analyses et références qui justifient nos accusations de mensonge et de manipulation des données.

document "mensonges - analyse"

document "mensonges d'état 1"

document "mensonges d'état 2"

Le dossier complet à télécharger

 

 

Année

Responsable(s)

Mensonge/Manipulations

N° de P.J.

 

1993

 

Europe

France

ONC

 

 

Pour justifier le programme de Conservation des « vertébrés menacés » dont l’ours, les Pyrénées sont ainsi présentées :

« Région isolée et inaccessible jusqu’à récemment encore »

 

Mensonge_

Etat_

Ours_2

(Page 1)

 

 

1995

 

France, ONC,

ONF, DIREN, et diverses associations chargées de

mission 

 

 

Tous décident de ne pas diffuser les informations concernant le comportement alimentaire et l’état sanitaire des ours slovènes à importer en 1996. Ce protocole de masquage est lui-même caché au détour d’un § dans une annexe scientifique au bilan de ces lâchers paru en 2000. L’annexe consacrée à l’information proclame elle, au contraire, que celle ci s’est parfaitement déroulée.

 

 

 

 

Mensonge_

Etat_

Ours_1

 

2003

 

idem

 

Tous déposent sous serment devant la Commission Parlementaire présidée par M. Estrosi. Interrogés sur la diffusion de l’information, tous soulignent sa qualité, aucun ne fait état du protocole de masquage adopté en 1995.

 

 

 

idem

 

2005

2006

 

Ministère de l’Environnement,

DIREN et Préfet de région Midi-Pyrénées

 

 

Comme en 1995

 

Mensonge  sur le nourrissage des ours slovènes  avec de la viande.

 

Masquage dans les documents soumis à concertation d’un problème sanitaire majeur  de portage d’agents pathogènes dans la population d’ours slovènes alors que celui-ci est connu des responsables concernés :  en effet, une enquête interne sur ce problème est lancée alors que la concertation est déjà en cours. Elle sera finalisée plus d’un an après la fin de la concertation, et ses conclusions sont impressionnistes, non scientifiques.

Un document de mai 2008 confirme la gravité de ce problème et sa présence chez les ours importés ; absente des Pyrénées, la maladie est transmissible aux bêtes et aux hommes et peut être mortelle.

 

 

 

 

 

 

 

Mensonge_

Etat_

Ours_2

(Pages 3-5)

 

 

2008

 

 

ETO/ONCFS

 

Dans le cadre du Bilan à mi-parcours, un rapport de l’ETO/ONCFS propose une synthèse en français des réponses en anglais à la consultation de divers experts internationaux à propos du plan-ours.

Cette synthèse est une manipulation directe ou indirecte des réponses, et parfois non-réponses, de certains de ces experts.

 

 

 

ONCFS

Mensonges-Analyse

 

 

 

 

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05.01.2009  

 

Les six chambres d'agriculture du massif pyrénéen appellent l'Etat à mettre fin au plan-ours :

Dans un texte remarquable, Jean-Michel Anxolabehere, président de l'Association des Chambres d'Agriculture des Pyrénées signe pour l'ensemble du massif un OUI à un développement durable du territoire et un NON ferme à de nouvelles introductions.

 

Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées 32, av. du Général de Gaulle 09000 FOIX

à Monsieur le Préfet coordonateur du massif et Monsieur le Directeur Régional de l'Environnement de Midi-Pyrénées

Objet : Réunion du Groupe National Ours dans les Pyrénées

" Monsieur le Préfet, Monsieur le Directeur,

Par le présent courrier nous vous notifions que les présidents des six Chambres d’Agriculture pyrénéennes ont décidé de ne pas participer à la réunion du Groupe National Ours du 18 Décembre 2008.

Nous tenons à cette occasion à vous informer que nous réaffirmons la position que la profession agricole avait exprimée dans le manifeste « Pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage », cosigné le 10 Octobre 2007 par le président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture et les présidents des syndicats agricoles (JA, FNSEA, FNO et FNEC).

Aujourd’hui, sous l’impulsion des professionnels agricoles, l’activité agropastorale est reconnue par certaines instances de l’Etat , et en particulier le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, ainsi que par les collectivités territoriales et les institutions en charge du développement des Pyrénées.

Nous rappelons que dans un contexte aussi complexe que les territoires de montagne, il est important de considérer les activités dans leur globalité, et dans leurs interactions avec le territoire dans lequel elles prennent place. A ce titre, nous rappelons que les activités agricoles et pastorales génèrent un bénéfice conséquent pour le territoire pyrénéen :

- Sur le plan économique :

o L’activité agricole regroupe plus de 16000 exploitations agricoles, dont environ 6000 sont pastorales, représentant plus de 20000 emplois directs ;

o Sur l’ensemble des filières issues de ses productions, environ 300 Millions d’euros de Chiffre d’Affaire sont dégagés sur le territoire français ;

o Près de la moitié des exploitants agricoles du massif ont une activité secondaire et contribuent donc au maintien d’autres activités économiques (tourisme, artisanat, etc.) et de services dans les zones rurales enclavées ;

o Le patrimoine paysager et culturel produit par l’activité pastorale contribuent à l’attractivité du territoire et à sa valorisation touristique.

- Sur le plan social :

o Nos activités contribuent à rendre nos montagnes accessibles, vivantes et à créer du lien (ex. : fêtes de la transhumance, activités dans les estives, …), et répondent en ce sens à un besoin sociétal fort ;

o Elles préviennent de catastrophes sociales et environnementales importantes (notamment dans le cadre des projets de Défense de la Forêt Contre les Incendies, prévention des avalanches par le maintien du manteau neigeux) ;

o Elles permettent le maintien de milieux ouverts propices à d’autres activités de loisirs .

- Sur le plan environnemental :

o Les pratiques de l’élevage extensif des exploitations pastorales contribuent au maintien d’écosystèmes fragiles (notamment dans les nombreuses zones Natura 2000 : 70% des estives sont en zones Natura 2000) ;

o Par leur caractère extensif, elles produisent des denrées alimentaires de qualité (Signe officiels notamment) dans le respect de l’environnement.

En ce sens, nous avons la conviction que les activités agricoles et pastorales de montagne contribuent très fortement au développement durable du territoire, et répondent à un besoin sociétal actuel fort. Nous nous engageons donc à les conforter et à les faire progresser encore dans ce sens.

Si l’ours n’est pas aujourd’hui la principale des difficultés de notre activité, l’augmentation de ses effectifs la rendrait impossible. Une cohabitation sereine entre l’ours et les activités humaines est pour nous un idéal qui ne peut être atteint. Le programme de réintroduction de l’ours génère des tensions et des effets qui sont néfastes à plusieurs titres :

- Il représente une menace supplémentaire à notre activité, dans un contexte économique déjà très difficile pour les éleveurs, et en particulier pour les systèmes transhumants ;

- La protection contre l’ours impose une évolution des pratiques extrêmement néfaste au milieu (abandon de certains terrains, intensification du pâturage et concentration des déjections dans les zones de regroupement),

- Elle peut par ailleurs amener de nouveaux conflits d’usage, notamment dans la cohabitation entre chiens de protection des troupeaux et promeneurs.

- Il génère des tensions au sein de la population locale et une réaction de marginalisation de la profession agricole vis-à-vis de l’opinion publique.

Aussi, nous sommes POUR travailler au développement durable de nos montagnes Pyrénéennes, et unissons nos efforts à ceux des pouvoirs publics et de la société civile quand ils vont dans ce sens.

Mais nous REFUSONS de nous investir dans un programme qui génère des tensions déraisonnées et qui, selon nous, est contre-productif pour le développement de nos territoires.

Le contexte actuel nous oblige à plus d’efficience et d’efficacité pour répondre aux défis auxquels doivent faire face nos territoires ruraux et nos activités, et nous réaffirmons donc :

- Notre opposition au Plan de restauration et de conservation de l’Ours Brun dans les Pyrénées Françaises, et :

- Notre volonté d’oeuvrer pour le développement des territoires pyrénéens.

En ce sens, nous demandons :

- un arrêt de toute activité de réintroduction d’ours brun dans les Pyrénées ;

- des solutions efficaces pour stopper les nuisances provoquées par la population d’ours actuelle ;

- une anticipation dans la gestion de la population de loups qui se développe à l’est du massif.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, Monsieur le Directeur, en l’expression de nos salutations distinguées.

Pour les présidents des Chambres

d’Agriculture des Pyrénées

Le président de l’ACAP, Jean-Michel ANXOLABEHERE

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18.12.2008

 

                               

                                                                                         

                                                                                                                                                                      

 

           

                                                                                              

                                                                                                                                                 

 

Groupe national ours 2 : le Préfet 'coordonateur du plan ours" dérape face au front pyrénéen de refus

18.12.2008 L’ADDIP, Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées, communique

Groupe ours 2 – Elus, chambres d’agriculture et associations ne siègent pas. Le Préfet de région dérape.

 

Le Préfet de Région censé rétablir le dialogue lors du second GNO (Groupe National Ours) ce jeudi 18 décembre à Toulouse, a explosé de colère devant le front commun élus/ chambres d’agriculture/ associations qui n’ont pas siégé au groupe ours. Les images filmées par France 3 ont rapidement fait le tour des Pyrénées.

 

Parce qu’il demandait de prendre la parole en avant-séance, Philippe Lacube, président de l’ADDIP, coordination pyrénéenne, s’est vu violemment prier de se taire par Dominique  Bur, Préfet de région. Le Préfet, coordonnateur du plan ours, a ensuite perdu tout contrôle de lui-même, jetant à la figure de notre représentant le dossier que nous voulions lui remettre en l’absence de la Secrétaire d’Etat.

 

Nullement impressionnés par ses  « je ne vous donne pas la parole ! Je ne veux pas de votre dossier et je ne le prendrai pas ! », les 6 représentants de l’ADDIP et des associations ASPAP09, ADIP31, ASPP65 et FTEM64 ont fait face avec calme et détermination, et ont réussi à délivrer leur message :

 

1)      « Le groupe ours a pour objet la gestion du plan ours : nous avons toujours refusé l’introduction d’ours slovènes, et nous demandons l’arrêt du plan ours 2006-2009 : nous  n’avons aucune raison de participer à sa mise en œuvre ; »

2)      « Les mêmes qui avaient expliqué leurs difficultés en juin 2007 à Nathalie Kosciusko-Morizet, ne sont pas revenus : 6 conseils généraux, 3 conseils régionaux, le comité de massif, 6 chambres d’agriculture, 6 représentants des associations pyrénéennes manquent à l’appel.  L’essentiel du groupe ours, le voici : 6 associations pro-ours, un plein collège de fonctionnaires de différents ministères et administrations. Sachez que vous ne représentez que vous-même, que « votre réunionnite » n’a aucune légitimité sur le terrain et que quoi qu’il en sorte, jamais vous n’obtiendrez  une quelconque validation des  pyrénéens »,

3)      « Nous en appelons à la Ministre pour que l’Etat cesse de considérer l’avenir du massif par la lorgnette de l’ours, et que les 2 millions d’euros du plan-ours, surtout dans la crise financière et sociale actuelle, soient utilisés pour un réel développement durable de nos vallées. »

 

Ils ont ensuite quitté la salle, accompagnés jusqu’aux grilles de la Préfecture par les forces de l’ordre, suivis peu après par le représentant des 6 chambres d’agricultures des Pyrénées venu lire une motion exprimant un total désaccord avec le plan ours, GNO y compris.

 

Une délégation d’une soixantaine de personnes, et notamment de représentants espagnols venus spécialement nous soutenir du Val d’Aran les a acclamés au son des cloches, avant d’entamer un solide casse-croûte montagnard sous les fenêtres de la Préfecture.

 

Déterminés et mobilisés, nous avons réussi à empêcher les lâchers en 2007 et 2008. La prochaine réunion complète du GNO n’aura lieu qu’en mai 2009. Tout lâcher est suspendu. Les associations occupent le terrain et ne laisseront personne les faire taire.

 

Mais qu’y avait t’il donc dans cette enveloppe ? 

 

1)                      le Manifeste transfrontalier des Pyrénées, qui dénonce l’échec du programme d’introduction d’ours et propose « que les notions de biodiversité soient abordés dans une perspective globale de la réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux, et économiques, afin d’assurer un développement durable sous tous ses aspects, et pas uniquement sous l’angle d’espèces emblématiques. »

 

2)                      Un extrait de notre rapport qui montre comment  « l’administration de l’ours »  par déformation, omission ou mensonge, transmet des informations falsifiées au ministère, qui se base sur ces éléments pour prendre les décisions qui lui incombent.

 

Plus d'infos sur le Manifeste des Pyrénées ici ...

Notre rapport sur les mensonges de l'ours à télécharger ici ...

 

 

 

 

 

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21.10.2008

Attaque "infanticide" d'un ours mâle sur trois oursons. Des images rares d'un évènement qui l'est moins, étonnamment bien  moins médiatisé que les naissances ou les lâchers d'ours. La force impressionnante, la détermination et l'instinct tueur de l'ours brun ne seraient-ils pas bons pour l'image édulcorée et idéalisée du plantigrade ?

21.10.2008 Espagne. Asturies. El Comercio Digital publie une vidéo inédite de l'attaque infanticide d'un ours adulte male face à une femelle défendant sa portée de trois oursons. Des images exceptionnelles dont la violence déchaîne les passions de nos voisins ibériques, et dont l'épilogue se jouera ... dans l'estomac du mâle "infanticide".

 

asturies - L’ours infanticide

 

  

Le phénomène d’infanticide chez les ours que rapporte l’article que nous traduisons ci-dessous est connu, pour cet animal comme pour beaucoup d’autres, nos propres chats domestiques sans aller plus loin.

L’intérêt majeur de cet article est le film qui l’accompagne et montre l’un de ces infanticides.  Il vaut mieux le visionner en première page  (colonne de gauche, vers le milieu): le format est plus grand, l’image de meilleur qualité que  celle qui accompagne l’article. Il suffit de cliquer sur les titres traduits ci-dessous pour accéder au journal asturien : El Comercio Digital.

 

B.Besche-Commenge – ASPAP /ADDIP – octobre 2008

 

 

 

El Comercio Digital – 19 octobre 2008

 

1) - Première page (video grand format)

 

Brutale attaque d’un ours adulte sur des oursons

 

Pour le mâle, l’objectif est que la femelle soit de nouveau en chaleur pour s’accoupler avec elle. Un livre de la Fondation Oso Pardo  /Ours brun/ rassemble toute l’information sur le comportement des femelles et de leurs petits.

 

2) – Article

 

Ours infanticides

R. MUÑIZ / A. VILLACORTA | GIJÓN

 

Depuis 1996 quatorze oursons sont morts des mains de leur père dans la Cordillère Cantabrique. Tels sont, pour cette espèce,  les cas d’infanticides  connus avec certitude  dans la zone, et recueillis dans un livre coédité et présenté hier par la Fondation Biodiversidad et la Fondation Oso Pardo. Intitulé « Ourses », le livre rassemble les informations recueillies ces dernières années au cours d’observations de femelles d’ours cantabriques et de leurs petits.

On y explique que « l’infanticide est un phénomène très fréquent et bien documenté » pour cette espèce, « alors que notre perception anthropocentrique des comportement animaux pourrait la considérer comme une anormalité terrible et insensée ».

 

Ces infanticides entrainent des polémiques et, pour la Fondation Oso ardo, ils sont « un des thèmes les plus brûlants et les plus débattus par la sociobiologie depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui ». Au point que les spécialistes sont divisés entre ceux qui soutiennent que « l’infanticide est une adaptation évolutive présente chez de nombreuses espèces et dans de nombreuses situations », et ceux qui considèrent « ce comportement comme pathologique ».

Au delà de la polémique, « Osas » explique pourquoi se produisent ces infanticides, et quels avantages trouve un animal à tuer ainsi des petits de sa propre espèce. On peut les résumer à quatre:  les ours tuent les oursons pour se procurer une ressource alimentaire directe ; pour éliminer des concurrents potentiels sur ces ressources ; pour accroître les possibilités de survie ou de succès reproducteur, ou, fondamentalement, pour accéder aux individus de l‘autre sexe afin de procréer.

 

Pour les experts, « les mâles infanticides peuvent à l’occasion consommer les petits qu’ils ont tué », ce que l’on peut considérer comme « une stratégie facile pour obtenir des aliments », mais ils signalent que « les vrais bénéfices sont clairement liés à la reproduction. Les ours mâles attaquent et tuent les petits dépendants de leur mère dans l’objectif d’augmenter les opportunités de se reproduire avec elle ». Il signalent d’ailleurs que « le mâle infanticide n’est pas le père des petits », mais « il le sera de la prochaine portée ».

 

La Cordillère Cantabrique n’échappe pas à ces comportements infanticides. Bien qu’ils soient « difficiles  à surprendre et observer », indique la Fondation, entre 1996 et 2007 cette organisation a pu constater au moins huit cas d’infanticide. Pour sept d’entre eux, toute la portée a été détruite. Pour l’autre un des petits a survécu. Le livre détaille les attaques et s’attarde sur l’une d’elles.

Elle s’est produite en juin 2000, dans le Parc Naturel de Fuentes del Narcea,  où « il fut possible de vérifier l’obsession et la minutie que mettait l’ours mâle à rechercher et tuer un à un les trois petits de la portée, et cela malgré les réactions violentes et désespérées  de la femelle pour l’en empêcher ».

 

 

 

 

 

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15.10.2008

 

La "cyberaction" de l'Adet, Ferus et Cie tourne à la cy-bern-action !

15.10.2008 Suite à l'accident de chasse qui a blessé l'ours dit "balou", diverses associations se sont associées à une "cyberaction" lancée par l'ADET qui, sur son site, présente ainsi le projet et son objectif:

" Nous vous proposons d'envoyer un mail à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour demander une meilleure protection de l'ours dans les Pyrénées et la poursuite du programme de restauration de la population. Pour cela, remplissez simplement le formulaire ci-dessous, adaptez éventuellement le texte proposé /.../ et cliquez sur "Envoyer". Cela enverra automatiquement le message en votre nom au Ministère de l'Ecologie."

 

Le texte proposé est bref, il réussit pourtant l'exploit d'accumuler en peu de lignes un bel exemple de ces approximations et manipulations conceptuelles où, depuis le début, pataugent les sectateurs du plan-ours, qu'il s'agisse des associations ou, plus graves, des services de l'Etat concernés, en particulier au niveau régional.

Nous proposons à notre tour ce texte, en noir, avec, en bleu, quelques commentaires: ils sont plus longs que le texte lui-même, mais encore trop courts par rapport à tout ce qu'il faudrait y décrypter et remettre à sa juste place.

 

La « cyberaction » de l’adet, ferus et cie

UN FATRAS DE N’IMPORTE QUOI !

 

 

 

B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - octobre 2008

 

A la mémoire de Pierre Casassus-Lacouzatte, éleveur et berger béarnais.

Non t’en hases cap , Pey, non i ès cap mes mès que i ès encara, n’an cap acabath de s’en véser 

 

 

===================================================

 Voici le texte du ... cybermessage ...

 

Madame la Ministre,

 

Le 7 septembre dernier, un chasseur a tiré sur l'ours Balou en Ariège.

 

Cet évènement nous rappelle la fragilité de la population actuelle d'ours dans les Pyrénées : une vingtaine d'individus seulement; pas de quoi assurer la survie de l'espèce (stupide: il ne s'agit pas d'assurer la survie d'une "espèce" qui n'est menacée ni au niveau mondial, ni dans l'aire du paléarctique occidentale, critère et zonage scientifique retenus par la directive dite "Habitats" pour déterminer les espèces menacées. Stupide, mais sans doute volontaire de la part du rédacteur qui pense ainsi dramatiser la perception de la situation).

 

En conséquence, je vous demande :

 

     - de poursuivre la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées, en Béarn comme en Pyrénées centrales (comme déjà au début du 2°§, le rédacteur ici ne parle plus sottement de "espèce" mais de "population", il faut être cependant très attentif à ce qu'il écrit: il ne s'agit pas du tout de "population d'ours pyrénéens" - on sait que cette population indigène n'existe plus - mais simplement de la présence d'ours DANS les Pyrénées, ce qui est tout autre chose.

 

En fait, des ours ont été importés artificiellement de Slovénie, dans les conditions scandaleuses de mensonge aux plus hauts niveaux de l'Etat que nous avons analysées par ailleurs et nous réitérons nos accusations, pour tenter tout aussi artificiellement de créer "une" population qui, par sa présence, justifierait ensuite la nécessité de la maintenir, la préserver, l'accroître. Tout repose sur cette création artificielle mais pas du tout sur, par exemple, une nécessité semblable à celle des Monts cantabriques où une population indigène de plusieurs dizaines d'individus encore présents pouvait justifier les opérations de sauvegarde, non de "l'espèce" qui n'en avait nul besoin, mais de cette population locale.

On recrée donc en France une population slovène hors de Slovénie alors que cette population est déjà surabondante chez elle. L'opération n'a rien à voir avec quelque opération de sauvetage que ce soit, mais tout à voir avec une volonté d'ensauvagement du massif dont le Bilan de l'ADDIP concernant le plan-ours a montré l'origine, les acteurs, l'idéologie qui la sous-tend, et le caractère contradictoire avec la Convention sur le Diversité Biologique et les actes qui en découlent.

 

Et lorsque le rédacteur écrit "population viable", il faut savoir ce que cela signifie réellement.  Pour les spécialistes asturiens, Javier Naves comme Palomero Garcia, cela signifie "plusieurs centaines d'ours sur des milliers de km2" ... au dessous de ce nombre, comme l'indique Naves, il faut tenir cette population "sous assistance respiratoire" si l'on veut la préserver! C'est donc soit à une population symbolique, limitée à quelques dizaines d'ours, naturellement non viable à moyen terme, que tout cela conduirait, soit à l'ensauvagement général du massif qui rendrait alors naturellement viable le nombre de bêtes indiqué par ces spécialistes sur la surface nécessaire: sous des apparences faussement consensuelles, c'est bien ce second objectif qui est recherché comme nous l'avons démontré dans notre bilan, à partir de documents hélas indubitables), conformément aux obligations internationales de la France et aux engagements pris dans le cadre du "Grenelle de l'Environnement" (c'est faux: aucune obligation internationale n'oblige la France a recréer artificiellement une population d'ours slovènes sur son territoire, qui plus est dans les conditions où elle le fait, et l'espèce n'est pas menacée comme l'indiquent encore les derniers bilans de l'UICN.

Quant au Grenelle de l'Environnement, le seul ours dont il soit question dans le rapport du groupe 3 - "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles" - est l'ours blanc, page 68. Et s'il est fait brièvement mention de l'ours brun dans la discussion qui suit ce rapport, c'est de façon très critique ou interrogative) ;

 

     - de renforcer les mesures de protection de l'ours et de son habitat dans les Pyrénées (pour tous les spécialistes de cet animal, l'ours et un "mammifère opportuniste", c'est à dire qu'à l'inverse par exemple du desman des Pyrénées, à l'aire de répartition et au biotope spécifiques et limités, il n'est lié à aucun habitat spécifique, n'est le garant de la qualité d'aucun habitat remarquable que ce soit - à moins de considérer ainsi les dépôts de poubelle qu'il n'hésite pas à fréquenter. Et l'on sait comment, en Slovénie notamment, il dispose d'aires de nourrissage, fournies en cadavres de bétail, qui contribuent à rendre son comportement aussi artificiel que l'opération dont il est l'objet dans notre pays: l'habitat de l'ours slovène, ce sont ces charniers devenus constitutifs de son milieu de vie) ;

 

    - que l'Etat engage des poursuites contre le chasseur qui a tiré sur l'ours Balou. (le FAPAS aturien lui-même, protecteur de l'ours cantabrique, montre sur son site comment, dans un sous-bois, on peut très facilement confondre la silhouette d'un ours et celle d'un sanglier, sans pour autant être un "excité de la gâchette" qui tire sur tout ce qui bouge!)

 

Je vous remercie par avance des suites que vous donnerez à ce message et je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l'expression de mes sentiments respectueux.

 

(J'espère pour ma part, Madame la Ministre, que ce tissu d'approximations hasardeuses et de méli-mélo des concepts d'espèce, de population, d'habitat saura quand même vous inquiéter au  moins un petit peu ... et, peut-être, vous conduira à cette question: mais qu'est-ce qu'il y a réellement derrière tout ce fatras? )

 

B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - octobre 2008

 

01.10.2008

 

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L’Ariège malade, l’Etat au chevet de Balou.

 

Mônsieur est servi. L’équipe de suivi de l’ours ne refuse rien à Balou, l’ours slovène blessé par un chasseur en Ariège ce 7 septembre. Cuissot de cerf, cuissot de sanglier viennent de lui être portés à domicile sur le secteur où il a été localisé, à quelques kilomètres du lieu de l’accident.

 

Depuis 3 semaines, les riverains des environs de Prades assistent ébahis au grand spectacle du petit monde de l’ours : refuge forestier réquisitionné et ravitaillé par les autorités, ballet des 4x4, défilé de gendarmes, gardes-chasse, gardes forestiers, équipe de suivi au grand complet, visite du Préfet, matériel sophistiqué de localisation, course poursuite nuit et jour à l’affut du miraculeux bip-bip de l’émetteur intra-abdominal de Balou, avion de reconnaissance, survols en hélicoptère etc ... sans oublier l’élite des associations ursophiles le nez au sol, à la recherche du moindre poil du plantigrade.

 

Après 3 semaines de cette frénésie, nous apprenons que la capture de l’ours - envisagée un temps pour le soigner- n’est plus d’actualité. Un nouveau dispositif est donc mis en oeuvre : « seuls » deux techniciens à temps plein resteront sur place, attachés au chevet de Balou 24H/24. L’Etat appelle cela « un dispositif allégé ». Se montrerait-il aussi généreux envers les humains, à raison de deux infirmières pour chaque patient ?

 

Balou est blessé. L’Ariège est malade. L’Etat ne semble pas manquer d’argent pour créer artificiellement une population d’ours slovènes en Ariège. Pour autant, se porte-t-il au chevet de l’économie ariégeoise, durement affectée par la conjoncture économique difficile ? Non. Le Pays d’Olmes vient de voir un énième site textile restructuré, des emplois supprimés. La fermeture de la papeterie de Lédar anéantit le moral des Couserannais, ainsi que des centaines d’emplois directs et indirects. La fièvre catarrhale ovine décime les troupeaux de plus de 60% des élevages du département, précipitant les éleveurs aux portes de la liquidation. L’Etat demeure sourd à leur désarroi.

 

Cette comparaison entre la santé de Balou et la santé de l’Ariège n’est en rien légère. Au contraire, elle est le révélateur des choix que l’Etat, et l’Europe, ont fait à la place des citoyens et des élus pyrénéens. Des choix que l’ASPAP a été parmi les premières à dénoncer, en démontrant comment l’ours n’est que l’outil d’un abandon programmé des Pyrénées.

 

 

La doctrine des associations qui -disant œuvrer pour l’ours-, prônent la fin des activités humaines est explicite : « nous plaidons pour une défense inconditionnelle du sauvage par respect pour l’animal libre et pour regagner le terrain perdu par une société de plus en plus sécurisée, mortifère, hantée par le risque zéro. Le sens du retour de l’ours est dans une nouvelle relation à vivre avec le roi déchu des animaux de notre continent »*.

 

Si à la question « pour ou contre l’ours » tous les ariégeois n’ont pas forcément de réponse, nous sommes tous concernés par ce qu’il y a derrière la proclamation par l’Etat de « l’Ariège-poche-à-ours » **: cela signifie accepter de devenir une grande réserve à l’écart du développement économique, baisser les bras et tirer un trait sur tout le travail accompli en Ariège pour dynamiser et maintenir vivants nos territoires.

 

Cette perspective, nous l'avons évoquée des dizaines et des dizaines de fois sur le stand de l'ASPAP aux journées des transhumants d'Europe de Sentein. Nous n'avons pas trouvé un ariégeois, ni aucun vacancier d'ailleurs, qui l'approuve. Le jeu de l'Etat est désormais dévoilé. Nous avions prédit que 2008 serait une année charnière. L'affolement généralisé des associations pro-ours ces dernières semaines en dit long sur leurs craintes que leur ministère de tutelle ne se range finalement à la raison. Il est d'ailleurs de plus en plus silencieux depuis que l'Aspap et le mouvement pyrénéen lui demandent des comptes directement.

 

Ce communiqué, transmis à la presse régionale et nationale, a largement été diffusé, et repris nos constatations, nos questions et notre indignation, parfois au dela des frontières ... un exemple avec la parution dans lenouvelliste.fr, en suisse, qui titre "ras le Balou !" et remet les pendules à l'heure lors d'une passe d'armes salée dont l'élite ursophile n'est pas sortie indemne !

 

 

*Source Stéphan Carbonnaux, chargé de mission de Férus, association subventionnée du plan ours.

 Septembre 2008

**  Source : Inspection générale de l’environnement - rapport territoires de présence et gestion des populations. Mai 2008.

 

 

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20.09.2008

 

Fièvre catarrhale ovine : après la forte mobilisation de la profession et des élus du département  les premières aides arrivent enfin. Mais il faut continuer : l'Etat reste encore sourd et muet à nos appels. Avec 877 élevages touchés en Ariège, la maladie a pris le tour d'une vraie calamité.

 

 

Galerie photos cliquez sur l'image ...

 

20.09.2008 La manifestation unitaire qui a réuni à Foix le 11 septembre plus de 500 personnes et les élus et syndicats du département n'a pas été vaine. Le Conseil Général de l'Ariège avait déjà voté une subvention exceptionnelle de 200.000 €. Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées va débloquer 1.500.000 € pour tenter de juguler les conséquences économiques désastreuses de l'épidémie qui touche désormais toute la région. Les éleveurs ont recommencé à vacciner tout leur cheptel, cette fois contre le sérotype 1 de la maladie, qui est à l'origine de l'épidémie actuelle. Chaque jour de nouveaux élevages sont touchés.  Si les bovins, sauf exception, surmontent la maladie, les meilleurs traitements ne parviennent pas à sauver les ovins, dont plusieurs centaines sont déjà morts. Dans les familles, chacun tente de gérer la crise. Les syndicats continuent à multiplier démarches et rendez-vous pour obtenir l'"aide à la repousse" indispensable pour que les éleveurs puissent conserver les animaux invendus sur les exploitations jusqu'à la fin des mesures de restriction de circulation.

 

La manifestation de Foix a mobilisé un demi-millier de personnes, c'est un nombre important, surtout à l'échelle de notre petite Ariège (160.000 habitants en tout !). Et peut-être une nouvelle page s'y est-elle tournée. Ce n'est pas tous les jours que les syndicats parviennent à faire front commun ... L'Aspap, par son indépendance politique et syndicale et sa capacité à faire se rencontrer les différents responsables, a joué de toute évidence un rôle fédérateur. Parce que cette unité sert d'abord les intérêts des éleveurs, nous ne pouvons que nous en féliciter, comme l'ont fait les différents syndicats eux-mêmes.

 

De nombreux élus ariégeois ont également défilé, en écharpe, pour marquer leur soutien aux éleveurs : Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, en tête, suivi d'élus venus de tout le département. Ce n'est pas le hasard si ces mêmes élus ont déjà répondu présent à l'appel de l'Aspap dans le mouvement de résistance au plan-ours : au delà de l'ours, c'est bien l'ensauvagement que veulent propager ces programmes qui les a alertés et mobilisés. Aujourd'hui c'est bien la même cause, celle de la défense des élevages, des emplois et du tissus rural ariégeois qui nous réunit à nouveau à Foix, dans cette crise majeure de la fièvre catarrhale. Le président de la Chambre d'Agriculture a tenu à le souligner au préfet après avoir détaillé le plan de sauvetage que la profession demande d'urgence : «l’ensemble de ces aides reste inférieur au coût annuel du programme de réintroduction de l’ours, nos éleveurs ne comprendraient pas que l’ensemble de ces revendications, légitimes, ne reçoivent pas une suite favorable». Plusieurs élus qui n'ont pu être présents ont tenu à s'excuser ou se faire représenter, ils ont également exprimé leur soutien, c'est à lire ici ... Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés de l'Ariège, l'ANEM, association nationale des élus de la montagne. Enfin de nombreux fournisseurs du milieu agricole se sont déplacés en signe de solidarité.

 

Dans les rues de Foix résonnantes des sonnailles - et des pétards - , le défilé de 50 tracteurs, de camions à bestiaux, a emmené le cortège du champ de Mars jusqu'à la Préfecture de l'Ariège, où une brebis morte a été déposée symboliquement devant les grilles. Là encore, c'est une délégation représentative qui a été reçue par le préfet de l'Ariège, Jean-François Valette : François Toulis, Président de la Chambre d'Agriculture, FDSEA, Confédération Paysannes et Jeunes Agriculteurs. L'Aspap bien sûr  s'est abstenue volontairement d'y participer. Ces dossiers complexes et techniques, ce sont les organisations professionnelles qui les connaissent et les gèrent au quotidien, et nous ne saurions nous substituer à eux. Chacun sa place !

 

Nous avons aidé à la mobilisation, tant mieux, nous avons aidé à interpeller les médias sur cette actualité ariégeoise, et à la grande satisfaction de tous, ils ont répondu présent : la Gazette Ariégeoise, la Dépêche du Midi, Terres d'Ariège, Radio Transparence, France Info, Ariegenews, france 3, l'indépendant, Pyrénées Magazine, l'Ariégeois Magazine, Agence France Presse, 20 minutes Toulouse, RMC  etc ... relayés sur internet par des dizaines de sites généralistes ou du monde agricole. Cela s'inscrit dans notre rôle d'information à l'Aspap sur les réalités du monde agricole ariégeois, et une large couverture médiatique sert de relais à nos revendications.

 

Des mesures exceptionnelles ont déjà été obtenues : test de dépistage gratuit des virus jusqu'au 31 décembre 2008 : il permet aux éleveurs de commercialiser plus rapidement les animaux. Paiement d'une partie des aides agricoles "ICHN" dès le 15 septembre ; Profession et syndicats sont en train d'étudier la meilleure répartition de l'enveloppe exceptionnelle de 1.5 millions d'euros que le Conseil Régional de Midi-Pyrénées va débloquer en 2009. Les mesures principales demandées sont la revalorisation des indemnités de mortalité, et la mise en place de mesures de soutien de la trésorerie des exploitations (voir article précédent). Mais l'urgence est d'obtenir une aide exceptionnelle à la repousse pour les agneaux maigres et les veaux broutards, afin d'aider les éleveurs à conserver les animaux en bon état d'engraissement jusqu'à leur vente, en fin d'année.

 

Pendant 1H30, la délégation a demandé au Préfet des réponses de l'Etat à la hauteur à cette situation dramatique. Le résultat fut plus que décevant "même si on ne s'attendait pas à des miracles" comme l'on souligné les responsables syndicaux. Sa seule réponse fut un rappel des mesures existantes, que la délégation lui a souligné comme étant largement insuffisantes, ce qui s'est soldé par un laconique "j'ai transmis à vos demandes à l'Etat" de la part du Préfet. A sa sortie la délégation s'est fait l'écho unanime de ce manque de réactivité et de responsabilité de l'Etat. La déception et la colère des manifestants ont alors éclaté en pétards, cris et sifflets, montant au dessus du feu de palettes allumé sous les fenêtres préfectorales. Un début d'incendie que les pompiers n'ont pas pu éteindre, bloqués par les éleveurs très remontés. Un incendie qui pourrait embraser toute une profession qui se retrouve acculée au désespoir.

 

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07.09.2008

 

Accident de chasse à Prades, en Haute-Ariège. L'ours Balou, blessé, échappe à l'équipe de suivi des plantigrades. L'Etat gravement défaillant dans la gestion des ours.

 

07.09.2008 Dimanche 7 septembre, l'ours Balou a été blessé par le tir d'un chasseur participant à une battue au sanglier sur la commune de Prades. Le chasseur a aussitôt prévenu la gendarmerie.  L'équipe technique au complet a passé le lundi sur place, ainsi qu'un nombre important de gendarmes. L'animal serait blessé à la patte, il a échappé à l'équipe venue l'anesthésier, armée de fusil hypodermiques ... et de fusils à pompe, et n'est pas localisé depuis. Le village de Comus est en état de siège, la population est priée de ne pas sortir des habitations.

 

Le chasseur était entendu dimanche soir à la gendarmerie d'Ax les Thermes. Les conditions précises de l'accident n'ont pas été révélées au public, et c'est bien normal, ce qui nous oblige à la plus grande réserve. Nous sommes surpris cependant de constater que son nom a été publié dans la presse. Il faut espérer qu'il ne connaisse pas le même sort que les associations "environnementalistes" ont fait subir à René Marquèze, le chasseur relaxé de l'ourse Cannelle., littéralement harcelé pendant 3 ans de procédure : c'est plutot mal parti, l'ADET a déjà décidé de porter plainte contre lui.

 

Depuis l'accident, aucune information ne filtre, y compris à la population, et le répondeur du suivi récite laconiquement le même message sur la localisation de Balou ... qui n'a pas été mis à jour depuis le 19 juin. Il a pourtant été talonné tout l'été, en différentes vallées, de plus ou moins loin par l'équipe technique ours. Laquelle s'est faite proprement secouer par le préfet de l'Ariège arrivé en début d'après-midi sur les lieux, pour son incapacité à assurer sa mission de suivi. Mais les pouvoirs publics, que le Préfet représente en Ariège, seraient tout aussi inspirés de balayer devant leur porte ! Car le responsable principal de ce nouvel accident, c’est bien l'Etat, qui s'est montré gravement défaillant parce qu’il n’a pas prévenu les chasseurs que l’ours était dans le secteur.

 

Les localisations sont devenues un secret d’état : il ne faut pas s’étonner que les rencontres et les conflits homme/ours se multiplient. Il faut surtout arrêter de se voiler la face : les Pyrénées, ce n’est pas un zoo grandeur nature, c’est un territoire habité et très fréquenté : il y aura de plus en plus d’accident : est-ce qu’on attend un accident sur les personnes ?

 

La situation est critique dans les Pyrénées, oui, parce que l’Etat a voulu des ours mais qu'il se montre totalement incapable de les gérer. Sur 5 ours introduits en 2006, 2 sont déjà morts (1 en montagne, 1 sur la route). En Ariège, l’ours c’est notre quotidien : 80 attaques aux troupeaux cet été. L’ours dans les villages, sur les sentiers de randonnée, 1 ours qui a provoqué un accident avec un minibus sur la nationale le 15 aout, sans victimes heureusement. Celui là pèse environ 230 kg, il est vivant, blessé, et depuis personne ne sait où il est ! Voilà encore un autre accident aujourd’hui à Prades. Les ours étaient mieux en Slovénie.

 

Dans ces conditions, il est impensable d'envisager d’autres introductions. L'Aspap, avec tous les acteurs de la montagne de plus en plus unis et fédérés, s'y opposera par tous les moyens. Quand à imaginer des lâchers en montagne  "à la dérobée", comme le suggèrent  les associations pro-ours, ce serait une gravissime erreur : sur le terrain glissant de la clandestinité, ce n'est certainement pas l'Etat qui gagnerait.

 

Reste à savoir quelle sera la position de la fédération des chasseurs de l'Ariège : portera t-elle secours au chasseur de Prades ? Ou le laissera-elle face aux associations pro-ours et leur armada d'avocats ? Nous le saurons bientôt. N'oublions pas que si beaucoup de chasseurs, et d'ACCA se sont prononcés contre les introductions d'ours slovènes (et adhèrent à l'Aspap), la fédération départementale est partenaire du plan ours au plus haut niveau, et reçoit de larges subvention de ce programme. Il est intéressant de voir comment, dans le département des Pyrénées Atlantiques, les chasseurs ont peu à peu perdu 1.300 hectares qui sont désormais liés à l'ours. Ce mois de septembre, la réaction des chasseurs locaux et de leur fédération qui se dit "trahie" en dit long sur ce qui  pourrait arriver aux chasseurs ariégeois ! L'article du quotidien Sud Ouest est en ligne ici ...  

 

Bien que des campagnes massives de communications - subventionnées - aient tenté de nous faire croire le contraire, la coexistence hommes/grands carnivores dans les Pyrénées du XXI ème siècle est une vue de l'esprit : une population génétiquement autonome d'ours, souhaitée ardemment par les associations qui n'ont aucun ours sur leur territoire (ils n'y restent pas) ... signifierait avoir à gérer 200 à 300 ours sur le massif ! "l'Adet n'aime pas les Pyrénéen", nous écrivait un tout nouvel adhérent : "la seule motivation de l'ADET  est de faire disparaître le pastoralisme qu'elle n'aime pas au profit de sa cause : une montagne sans homme, sans mouton, sans vache, sans promeneur sans chasseur ou batifoleront quelques ours (boiteux  parfois)  en mal de leur pays (la Slovénie). De ces montagnes vides de vie, ces bobos alors tireront profit d'un tourisme urbain aisé en mal de nature et de sensation qui ne supporte pas les « ploucs » et l'odeur des vaches et qui ira s'extasier à l'écomusée du coin pour voir comment était la vie dure des paysans d'avant."

 

La France s'est suffisamment fourvoyée dans ces programmes ridicules et anti-écologiques, mais qu'au moins elle ne s'enfonce pas davantage dans l'incohérence et fasse prendre davantage de risques aux populations. Il n'y a pas d'autres choix que d'arrêter le plan d'introduction d'ours. Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus d'ours dans les Pyrénées qu'en introduire est une bonne idée : les faits le prouvent tous les jours.

 

 A voir aussi : La souche 1 du virus qui nous touche provient d'Espagne. La situation est critique dans les Asturies, à lire ici ...

Pour aller plus loin, voici les pages mises en ligne par notre ami du site pyrenees-pireneus :

 

Confusion ours/sanglier
http://www.pyrenees-pireneus.com/Ours-Cantabrique-Sangliers-Confusion.pdf
A noter que univers Nature change de ton. Voir ici :
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-AriegeTireChasseurs.htm#15
Et tout le dossier récapitulatif de l'affaire de Balou :
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-AriegeTireChasseurs.htm
A faire connaître aux chasseurs pour qu'ils comprennent ce qui les attends
surtout ceux en zone PNP d'autant que les maires vont être dessaisis de
leurs prérogatives y compris sécuritaire :
http://www.pyrenees-pireneus.com/Chasse-64-TA-ProtectionOurs.pdf

 

 

 

 

 

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09.09.2008

 

"Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas". Le cri du coeur d'un lecteur de la dépêche scandalisé par les propos de l'ADET contre l'ASPAP.

08.09.2008.  Dans un communiqué adressé - et publié - par le quotidien régional, l'Adet-pays de l'Ours utilise la grave épidémie de fièvre catarrhale pour attaquer l'ASPAP de la manière la plus violente et méprisante qui soit. La bassesse de ces propos ne mérite pas que nous perdions la moindre énergie à leur répondre. Par contre, vous avez été nombreux, adhérents de l'Aspap ou pas, à être choqués par cette manoeuvre de l'ADET et à nous le faire savoir. Nous avons choisi de publier ici deux courriers qui nous sont parvenus, qui démontrent combien ce nouveau débordement (voir l'actualité Pastoralies), discrédite radicalement leurs auteurs, et la cause qu'ils prétendent défendre.

Mais tout de même, que la petite ASPAP, avec ses 30.000 € de budget tout compris et son unique salarié à mi-temps peut les déranger ! Nous avons adressé le tout, pour information et suite à donner, à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de tutelle de l'ADET.   Ainsi qu'à différents destinataires à qui il nous semble important de faire connaître cette intervention. A suivre ...Nous espérons que ces deux réponses seront publiées, il nous semble que l'attaque que la Dépêche a (seule) publiée appelle un droit de réponse. Votre avis nous intéresse, faites le nous (et leur) connaître ...

 

 

Le courrier d'un lecteur de la dépêche.

La réponse de Jean-Pierre Gajan.

Pour ceux qui ne l'ont pas lu, le communiqué de l'Adet.

 

 

Réponse de Laurent B., lecteur de la Dépêche du Midi

Le berger et le bobo 

06.08.2008 

J'avais des doutes, j'ai aujourd'hui une certitude :

-la seule motivation de l'ADET  est de faire disparaître le pastoralisme qu'elle n'aime pas au profit de sa cause :

 Une montagne sans homme, sans mouton, sans vache, sans promeneur ou batifoleront quelques ours (boiteux  parfois)  en mal de leur pays (la Slovénie). De ces montagnes vides de vie, ces bobos alors tireront profit d'un tourisme urbain aisé en mal de nature et de sensation qui ne supporte pas les « ploucs » et l'odeur des vaches et qui ira s'extasier à l'écomusée du coin pour voir comment était la vie dur des paysans d'avant.

Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas car vous ne correspondez pas à sa vision « éco (no) logique » du monde. Et en plus l'ADET se moque de vous: oser utiliser l'argument de la fièvre cattharale pour se positionner comme défenseur du pastoralisme, c'est gonflé! Je ne vois qu'une chose : un bobo coincé sur une chaise devant son ordinateur qui balance de telles bêtises alors que les gens qu'il prétend sauver sont en montagne pour endiguer le fléau de la FCO et d'en limiter les conséquences économiques. Ce type là n'a rien compris : l'ASPAP c'est avant tout les éleveurs, les bergers, les pâtres et leur famille qui  se mobilisent pour garder nos montagnes en vie. Et comme ils ne sont pas là pour se défendre, permettez-moi de réagir à la connerie humaine.

Si vous lisez bien les propos de l'ADET, on sent poindre chez ces gens là la satisfaction de voir les éleveurs en difficulté.

Je n'ai rien contre les ours, j'ai maintenant envie de réagir contre ceux qui ont tant de bassesse pour arriver à leur fin. C'est décidé, j'adhère à l'ASPAP

 Le courrier de Jean-Pierre Gajan à la dépêche du midi. Précisons qu'il intervient ici à titre personnel (il est le directeur du Groupe Gascon, au centre national Gascon de Villeneuve du Paréage)

 

Un communiqué de « Pays de l’ours-Adet » a été publié dans vos colonnes le 05/09/2008 sous le titre « L’ours et le moucheron ».

 

 Devant tant de méconnaissance d’un sujet grave au niveau international comme la Fièvre Catharrale Ovine, lamentablement récupéré avec une mauvaise foi évidente traduite par des mensonges et erreurs flagrantes, une sourde colère me gagne. J’imagine quelle doit être celle des éleveurs en général, « pyrénéens » ou pas, dans ce moment très difficile pour tous, qu’ils soient du Massif Central, de Bretagne, du Nord, des Alpes, de Corse ou d’ailleurs, à la lecture de ce genre de publication.

 

Alors je me sens obligé d’apporter ici des simples faits, pour que vos lecteurs aient une vision précise de la situation :

 

« Lutter contre le moucheron, véritable ennemi, qui décime les troupeaux pyrénéens »

· La maladie qui touche aujourd’hui les élevages de nos régions, est dans l’hexagone depuis 3 ans, arrivée par les Ardennes, la Corse et l’Espagne étant depuis longtemps confrontée au problème. Toute la France est touchée, pas seulement les Pyrénées. Au contraire, la transhumance permet de préserver du moucheron, qui, jusque là, ne peut évoluer au-dessus de 1000 m d’altitude. La transhumance pyrénéenne est donc un des meilleurs moyens de lutte !

· Les professionnels n’ont pas, heureusement, attendu Pays de l’ours-Adet (ni l’ASPAP) pour lutter contre tout type de maladies depuis des années : ils ont crée dans chaque département un Groupement de Défense Sanitaire, financé principalement par les cotisations annuelles des seuls éleveurs sur chaque tête de bétail ! Brucellose, tuberculose, tremblante, leucose, IBR, paratub, BVD…la liste est longue. Notons que si certaines maladies pénalisent les élevages, les cotisations des éleveurs servent aussi à lutter contre des maladies transmissibles à l’homme- ce n’est pas le cas de la FCO, précisons – le ici. Vous pouvez manger de la viande ovine et bovine en toute tranquillité -. Ils font en ce sens acte de santé publique , qui explique aussi l’appui de certains Conseils Généraux, comme celui de l’Ariège (Laboratoire, analyses,…) !

· Ce type de travail est encore plus dur à mener en estive (troupeaux collectifs, contention des animaux difficile), et il faut savoir que les éleveurs pyrénéens, malgré cela, se doivent d’appliquer les mêmes règles que tous leurs collègues sédentaires en France et en Europe. Ils le font très bien puisque malgré leurs contraintes et donc leurs coûts spécifiques, la qualité sanitaire du cheptel est au moins aussi bonne qu’ailleurs !

· L’épisode FCO ne fait que raviver les regrets de voir dépenser de grosses sommes pour des réintroductions de prédateurs et leur pseudo-suivi, qui auraient effectivement permis de vacciner sans doute la plus grande partie des animaux domestiques de nos régions , en montagne ou ailleurs, et ainsi éviter un problème supplémentaire !

 

Les éleveurs de l’ASPAP réagissent donc en commun avec bien sûr l’ensemble de leurs collègues sur ces thèmes. Leurs représentants ont été les premiers, comme les syndicats d’agriculteurs, je peux en témoigner, à attirer l’attention de leurs collègues sur les conséquences économiques désastreuses à venir, et ce dès le printemps! Notons au passage que les éleveurs transhumants en particulier, qui se sont rendus indépendants du marché italien ou espagnol en animaux maigres en finissant eux-mêmes leurs produits, voire en les vendant eux- mêmes, sont ceux qui soufrent le moins de l’impact négatif indirect commercial de la FCO liés à l’interdiction de circulation hors zone des animaux non vaccinés dans les délais. Voilà du concret !

 

« L’ASPAP a focalisé les débats sur l’ours ».

Le Pays de l’ours-Adet, structure que je ne connaissais pas en détail et pour laquelle je n’ai pas d’à priori, me montre par là une mauvaise foi et un sectarisme surprenant, qui fait encore plus pencher mon coeur vers les éleveurs. En effet, ces derniers ont crée l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées) justement en réaction à ce débat exclusivement concentré caricaturalement sur pro et anti-ours (y compris dans leurs rangs parfois). Son appellation le prouve : le mot « ours » n’y figure pas et ne constitue pas le coeur de son logo ! C’est bien parce que derrière ce sujet il s’agit du devenir des territoires façonnés par la civilisation pastorale, et que c’est cet ensemble que défend l’ASPAP. Il suffisait d’assister aux Pastoralies 2008 en août à Beille : les 10 000 visiteurs qui eux ont fait l’effort de comprendre et de venir sereinement trouver des réponses à leurs interrogations, ont découvert un ensemble, avec des races domestiques rustiques, des produits, des territoires entretenus, et surtout des hommes pour les accueillir dans un contexte authentique, pas artificiel. Voilà un tourisme attractif !

 

Enfin, « Le très médiatique porte-parole… »

On sent poindre ici une jalousie étonnante, qui situe bien les priorités de l’auteur. S’il avait plus d’écoute, il aurait constaté que la voix de l’ASPAP est portée de façon très diversifiée. Lorsque l’on commence à aller sur ce terrain glissant, c’est que les arguments de fond se font rares.

 

Je souhaite que ces informations permettent à chacun de se faire une idée exacte de la situation. Nous sommes dans le concret, et non le virtuel ou le féérique, qui donne des noms d’humains aux animaux, et raconte … des fables : « L’ours et le moucheron ». C’est peut-être là que résident toutes les différences d’interprétations ou de priorités. Pour de multiples raisons l’élevage extensif est en danger : charges, marchés, sanitaire, partage du territoire avec de multiples utilisateurs, …

Or il représente une des rares chances de préserver la vie dans les vallées, les montagnes agréables et ouvertes grâce au triptique race adaptée/produit/territoire, qui bénéficie à tous :

éleveurs, consommateurs, touristes, distributeurs…

Tous les financements- et l’on comprend qu’ils sont limités dans le contexte actuel difficile pour tous- et toutes les énergies sont nécessaires pour les outils qui travaillent dans ce sens, dès lors que c’est de façon coordonnée et transparente.

 

C’est le cas de l’ASPAP et d’autres structures dont se sont dotés les éleveurs qui vivent de leur métier, dans les Pyrénées comme ailleurs. Ils préfèreraient sans doute ne pas

avoir à créer de structures pour défendre des évidences, et ainsi consacrer les moyens ailleurs, comme la FCO. Mais leur laisse-t-on le choix ?

 

La manifestation organisée le jeudi 11 septembre à Foix à 11h par toutes les composantes de l’agriculture et de l’élevage sera l’occasion d’exprimer cette unité de vue.

 

Jean-Pierre Gajan

09000 Saint-Pierre de Rivière

 

 

 

 

Le communiqué d'origine de l'ADET-pays de l'ours.

L'ours et le moucheron

28-08-2008

Où l'on découvre que le moucheron est un plus grand prédateur que l'ours. Pays de l'Ours-Adet dénonce la piteuse mascarade de l'Aspap.

 

Des années que l’Aspap le clame sur les cimes et les ondes : « l’ours, c’est la mort du pastoralisme », « l’estive, un paradis devenu un enfer », sans ours, des Pyrénées tranquilles … Bref, tout irait bien pour l’élevage pyrénéen s’il n’y avait l’ours.

Et voilà qu’un moucheron ramène brutalement tout le monde à la réalité : la fièvre catarrhale ovine (FCO, ou maladie de la langue bleue, propagée par un moucheron) est en train de décimer les troupeaux pyrénéens.
En quelques jours, la FCO a fait plus de dégâts économiques dans les Pyrénées que l’ours en 10 ans.

Et que fait l’Aspap, l’association qui prétend défendre l’élevage dans les Pyrénées ? Que dit-elle ? Que propose t-elle ? Que demande t-elle ? Rien.
Pourtant, qu’un ours s’avise de toucher une brebis, et c’est une déferlante de communiqués, de courriers au Préfet, et de manifestations, parfois violentes.
Et là, alors que les brebis meurent par milliers, rien ?!

Depuis longtemps, nous rappelons que l’ours est une des plus petites causes de mortalité de brebis en montagne : 1% environ, soit 300 brebis, pour 30 000 mortes par an le long de la chaîne des Pyrénées. Les asticots sont bien plus « prédateurs », sans parler des chutes, des chiens divagants, et des maladies.

Bien sûr, l’Aspap n’est pas responsable de l’épidémie de FCO.
Toutefois, en focalisant le débat sur la question de l’ours, l'Aspap a créé un écran de fumée qui a masqué les vrais problèmes de l’agriculture de montagne.
En entraînant avec elle les responsables professionnels et politiques, elle a mobilisé des moyens humains et financiers qui auraient été tellement plus utiles pour traiter vraiment les problèmes économiques, techniques et sanitaires de l’élevage pyrénéen.

L’épidémie de FCO est un évènement dramatique. Elle révèle tristement la piteuse mascarade de l’Aspap. Lutter vaillamment contre un ennemi prestigieux comme l’ours était certes valorisant pour son très médiatique porte-parole, alors qu’un moucheron ne saurait constituer un adversaire à sa mesure, sans doute.

Et pourtant, aujourd’hui, chacun se rend compte à quel point il a été floué :
-    en premiers les éleveurs, certains s’étant très sincèrement impliqués contre l’ennemi numéro 1 qu’était censé être l’ours ;
-    les élus ensuite, sommés de prendre parti pour l’homme ou pour l’ours, comme si opposer l’homme et la nature avait encore un sens;
-    les médias également, ceux qui ont cru à la (séduisante il est vrai) fable des demoiselles d’Ariège luttant contre l’envahisseur et les écolos ;
-    le public enfin, qui découvrira, abasourdi, l’étendue du mensonge, pour autant que l’on médiatise autant les brebis mortes de la FCO que celles tuées par l’ours.

La morale de cette histoire est triste : les défenseurs du pastoralisme ne sont pas ceux que l’on croyait. Le retour de l’ours, en apportant des moyens nouveaux aux bergers, a fait beaucoup plus pour l’élevage que l’Aspap qui a caché les vrais problèmes sans n’en résoudre aucun.

Plus dure est la chute pour les éleveurs qui n’avaient pas besoin de ça …

Saurons-nous en tirer les leçons ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08.09.2008

 

Fièvre catarrhale en Ariège : devant l'ampleur des dégâts sanitaires et économiques, la profession se mobilise. L'Aspap appelle tous ses adhérents et sympathisants à manifester à Foix le jeudi 11 septembre.

 

08.09.2008 l'ASPAP, l'AADEB, la Confédération Paysanne, les Jeunes Agriculteurs, la FDSEA, le Syndicat des éleveurs gascons de l'Ariège, Synergie appellent à une grande manifestation unitaire à Foix . La crise sanitaire de la fièvre catarrhale, et ses conséquences économiques en cascade rendent indispensable une réaction forte et urgente des pouvoirs publics. L'Aspap appelle tous ses adhérents et sympathisants à soutenir les revendications de la profession et des syndicats. Venez très nombreux manifester le jeudi 11 septembre 2008 à Foix. Une délégation sera reçue par la Préfecture à l'issue de la manifestation. N'hésitez pas à appeler l'Aspap au 06 30 29 90 86 pour tout renseignement.

 

 

CRISE DE LA FIEVRE CATARRHALE en ARIEGE

 

 

APPEL A MANIFESTATION

JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008

A FOIX

Départ à 10H00 au champ de Mars

 

Foix, le 5 septembre 2008.

 

Communiqué de :

L’Aspap, l’Aadeb, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA,  le Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie.

 

Face aux conséquences sanitaires et économiques de la fièvre catarrhale qui ravage le département de l’Ariège, éleveurs, syndicats agricoles et associations se mobilisent. Ils  demandent aux pouvoirs publics de prendre d’urgence des mesures à la hauteur de la gravité de cette crise sans précédent.

 

Une crise mal gérée

La fièvre catarrhale (sérotype 1) a en quelques semaines contaminé près de 300 élevages du département. Outre les pertes générées sur les exploitations touchées, c’est toute la filière élevage départementale, ovins, bovins, caprins qui est aujourd’hui en danger.

 

Nous contestons le programme sanitaire mis en œuvre par l’Etat :

-  les animaux d’Ariège ont été vaccinés en juin-juillet contre le sérotype 8 uniquement.

- alors que le sérotype 1 avait déjà atteint les Pyrénées-Atlantiques, seuls les animaux des Landes, de la Gironde, du Gers et des Hautes-Pyrénées ont été vaccinés contre cette souche, dans le but d’installer une barrière sanitaire. Ce choix de l’Etat s’est révélé inefficace : le virus a sauté  la barrière et fait des ravages dans notre département, où les élevages bovins et ovins sont particulièrement nombreux. .

 

La catastrophe économique, « dégât collatéral » de la maladie

Les exploitations touchées subissent des pertes immédiates et importantes : mortalité, stérilité, baisse de la production laitière, avortements.

 

Au delà de ces exploitations durement éprouvées, c’est l’ensemble du département qui est touché : son classement en zone contaminée engendre des restrictions de transport et d’exportation du bétail qui suspendent pour plusieurs mois toute vente d’animaux : les éleveurs se trouvent à la fois privés du revenu de la vente d’automne, parfois la seule de l’année, et dans l’obligation de conserver leur cheptel sur les fermes au moment où agnelages et vêlages vont nécessiter toute la place disponible.

 

Un plan de sauvetage doit être rapidement mis en œuvre pour donner les moyens financiers et techniques aux élevages de surmonter ce cap qu’ils ne pourront pas passer seuls, malgré leurs efforts. Sinon, ce sont des centaines d’exploitations qui ne passeront pas l’hiver. Les pouvoirs publics en porteraient alors la responsabilité.

 

Le plan de sauvetage : vital et urgent

Nous exigeons la mise en œuvre d’un plan de sauvetage selon les deux axes d’action suivants :

 

Compenser les pertes d’élevage :

Nous voulons bénéficier des mêmes aides directes que les départements déjà touchés pour que les éleveurs puissent organiser eux-mêmes la repousse de leur cheptel invendu :

-          30 € par agneau ; cheptel ariégeois concerné : 20.000 agneaux

-          120 € par veau ; cheptel ariégeois concerné :  10.000 veaux

Nous demandons une indemnisation décente des animaux morts ou euthanasiés (seulement 100 € par veau, 228,67 € par bovin adulte et 45,73 € par ovin ou caprin).

 

Préserver la trésorerie des exploitations

-          déblocage immédiat des primes dues par l’Etat au titre de 2008 : ICHN et PHAE,

-          report de l’ensemble des charges sociales,

-          aménagement des emprunts, facilités de trésorerie, prise en charge des frais bancaires,

-          suppression de la taxe sur le foncier non bâti pour les éleveurs de bovins, ovins et caprins.

 

La crise de la fièvre catarrhale ovine est reconnue au niveau national comme une des plus grandes crises sanitaires des 50 dernières années en France.

 

Les éleveurs ont appliqué dans des conditions difficiles toutes les préconisations de l’Etat, parce qu’ils sont responsables et soucieux de leurs troupeaux.

 

Aujourd’hui ils sont désemparés et en colère de constater que les pouvoirs publics se sont laissés déborder par la maladie et se montrent incapables de faire face à ses dramatiques répercussions tant sanitaires qu’économiques.

 

C’est pourquoi nous appelons à une manifestation unitaire tous les éleveurs, adhérents et sympathisants des syndicats, coopératives et associations de l’Aadeb, l’Aspap, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA, le Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie:

 

LE JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008 à FOIX

Rendez-vous à 10H00 au Champ de Mars.

 

Chacun de nous doit se mobiliser. Nous appelons les élus, ceints de leur écharpe, à manifester à nos côtés pour la survie de l’élevage, pilier essentiel du tissu rural ariégeois, de notre patrimoine et de l’avenir de notre territoire.

 

 

 

 

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04.09.2008

Conseil d'administration de rentrée : aspap, éleveurs, syndicats se mobilisent face aux conséquences de la fièvre catarrhale qui ravage le département.

Devant la gravité de cette crise sans précédent, au point de vue sanitaire comme économique pour les élevages du département , l'Aspap a convoqué dès le 4 septembre son conseil d'administration "élargi".

Si le tour d'actualité des estives et des vallées a ouvert, comme à l’accoutumée, les débats (localisations des ours, attaques, actions de l’Aspap et de l’Addip-coordination pyrénéenne), le bureau a choisi de consacrer cette réunion quasi exclusivement aux conséquences de l'épidémie de fièvre catarrhale qui s'est abattue sur le département.

Philippe Lacube a tenu à repréciser le rôle et la place de l’Aspap face à cette crise : l’Aspap, même si elle fait beaucoup et se fait beaucoup entendre, est une petite association, qui emploie seulement un salarié à mi-temps.  Nous n’avons clairement ni les moyens, ni la vocation à nous substituer aux organisations qui ont la charge de gérer les volets sanitaires, sociaux et économiques de la fièvre catarrhale.

Par contre le soutien actif de l’Aspap aux éleveurs est au cœur de nos missions. Et c’est à ce titre que plusieurs intervenants sont venus à notre demande faire un point global de la situation sur ces trois volets : la présence active des syndicats, fdsea et confédération paysanne, du GDS, groupement de défense sanitaire, d’élus de la chambre d’agriculture notamment,  a d’abord permis de répondre à l’inquiétude légitime des éleveurs confrontés à des questions concrètes : « Pourquoi, alors que les éleveurs se sont plié à toutes les contraintes sanitaires de vaccination, subissent-t-ils quand même la FCO ?  Quels sont les symptômes que les collègues éleveurs déjà touchés ont repérés en premier sur leurs bêtes ? Comment loger et nourrir en même temps sur l’exploitation les bêtes de l’année précédente et les agnelages et vêlages de l’automne ? »

Et surtout une question cruciale : quand les broutards vaccinés pourront-ils être vendus ? Car pour les éleveurs du département, touchés ou non, et dont le revenu moyen se situe déjà dans les plus faibles de toutes les professions agricoles, l’interdiction de transport et d'exportation en vigueur signifie tout simplement ne percevoir aucun revenu à la fin du mois, ni le mois prochain, ni le suivant ... jusqu’à quand ? Comment faire ? C’est en effet la vente des broutards à l’automne qui représente l’essentiel des rentrées d’argent de l’exploitation. Pas de vente. Pas de revenu, au moment de l’année où sont concentrées l’essentiel des annuités d’emprunt à rembourser. « la catastrophe économique sera la deuxième vague de la maladie, et la plus terrible », dit gravement Marie-Christine Azéma, éleveuse de gasconnes qui a déjà perdu un taureau atteint par la FCO, qui ne tue pas que les ovins mais aussi les bovins et les caprins. Avec beaucoup de pudeur, plusieurs éleveurs ont raconté comment ils tentent de sauver leur exploitation, multipliant les démarches auprès des banques, auprès des fournisseurs qu’il n’est pas possible de payer comme prévu ...

 

Eleveurs, syndicats et représentants des filières viande sont unanimes : si rien n’est fait dans les prochaines semaines pour aider les éleveurs à surmonter cette crise, des centaines d’exploitations ne passeront pas l’hiver. Les organisations socio-professionnelles ont déjà obtenu quelques avancées. Mais la réaction de toutes les parties en capacité de mettre en œuvre des solutions est beaucoup trop lente et insuffisante. Et il y a urgence.

 

Considérant que la gestion des conséquences de la fièvre catarrhale ovine par ceux qui en ont la charge n’est pas à la mesure de cette crise, les participants ont formé un socle commun d’action pour alerter les pouvoirs publics :

 

L’Aspap, les Jeunes Agriculteurs, la Fdsea, la Confédération paysanne, l’Aadeb, le syndicat des éleveurs gascons de l’Ariège, Synergie, ont établi un plan d’action d’urgence motivé et chiffré pour soutenir l’élevage de montagne ariégeois face à la crise de la FCO. Nous demandons à l’Etat, au Conseil Régional, au Conseil Général, de mettre en œuvre un plan d’urgence à la hauteur de cette crise considérée comme une des plus graves crises sanitaires en France des cinquante dernières années.

 

Nous appelons à une manifestation unitaire tous les éleveurs, adhérents et sympathisants des syndicats, coopératives et associations de l’Aspap, l'Aadeb, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA, du Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie:

 

LE JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008 à FOIX

Rendez-vous à 10H00 au Champ de Mars.

 

Chacun de nous doit se mobiliser. Nous appelons les élus, ceints de leur écharpe, à manifester à nos côtés pour la survie de l’élevage, pilier essentiel du tissu rural ariégeois, de notre patrimoine et de l’avenir de notre territoire.

 

Pour toute information, nous rappelons les coordonnées des conseillers de la chambre d'agriculture par secteur géographique :

St Girons: 05 61 66 10 24
-Villeneuve du Paréage: 05 61 60 15 30
-Carla Bayle: 05 61 68 50 31.
-Foix: 05 61 02 14 00

Nous recommandons à chacun de s'informer lors des réunions organisées par la Chambre d'Agriculture et le GDS - groupement de défense sanitaire - qui se dérouleront :

-Mercredi 10 septembre:

9h30-12h: Foix (chambre d’agriculture);

14h30-16h30: Laroque d’Olmes, salle Mermoz (près de la caserne des pompiers)
-Lundi 15 septembre: 9h30-12h: St Girons, CFPP

Pour signaler tout cas de suspicion de la maladie, contacter la direction départementale des services vétérinaires au :  05.61. 02. 16. 01.

La préfecture de l'Ariège a publié une note d'information au 2 septembre, que vous pouvez télécharger ici. D'autres actualités sont en  ligne sur le site de la préfecture de l'Ariège

Enfin notre site ami pyrenees-pireneus a mis en ligne une page très complète sur l'épidémie de F.C.O. à lire ici ...


 

 

 

 

15.08.2008

 

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Ariège : après Franska l'été 2007, nouvelle collision entre un ours un véhicule.

Le vendredi 15 août à 8h00 du matin, un ours qui traversait la Route Nationale 20 est entré en collision avec un minibus à hauteur de  Mérens les Vals, sur la 2 fois 2 voies reliant Toulouse à l'Andorre. Heureusement aucun blessé n'est à déplorer. Le chauffeur du minibus, qui ramenait un groupe d'enfants handicapés d'un séjour de vacances dans la principauté, n'a pu éviter l'ours : "j'ai freiné mais le choc était inévitable, j'avais le choix entre le parapet en métal, et heurter l'ours : j'ai choisi l'ours". Le véhicule étant trop endommagé pour ramener le groupe à Fougères, leur destination, c'est une assistance rapatriement qui a du prendre le relais. Quand à l'ours, après s'être "affaissé" un instant, selon le chauffeur, il a pris la fuite. L'équipe de suivi de l'ours a effectué des prélèvements pour identifier le plantigrade, et entrepris de rechercher l'animal blessé avec l'appui des forces de gendarmerie. Week-end du 15 août oblige, leurs recherches ont cessé en fin d'après-midi.

 

Le maire de Mérens s'est rendu sur place, après avoir pris des nouvelles des occupants du minibus, il a rappelé les difficultés auxquelles il est confronté face aux attaques des ours slovènes que subissent les éleveurs de sa commune. Il a à plusieurs reprises ce printemps manifesté son inquiétude devant la présence répétée de plusieurs ours à proximité du village, et notamment du camping communal, à la hauteur duquel l'accident s'est produit.

 

Claude Carrière, maire également et Co-Président de l'Aspap, a rappelé que l'Etat, maître d'oeuvre des introductions d'ours, n'a jamais donné de réponse claire à nos questions sur la responsabilité des pouvoirs publics en cas de dommages aux biens et aux personnes causés par les ours. L'ours n'ayant aucune personnalité juridique, contre qui l'assureur du véhicule va t-il se tourner pour indemniser les dégâts de cet accident ? Le maire sera t'il mis en cause, lui qui est responsable de la sécurité des  biens et des personnes sur sa commune ?

 

Pour l'Aspap, ce deuxième accident de la circulation en un an à peine illustre nos inquiétudes sur l'augmentation de la population d'ours, et l'absence de maîtrise de la situation par ceux qui en ont la charge : équipe de suivi désorganisée et affolée,  inapte à dénombrer les ours, à les localiser, à assumer son devoir d'information aux maires, populations, vacanciers et éleveurs. Préfecture de l'Ariège dépassée par les évènements, usant de tous les blocages pour étouffer la réalité du terrain, y compris envers la presse et les autorités nationales.

 

L'Ariège est le premier département pyrénéen touché par la présence et les attaques des ours slovènes. L'augmentation de la population d'ours en Ariège est une réalité, nous n'avons eu de cesse, encore cet été d'alerter les autorités, et la presse qui s'était fait le relais de nos informations, toujours au plus près du terrain :  "Les témoignages concordent : aire de répartition de l'ours de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d’un côté puis de l’autre de l’axe routier surfréquenté Toulouse/Andorre ; à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers 7H00 qu’il a été observé. Ainsi qu’à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer ... "

Une fois de plus, les faits nous donnent raison : oui l'Etat doit déclarer une fois pour toutes la fin du programme d'introduction, nous avons bien assez à faire et à gérer avec les ours présents. Non ces ours n'ont pas réussi à trouver dans les Pyrénées les conditions de leur vie en slovénie dans la réserve à ours de Masun d'où ils ont été retirés : espace restreint, très faible présence humaine (et routière ...), nourriture abondante y compris par nourrissage artificiel. Oui les coûts financiers de la dispersion de ces ours, sans aucune maitrise, accréditent notre demande d'étude d'un cantonnement des ours dans un territoire donné.

 

De même que nous avions prémonitoirement envisagé l''accident de Mérens, heureusement sans gravité, nous dénonçons sans relâche les lourdes répercussions à moyen et long terme de l'augmentation de la population d'ours. Cet évènement de Mérens, sans conséquences humaines directes, mais ô combien emblématique des problèmes concrets que posent ces introductions artificielles doit amener les pouvoirs publics au plus haut niveau à entendre l'expérience du terrain que nous pouvons lui apporter. Sans doute devra-il passer outre les autorités préfectorales qui voudraient bien étouffer leur perte de contrôle de la situation. Dans le cas contraire, l'Etat s'expose à ce que l'absurdité de la politique de l'autruche montre à nouveau ses limites, et ses dangers. De quelle façon et de quelle ampleur, personne ne le sait.

 

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22.07.2008 pastoralies.fr est en ligne !
Nous les préparons depuis des mois. Les Pastoralies approchent à grand pas.

Le vendredi 8 août prochain, l'Aspap organise sur le plateau de Beille en Ariège les Pastoralies 2008. Voici quelques éléments de cette journée qui s'annonce comme un évènement majeur de l'été en Ariège, et de la cause que défend notre association. N'hésitez pas à faire connaître les PASTORALIES  à tout votre réseau d'amis, parents, relations professionnelles et venez partager ce moment unique de rencontres, de grand air, de débat, de musique, de fête et de convivialité sur l'estive de Beille.

Au delà d'une journée exceptionnelle en montagne, les Pastoralies s'inscrivent pleinement dans la démarche militante de notre association : nous allons expliquer le sens profond de notre action, raconter la montagne à ceux qui l'aiment et veulent la comprendre et démontrer pourquoi l'équilibre de nos territoires est aujourd'hui gravement menacé.

Car notre mouvement dépasse évidemment la question de l'ours. L'intérêt jamais démenti des médias et du public pour nos actions montre bien combien notre combat interpelle : le fond du problème est bien « qu'est-ce que l'Etat veut faire des Pyrénées : un désert ensauvagé où les  grands carnivores, ours et loup, «contrôleront de la totalité du paysage », ou un lieu de vie sûr, accueillant,  vivant économiquement, à l'environnement préservé.

Sans folklore ni artifices, nous allons donner la parole à celles et ceux qui font de ces montagnes un espace de production et de loisirs ouvert à tous : cette Ariège si belle, rebelle et attachante ... que nous défendons avec ténacité.

Nous vous invitons à retrouver sur notre mini-site les temps forts notre grande fête de la montagne vivante ... et bien décidée à le rester :

Dès 10H00, L'ARRIVEE DES TROUPEAUX : En balcon sur l'estive, dans le cadre grandiose du Plateau de Beille, vivez l'arrivée spectaculaire des troupeaux de brebis tarasconnaises, puis des chevaux de mérens et enfin des vaches gasconnes, commentée par les éleveurs de Beille.

LES PRESENTATIONS-RENCONTRES : La montagne comme vous ne l'avez jamais entendue.
nous allons donner la parole à celles et ceux qui font de l'espace montagnard un lieu espace de production et de loisirs ouvert à tous : Eleveurs, berger, vacher, représentants des différentes races vous racontent leur métier, la spécificité de leur élevage, leur relation intense avec le milieu montagnard, pourquoi ils refusent les introductions d'ours slovènes et répondent en direct à vos questions, près de leur troupeau.

LES RANDONNEES A THEME : les professionnels et associatifs de la montagne vous offrent 6 balades autour de l'estive : sa formation, sa botanique, sa relation au tourisme, à la randonnée etc ...

LE MARCHE FERMIER et L'ATELIER DU GOUT : les producteurs rencontrent les consommateurs et leur présentent leur savoir faire, leur production, leurs convictions.

LE GOUT DE L'ARIEGE : pensez à réserver votre repas de midi sous chapiteau. inscription avant le 1er août sur pastoralies.fr et dans les offices de tourisme d'Ax les Thermes, Luzenac, Les Cabannes et Tarascon sur Ariège. Le nombre de places est limité. Infos au 05 61 64 60 60. Le menu est composé exclusivement de produits élevés et transformés en ariège :

- assiette de charcuterie  : saucisson de bœuf gascon, pâtés de porc et de canard gras ...

- grillade de l'estive : veau + bœuf Cadet Gascon, +  agneau Tarasconnais, accompagnés de cocos de Pamiers

- fromage ariégeois, croustade aux pommes

- eau et vin à volonté, café.

LE FORUM/ESPACE INTERNET : Des intervenants venus de toutes les Pyrénées aborderont les questions de fond de notre action : quelle montagne pour demain ? ours, loup : quels impacts sur le pastoralisme et le tourisme ? Viande, fromage des Pyrénées : des produits de qualité, des garanties pour le consommateur. Comment sauvegarder la montagne vivante, humaine et durable d'aujourd'hui ? Et un Pôle internet en continu.

Les PASTORALIES, c'est tout un programme : de très nombreuses animations, de jeux pour les enfants petits et grands, des chants et danses traditionnelles ... et un paysage époustouflant, sur plusieurs hectares de stands et 3 villages à thème implantés spécialement pour l'évènement.

Vous trouverez ici pour les infos sur l'hébergement et votre séjour en Vallées d'Ax.

A très bientôt pour fêter et défendre ensemble notre Ariège si belle, rebelle et attachante ...
et à tout de suite sur
pastoralies.fr
N'hésitez pas à copier une des deux bannières pour les ajouter à votre blog ou votre site internet ...

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22.07.2008 Série d'attaques simultanées en Haute-Ariège

 

Bien que l’Ariège n’ait rien demandé, et n’ait jamais cherché à revendiquer le mercantile titre de pays de l’Ours qui fait vendre à Arbas *des casquettes et des porte-clés à l’effigie d’ours baptisés de noms ridicules, oui les ours sont de plus en plus nombreux en Ariège, les informations convergent : aire de répartition des attaques et des indices de présence de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ce printemps ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d’un côté puis de l’autre de la 4 voies Toulouse/Andorre ; à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers 7H00 qu’il a été observé. Le suivi a validé officiellement d’autres témoignages, à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer, Aulus ...

La dépêche du Midi fait sa une sur les attaques, et titre "panique sur les estives". La panique semble avoir gagné également la préfecture de l'Ariège : le préfet vient de demander d'urgence un entretien avec les co-présidents de l'ASPAP. Ils semble très inquiet  notamment en regard de la présence des ours de plus en plus fréquente dans les zones habitées et plus que sceptique sur le caractère farouche des ours : une des dernières attaques a eu lieu devant un gite d'étape à Ascou. Le maire a tiré la sonnette d'alarme sur les effets totalement contreproductifs des introductions d'ours à la fois pour le pastoralisme, mais aussi pour le tourisme. Son témoignage d'élu d'une commune de montagne et de fils d'éleveur est de grande valeur. C'est à lire ici ...

 

La palme de la panique revient à l'équipe de suivi, complètement dépassée par la situation. Ce n'est pas parce qu'on n'y a pas mis le prix :  1,9 million d’euros en 2007 pour les vingt ours officiellement présents dans les Pyrénées, soit 100.000 euros pour chaque ours et par an ! En 2007, plus d’un tiers de ce budget (soit environ 760.000 euros) a été consacré à l'ETO chargée de suivre les plantigrades. Un poste en augmentation constante. Pourtant la même équipe n’est capable aujourd’hui ni de dire où se trouve l’ours Balou introduit en 2006 ou ses congénères (seuls 2 ours seraient encore "pucés"), ni de remplir son devoir d’information, et notamment aux éleveurs, maires, population et vacanciers.

 

Une nouvelle attaque a eu lieu hier, sur la commune de Vaychis. A moins de 50 mètres de la table d'orientation du Signal du Chioula, qui reçoit la visite quotidienne de centaines de promeneurs. Une brebis morte et un agneau, et une jeune vache portant une large plaie à la patte, qui est cassée. Verdict de l'expertise : la brebis est imputable à l'ours. L'agneau, trouvé à 10 mètres : ce n'est pas l'ours. La vache non plus. Un des gardes de  l'office national de la chasse et de la faune sauvage s'est même fendu de quelques commentaires à l'attention de l'éleveur : "c'est la  loi de la nature", "vous n'auriez jamais du prévenir les journalistes (FR3 a filmé les carcasses la veille), nous on n'aime pas ça".

 

Une attitude qui mériterait les plus hautes sanctions pour le mépris qu'elle exprime à l'encontre de ceux qui n'ont jamais demandé à vivre ce cauchemar. La vache a du rester sur l'estive, trop blessée pour redescendre à la ferme. Pour tenter de la sauver, elle sera soignée sur l'estive. Il aurait fallu l'hélitreuiller, et envoyer la facture à l'ETO, lâche amèrement l'éleveuse. Près d'elle son fils de 11 ans est très choqué. "Anaïs", comme il l'a appelée, c'est SA vache. Elle a un an. Il saura dans quelques jours s'il faut l'abattre.

 

 

 

 

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07.07.2008 Ariège : Déjà plus de 30 attaques avant la montée aux estives. L'ourse Hvala, très prédatrice en 2007, est filmée en Espagne en train de consommer une carcasse de chevreuil.

Au vu du nombre d'attaques recensées ce printemps, l'Ariège semble se diriger tout droit en 2008 vers une nouvelle première place pour le nombre d’attaques d’ours dans les départements Pyrénéens. Plus de 30 attaques ont déjà touché la quasi-totalité des vallées d’Ariège, avant même la montée aux estives, représentant une cinquantaine de brebis tuées ou manquantes. Nous avons décidé de reconduire notre aide directe aux éleveurs, d’une part en rééditant « l’aide-mémoire attaque», d’autre part en reconduisant l’opération « solidarité attaque » qui permet à chaque éleveur d’être accompagné lors de l’expertise par un bénévole de l’Aspap.

 

Le printemps 2008 a vu se confirmer la présence permanente de plusieurs ours en Ariège : après avoir pendant des années mis sur le compte de Boutxi la totalité des attaques de notre département, les membres de l’équipe de suivi reconnaissent en privé, mais devant témoins, la présence permanente d’une dizaine d’ours au moins en Ariège. L'Ariège "poche à ours" des Pyrénées est inscrite noir sur blanc dans le rapport "ours, territoires de présence et gestion des populations" publié en mai 2008 par le Ministère de l'Ecologie. Les ariégeois savent compter, il ne s'y étaient pas trompés, c'est un fait avéré que les hommes du pays savent mieux que les "suiveurs" eux-mêmes où les ours se trouvent, ou ne se trouvent plus.

 

Les témoignages concordent : aire de répartition de l'ours de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d’un côté puis de l’autre de l’axe routier surfréquenté Toulouse/Andorre ; à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers 7H00 qu’il a été observé. Ainsi qu’à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer ...

 

Et ce comportement familier n'est pas près de cesser. Dans notre bilan du plan-ours, nous avons dénoncé les mensonges de l'Etat quant au nourrissage des ours importés de Slovénie avec des cadavres de brebis, ce qui explique leur comportement très carnivore et peu farouche en France. Nous apprenons que l'ourse Hvala, actuellement en Espagne dans le secteur de Vielha, a été filmée en train de consommer une carcasse de chevreuil très vraisemblablement déposée à son intention. En 2007, cette ourse introduite l'année précédente avait attaqué à une dizaine de reprise les estives de Saint Lary en Couserans, décourageant jusqu'au berger itinérant dépêché en renfort par l'équipe technique ours. Ce nourrissage artificiel, de la main de l'homme, ne peut que renforcer le caractère excessivement prédateur de cette ourse qui a également attaqué les troupeaux à Vielha, où elle se trouve depuis le mois de mai 2008.

 

Les inspecteurs du ministère  de l’Ecologie* qui étaient venus "mesurer la température" des Pyrénées ont du trouver le terrain assez fiévreux pour préconiser que " ... dans le contexte pyrénéen, la mission estime qu’il faudrait probablement envisager l’élimination des ours excessivement familiers, dangereux ou très prédateurs. » L'ASPAP demande l’application immédiate de cette recommandation formulée par l'Etat lui même, et veillera de près à sa mise en oeuvre concrète sur le terrain.

 

*(source : rapport de l’Inspection Générale de l’Environnement, Mai 2008 : territoires de présence et gestion des populations,  page 59).

 

 

 

 

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Toulouse, 26 juin 2008 : le front de refus pyrénéen déjoue la manipulation du "groupe ours"

 

Bruno Besche Commenge, Marie-Lise Broueilh, Philippe Lacube, Augustin Bonrepaux, Jean Lassalle (Photo Adrien Duquesnel)

La Secrétaire d'Etat à l'Ecologie a organisé le lancement du « groupe national ours » le jeudi 26 juin à Toulouse, à la Préfecture de Région.

S'appuyant sur les trois piliers légitimes que sont les élus, la profession agricole et nos associations,  un front de refus à l’échelle pyrénéenne s’est fédéré autour de l’ADDIP, et a convoqué la presse nationale à Toulouse pour expliquer notre décision de ne pas siéger. 

Sous les fenêtres de la Préfecture où siégeait le « groupe ours », les militants de l’Aspap ont déployé en quelques minutes toute la logistique d’une conférence de presse préparée en amont depuis l’Ariège : 60m² de chapiteaux, tables, chaises, bilans ADDIP et synthèse à distribuer, sans oublier le casse-croûte offert  aux médias.

Pour la Secrétaire d’Etat, cette journée fut celle d’une double défaite : la pseudo-concertation que le Ministère aurait souhaité porter à son actif échoue lamentablement.  De plus, le front pyrénéen a déjoué cette pantalonnade dont l’objectif est de faire cautionner par l'ensemble des partenaires la politique de gestion de la population d’ours existante sur le massif et des futures importations. Et la presse, qu’elle n’avait pas convoqué, a relayé au niveau national notre opposition.

 

A midi, Nathalie Kosciusko-Morizet dépêcha un émissaire demander si nous pouvions la recevoir sous notre chapiteau : nous avons décidé de décliner cette tentative de rattrapage, et fait savoir à la Secrétaire d’Etat que si elle souhaitait nous rencontrer, cela ne se ferait pas sur le pavé toulousain, mais en montagne, sur notre terrain.

 

Devant les médias nationaux, nous avons pu expliquer notre refus de participer au « groupe ours ». Un message commun, porté successivement par le représentant des chambres d’agriculture pour le massif pyrénéen, par les représentants des principaux syndicats agricoles du massif, FNSEA et Jeunes Agriculteurs, les représentants de l’ADDIP, coordination pyrénéenne, ainsi qu’Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l’Ariège et Jean Lassalle, Député des Pyrénées Atlantiques et Président de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn invités à siéger « intuitu personae », c'est-à-dire en tant que personne et non pour leur mandat d’élu.

 

Notre refus s’est exprimé sur la forme : la constitution de ce groupe est une véritable offense à la représentativité pyrénéenne. Les grands absents ou minoritaires sont les représentants élus des chambres consulaires d'agriculture, les élus politiques des territoires de montagne concernés et les associations qui résistent aux projets d’ensauvagement des Pyrénées. Et élus consulaires et territoriaux sont venus nombreux dire à Toulouse leur désaccord avec ces méthodes.

 

Nous avons ensuite présenté le Bilan du plan ours réalisé par l’ADDIP, et abordé la question de fond de notre refus du « groupe ours » et au-delà, de l’ensemble du plan-ours :   la non acceptation sociale de la part des pyrénéens trouve sa légitimité dans notre refus de voir les Pyrénées devenir un grand zoo où des éleveurs sporadiques seront considérés comme des indiens.

 

Le dynamisme économique, les activités de tourisme et de loisirs n’ont pas à être régentés par les courants de l'écologie « dure » qui orchestrent par le levier de l’ours « le contrôle de la totalité du paysage » pour les grands carnivores, ainsi que l’a démontré notre bilan du plan ours : les habitants des territoires pyrénéens doivent eux-mêmes choisir les orientations qu'ils veulent  prendre pour l'avenir.

 

Il s'agit de défendre avec ténacité, résistance, conviction, la biodiversité et le développement durable tels qu’ils se pratiquent déjà au quotidien depuis des siècles dans les Pyrénées. C’est le thème principal de notre Bilan du plan ours : pour une biodiversité à visage humain.

 

C’est aussi ce que l’Etat prétend défendre : Extrait du discours de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, des Transports et du Développement Durable lors de la présentation au Sénat du Grenelle de l’Environnement. Octobre 2007 : « .../... Au fond, il nous convient de démontrer qu’une économie durable - qui ne prélève pas plus que ce que permet l’écosystème - est possible. Nulle part ceci n’a été jusqu’à présent démontré. La France, magnifique pays au climat tempéré, peut le faire».

 

Le ministre semble l’ignorer, cela existe en France, et ici, dans les Pyrénées :

 

Produire pour nourrir, sainement, proprement.

 

Le pastoralisme pyrénéen c’est exactement cela : une production dans le respect du milieu, des animaux et des hommes. Des produits de haute qualité gustative et environnementale, un malus écologique nul, de nombreuses garanties pour le consommateur AOC, IGP, labels de qualité ... des emplois, des retombées positives qui fondent un tourisme dynamique...

 

Et au bout du compte, un développement durable des territoires qui réussit parce que toutes ses composantes y sont associées : population locale, élus, éleveurs, artisans, acteurs du tourisme et autres professions. C’est le message que nous porterons le 8 Août pour les Pastoralies, au Plateau de Beille.

 

L'Europe et la France, ne peuvent plus se tromper d’enjeux, et doivent cesser ces opérations ruineuses, et artificielles : chaque ours coûte environ 100.000 Euros par an à  la collectivité ! *. Un tel comportement dessert l’Ecologie, la vraie, celle qui fait que les hommes peuvent emprunter à leurs enfants la terre de leurs ancêtres, puis la leur rendre aussi belle et saine qu’ils la leur avaient confiée. (* 1,9 million d’euros en 2007 pour environ 20 ours, source ministère de l’Ecologie, 2008.)

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Groupe "ours" : un front pyrénéen de refus s'organise autour de l'ADDIP

Communiqué de presse ADDIP du 23/06/2008

L'ADDIP, Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées, communique :

Groupe « ours » : un front de refus pyrénéen se fédère autour de l’ADDIP.

Foix, le 23 juin 2008

 La Secrétaire d'Etat à l'Ecologie organise le lancement du « groupe national ours » le jeudi 26 juin à Toulouse, à la Préfecture de Région.

Au-delà de la véritable offense à la représentativité pyrénéenne que constitue la composition de ce groupe, l’ADDIP a pris la décision, pour des raisons de fond, de ne pas participer à cette manipulation.

S'appuyant sur les trois piliers légitimes que sont les élus, la profession agricole et nos associations,  un front pyrénéen de refus se fédère aujourd’hui autour de  l’ADDIP. 

Nous viendrons à Toulouse expliquer les raisons de notre refus, sur le fond comme sur la forme, et présenter le bilan d'évaluation du plan-ours rédigé par l'ADDIP.

Nous vous invitons à notre :

 

CONFERENCE de PRESSE

Le jeudi 26 juin 2008

à 10H15

 

Nous portons dès aujourd'hui notre bilan à votre connaissance. Les enjeux et les révélations qu’il contient posent à l’Etat français de nombreuses questions "qui fâchent" : le 26 juin vous donne l'opportunité de les poser en direct à la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

Nous avons le plaisir de vous adresser  :

Salutations pyrénéennes,

Philippe Lacube, Président de l'ADDIP.

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L'ADDIP, Coordination Pyrénéenne :

Aspap 09 : 32 rue Général de Gaulle 09000 FOIX 06 30 29 90 86 www.aspap.info
Adip 31 : Mairie 23 allée d'Etigny 31110 Bagnères de Luchon 06 19 65 17 47
Aspp65 : 16 rue Docteur Bergugnat 65400 Argeles-Gazost 06 30 36 97 52 www.aspp65.com
Ftem 64 : BP 17 mairie 64440 Laruns 06 87 66 29 03

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Mai 2008. L'ADDIP, coordination pyrénéenne, dresse le bilan du plan-ours.

"Ecologie : un vrai problème manipulé de façon inquiétante. Bilan de la situation créée par le plan de conservation et de restauration de l'ours brun 2006-2009, et conséquences sur l'avenir du massif."

 

Nous avons le plaisir de vous présenter notre bilan de la situation créée par le plan ours 2006-2009. Il est le résultat de travaux de recherche et d’investigation, menés et réalisés par l’ADDIP (Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées).

 

Elus politiques et socio-professionnels, éleveurs, professionnels du tourisme et des activités de montagne, randonneurs, habitants des villages, scientifiques … L’ADDIP regroupe les associations départementales, et notamment l'ASPAP,  opposées à l’ensauvagement du massif que supposerait une population d’ours génétiquement autonome (de 300 à 500 individus).

 

Refusant de confondre l’écume et la marée, l’arbre et la forêt, l’ours et la biodiversité, nous avons réfléchi ce bilan globalement, en élevant le débat au-delà de la question simpliste « pro ou anti ours » dans lequel il eût été commode de nous enfermer. En 4 pages, nous vous proposons ci-dessous une présentation introductive : elle est  la carte qui dessine les grands axes de notre analyse. Une carte, ce n’est pas le paysage : aussi, nous vous invitons à la lecture complète de notre bilan,  à la rencontre des hommes et des territoires montagnards.

 

Nous vous invitons à partager notre réflexion sur le passé, le présent de notre massif, et le rôle qu’il doit jouer dans l’avenir au croisement de ces deux défis mondiaux pour le nouveau millénaire : conservation de la biodiversité et développement durable. C’est l’enjeu que nous avons à défendre.

 

C’est aussi votre avenir, celui de nos enfants. 

 

Défendons le ensemble.                            ADDIP, mai 2008               

       

                                                                        

Notre dossier spécial "bilan ADDIP"

 

 

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Espagne : L'ours fait la une des journaux de Navarre, le loup de ceux des Asturies.

03.05.2008 Dans la région où vit l'ours camille, le quotidien El diario de Navarra donne la parole au Président de la Junte de Roncal, et à un éleveur de brebis, fabricant de fromage. Si pour le premier, l'ours est plutôt une source d'argent  et un produit d'appel touristique, pour le second "il y a moins de biodiversité avec l'ours que sans lui'.  la suite ici Un témoignage qui rejoint nos travaux précédents, et notamment notre compte-rendu du voyage à la réserve à ours de Somiédo, aux cantabriques à lire ici .

 

 

Dans les Asturies, le plan de protection du parc des Picos de Europa a abouti en 10 ans à une expansion incontrôlable du loup. selon les éleveurs, interrogés par El Comercio Digital, "non seulement ces programmes n'ont pas conservé ce territoire, mais il l'ont détruit entièrement". la suite ici  L'ouvrage "Marquis, fonctionnaires, politiques et bergers – Un siècle de mésencontre entre nature et culture dans les Picos de Europa" nous éclaire sur cette situation à lire ici

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Situation explosive dans les Pyrénées

24.04.2008 Les  premières "fuites" du rapport d'évaluation du plan ours, rappelons le auto-mené par le ministère de l'Ecologie, préfigurent des décisions qui vont à l'opposé des réalités de terrain que les inspecteurs du ministère venus officiellement "écouter les Pyrénéens" ont entendus d'un bout à l'autre des Pyrénées. En Ariège, le mois d'avril a vu se succéder une série rarement atteinte de ratés, d'approximations et de faramineuses opérations commando de la part de l'équipe technique de l'ours. Dans ce moment charnière qui va engager l'avenir de tout notre massif, ces dernières semaines préfigurent ce que pourrait devenir la vie des habitants et des usagers de la montagne si l'Etat s'obstinait à relâcher de nouveaux ours. Les deux voyages d'études auxquels nous avons participé montrent pourtant qu'aucun pays d'Europe ne s'y est essayé plus d'une fois. En Italie, dans le Trentin, qui compte aujourd'hui la même population d'ours que les Pyrénées, les autorités ont reconnu elles mêmes "qu'il fallait savoir rester raisonnable". Ou la France persistera-elle de façon irréversible dans cette prédominance des grands prédateurs au détriment de l'homme ?

 

Acte 1 : Balou pourchassé sans relâche par l'équipe de suivi au grand complet : le mystère est enfin levé, et nous comprenons pourquoi l'Etat, et notamment la Préfecture de l'Ariège, a tenté désespérément d'étouffer -sans jeu de mot- la vérité. Ce pourrait être comique, pourtant cela ne fait rire personne : s'il y a urgence à attraper Balou, à tenter par tous les moyens de le capturer (cela ne sera que la 4ème fois en 2 ans ...), c'est parce que Balou ... est en train de s'étrangler. L'équipe Technique de l'Ours n'a pas prévu que son collier émetteur, qui devait se détacher au bout de deux ans, pouvait résister au temps. C'est que l'ours a bon appétit, et a pris 80 kg selon des sources extrêmement fiables ... mais discrètes, atterrées devant la cavalcade des équipes qui ont du se relayer, quant il y a tant à faire pour la faune sauvage, et que les ours slovènes accaparent tous les moyens. Le GPS de ce collier est hors d'usage, seul l'émetteur télémétrique fonctionne, d'une portée de quelques centaines de mètres seulement, et encore, sans obstacle. Concrètement cela signifie qu'il faut localiser d'abord l'ours par survol en avion, ou en hélicoptère (3 à 6 heures de vol quotidien depuis début avril) ; quand il est repéré, les Ariégeois de la plaine -Foix-, du piémont -Tarascon sur Ariège-, de la montagne -Aulus-, voient alors débarquer les véhicules et les hommes en kaki, rateau télémétrique au vent, (une sorte d'antenne de télévision à plusieurs branches) jusqu'à ce que le miracle arrive. Les seringues sont prêtes pour l'anesthésie générale (ce ne sera que la 4ème fois en 2 ans ...) ... il ne manque que Balou, qui a déjoué tous les pièges, et a même boudé la cinquantaine d'appâts que les zélés techniciens ont disséminé pour retrouver sa trace. Bien entendu la population n'est pas informée, et le répondeur du suivi est en décalage total : les bénévoles de l'Aspap n'ont pas ménagé leur peine : information aux habitants, et notamment aux éleveurs, aux ramasseurs de morilles, aux randonneurs ... en nous remerciant, ils nous ont tous dit combien ils étaient choqués de cette débauche d'argent, et de l'acharnement des pouvoirs publics à faire vivre ces ours artificiellement, la condition de ces ours, ramenés au rang de "jouets" de l'équipe de suivi, en indigne plus d'un parmi ces personnes qui n'adhèrent pas forcément à l'Aspap, mais nous ont demandé d'exprimer leur témoignage.

 

Acte 2 : Un village, une route à 4 voies, un camping ... et un ours

Mérens les Vals est un village accroché à la montagne, à quelques kilomètres d'Ax les Thermes. L'ours Boutxi, descendant d'une femelle slovène introduite en 1997, y mène un train de vie qu'aucun autre pays d'Europe ne tolèrerait. voici le récit de ses dernières journées. Imaginez les lieux, vous êtes au fond de la vallée : à 10 km devant vous, au fond d'un cirque glaciaire, Andorre. Sur le versant gauche, le village de Mérens. Sur le versant droit, le camping au bord du torrent, et au dessus la station Ax 3 Domaines. Et au milieu coule ... non pas une rivière mais une 2X2 voies qui conduit des milliers de véhicules de la région toulousaine et d'Ariège jusqu'au paradis hors taxes du Pas de la Case. 

Depuis samedi soir, l'ours alterne entre le soir entre les séances photos au dessus du camping, et les attaques au petit matin sur l'un et l'autre des versants de la vallée, traversant sans la moindre crainte la route nationale 20, les différentes voies d'accès au camping, et le village. Le troupeau d'un des éleveurs a été attaqué, plusieurs brebis sont tuées (3 ont été retrouvées), autant manquent à l'appel, le troupeau et complètement affolé et ingérable depuis. Samedi et dimanche, l'éleveur a désespérément essayé de joindre l'équipe technique de l'ours, en vain. Ce n'est que mardi matin que deux techniciens se sont déplacés, avec le jeune éleveur. Ils ont eu la surprise de voir l'ours les rejoindre sur le lieu de l'expertise, s'approchant jusqu'à une dizaine de mètres d'eux et de la brebis tuée, avant de rebrousser chemin.

Avec les week-ends du mois de mai, la vallée se remplit de vacanciers venus chercher en Ariège détente, loisirs et activités, dans ce paysage que le printemps a réveillé et coloré. Qui peut dire qu'aucun accident ne va arriver ? Qui peut dire à cet éleveur que son cauchemar va cesser, que son troupeau va pouvoir pâturer et profiter dans le calme et sans danger. Personne.

 

Acte 3 :  René Marquèze est relaxé. Le juge a suivi les réquisitions du procureur général selon lesquelles René Marquèze, le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle lors d'une battue au sanglier, se trouvait en état de nécessité au moment où il a tiré sur l'ours. Lors du procès, il avait exprimé, notamment face à l'agressivité de certaines associations pro-ours, que sa mission était de juger le droit, et que le chasseur n'avait enfreint aucune loi, se trouvant en un lieu et un jour autorisés pour la chasse. Cette bonne nouvelle pour René Marquèze ne doit pas faire oublier qu'il y a moins d'un mois, une des 19 associations qui a poursuivi René Marquèze au tribunal correctionnel, la Sepanso-béarn, a fait casser des arrêtés préfectoraux établissant dans les Pyrénées Atlantiques un protocole géré par les associations de chasse elles-même.  L'invalidation de ces arrêtés sonne pour les chasseurs du Béarn, et au delà de toutes les Pyrénées, une nouvelle ère où les associations pro-ours vont tout mettre en oeuvre pour restreindre, voire interdire la pratique de la chasse. Certes, les fédérations de chasse de chaque département avaient obtenu la garantie que le droit de chasse ne serait jamais remis en cause ... mais n'oublions pas qu'elles reçoivent du plan ours de copieuses subventions -45.000€ par an pour l'Ariège. Sur le terrain, on voit bien l'hypocrisie de l'Etat dans cette affaire ... chassez, chassez Messieurs - et Mesdames - mais si vous défendez votre vie face à un ours , sachez, sachez que nous vous poursuivrons en justice pendant des années. René Marquèze pourrait nous en parler. Pas sa fédération départementale ni son ACCA, bien silencieuses pendant toute cette affaire ...

 

Acte 4 : En Suisse, pays où fut signée la Convention de Berne que l'Etat français prend pour prétexte pour introduire des ours et favoriser l'expansion du loup (la convention n'a aucun pouvoir d'obligation), l'ours JJ3 s'approchait des villages depuis quelques jours. Il est même allé fouiller dans les poubelles, ce que Boutxi a fait a plusieurs reprises. Les autorités ont décidé de l'abattre, pour préserver la sécurité des personnes et la sérénité de la région des Grisons, où comme dans les Pyrénées, le travail des hommes et des troupeaux a façonné de magnifiques espaces montagnards, ouverts à tous.

 

L'actualité de l'ours montre un peu plus chaque jour l'aggravation des problèmes de cohabitation entre les hommes et les ours importés, et l'impossibilité d'obtenir un jour une population viable d'au moins 120 ours, sans rendre impossible le maintien des activités humaines. Et encore cette population issue exclusivement d'ours importés, devrait vivre sous assistance respiratoire, alimentaire et sanitaire permanente comme c'est le cas partout où il ne reste que des populations résiduelles d'ours : Asturies, Trentin ... Nous ne citerons même pas l'Autriche où malgré l'importation d'ours slovènes, la population d'ours est encore plus faible qu'avant les lâchers. Les autorités autrichiennes ont ouvert une enquête pour expliquer cette situation. Nous avons notre idée de la question. Elle puise certainement des solutions radicales qui, ce n'est un secret pour personne, sont envisagées aussi dans les Pyrénées. Qui peut s'étonner de la rancoeur accumulée depuis plus de 10 ans par ceux qui subissent la présence de l'ours, qui apprennent en même temps l'expansion d'une meute de loups à quelques kilomètres d'ici, assistent au spectacle de ces techniciens dépassés par les évènements, et des autorités qui affichent à la face de tous, dans ces temps si difficiles financièrement pour de plus en plus de français, un gaspillage inégalé de fonds pour sauver la face de ces programmes.

L'épilogue appartient à la capacité de l'Etat français à faire son autocritique, à reconnaître que le caractère écologique du plan ours est infondé : aucun scientifique de haut niveau n'a encore cautionné les introductions d'ours slovènes. A faire confiance à tous ceux, habitants, élus, éleveurs, bénévoles des associations de sauvegarde du patrimoine qui ont su maintenir et préserver les Pyrénées bien avant que le mot "écologie" n'existe. A anticiper sur les enjeux de demain, notamment agricoles, ceux d'une planète malade de produire qui le serait moins si la politique agricole avait placé l'homme et le territoire au coeur de ses préoccupations, un défi auquel toute l'humanité a l'obligation aujourd'hui d'adhérer. Tous les grands travaux à l'échelle mondiale sur les moyens de nourrir la planète montrent combien "les Pyrénées sont dans le vrai".  Ce patrimoine exceptionnel, à la fois héritage et avenir durable se partage et se solidarise chaque jour davantage :  la montagne est pour tous, et nous sommes tous pour la montagne. L'avenir des Pyrénées ne sera pas abandonné à ces courant honteux de l'Ecologie qui autorisent certains, jusqu'en France, à dénoncer comme leurs homologues dans les Asturies les hommes et les femmes de leur propre pays comme "une présence nuisible ... à l'ours".

 

 

 

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Mardi 8 avril 2008 : Balou aux portes de Foix. L'équipe de suivi de l'ours manoeuvre en grand secret

 

8.04.2008 L'ours slovène Balou retourne t'il à Toulouse, comme il l'a déjà tenté ? Il se trouvait le 2 avril 2008 sur le secteur d'Aulus-les-Bains. Depuis, pas de localisation plus récente selon le répondeur officiel de l'équipe technique ours. Et pourtant, des empreintes d'ours estimées au week-end dernier ont été relevées par cette même équipe à Saint Martin de Caralp, à 5 minutes de Foix. Le déploiement de forces sur place, les moyens techniques mis en oeuvre ("rateau" de localisation) ne laissent aucun doute sur l'ours recherché aussi secrètement et activement : Balou est le seul à être équipé d'un émetteur télémétrique, comme les deux autres plantigrades introduits en 2006 actuellement localisés en Haute-Garonne. En Ariège, ni la population, ni les maires des communes limitrophes, n'ont reçu la moindre information de l'Etat. Comme pour l'attaque du 30 mars, c'est encore l'ASPAP qui a du donner l'alerte ... en prévenant notamment les éleveurs du secteur qui de leur côté, font remonter toutes les informations du terrain à l'ASPAP qui peut ainsi les tenir à disposition de tous.

 

Chacun peut s'informer au 06.30.29.90.86, ou nous signaler par téléphone ou par mail toute attaque ou trace d'ours, de même que la présence inhabituelle de gardes, voitures de l'office national de la chasse ... voire groupe d'hommes armés de fusils à seringue hypodermique, comme cela nous a été signalé encore par plusieurs témoins hier soir ... selon la préfecture, une dizaine de personnes sont mobilisées à temps plein. Ajoutons les nombreuses forces de gendarmerie, les véhicules et autres frais de fonctionnement, la facture va encore être salée pour le contribuable français, qui appréciera.

 

Il semble que le but de ces grandes manoeuvres soit de capturer l'ours ... ce qui indiquerait que sa présence n'est pas souhaitable près de Foix. Il aurait t-il une discrimination envers les habitants des hauts cantons ? En quoi seraient-ils prédisposés à subir la présence de l'ours qu'il n'ont en rien sollicitée, pas plus que les habitants de Foix et des alentours ? Au  nom de quelle loi la place de ce  plantigrade serait-elle "en montagne", l'animal lui-même semblant préférer l'air des côteaux et  des plaines ? Lâcher, capture, lâcher, capture ... la belle vitrine de l'emblème "naturel et de l'écologique" se fissure chaque jour davantage. Le maire d'Aulus-les-Bains a notifié au Préfet de l'Ariège le refus de sa commune d'un éventuel  re-lâcher de Balou sur le territoire communal. Selon nos sources, s'il n'était pas écouté, les habitants échaudés par plusieurs mois de présence de cet ours autour du village depuis l'automne sont prêts à s'opposer à son retour par tous les moyens.

 

Depuis plusieurs mois, l'Etat évalue, notamment par des enquêtes de terrain, l'impact de son propre plan ours. Cette actualité de Balou doit lui montrer une fois de plus combien ces programmes sont coupés des réalités et qu'obtenir une population viable d'ours (120 ours au minimum) autonome et non assistée ne sera jamais possible dans les Pyrénées. Nous avons déjà fort à faire et à payer avec les ours déjà présents, sans aller chercher de nouveaux candidats à l'importation en Slovénie ! La Convention de Berne ne pourra pas reprocher à la France de ne pas avoir essayé, à deux reprises même (notre cas est unique en Europe) l'expérience de l'introduction d'ours. Nos voisins européen semblent plus lucides, qui soit n'ont jamais essayé, soit y ont renoncé. La Suisse où, quand même, fut signée ladite convention, envisage même d'abattre l'ours "JJ3" très prochainement, suite aux désordres causés par ce descendant de souche slovène venu d'Italie.

 

On se souvient des mots du chef de l'ETO -équipe technique ours-,  dans le 4X4 blanc escorté de dizaines de gendarmes qui amenait l'ourse Palouma de Slovénie en France "on est pas dans l'écologie, là ... je ne sais pas dans quoi on est, mais on est pas dans l'écologie, là ..." Maintenant nous savons : anesthésies multiples, greffes de puce électronique dans le thorax, suivi permanent par satellites, suivi médical, affuts, chasse-photos pour tirer le portrait des oursons, courses-poursuites, escadrons armés de seringues qui passent par ici, et repassent par là. ... point d'écologie dans ces programmes, vous avez raison, mais un grotesque et dispendieux ... élevage d'ours. Un récent sondage paru dans la dépêche du midi montre que le nombre de personnes défavorables à l'introduction d'ours slovènes a triplé en 2 ans, malgré les centaines de milliers d'euros engloutis par l'Etat et les associations pro-ours pour faire avaler la pilule aux français ... et notamment aux Pyrénéens qui décidément ne semblent être ni des ânes, ni des imbéciles comme l'avait supposé Nelly Olin du temps de son ministère ...

 

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Dimanche 30 Mars 2008  1ère attaque de l'ours en Ariège

 

30.03.2008. La première attaque de l'année a eu lieu ce dimanche 30 Mars à Luzenac, en Haute-Ariège. Bilan : 1 brebis tuée. Le propriétaire, qui s'occupe avec grand soin de son petit troupeau familial d'une douzaine de bêtes avait déjà subi des attaques au même endroit, les années précédentes : "l'ours est revenu, à quelques centaines de mètres de la maison, la brebis blessée est allée se terrer pour mourir, j'ai mis deux jours à la retrouver." Il nous a raconté ses craintes pour la sécurité de ses petits-enfants : "ce pré, ce bois, c'était leur paradis, nous n'osons plus les laisser y aller ". Qui peut savoir ce qui peut se passer ? L'an dernier, l'ours est repassé en mai, je sais bien que c'est l'ours, mes brebis sont douces et tranquilles toute l'année, elles étaient à nouveau éparpillées, terrifiées et mon bélier a disparu, je n'ai pas réussi à le retrouver, je ne serai pas indemnisé".  En l'absence de cadavre," inutile d'appeler le suivi, il ne se déplaceront même pas".

 

Au delà du oui ou non à l'ours, stérile et simpliste, c'est bien la place de l'ensemble des activités humaines, et la liberté de chacun de profiter de la montagne, qui est remise en question ... En apprenant cette attaque, un vacancier fidèle nous a écrit son inquiétude, voici son témoignage :

" Je fais ma cure tous les ans dans votre vallée et je viens d apprendre qu'il vient d'y avoir une attaque d'ours. Est ce grave ? Qu'en est-il ? J ai réservé un emplacement pour ma caravane pour mai et j ai la trouille car si ils viennent si près ca fait peur . J appréhendais cette histoire et voila que ca arrive." Je me tâte d'aller ailleurs , en attendant je vous félicite pour votre courage de vous opposer a une telle ânerie qui va je le pense ruiner votre si belle région . Je vous ai envoyé un chèque, bonne journée a tous".

 

Le retour de l'ours, surtout dans des vallées où il était absent - il ne faudrait pas l'oublier - depuis des générations, suscite émotion et inquiétude chez les résidents permanents comme chez les vacanciers, habitués à profiter sans réserve de leur environnement proche. L'inquiétude est d'autant plus grande que le comportement des ours introduits a montré leur absence de crainte de l'homme : tentatives d'effarouchement de Boutxi totalement inefficaces, Hvala qui faisait les poubelles d'un restaurant avant de finir sous les roues d'une voiture sur la 4 voies à l'entrée de Lourdes ... Leurs premières années dans des réserves, où ils étaient nourris, ont sans aucun doute possible influencé leur mode de vie. La réalité slovène ... ici

 

L'Aspap, très présente sur le terrain, recueille des dizaines de témoignages semblables notamment sur notre stand d'animation lors des foires et des transhumances. Mais l'Etat reste sourd à ces inquiétudes. Les éléments d'une catastrophe annoncée semblent malheureusement en place. Dans d'autres pays d'Europe, les conflits avec les populations, voire les attaques sur l'homme, sont de plus en plus fréquents. D'un bout à l'autre des Pyrénées, l'augmentation de la population d'ours aura des répercussions graves pour l'ensemble des usagers de la montagne.  Nous en parlons ici ...  

 

 

 

 

lundi 17 Mars 2008  R E U N I O N   A S P A P

 

Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain conseil d'administration, élargi à tous nos adhérents qui souhaitent y participer, comme toujours à l'Aspap :

 

le lundi 17 Mars 2008 à 21H00, chambre d'agriculture de Foix.

 

A l'ordre du jour :

 

 

Venez nombreux,

Amicalement, le Bureau de l'Aspap.

 

 

 

 

Nous avions rassemblé plus de 300 personnes de tous horizons lors de notre précédente assemblée générale, nous invitons l’ensemble de nos adhérents, sympathisants, les généreux souscripteurs de l'opération Pyrénées Solidaires et tous ceux et celles qui partagent notre vision d’avenir pour des Pyrénées vivantes, humaines et ouvertes à tous à nous rejoindre pour :

        

L’ASSEMBLEE GENERALE de l’ASPAP

Vendredi 1er Février 2008 à 18H00

A Serres sur Arget, salle polyvalente

 

Bilan 2007, perspectives pour 2008, solidarité pyrénéenne, environnement, patrimoine, territoire … les questions de fond sur le devenir  de nos montagnes seront à l’ordre du jour :

 

1) Le mot des Co-Présidents

2) Bilan des Prédations en Ariège en 2007

3) Le cas de l’ourse Hvala à St Lary

4) Attaque d’Orlu, assistance-expertises aux éleveurs

5) Pyrénées, Alpes, Asturies -  pastoralisme et biodiversité :

1 - comment les modes de garde antérieurs de liberté ou semi-liberté ont construit le milieu pyrénéen ;

2 – comment les mesures de regroupement des troupeaux le détruisent.

3 – Comment la prédominance des grands prédateurs engendre à terme l’ensauvagement des montagnes

6) groupe de travail grands prédateurs FNSEA et APCA

7) l’ADDIP, Coordination des Associations Pyrénéennes en présence d’une délégation venue de toutes les Pyrénées,

8) Evaluation du Plan Ours 2008. Cadre général, voyages d’étude : Espagne, Italie , mission d’inspection               

9) Problèmes de la Formation des pâtres

10) Le cas de Melles en Haute-Garonne

11) Rapport financier 2007

12) Renouvellement du Conseil d’Administration

13) Procès des manifestants d’Arbas - Souscription Pyrénées Solidaires

14) Perspectives 2008, PNR, Voyage en Slovénie, menace de nouveaux lâchers

15) Chiens d’ours de Carélie … et exposition surprise

 

Venez en famille, entre amis,  nous clôturerons la soirée par un grand BUFFET MONTAGNARD

composé des bonnes choses que chacun aura apporté.

 

Un mois à peine après son lancement, la souscription Pyrénées Solidaires a déjà collecté plus de 12.000 euros pour les 10 manifestants d’Arbas. Les témoignages de soutien arrivent d’Ariège et de toute la France, nous les mettrons en ligne sur notre site. Leur lucidité sur l’absence de justification écologique à implanter des ours slovènes, leur colère devant ce gaspillage scandaleux de fonds publics, leur attachement au monde paysan pyrénéen et à la liberté et la sécurité en montagne sont un encouragement fort à poursuivre ensemble notre combat. Nous remercions tous les donateurs, aujourd’hui tout semble possible, et pourquoi ne pas réunir les … 20.000 euros ? Rappelons notre adresse : ASPAP – Pyrénées Solidaires - 32 rue Général de Gaulle 09000 Foix.

 

2008 est une année décisive. L’augmentation de la population d’ours dans notre département, pourtant déjà au premier rang de la chaîne, la présence en Ariège de 2 des 3 ours issus des introductions de 2006, la naissance des oursonnes de Hvala et les demandes d’introduction de 2 nouvelles ourses de l’Adet nous motivent plus que jamais à poursuivre et amplifier notre mouvement de résistance. Nous comptons sur la présence de tous.

 

Les Co-Présidents de l’Aspap, Claude Carrière, Alban Sentenac, Olivier Ralu

 

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Lundi 7 Janvier 2008 - Réunion d'information sur les entretiens en Ariège de la brigade d'inspecteurs des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.

Communiqué Aspap du 6 Janvier 2008

Evaluation du plan ours : une mission d’inspection sous secret défense.

 

Dans le cadre des mesures préconisées par la secrétaire d’Etat à l’Ecologie lors de sa venue à Toulouse le 26 juillet dernier, quatre inspecteurs parisiens s’apprêtent à descendre cette semaine dans les Pyrénées pour rencontrer divers interlocuteurs dont des éleveurs victimes de prédations d’ours.

 

Cette brigade participe à la mission d'inspection générale qui s’inscrit dans l'évaluation à mi-parcours du Plan ours. Les institutions et représentants du pastoralisme, dont l’Aspap, ont demandé légitimement à connaître le contenu et les modalités de ces entretiens en Ariège. Voici la réponse de l’Etat :

-          La liste des personnes interrogées, établie unilatéralement par les services de l’Etat, ne sera diffusée qu’après le dernier entretien.

-          Le choix des éleveurs constitue un « échantillon élaboré dans le souci de la diversité des situations et des opinions au regard du programme ours».

-          Aucun questionnaire commun de support d’entretien n’a été préparé par les inspecteurs.

-          Les entretiens auront lieu au domicile des éleveurs, qui ont été prévenus par téléphone de l’heure et de la date d’arrivée de la brigade d’inspecteurs.

 

L’ASPAP ne peut que s’inquiéter des zones d’ombre de cette mission, en totale contradiction avec la volonté de transparence revendiquée par la nouvelle ministre, qui reprend à son compte les méthodes d’opacité ses prédécesseurs après les avoir vivement critiquées en juillet.

 

L’Etat choisissant lui-même les interlocuteurs, pour évaluer l’impact et les conditions de mise en œuvre de SON plan-ours , voilà une vision toute particulière de la démocratie, de la rigueur et de l’impartialité !

 

L’Aspap s’inquiète également de savoir de quelle manière les propos des uns et des autres (questions et réponses)  seront  fiablement retranscrits (entretiens enregistrés, possibilité de se faire accompagner de témoins, etc…) car ces méthodes de travail peu rigoureuses (imprécises ?), permettent toutes les interprétations : il suffit de sortir une phrase de son contexte pour faire dire ce que l’on veut.

 

L’ASPAP invite l’ensemble des éleveurs et des personnes qui auraient été contactés par la brigade d’inspecteurs à :

 

 une réunion d’information ce LUNDI 7 JANVIER 2008 à 21h00, à la Chambre d’Agriculture de Foix.

 

Cette rencontre sera l’occasion de mettre en commun l’ensemble des informations que nous avons pu collecter sur cette mission et sur ses enjeux. L’Etat ne cherche t’il pas à cautionner 2 nouvelles introductions comme le demande l’Adet ?

 

Cela suffit ! Rappelons qu’en Ariège, dès le printemps pas une semaine ne passe sans que plusieurs attaques avérées de l’ours n’aient lieu sur des ruches, des brebis, des veaux, des vaches, des poulains, des chevaux. Un compte-rendu complet des dommages d’ours en 2007 est en ligne sur le site de l’Aspap, www.aspap.info . Les témoignages de toutes les personnes confrontées à la présence de l’ours peuvent être déposés à notre adresse mail : aspap.contact@gmail.com, par téléphone au 06.30.29.90.86 ou par courrier : ASPAP Chambre d’agriculture 32 rue Gal de Gaulle 09000 FOIX

 

20 Décembre 2007 - Conférence de presse sur le Voyage au Trentin.

Voyage dans le Trentin, suite des Asturies


L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées , avec les autres associations des départements du massif des Pyrénées regroupées au sein de l'ADDIP (Association de Développement Durable de l'Identité des Pyrénées) a participé à la visite organisée par le ministère de l'Ecologie, dans le Trentin en Italie.

Le MEDAD, toujours à la recherche de solutions dans les Pyrénées, inscrit ces différents voyages dans un bilan mi-parcours du programme Ours.

Comme pour celui des Asturies, nous faisons notre propre compte-rendu et nous vous convions à une

Conférence de presse

le jeudi 20 décembre 2007  à 11 heures, Salle Ariège

la Chambre d'Agriculture - 32 rue du  Général de Gaulle - FOIX


Nous évoquerons également les suites judiciaires de la manifestation d'Arbas en avril 2006 et le lancement de la campagne  "Pyrénées Solidaires" , grande souscription de soutien à l'échelle du massif aux dix ariégeois traduits en justice.
Un dossier sur le précédent voyage dans la réserve à ours de Somiédo, aux Asturies en Espagne, est en ligne ici

19 Décembre 2007 - REUNION ASPAP ouverte à tous les adhérents ... et casse-croûte.

Le prochain conseil d'administration "élargi" de l'Aspap aura lieu ce mercredi 19 Décembre 2007 à la Chambre d'Agriculture à Foix.
Nous vous proposons de nous retrouver à 19H00 pour un casse-croûte autour des bonnes choses que chacun aura apporté.
Nous nous mettrons ensuite au travail : Venez nombreux.

10 au 13 Décembre 2007

Voyages d'études préconisés par le ministère : 2ème épisode en Italie, dans le Trentin. Nous vous tiendrons au courant ... Y participent de l'Ariège, Hélène Huez, Aspap/ADDIP, André Rouch et Jean-François Rummens, de la Fédération Pastorale de l'Ariège, et Francis Ader, Madé Maylin, Claude Vielle des Associations de l'ADDIP, coordination Pyrénéenne.


30 novembre 2007 - la Coordination Pyrénéenne ... aux Asturies, fait rebattre les cartes de la question de l'ours. Pour accéder au dossier complet, cliquez ici

 

Les 3 représentants de la Coordination Pyrénéenne, dont deux ariégeois pour ce voyage, sont rentrés satisfaits du voyage d'étude organisé par le Ministère de l'Environnement aux Asturies, en Espagne.

 

La Principauté des Asturies, dotée d’un gouvernement autonome, est située sur la côte nord de l’Espagne, au bord de l’océan Atlantique. Les Asturies s’étendent d’est en ouest sur 170km, pour une superficie de 10 000 km2. Les fortes densités de population humaine sont concentrées sur la côte (Oviedo-Gijon), où vit un million d’habitants dans un paysage entièrement urbanisé jalonné de zones industrielles et d’infrastructures portuaires.

L’arrière-pays, et notamment le sud d’Oviedo, but de notre visite, souffre depuis 40 ans d’une gravissime désertification rurale propre à l’histoire du pays qui a entraîné l’abandon définitif de centaines de villages en Espagne. Alors que la présence de l’ours y est discontinue, le lien de la présence humaine et économique est rompu dans ces vallées reculées depuis 40 ans. Ainsi Somiedo, siège de la réserve de biosphère, est une commune unique de 29.000 hectares, pour une population de 1.500 habitants seulement répartis en 38 localités.

Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos réserves. Sur place, nous nous sommes attachés à évaluer le plus justement possible l’expérience asturienne, dans sa globalité. Notre vigilance, nos questions nombreuses et ciblées appuyées sur le travail préalable de l’association ont mis à jour, pour nous comme pour les autres membres de la délégation, l’évidence de l’impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées.

Il apparait évident que la récupération de l’ours des Cantabriques est indissociable du contexte économique d’abandon des zones rurales après la fermeture des dernières mines dans les années 70-80, simultanée avec le seuil critique atteint par la population d’ours au même moment. Le projet de développement touristique porté par la mise en valeur de l’image de l’ours semble avoir été l’outil unique de la survie économique, et de la survie tout court, d’une zone qui a refusé la mort programmée de ses villages. L'élevage ovin y a disparu depuis longtemps, seul subsiste l'élevage bovin, moins sensible aux attaques. Aucune autre activité, industrielle, agricole ou commerciale n'a survécu.

Dans les Pyrénées, 40 ans de politique de développement rural ont  réussi à maintenir nos territoires actifs, touristiques, habités et vivants jusqu’au plus petit village de la chaine, tout en gardant une population d’ours, même faible. Le pastoralisme, premier acteur de la protection de l’environnement en montagne, a permis une ouverture et une  diversité biologique des milieux et des espèces remarquable. Un équilibre qui n’a rien à envier aux Asturies.

Trois sites canalisent les 120.000 touristes qui viennent chaque année dans la région : un parc de vision où deux ourses Paca et Tolla sont exhibées en captivité. Le sentier de l'ours, qui utilise l'ancienne voie ferrée minière au fond de la vallée. Le Parc Naturel de Somiedo, réserve de biosphère qui concentre une trentaine d'ours, bien cachés ceux là.  

  

Le premier intervenant asturien de ce voyage nous avait proposé, comme un paquet cadeau « d’emporter le modèle de Somiedo dans les Pyrénées ». La même personne, deux jours plus tard, a conclu notre voyage par ces mots : «un territoire doit choisir. Personne ne sait mieux qu’à l’intérieur d’un territoire ce qui est bon pour lui ».

 

Le voyage dans les Asturies a permis de rebattre les cartes de la question de l’ours dans les Pyrénées. Nous revenons légitimés par le ministère dans le rôle incontournable que nous avons à jouer pour sortir de 10 ans d’une crise préjudiciable à tous, dans lequel notre interlocuteur ne pourra être que l’Etat.

Nous invitons la presse, les adhérents de nos associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne  :

 

Le Mardi 4 Décembre 2007  A Foix, Chambre d’Agriculture à 11H00.

Le Mardi 4 Décembre 2007  A Tarbes, Chambre d’Agriculture à 11H00.

à la présentation du compte-rendu de notre voyage. Nous vous espérons nombreux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 Octobre 2007 - Compte rendu - Cour d’appel de Toulouse.

Le jugement est mis en délibéré jusqu'au 26 novembre 2007.

La solidarité comme antidote à l’avidité financière du Maire-d’-Arbas-Président-de-l’-Adet.

 

Les platanes de la place du salin, devant la cour d'appel de Toulouse ont résonné des applaudissements des opposants au plan ours venus encourager les 10 d'entre eux poursuivis en appel par la mairie d'Arbas pour avoir manifesté dans leur commune en avril 2006. La commune persévère dans ses demandes de réparation, 37.900 €, que les  juges avaient ramenés à 4.900 € en première instance.


Souriants, responsables et solidaires, les 10 ariégeois avaient glissé, on ne sait jamais, un petit paquet de sel dans leur poche gauche, "pour éloigner le mauvais sort" comme on le fait dans nos vallées. Sur le parvis du tribunal, sympathisants et responsables ont pris la parole pour raconter leur refus de voir les Pyrénées devenir un sanctuaire dédié aux ours et aux loups, dont les hommes seraient exclus. Philippe Lacube, de l'Aspap, a rappelé comment le milieu pastoral est l’acteur principal de la protection de l’environnement et du développement de la biodiversité dans les Pyrénées.


Charles Acap, trésorier d'un Groupement Pastoral qui a subi 9 attaques cet été, sur troupeaux gardés, a expliqué comment son association, gestionnaire d'une estive, finance l'amélioration du milieu et du bâti en montagne (sources, cabanes ...) par les cotisations des éleveurs et les emprunts. Et comment tout ce travail est remis en cause par la présence de l'ours, qui déprécie tellement son estive que personne ne voudra y monter, menant le groupement à la faillite et privant d'avenir le secteur délaissé. Se sont ensuite exprimés chasseurs, bergers, jeunes  et anciens comme Norbert Cazanave, 76 ans, qui ne comprend pas que Paris impose des ours aux Pyrénées, sans s'en garder ... pour l'Elysée.


De nombreux élus ariégeois sont venus apporter leur soutien,  et rappeler comment depuis le niveau local jusqu'à l'assemblée nationale, en passant par l'association nationale des élus de montagne, ils le mettent activement en oeuvre. Citons Augustin Bonrepaux, président du conseil général, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés, et Robert Zonch notamment, confronté à l’arrivée de l’ourse Hvala et ses 2 oursons sur  le Castillonnais.


Pendant ce temps, à l'audience, notre avocate démontait une à une les attaques de la mairie d'Arbas, et démontrait comment le premier jugement, déjà sévère, correspondait mieux à la réalité des dommages. La voracité  financière de François Archangéli, Président de l’Adet, outil-business très lucratif  du "pays de l'ours" qui n'a pas d'ours, arrogance suprême, donne une raison de plus ne jamais abandonner les Pyrénées aux promoteurs de "l'écologie de marché", par tous les moyens, sur tous les terrains.


Le jugement est en délibéré jusqu’au 26 Novembre prochain. En fin de journée, de bonnes nouvelles devaient arriver d'Auch, où nos représentants participaient à la consultation régionale du Grenelle de l'Environnement. Ils nous rapportaient à la fois une écoute attentive à nos propositions pour une biodiversité à visage humain, et les applaudissements de l'assemblée à destination des 10 ariégeois lorsque nos représentants ont évoqué notre cause, et leur sort.


La présence importante des médias à nos deux rendez-vous démontre elle aussi que notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute. Comme les juges à l'intérieur du tribunal, le grand public se pose des questions : mais comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent t’ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.

 

François Archangéli est sorti de l’audience sous les huées des manifestants, une réponse claire à ses utopies de « nouveau dialogue »… qu’il accompagne d’assignation en justice et d’appel à de nouvelles introductions à Arbas. L’harmonica de « Papy Norbert » rassembla alors autour des prévenus fatigués, mais heureux d'en avoir terminé, nos voix pour un vibrant « Montagnes Pyrénées » dont les couplets chantent l’histoire d’amour millénaire entre l’homme et la montagne, …et dont le refrain prévient  « halte là ! Les montagnards sont là ».

 

 

Manifestants d'Arbas, le verdict a été rendu le 26 Novembre

Tout ça pour ça. Le maire d'Arbas, qui prone la réconciliation dans tous les médias, a obtenu 6.700 € de dommages et intérêts, soit 2.000 € supplémentaire à la suite de son pourvoi en appel.

Lors de cette manifestation d'Arbas, nous étions trois cents, et dix d'entre nous ont été tirés au sort pour payer. Contrairement à ce qui a pu être dit, le village n'a pas été plongé dans la terreur ; nous avons juste brûlé une statue, écrit quelques tags sur les murs et jeté du sang sur la mairie. A l'exception de ces quelques minutes de colère, que des années de mépris et de surdité des autorités avaient accumulée, la journée s'est déroulée dans le calme le plus complet.

Pour les militants de l'Aspap, le combat continue. La décision de M. Archangeli , maire d'Arbas et président de l'Adet,  de nous attaquer en justice, plus que de diviser les opposants à la réintroduction de l'ours, n'a fait que souder davantage encore les Pyrénéens.

La solidarité joue déjà puisque des collectes de soutien sont organisées dans chaque département de la chaîne.  Aucun des dix éleveurs condamnés ne versera un euro a affirmé Phillippe Lacube, notre porte parole et président de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (ADDIP). C'est notre combat à tous, et il est juste. En ce sens, la décision est une relative bonne nouvelle puisque, même s'ils sont condamnés, nous sommes loin, très loin des prétentions initiales de la mairie d'Arbas qui réclamait près de 50 000 € de dommages et intérêts. Aujourd'hui la justice a rétabli l'équilibre, elle a remis les choses à leur vraie place. Les dix éleveurs ne sont pas les criminels que certains ont dépeints.


L'attention des médias sur les suites de ce procès démontre combien notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute. Le grand public se pose des questions : mais comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent t’ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.

 

Le travail de fond de l'Aspap, et de la Coordination Pyrénéenne est une oeuvre de longue haleine. Sur les stands, comme sur notre site internet, un public de plus en plus large prend conscience des enjeux que nous défendons va bien au delà du "non à l'ours" réducteur que certains, sans projet d'envergure, se plaisent à caricaturer.

 

Car nous défendons tout simplement la liberté de circuler, de travailler, d'accueillir les usagers de la montagne dans un espace ouvert à tous et préservé par le pastoralisme, meilleur garant de la protection de l'environnement. Une montagne où personne ne reviendra à la situation du 19ème siècle, avec l'ours et le loup, mais hostile et fermée aux hommes. Avec les autres acteurs du territoire, nous construisons des propositions concrètes d’avenir pour les Pyrénées, dans les rôles qui ont toujours été les nôtres : production agricole pour nourrir les hommes, - création et maintien de paysage et de biodiversité, - offre de sites et d’activités de loisir pour ceux qui les visitent, - emplois et plaisir de vivre pour ceux qui y habitent.  Nous y travaillons sans relâche.                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ADDIP Communique. Foix, le 29 Janvier 2008

Pyrénées – Mensonges de l’ours : la Coordination pyrénéenne descend du minibus.

 

Après deux voyages d’étude dans des zones à ours en Espagne et en Italie dont les participants, même parmi les pro-ours, ont reconnu que ces exemples sont « intransposables aux Pyrénées », le ministère de l’Environnement organise un 3ème minibus pour la Slovénie, pays d’origine de la population actuelle d’ours en France. Non Madame la Ministre ! Ni L’ADDIP  ni les associations de sauvegarde du patrimoine pyrénéen n’iront en Slovénie. Assez de discours angéliques sur la  cohabitation avec l’ours de la part de pays sans troupeaux ovins. Assez de rapports de force, comme en Italie, pour obtenir le simple droit de parler à un berger non prévu à votre  programme.

 

Pourquoi ne nous montrez-vous pas les Abbruzes en Italie, où ours et loups sont retrouvés empoisonnés ? Ou l’Autriche, où après 22 naissances la population d’ours est mystérieusement plus basse que celle d’avant les introductions d’ours slovènes ? Nous n’avons encore vu aucun exemple comparable aux Pyrénées : des ours sortis de leur réserve surprotégée, lâchés dans nos territoires immenses, animés d’activités économiques, touristiques, rurales, montagne exemplaire de biodiversité et de développement durable. Parce ce modèle idéal de cohabitation n’existe pas !

 

Nul besoin d’aller en Slovénie, 10 missions l’ont fait sans que vous ne teniez compte de leurs conclusions. Avant votre départ, lisez donc ce que le ministère slovène de l’environnement ne vous dira pas : il le publie pourtant sur son site internet :  http://www.mop.gov.si/en/

 

On y parle de stations de nourrissage avec de la viande,  de postes d’observations où l’homme approche 70 % des ours,  de conflits avec les populations en constante augmentation,  d’accidents sur les personnes et de … la gestion des ours les plus difficiles : « dans le cas spécifique des conflits en zone rurale  des ours ont été enlevés au milieu concerné et transférés dans des zones éloignées et isolées. Mais / au bout de quelques jours les animaux reviennent alors dans leur zone d’origine. Il nous intéresse beaucoup de transférer ces ours dans quelques uns des pays qui ont foi en la population d’ours slovènes. » Oui c’est bien de la France dont on parle. La France où les extrémistes de l’écologie persistent à réclamer deux nouvelles ourses !

 

Le 1er Février 2008,  l’ASPAP à l’origine du soulèvement populaire pyrénéen de 2006 tiendra son assemblée générale près de Foix. Les inspecteurs montés dans les Pyrénées évaluer le plan ours ont relevé, en public,  « que la situation dans les Pyrénées s’était considérablement durcie ces trois dernières années ». Et se sont étonnés que « l’information circule aussi bien d’un bout à l’autre de la chaîne». Oui Messieurs, « on se parle » dans les Pyrénées, et au-delà. Une délégation Pyrénéenne sera présente à notre assemblée générale. A l’initiative de l’ADDIP, une réunion Asturies/Alpes/Pyrénées aura lieu au printemps autour de l’avenir de nos territoires, de la biodiversité, de l’ensauvagement des espaces et lancera une démarche européenne commune.

 

Symbole d’unité, la souscription Pyrénées Solidaires a déjà collecté plus de 12.000 € pour les 10 manifestants d’Arbas. Les témoignages de soutien affluent de Français de toutes régions. Leur lucidité sur l’absence de justification écologique à implanter des ours slovènes, leur colère devant ce gaspillage scandaleux de fonds publics, leur attachement au monde paysan pyrénéen et à la liberté et la sécurité en montagne sont un encouragement fort à poursuivre ensemble notre combat. Nos associations pyrénéennes ont recueilli des milliers d’adhésions et continuent à en recevoir.

 

L’ADDIP et les associations pyrénéennes descendent du minibus. Le pire serait que les Pyrénéens ne se contentent plus du dialogue engagé par leurs associations pour expliquer les raisons de la colère, et décident de régler directement, sur le terrain,  le problème des ours slovènes qu'on leur a imposés. Nous faisons tout pour l’éviter, mais l’actualité, et les responsables de ce dossier, semblent s’y employer sans en imaginer les  effets. Nous demandons solennellement  à l’Etat français de retirer à ceux qui en ont la gestion la responsabilité de ces programmes.

 

 

 

 

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26 au 29 novembre 2007 - la Coordination Pyrénéenne ... "poil à gratter" du voyage ministériel à la réserve à ours de Somiedo, en Espagne.

 

Deux représentants de l'Aspap porteront avec une représentante de l'ASPP65 la voix de toute la Coordination Pyrénéenne.

 

L’ASPAP communique – INVITATION à la Conférence de presse du 4 Décembre 2007.

22/11/2007 - Voyage d’étude en Espagne. La Coordination Pyrénéenne élève le débat.


Dans le cadre des voyages d'étude préconisés par la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie lors de sa venue à Toulouse le 26 juillet, trois représentants de l’ADDIP - Coordination des associations de défense du patrimoine pyrénéen et de tous les usagers de la montagne à laquelle est fédérée l’ASPAP ariégeoise - vont participer au déplacement organisé dans la réserve à ours de Somiedo  en Espagne, du 26 au 29 novembre.

 

En préambule à ce voyage, la Coordination a du négocier pied à pied le nombre de nos représentants, ainsi que la possibilité de rencontrer des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme. Dans un courrier au responsable de cette mission, nous déplorons cette organisation unilatérale qui a mené à véritable bras de fer où le ministère de l’Ecologie a finalement du plier devant nos légitimes et tenaces revendications. Nous lui rappelons également que notre participation ne doit pas être interprétée comme une acceptation de la coexistence ou la cohabitation avec l’ours ou le loup, pas plus que notre adhésion à un quelconque processus de décision.

 

Les grands carnivores ne sont pas l’essentiel de l’avenir des Pyrénées, dont les enjeux de développement ne peuvent s’inscrire que dans un cadre durable et global incluant toutes ses dimensions territoriales, environnementales, économiques et sociales.

 

Cette réflexion, nous la conduisons avec les associations asturiennes d’éleveurs et les chercheurs en écologie avec qui nous sommes en relation et que nous allons rencontrer. Lors de ce voyage, nous nous attacherons à élever le débat au-delà de la question simpliste « pour ou contre l’ours » qui fonctionne comme un leurre, au détriment des problèmes graves, de fond, qui concernent le devenir de nos milieux et de nos sociétés : « La conservation de la biodiversité ne peut ainsi plus se réduire à la protection des espèces sauvages dans des réserves naturelles. Elle doit sauvegarder les grands écosystèmes de la planète, appréhendés comme la base et le support de notre développement. /…/ Ceci est d’autant plus vrai en France où tous les paysages, réputés naturels ou non, sont le fruit d’une coévolution du travail de la nature et de l’homme. » Ce n’est pas nous qui l’écrivons, c’est un extrait des conclusions du groupe de travail « biodiversité » au Grenelle de l’Environnement.

 

Les dernières heures et les retournements du ministère ont prouvé que le temps était venu désormais, quelle que soit la capacité du ministère à l’envisager, de nous écouter. Nos propositions alternatives réunissent les acteurs majeurs pyrénéens concernés par l’aménagement durable de notre territoire, qui sont nombreux, comme les associations pyrénéennes, à avoir été sous représentés dans le "casting" de ce voyage.

 

Nous en rendrons compte lors d’une conférence de presse simultanée qui sera organisée à notre retour. Nous invitons la presse, les adhérents de nos associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne  :

 

Le Mardi 4 Décembre 2007  A Foix, Chambre d’Agriculture à 11H00.

Le Mardi 4 Décembre 2007  A Tarbes, Chambre d’Agriculture à 11H00.

 

 

Il nous appartient de nous réapproprier de toute urgence les enjeux majeurs de l’avenir de notre massif. Si nous n’y réussissons pas, nous n’avons plus qu’à laisser l’évaluation du plan-ours nous imposer dès le printemps les 4 volontés des lobbies pro-prédateurs : remplacement des 2 ourses mortes accidentellement, nouvelle vague d’introductions, libre colonisation de notre massif par le loup, qui se félicitent-ils poursuit d’est vers l’ouest « une excellente progression, comparable aux Alpes ! ». Et signer l’arrêt de mort des Pyrénées que telles que nous les connaissons, que depuis 3.000 ans hommes et troupeaux ont façonnées, embellies, préservées jusqu’à nous, avant même que le mot « écologie » n’existe.

 

Dans ce moment décisif, nous espérons vous compter nombreux.

 Philippe Lacube, Président de l’ADDIP, Coordination Pyrénéenne

 

 Pour toute question que vous souhaiteriez nous voir poser en Espagne, ou toute information, vous pouvez contacter les deux représentants de l’ASPAP à ce voyage par mail aspap.contact@gmail.com ou par téléphone

Magali Boniface  06 30 29 90 86 - Claude Carrière  06 84 35 79 64

Plus d’infos également sur  www.aspap.info et  www.pyrenees-pireneus.com

Quelques infos sur la situation des Monts Cantabriques : http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Cantabrique.htm

 

Les membres de l'association française ADET-Pays de l'ours en visite de reconnaissance il y a un mois seulement dans les Asturies. Sur les crédits de l'ours, cela va de soi. Ils ne s’en sont pas vantés. Et pour cause…. L'équipe de Pyrénées-Pireneus vous présente le compte rendu établi par leur correspondant local le FAPAS. Avec la traduction maison en français ! à lire ici ...  http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Cantabrique-ADET-FAPAS-10-2007-fr.htm  

 

Bruno Besche qui avait également fait le voyage avant eux, à ses frais lui, nous livre une analyse tout à fait édifiante comme l’indique le titre qu’il a choisi : « L’Adet en promenade dans les Asturies ou l’ADET face à son échec » http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Cantabrique-ADET-FAPAS-10-2007-commentaires.htm  Les documents statistiques fournis ne sont qu’un résumé de ce que Bruno Besche dispose.

 

 

LE PROGRAMME OFFICIEL du VOYAGE OFFICIEL ...

 

(avant que nous n'obligions le ministère à faire un petit détour chez nos amis éleveurs et chercheurs en écologie asturiens ...)

 

 


Direction régionale
de l’environnement
MIDI-PYRENEES

Service sites, paysages et nature

 

 

 

 

Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009

Evaluation à mi-parcours

 

Mission d’inspection générale de l’Environnement

 

Voyage d'étude de la délégation française dans les Asturies, Espagne

du 26 au 29 novembre 2007

 

 

 

Composition de la délégation

 

Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées

Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale

Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours

Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées

Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège

Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège

Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées

Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,

Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques

Monsieur Thierry GALIBERT,  Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées

Monsieur  Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement

Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut

Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées

Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement

Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie

 

 

 

Programme

 

Lundi 26 novembre 2007 

 

Trajet TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA

Déjeuner durant le trajet

Hébergement à PROAZA

 

Mardi 27 novembre 2007 

 

9 h 00 - 12 h 00 :          Présentation de la province des Asturies : population, activités économiques...

Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.

 

12 h 00 :                       Rencontre avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies

Conférence de presse.

 

12 h 30 - 13 h 00 :        Visite du parc des ours.

 

14 h 00 – 15 h 30 :        Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)

 

15 h 30 - 16 h 00 :         Visite de la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement  

 

16 h 00 :                      Transfert à POLA DE SOMIEDO

 

17 H 15 – 18 h 00 :       Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS

 

18 h 00 – 20 h 30 :        Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS

 

20 h 30 :                      Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión"

                                   Hébergement à POLA DE SOMIEDO

 

Mercredi 28 novembre 2007

 

9 h 30 – 10 h 00 :         Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO

 

10 h 00 – 12 h 00 :        Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de SOMIEDO et de PROAZA

 

12 h 00 :                      Transfert à VILLAR DE VILLAS

 

13 h 00 – 14 h 00 :        Rencontre avec des éleveurs.

 

14 h 00 – 16 h 00 :        Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal"

 

17 h 00 – 20 h 00 :        Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des Asturies…

 

20 h 00 :                       Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador".

                                   Hébergement à POLA DE SOMIEDO

 

Jeudi 29 novembre 2007

 

Trajet POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE

Déjeuner durant le trajet

 

 

 

13 novembre 2007 - René Marquèze renvoyé en correctionnelle pour avoir tiré sur Cannelle.

 

Dans les Pyrénées où la population d'ours est en constante augmentation,  où les balises GPS s'éteignent les unes après les autres, où l'équipe de suivi est incapable de donner la localisation exacte des ours aux maires, aux éleveurs et usagers de la montagne ... les chasseurs Pyrénéens sont en train de comprendre qu'ils sont tous désormais des René Marquèze potentiels devant l’Etat et les associations pro-ours. Pourtant, avant même que l’écologie n’existe, ils étaient déjà et sont toujours les premiers acteurs de la gestion  de la faune sauvage en France, et notamment dans les Pyrénées.

La Cour de cassation de Pau a confirmé mardi le renvoi en correctionnelle du chasseur responsable de la mort en 2004 de Cannelle, considérée comme la dernière ourse de souche pyrénéenne. Au mois d'avril, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau avait décidé le renvoi en correctionnelle de René Marquèze, âgé de 64 ans.

 

Cette décision annule le non-lieu prononcé le 19 janvier 2007 après deux ans d'une longue et minutieuse instruction. Le chasseur n'a commis aucune infraction de chasse, il a toujours plaidé la légitime défense. Selon lui, Cannelle l’a chargé à trois ou quatre reprises. En la voyant avec l’ourson, il aurait eu le réflexe de descendre dans un ravin, de plus en plus bas. L’ourse serait restée à le surveiller avant de s’éloigner. René Marquèze affirme avoir attendu plus d’une demi-heure avant de remonter. Il croyait la voie libre, mais Cannelle aurait resurgi et bondi dans sa direction. Le chasseur aurait alors tiré sans épauler. Une question de survie, dit-il.

 

Reportant sur René Marquèze la responsabilité de l’extinction de la souche pyrénéenne d’ours brun (que cet accident, s’il l’a accélérée, n’a pas objectivement pas pu provoquer à lui seul), l'état et 18 associations s'étaient aussitôt portées parties civiles pour faire appel de la décision de non lieu. Selon elles «le procès est inévitable. La responsabilité pénale des autres chasseurs doit être recherchée pour complicité, ainsi que la responsabilité civile de l'ACCA et de la Fédération des chasseurs ».

En moins d'un an, deux des cinq ours introduits dans les Pyrénées en 2006 sont morts. Les chasseurs n'y sont pour rien. Les promoteurs de "l'hélicologie", méthode qui consiste à enlever des ours de leur paisible réserve slovène pour les parachuter dans nos Pyrénées immenses, fréquentées et accidentées ne seront nullement inquiétés. Pendant que les pays européens financent les énergies de demain, la France distribue largement  les crédits de l'écologie à des associations dites de protection de l'environnement qui les distribuent largement à leurs avocats pour envoyer des chasseurs en prison. L’écologie répressive, une spécialité tricolore.

 

Tout comme l'hypocrisie de l'Etat,  qui ne peut se mettre à dos les fédérations départementales de chasse , partenaires du plan ours,  mais poursuit en justice depuis 3 ans  – sa vie en a été bouleversée - le chasseur concerné. Tout en faisant croire à la circulation en toute sécurité des personnes, et au libre exercice de la chasse dans les Pyrénées. Chassez, Messieurs, chassez …

 

La gestion passionnelle et médiatique de cet évènement, qui a servi de tremplin aux associations pro-ours vers les introductions de 2006 - rappelons nous les commémorations et les gerbes de fleurs pour l'ourse, les déclarations  exaltées du chef de l'Etat -  nous incitent à la plus grande vigilance quant aux suites judiciaires qu'encourt René Marquèze. Nous en reparlerons lors du procès lui même.

 

 

22 Octobre 2007 - Compte rendu - Cour d’appel de Toulouse.

Le jugement est mis en délibéré jusqu'au 26 novembre 2007.

La solidarité comme antidote à l’avidité financière du Maire-d’-Arbas-Président-de-l’-Adet.

 

Les platanes de la place du salin, devant la cour d'appel de Toulouse ont résonné des applaudissements des opposants au plan ours venus encourager les 10 d'entre eux poursuivis en appel par la mairie d'Arbas pour avoir manifesté dans leur commune en avril 2006. La commune persévère dans ses demandes de réparation, 37.900 €, que les  juges avaient ramenés à 4.900 € en première instance.


Souriants, responsables et solidaires, les 10 ariégeois avaient glissé, on ne sait jamais, un petit paquet de sel dans leur poche gauche, "pour éloigner le mauvais sort" comme on le fait dans nos vallées. Sur le parvis du tribunal, sympathisants et responsables ont pris la parole pour raconter leur refus de voir les Pyrénées devenir un sanctuaire dédié aux ours et aux loups, dont les hommes seraient exclus. Philippe Lacube, de l'Aspap, a rappelé comment le milieu pastoral est l’acteur principal de la protection de l’environnement et du développement de la biodiversité dans les Pyrénées.


Charles Acap, trésorier d'un Groupement Pastoral qui a subi 9 attaques cet été, sur troupeaux gardés, a expliqué comment son association, gestionnaire d'une estive, finance l'amélioration du milieu et du bâti en montagne (sources, cabanes ...) par les cotisations des éleveurs et les emprunts. Et comment tout ce travail est remis en cause par la présence de l'ours, qui déprécie tellement son estive que personne ne voudra y monter, menant le groupement à la faillite et privant d'avenir le secteur délaissé. Se sont ensuite exprimés chasseurs, bergers, jeunes  et anciens comme Norbert Cazanave, 76 ans, qui ne comprend pas que Paris impose des ours aux Pyrénées, sans s'en garder ... pour l'Elysée.


De nombreux élus ariégeois sont venus apporter leur soutien,  et rappeler comment depuis le niveau local jusqu'à l'assemblée nationale, en passant par l'association nationale des élus de montagne, ils le mettent activement en oeuvre. Citons Augustin Bonrepaux, président du conseil général, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés, et Robert Zonch notamment, confronté à l’arrivée de l’ourse Hvala et ses 2 oursons sur  le Castillonnais.


Pendant ce temps, à l'audience, notre avocate démontait une à une les attaques de la mairie d'Arbas, et démontrait comment le premier jugement, déjà sévère, correspondait mieux à la réalité des dommages. La voracité  financière de François Archangéli, Président de l’Adet, outil-business très lucratif  du "pays de l'ours" qui n'a pas d'ours, arrogance suprême, donne une raison de plus ne jamais abandonner les Pyrénées aux promoteurs de "l'écologie de marché", par tous les moyens, sur tous les terrains.


Le jugement est en délibéré jusqu’au 26 Novembre prochain. En fin de journée, de bonnes nouvelles devaient arriver d'Auch, où nos représentants participaient à la consultation régionale du Grenelle de l'Environnement. Ils nous rapportaient à la fois une écoute attentive à nos propositions pour une biodiversité à visage humain, et les applaudissements de l'assemblée à destination des 10 ariégeois lorsque nos représentants ont évoqué notre cause, et leur sort.


La présence importante des médias à nos deux rendez-vous démontre elle aussi que notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute. Comme les juges à l'intérieur du tribunal, le grand public se pose des questions : mais comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent t’ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.

 

François Archangéli est sorti de l’audience sous les huées des manifestants, une réponse claire à ses utopies de « nouveau dialogue »… qu’il accompagne d’assignation en justice et d’appel à de nouvelles introductions à Arbas. L’harmonica de « Papy Norbert » rassembla alors autour des prévenus fatigués, mais heureux d'en avoir terminé, nos voix pour un vibrant « Montagnes Pyrénées » dont les couplets chantent l’histoire d’amour millénaire entre l’homme et la montagne, …et dont le refrain prévient  « halte là ! Les montagnards sont là ».

22 octobre 2007 - Auch - Grenelle de l'Environnement :

"le milieu pastoral est l'acteur principal de la protection de l'environnement en montagne". Sans lui, rien n'est possible".

 

Les Associations de protection de l'environnement et de développement durable dans les Pyrénées par la sauvegarde du pastoralisme ont beaucoup travaillé à préparer leur intervention à la concertation régionale du Grenelle de l'Environnement. Avec d'autant plus d'énergie que notre participation aux groupes de travail nationaux avait été refusée, les lobbyes pro-prédateurs étant eux largement représentés dans tous les thèmes de discussion ... Voici le fruit de ce travail, élaboré sous l'égide de l'ADDIP, coordination pyrénéenne à laquelle appartient l'ASPAP, par l'ASPP65, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen, qui a son siège dans les Hautes-Pyrénées.

Groupe de discussion n° 5 : Démocratie écologique ou démocratie tout simplement ?

"Une chose est certaine, c'est que l'on ne réintroduit pas l'ours contre l'avis des acteurs locaux. On l'a oublié dans cette affaire sensible. Il faut recréer la confiance et surtout les partenariats. » (Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, le 18 septembre 2007 à Masseube)

Il parait quelque peu choquant de dire « construire une démocratie écologique » alors qu’il s’agit tout simplement du fonctionnement démocratique de nos institutions déjà existantes et de méthodes de gouvernance de celles-ci. Faut-il rappeler les conditions dans lesquelles cette consultation d’Auch fut organisée ? N’y a-t-il pas là une atteinte à la démocratie républicaine lorsqu’un Préfet s’oppose à l’exercice de celle-ci ?

L’objet du groupe « était d’examiner les réformes à entreprendre » en cherchant à « dégager des mesures ou programmes de mesures directement applicables dans les années à venir. » Certes, le groupe fait des propositions. Mais nous pouvons regretter l’absence d’un fil rouge permanent dans la réflexion qui aurait été de mettre l’homme au centre du dialogue et de la prise de décision. La gouvernance ne peut pas se faire sans les hommes qui sont au coeur de la problématique. Elle ne peut être efficace que si ces hommes ont une volonté et une capacité d’échange sans que des groupuscules associatifs largement subventionnés ne viennent exercer leur lobbying à tout va pour imposer son point de vue et ces décisions. C’est à ce prix qu’une « approche globale, de conciliation de la protection et la mise en valeur de l’environnement, du développement économique et du progrès social » pourra offrir des gages de réussite depuis la base et non depuis le haut. La suite ici ...

Groupe de discussion n° 2 : Biodiversités ordinaire et agricole ou “espèces emblématiques”?

Elevage extensif et races domestiques autochtones, éléments clefs de la biodiversité en montagne

B.Besche-Commenge – ADDIP – 22-10-2007 / Grenelle de l’Environnement, groupe 2

On n’en est plus à une époque où le concept flou de “protection” d’une “nature” au demeurant jamais définie, conduisait à une partition schizophrénique des humains, de l’espace, et des espèces animales et végétales: un monde quotidien où l’on acceptait que cette “nature” fût mise de côté avec d’autant plus d’insouciance que, par ailleurs, quelques zones et espèces emblématiques devenaient des sanctuaires, des icônes intouchables, au fond des alibis à une dégradation globale.

Absente par exemple de la convention de Berne en 1979, qui en est devenue obsolète parce que réductrice, le notion de biodiversité, définie scientifiquement et non idéologiquement, permet aujourd’hui une vision intégrée de problèmes jusqu’alors envisagés de façon ponctuelle, limitée, assez inefficace autrement nous n’en serions pas aux urgences qui justifient ce Grenelle de l’environnement.

Oubliées y compris des zones Natura 2000 ( 1 ), les biodiversités agricoles et ordinaires sont à présent au centre des préoccupations. Enfin ! Comme le souligne le rapport du groupe 2, page 16 : « Toute la biodiversité est concernée par cet enjeu à commencer par la biodiversité ordinaire, celle de tous les jours, celle qui n’est pas nécessairement protégée ».

La « Stratégie nationale pour la biodiversité », adoptée par la France en 2004 soulignait déjà comment « l’abandon du pâturage extensif » menaçait des espaces ouverts (p.11), comment « usages locaux /et/ connaissances traditionnelles de la faune et la flore, tendent à s’effacer du fait de l’évolution des modes de vie », tandis que, sous l’apparence « d’un intérêt pour la nature /…/ la diversité du vivant reste une notion complexe, souvent mal appréhendée, au-delà de l’attachement à certaines espèces emblématiques (dauphin, baleine, ours...). » (p.14). La suite ici ...

22 Octobre - Grenelle de l'Environnement

Alain Reynes, Directeur de l'Adet, évoque à Auch un "pas vers le dialogue" sur la question de l'ours. L'ADDIP s'interroge, et réagit.

 

Texte initial de l'Adet, le 23 octobre 2007.

 

Opposants et partisans ont échangé calmement sur l'ours lors de la réunion régionale du Grenelle de l'environnement à Auch le 22 octobre 2007. Un nouveau pas vers le dialogue ?

 

 Les sujets de discussion étaient nombreux lors de cette réunion, et l'ours est finalement resté à sa place: un sujet parmi d'autres, que l'on peut aussi aborder sereinement.

 

 Au sein du Groupe de travail "Biodiversité", plusieurs intervenants ont ainsi demandé que la "biodiversité pastorale" et les effets bénéfiques de l'élevage sur l'ouverture des milieux soient reconnus.

 Cet atelier n'a pas été le lieu d'affrontements stériles, à l'étonnement (la déception ?) de journalistes présents.

 

 Plusieurs intervenants (éleveurs, élus, syndicalistes ...) ont par ailleurs détaillé les difficultés de l'élevage de montagne, sans mettre l'ours en avant comme c'est parfois le cas de manière si caricaturale que cela empêche d'aborder les vrais problèmes.

 

 Il aurait été dommage en effet (et totalement contre-productif) que cette réunion soit un nouveau procès de "l'ours-émissaire".

 A l'inverse, c'était bien le lieu d'aborder les problèmes de revenus, d'accès au foncier, de main d'oeuvre, de valorisation des produits ...

 

 De notre côté, actant cette  perspective constructive, nous avons également proposé que l'on cesse d'opposer ces deux biodiversités (sauvage et domestique, emblématique et ordinaire ...) et demandé que le pilotage du dossier ours soit dorénavant mené conjointement par les Ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture, marquant ainsi l'objectif de conciliation.

 

 Cette réunion du Grenelle marque peut être une nouvelle étape vers le dialogue, seule perspective d'issue positive pour tous.

 

 

 

 

 

 

M. Reynes, remettons les pendules à l’heure !

 

Les participants au groupe 2 du Grenelle de l’Environnement à Auch, auraient eu grand mal à échanger calmement lors de la réunion pour cette raison simple : si le calme fut bien présent ( et pourquoi en aurait-il été autrement ?), il n’y eut par contre jamais échange mais succession de monologues où, à son tour, chacun intervenait sur ce qui l’intéressait, souvent un problème ponctuel, important certes mais quand même assez réducteur par rapport aux problèmes posés, et, surtout, à la façon de les poser …

Alors bien sûr, nul conflit apparent, ce qui, compte tenu du contexte n’est quand même pas une nouvelle : qui, en effet, serait venu affirmer qu’il faut tout saccager dans un forum ayant au contraire pour objet : « préserver la biodiversité et les ressources naturelles » ? Sur cet objectif, avant même le début, il y avait consensus !

Mais un de ces consensus qui n’a strictement aucun sens, le contraire même du consensus qui suppose débat, désaccord, disputes parfois, pour en arriver à un terme commun dont, de fait, le retour dans la vie réelle se charge bien souvent de montrer très vite l’artifice. A Auch, il n’y eut même pas cela, des monologues redisons-le, même lorsque certains tentaient d’ouvrir le débat sur les problèmes de fond (représentants des élus locaux, élus de la profession agricole, moi-même pour l’ADDIP) … mais sans suite.

 

Organisée dans l’urgence, et très bien (bravo et merci aux petites mains invisibles qui ont beaucoup travaillé), l’assemblée certes regroupa beaucoup de monde. Preuve s’il en était besoin que les problèmes soulevés ne sont pas secondaires, et que les citoyens, en France, ne sont pas encore tout à fait lobotomisés: ils prennent la parole, veulent construire l’avenir.

 

Cela dit, la réunion à laquelle nous avons participé ne ressemblait en rien à un débat vous en conviendrez sans doute, ni même à une discussion. Elle tenait un peu de la conversation dans un salon de thé, avec deux différences : nous étions un peu serrés dans la salle et le thé était rare.

 

Au nom de l’ADDIP, je suis intervenu pour demander que la réunion fût aussi l’occasion de réfléchir ensemble sur ce qui était le fond même du rapport du groupe 2 : la notion de biodiversité, l’évolution qui, en une trentaine d’années, a conduit d’une très vague politique dite « de protection de la nature » limitée à quelques Parcs Nationaux et espèces emblématiques (dont l’ours), à l’analyse globale, systémique et sacrément plus complexe que résume cette notion aujourd’hui.

Mon intervention fut brève, il ne pouvait en être autrement. On me répondit que cela aussi devait être discuté. J’attends toujours …

Je n’allais pas reprendre la parole ensuite, trop de personnes souhaitaient intervenir elles-aussi (dont vous) et c’était tout à fait normal.

 

Les problèmes de fond ne furent donc pas discutés. Ecrire ensuite, comme vous le faites Monsieur, en caractères gras, qu’il y eut « nouvelle étape vers le dialogue », relève, au choix, de l’incompréhension, de la naïveté, ou de la posture style : voyez, nous sommes prêts au dialogue.

 

Nous aussi, mais pas particulièrement avec vous qui, pardonnez-moi, ne représentez jamais que votre association. Elle a tout à fait le droit d’exister mais, quand même, ni plus ni moins qu’une association de pétanque, sport que je pratique et respecte, mais structure peut-être insuffisante pour dialoguer d’un problème qui engage l’Etat, l’Europe, les directives mondiales suite à la Conférence de Rio, sans parler de la très grande complexité des problèmes en question. Je ne crois pas savoir que vous soyez mandaté par ces structures politiques de décision pour engager quelque dialogue que ce soit sur quoi que ce soit, et c’est à ce niveau que nous voulons  discuter et que nous le faisons.

 Je ne crois pas non plus à lire vos écrits et ceux de l’ADET autour de Nounours,  à moins de subite conversion mais Arbas n’est pas Lourdes, je ne crois pas non plus que votre association sur la complexité ait à ce jour fait preuve d’une grande pertinence, ni peut être connaissance. Votre fond de commerce c’est l’ours. Soit. Mais le fond des problèmes, lui, n’est pas de commerce. Sur ce fond, soyez rassuré, les compétences sont nombreuses, nous avons matière à dialogue ailleurs.

 

L’ADDIP dialogue, entend élargir ce dialogue, mais elle le fait sur les bases sérieuses et fondamentales que j’ai rapidement résumées lors de mon intervention et que je vais rappeler, mais d’abord d’où sort cette ADDIP, Association pour le Développement Durable de l’Identité Pyrénéenne ?

 

L’ADDIP est née de la fédération de toutes les associations pyrénéennes opposées aux importations d’ours et à l’ensauvagement du massif. Prises par l’urgence des réponses à apporter, sur les terrains concrets, aux problèmes que vos importations génèrent, ces associations départementales ont éprouvé le besoin de créer une structure moins contrainte par ces obligations. En relais constant avec ces structures départementales et leurs préoccupations, dans un dialogue permanent avec elles, l’ADDIP se consacre surtout à l’analyse des problèmes de fond sans pour autant être absente des terrains concrets d’où chacun de nous tire sa légitimité à parler au nom de l’ensemble ; ça fait beaucoup de monde. Ces problèmes de fond sont l’avenir des Pyrénées, les femmes et hommes qui s’y accrochent encore, le milieu et les formes de biodiversité propres à ce massif qui doit rester à visage humain et ouvert à tous, les évolutions économiques souhaitables.

 

Sur le fond de mon intervention à présent. J’ai rappelé quelques petites choses qui, si vous les avez bien entendues, auraient dû vous faire comprendre que nous étions en recherche de dialogue mais  avec des interlocuteurs à la fois compétents et responsables quant à ces problèmes de fond. Ces petites choses étaient les suivantes, vous les trouverez précisées dans le document que j’ai remis aux organisateurs de l’atelier auquel nous participions (voir ci-dessus et ici ...)

 

- consensus scientifique et politique sur le fait que réduire les problèmes à des espèces emblématiques comme l’ours est une analyse totalement dépassée des problèmes de biodiversité ;

 

- mise en évidence du rôle essentiel des biodiversités agricoles et ordinaires, d’autant plus menacées qu’elles ne sont ni médiatiques, ni emblématiques ; la place et le rôle majeurs de ces biodiversités sont soulignés dans le rapport des groupes 2 et 4 (Mode de production et de consommation durables);

 

- place unique et essentielle des Pyrénées pour ces deux biodiversités, avec notamment des races ovines et bovines à petit effectif, que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur terre alors que l’ours, comme le loup, ne sont nullement espèces menacées aux niveaux mondial ni européen ;

 

- rôle essentiel du pâturage extensif pour le maintien de la biodiversité végétale en montagne (voir quelques références dans mon texte, ce n’est que l’écume d’un vaste ensemble de travaux) ;

 

- nécessité de développer effectivement l’élevage de ces races autochtones pour des productions économiquement viables et soutenables, dans le respect des modes de surveillance en montagne qui ont créé en même temps ces races et ce milieu (je n’ai pu développer cet aspect faute de temps, mais ai remis aux organisateurs un document sur ce problème: http://www.pyrenees-pireneus.com/FNSEA-Biodiverste-10-10-2007-BBC-RacesAutochtones.pdf)

 

- enfin, insistance dans le rapport du groupe 2 sur la grande prudence avec laquelle agir sur « la nature », même avec les meilleurs intentions du monde : « La connaissance synthétique de l’état des écosystèmes et de la biodiversité biologique /…/ est lacunaire, rendant alors difficile l’identification des priorités pour l’action », page 6.

 

Vous le voyez, il y avait là quelques problèmes de fond quant à l’objet même de notre réunion. Ils passèrent à la trappe. Mais, je le répète, c’est avec des personnes et structures compétentes et responsables que l’ADDIP  débat et cherche à étendre le débat. Avec aussi et d’abord l’ensemble de la population française à qui de trop nombreuses associations, dont la vôtre, donnent des problèmes en jeu une vision strictement militante, étriquée, souvent très ignorante, et encore plus souvent pleine de mépris pour celles et ceux qui ne partagent pas votre militantisme, un peu obsessionnel, mais en subissent quotidiennement les conséquences.

 

J’allais oublier, vous écrivez : « Il aurait été dommage en effet (et totalement contre-productif) que cette réunion soit un nouveau procès de "l'ours-émissaire" » ; là aussi, Monsieur, comme à propos de votre un peu pathétique et/ou très calculée référence à « nouvelle étape vers le dialogue », il faut cesser de confondre fantasme et réalité : cet émissaire ne vit que dans votre tête et celle de M. Farid Benhamou qui, lui, en fait son fond de commerce universitaire, à chacun sa petite épicerie, faut bien gagner sa vie!

 Les 5000 Pyrénéens qui défilèrent dans les rues de Bagnères de Bigorre l’an dernier pour protester contre les importations dont votre association était le supplétif, eux ne se trompaient pas : le slogan le plus représenté était « nous ne sommes pas la frontière sauvage ». Et si vous aviez été là, discuté avec les uns et les autres qu’en général vous rencontriez alors pour la première fois, vous auriez compris le message :

 

« La  Politique Agricole mise en place depuis des années, en nous marginalisant, a bien montré comment nos façons de faire ne correspondaient pas aux formes industrielles d’agriculture qu’alors on considérait comme seules dignes d’intérêt. C’est justement parce que nous étions différents que nous n’existions plus sinon de façon marginale. Et ours et loups étaient inclus dans cette politique : si nous n’étions plus vraiment utiles pour produire du bétail, devenir « montreurs d’ours », nous l’avions effectivement déjà fait ! Mais ni la même époque, ni le même contexte quand même.

 

Vous semblez avoir enfin compris que vos formes de production, efficaces et indispensables c’est évident, posent aussi des problèmes, et qu’il ne faut pas, comme disaient d’ailleurs nos et vos anciens, mettre tous les œufs dans le même panier. Qu’il faut préserver, maintenir, enrichir d’autres formes de production et d’utilisation humaine des milieux. Elles sont une chance pour l’avenir comme le disent toutes les directives que vous prenez en ces domaines.

 

Bien, voilà, on est là, nous ne sommes pas la frontière sauvage. »

 

 B.Besche-Commenge ADDIP 24 octobre 2007

 

 

 

 

Lundi 22 octobre, Auch/Toulouse :  biodiversité, développement durable et solidarité.

Communiqué du 18.10.2007

 

Ours - Pyrénées - Justice – Sauvegarde et avenir de nos territoires

Lundi 22 Octobre de la Solidarité et du Développement Durable :

-  Grenelle de l’Environnement à Auch

-    Rassemblement de soutien aux prévenus d’Arbas à Toulouse

 

Les villes d’Auch et de Toulouse vont résonner ce lundi 22 octobre des idées, de la vision d’avenir, et de l’expression de la solidarité des Associations Pyrénéennes de Défense du Pastoralisme, du développement durable et de l’accès à la montagne pour tous.

 

A Auch, où se déroule la consultation régionale du Grenelle de l’Environnement, nos représentants de l’Addip-coordination Pyrénéenne, apporteront au débat nos arguments  qui démontrent scientifiquement la nécessité absolue de sauvegarder le pastoralisme, support depuis 3000 ans du développement durable dans les Pyrénées  par son rôle environnemental, économique et social, et pilier des loisirs en montagne.

 

A Toulouse, où l’Aspap, relayée par l’Addip, organise une manifestation de soutien aux 10 manifestants ariégeois poursuivis en justice par la Mairie d’Arbas. La parole y sera donnée à tous ceux qui souhaitent partager notre vision d’avenir pour des Pyrénées actives et préservées, sans ours ni loup ni leurs budgets exorbitants pour les contribuables : citoyens et élus, résidents et vacanciers, éleveurs, bergers, professionnels du tourisme, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, amoureux de nature et d'espace, pourront enfin exprimer leur refus d’abandonner les Pyrénées à des ours qui ont tous les droits, toutes les libertés.

 

Rendez- le lundi 22 octobre à 14 heures devant la Cour d'Appel

Place du Salin, Toulouse

 

Les interventions et témoignages recueillis à Auch comme à Toulouse au cours de la journée seront consultables, dans quelques jours, sur internet et notamment sur le site « la cabane de l’Aspap », à l’adresse www.aspap.info. D’une même voix, sur tous les terrains, nous restons mobilisés et continuerons sans relâche à justifier le nécessaire abandon du plan ours et le retrait ou le cantonnement de ceux qui sont présents et de leur progéniture. 

 

Les promoteurs du plan ours nous promettent des montagnes dévorées de milliers de kilomètres de grillages électrifiés, des centaines de chiens patous et de systèmes divers et variés qui ont fait la preuve de leur inefficacité sur la durée … il est urgent d’agir si nous voulons continuer à vivre et à travailler en paix et en sécurité dans nos territoires, à les partager, pour transmettre ensemble aux générations futures ce patrimoine unique dont nous avons hérité :  les Pyrénées, une montagne de liberté.

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Contact  : Marie-Lise Broueilh 06.30.36.97.52

                 Magali Boniface 06.30.29.90.86

 

 Transport par Car Ariège/Toulouse, inscriptions :

Départ AX/Foix : Claude Carrière, au 06.84.35.79.64

Départ St Girons : Véronique Estrémé, au 06.76.88.29.67

 

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* La journée de solidarité reportée au lundi 22 Octobre 2007

L’ASPAP, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées communique :

Foix, le 9 octobre 2007

 

Initialement prévue le 8 octobre, l’audience des 10 ariégeois poursuivis en justice pour avoir manifesté en avril 2006 à Arbas se déroulera le lundi 22 octobre à 14 heures à la Cour d'Appel de Toulouse.

 

François Archangéli réclame aujourd'hui 40.000 euros. La hauteur des exigences financières du maire d’Arbas, également président de l'ADET – outil de promotion et d’importation des ours slovènes - ne laisse aucun doute sur sa volonté, au-delà d'aggraver les peines individuelles, d'atteindre l'ASPAP qui n’a jamais caché son soutien aux ariégeois traduits en justice.

 

S'en prendre à  l'ASPAP, c'est attenter à la liberté d'expression que les Pyrénéens, longtemps privés de parole, ont chèrement gagnée. Des Pyrénéens qui dénoncent la casse de l'outil de travail de milliers d'éleveurs, les coûts exorbitants de ces programmes, les dangers d’ours peu farouches pour les populations, l’ensauvagement programmé des estives. Et qui dérangent.

 

 

Nous appelons à une grande manifestation de solidarité :

 

le lundi 22 octobre 2007, à 14 heures

 

devant la cour d'appel de Toulouse, 10 place du Salin.

 

Des cars sont organisés au départ de tous les départements pyrénéens. Les inscriptions se font auprès de votre association locale : ADIP31, ASPP65, FTEM64, et ASPAP pour l’Ariège :

 

Départ AX/Foix : Claude Carrière, au 06.84.35.79.64

Départ St Girons : Véronique Estrémé, au 06.76.88.29.67

 

 

Devant les menaces qui pèsent sur l’avenir des Pyrénées, et sur notre droit même à nous exprimer, nous appelons tous ceux, citoyens et élus, résidents et vacanciers, éleveurs, professionnels du tourisme, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, amoureux de nature et d'espace à exprimer à Toulouse notre refus commun de ces Pyrénées dont nous ne voulons pas :

 

         Des milliers de parcs électrifiés en tout genre, des centaines de chiens patous près des sentiers puis 8 mois sur 12 dans les villages, des troupeaux affolés, des restrictions de circuler ou de chasser jusqu’au fond des vallées comme les sous-entend le Préfet de l'Ariège, des ours qui ont tous les droits, toutes les libertés.

 

Tout ce gâchis au nom d'un emblème importé qui fera reculer la biodiversité des Pyrénées, les éleveurs l’ont compris les premiers. Par leur immense connaissance de la montagne, ne sont-ils pas la véritable "sentinelle des Pyrénées" ?

 

 

 

Contact presse, information, adhésion :

Magali Boniface au 06.30.29.90.86

mail : aspap.contact@gmail.com

 

 

 

 

* Dernière minute : la manifestation de solidarité annulée, les avocats demandent un report d'audience.

Communiqué du 4 octobre 2007.

Le 8 Octobre prochain, à Toulouse, 10 manifestants d'Arbas devaient être entendus par la cour d'appel de Toulouse suite au pourvoi en appel du maire d'Arbas en septembre 2006.


Au moment où nous écrivons ces lignes, bien qu’ils aient disposé de plus d’un an pour le faire, les avocats de la commune d’Arbas n’ont toujours pas adressé aux deux avocats des 10 prévenus l’ensemble des éléments de leur pourvoi, contrairement à ce qu’impose la procédure d’appel.

 

Cette grave carence, volontaire ou involontaire, place les deux avocats des 10  prévenus dans l’impossibilité d’organiser leur défense avant l’audience initialement prévue dans 5 jours.

 

Devant cette situation, ils n’ont d’autre choix que de solliciter un report d’audience auprès de la Cour d’Appel de Toulouse.

 

L’ASPAP tient à remercier tous ceux – éleveurs, citoyens, élus - qui, de tous les départements pyrénéens, et au-delà, ont déjà manifesté leur solidarité envers les manifestants arbitrairement traduits en justice, et déjà condamnés en 2006, rappelons- le, à des peines sévères en regard des faits reprochés.

 

Nous remercions également les centaines d’adhérents qui ont déjà renouvelé leur soutien à l’ASPAP en 2007, et rappelons notre adresse à ceux, nombreux, qui nous la demandent pour nous rejoindre :

ASPAP, 32 rue du Général de Gaulle – 09000 FOIX (cotisation 10 €).

 

Ensemble, nous restons mobilisés en prévision de l’audience

 qui devrait se tenir à la fin de cette année.

 

Nous vous en communiquerons la date par voie de presse et sur notre site internet renouvelé et mis en ligne cette semaine …  la cabane de l’Aspap, à l’adresse : www.aspap.info

 

Merci de votre soutien, et à bientôt.

 

Contact ASPAP : magali boniface, au 06 30 29 90 86

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Communiqué du 30 septembre 2007

 

Justice - 8 octobre de la solidarité  à Toulouse
  
Le 8 Octobre prochain, à Toulouse, 10 manifestants d'Arbas seront entendus à la cour d'appel de Toulouse suite au pourvoi en appel du maire d'Arbas. Cela aurait pu être n'importe lequel d'entre nous, et les propos de la ministre après la mort de Franska laissent présager de nouvelles poursuites arbitraires à la moindre occasion.

Rappelons qu'en septembre 2006, le tribunal pénal a prononcé à leur encontre des peines sévères en regard des faits reprochés, et les a condamnés à verser 4.300 € sur les 60.000 € que demandait la  Mairie d'Arbas.

Une somme qui ne satisfait pas l'appétit au gain de François Archangéli, maire d'Arbas et Président de l'Adet. Lui qui n'est pas à une contradiction près, après avoir déclaré dès le soir de la première audience vouloir enterrer la hache de guerre, courait chez son avocat dès le lendemain pour lancer une nouvelle procédure d'appel.  

Venons nombreux les soutenir. Affichons notre solidarité, exprimons notre profond désaccord avec ces méthodes ! Réaffirmons notre refus justifié et déterminé de voir la montagne abandonnée au seul bénéfice d'ours importés qui n'apportent rien à la biodiversité et mettent en péril l'équilibre écologique, social, économique et culturel que des générations d'hommes et de troupeaux ont bâti, et qui a ouvert les Pyrénées à tous les usagers de la montagne d'aujourd'hui.

Nous étions des centaines aux portes du tribunal de Saint Gaudens en septembre 2006. Le 8 Octobre prochain des cars seront organisés au départ de tous les départements des Pyrénées pour exprimer, plus que jamais, notre unité et notre solidarité. Les inscriptions se font auprès de votre association locale.

Rendez-vous le lundi 8 Octobre entre 13 et 14 heures devant la Cour d'Appel de Toulouse - 10 place du Salin, Toulouse.

Merci de votre présence, et de votre soutien.


 

Au plus près du terrain, toutes les infos d’Ariège et des Pyrénées.

 

N’hésitez pas à nous faire part des évènements dont vous avez connaissance, nous les partagerons via ce site avec le plus grand nombre …

 

Par mail : aspap.contact@gmail.com

Par téléphone, Magali Boniface, animatrice 06 30 29 90 86