Dans l'actualité ...

M. Le Préfet de Région halte à la désinformation à propos des ours !
Ours-Pyrénées - GNO/plan-ours : suite et fin.
Un front de refus de l’Atlantique à
Quelle recevabilité ont les
propositions du GNO, issues d’un cartel de fonctionnaires et d’associations qui
vivent des crédits de l’ours ? Parce que le plan-ours leur a été imposé sans
concertation, les acteurs représentatifs du territoire pyrénéen ont refusé
légitimement de collaborer au GNO, outil de sa mise en œuvre : d’abord les
éleveurs, institutions pastorales, associations départementales, les 6 chambres
d’agriculture du massif, puis les 3 conseils régionaux, 6 conseils généraux,
l’Association Nationale des Elus de
Moins d’ours … moins d’attaques
Oui, le nombre de
prédations a diminué en 2009. Simplement parce que le nombre d’ours diminue.
Le compte n’y est pas : 5 ours en
1995 + 8 lâchers + 22 naissances = … 8-15 ours sur tout le massif en
2008 ?! Ce n’est un secret pour personne, sauf pour Monsieur Bur, Préfet de
région peut-être, la chasse à l’ours a repris dans les Pyrénées. Et le virage à
180° des représentants de la chasse, qui claquent la porte du GNO les uns après
les autres, est à prendre très au sérieux …
Que faisiez-vous pendant le GNO ?
Nous n’avons pas de temps à
perdre devant le grand spectacle du plan-ours. Pendant que le GNO palabrait sous
les plafonds dorés de
La voie de la raison
Nous savons que ce sont
justement ces Pyrénées vivantes qui sont appréciées en très haut lieu. Et nous
entendons les propos rassurants qui depuis le sommet de l’Etat redescendent sur
le terrain, plus crédibles que les supplications des quémandeurs de nouveaux
plantigrades.
Moins de concertation locale, moins d’ours
« Que font donc nos
voisins ? » demandait « NKM » : L’Italie a mis fin à son plan-ours, « il faut
savoir raison garder». L’Autriche avait persévéré dans de nouveaux lâchers, elle
ne compte plus d’ours du tout. En Espagne, le Sénat vient de voter une motion appelant
A lire ici ... l'article sur kairn.com polémique sur les propos du Préfet de Région
A lire ici : l'article sur actualités-environnement le naufrage du groupe ours
Lettre ouverte de B.Besche-Commenge
M. le Préfet de région,
votre communiqué du 25 juin 2009 sur les travaux du
« Groupe national ours dans les Pyrénées » commence mal.
Vous écrivez à son propos : « instance de dialogue et de concertation où l’ensemble des acteurs de la
chaine a été invité ». Certes, mais vous oubliez ce qu’il eût été honnête de
mentionner : ces acteurs vous ont éconduit, ont refusé de participer à cette
gestion imposée d’un programme imposé qu’ils refusent, et vous ne vous êtes
trouvés, à discuter en rond, que représentants des administrations et
associations satellites, subventionnées par ces mêmes administrations. Ce qui ne
manque pas de donner à vos « conclusions » un délicieux parfum d’unanimité
enchanteresse : le monde rêvé du « pas de vague » et du « tous d’accord ».
Oser écrire ensuite : « propositions issues des groupes de travail qui ont fonctionné ces
derniers mois », « ateliers associant
l'ensemble des membres du groupe », relève d’une pure et simple manipulation
des faits. Votre monde rêvé a alors logiquement accouché d’une souris et fait du
sur place : on ne trouve en effet dans vos « conclusions » rien d’autre que les
propositions et intentions vertueuses qui, depuis avant même les premières
importations d’ours slovène en 1996, caractérisent ce programme.
Tout ça pour ça : bégayer encore ce qui était déjà
formulé au départ ! Quel aveu d’échec ! Et quelle obstination en dépit du rejet
par toutes les forces vives du massif: ça n’a pas marché, ça ne marche pas,
mais, courage, continuons ! On pourrait sans doute aussi appeler cette
obstination, faculté d’écoute amoindrie …
Un des plus beaux exemple de cet échec, malgré les
sommes englouties, est condensé dans ces deux « propositions » : « mise
en place d'actions d'information auprès des acteurs d'activités de pleine nature »,
et « nouvelle stratégie de communication
orientée sur les territoires occupés par la population d'ours ». Cela ne
manque pas de sel. Siégeait avec vous parmi vos satellites, l’ADET. Or, depuis
sa création, cette association a justement été chargée de cette mission
d’information.
Parues en 2000, le « Rapport final Life Nature –
Ours en Pyrénées centrales - DIREN Midi-Pyrénées » fait à plusieurs reprises références à cette mission qui lui était
impartie, page 49 notamment :
« grâce
à des financements PYRENE (fonds structurels 5b sur le Massif Pyrénéen)
/…/ l'ADET a pu recruter un animateur
local chargé de développer le label “ le
Pays de l’Ours ” auprès des acteurs du tourisme, les éleveurs, les
chasseurs, les collectivités, les associations et les particuliers ». Exactement les mêmes que ceux encore à
convaincre aujourd’hui !
Et les annexes de ce rapport fixent les objectifs
dont l’ADET était chargée depuis sa création en 1991. Page 6, l’annexe intitulée
« Protocole d’information et de
sensibilisation sur le dossier ours en Pyrénées Centrales – DIREN Midi-Pyrénées
– Equipe de suivi) » précise : « Ce
document définit la stratégie mise en place pour la campagne d’information et de
sensibilisation sur la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées centrales »
:
page 6 : «
IX. Acteurs économiques locaux
(professionnels du tourisme, éleveurs,
apiculteurs…) objectifs : développer une stratégie de valorisation de la
région en utilisant l’image de l’ours en
relation avec l’ADET, et d’autres professionnels du tourisme – Méthode,
matériel : voir avec l’ADET,
catalogue pour touriste… »
page 7 « Mise
à jour du site en fonction des informations fournies par l’Equipe de suivi DIREN
Midi-Pyrénées à l’ADET ».
Presque 20 ans après la création de l’ADET dans cet
objectif, revenir au point de départ est sans doute le signe d’une grande
réussite. Elle justifie, M. le
Préfet, que vous continuiez à écouter et soutenir de telles associations, mais
jetiez au sol le mémoire de l’ADDIP sur les mensonges qui accompagnent le plan
ours, mensonges d’Etat pour certains, lorsque, lors de la seconde réunion du
groupe ours, le Président de l’ADDIP tenta de vous en faire part. Sa lecture,
j’en conviens, était moins agréable que l’unanimisme de façade.
Le dialogue à sens unique, petit frère du
monologue, reste au fond la meilleure façon de faire croire que … « ça baigne »
…
B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP 27 juin 2009
1) Bruno Besche-Commenge
M. Le Préfet de Région halte à la désinformation à propos des ours !
J’ignore qui a fourni à l’AFP les « informations » transmises le 24 juin 2009
sous le titre : « La
cohabitation entre l'ours et les élevages s'améliore dans les Pyrénées »,
et celles, plus détaillées, que
S’il s’agit de l’actuel Préfet de région comme semblent l’indiquer les propos
rapportés entre guillemets, celui-ci alors se situerait dans la ligne de son
prédécesseur lors des importations d’ours de 2006 ; ce dernier n’avait pas
hésité à couvrir de sa signature ce qu’il faut appeler des faux et des
mensonges :
- publication d’un tableau « scientifique » bidouillé dans le document soumis à
la soi disant « concertation », masquage volontaire de certains problèmes
sanitaires posés par ces importations ;
- affirmation que les ours n’étaient plus nourris avec des carcasses de bétail
en Slovénie alors qu’au même moment le propre responsable slovène de la faune
écrivait dans un rapport public : « stations de nourrissage
avec de la viande, ou avec du maïs »
(voir : « The brown bear conservation and management in Slovenia (Long
version) » p.7).
Oser dire, comme le rapporte
Car en effet ce qu’a « visiblement
réussi » le groupe ours, c’est plus que jamais à élargir le champ de celles
et ceux qui, sur le terrain, sont confrontés aux conséquences de ce programme
imposé et ridicule : ridicule parce que, contrairement aux mensonges diffusés
par l’ADET et Ferus (50 ours pour assurer la viabilité d’une population d’ours),
« ce nombre devrait se situer aux
alentours de 200 pour que la population soit viable à court terme » (cf.
Trinidad Pérez et alii “Non-invasive genetic study of the endangered Cantabrian
brown bear (Ursus arctos)” Conservation Genetics 10(2): 291-301
avril 2009) ».
« A court terme » ! On sait en effet
qu’à long terme c’est « plusieurs centaines d’ours sur de milliers de km2 »
qui sont indispensables comme l’indiquait par ailleurs en 2005 Javier Navez,
l’un des spécialistes cosignataire de cet article.
Que deviendraient alors toutes ces activités humaines qui ont fait des Pyrénées
ce qu’elles sont, qu’elles entendent rester, et que leurs visiteurs aiment y
trouver : des paysages ouverts, accueillants, qui ne semblent « naturels » que
parce que l’on oublie tout le travail des hommes qui, depuis le néolithique, les
a transformés en un croisement entre ce que nature permet et ce que
l’intelligence humaine sait construire avec elle ?
C’est en fait, « très visiblement »,
cela qu’a montré le groupe ours : le refus, de plus en plus large à mesure que
ses réunions se succédaient, de participer à ce ridicule programme dont les
effets sont clairement devenus pour tous une rupture totale avec cette longue
histoire entre des femmes, des hommes, des troupeaux, et leurs montagnes. Le
front du refus s’est sans cesse élargi : l’ADDIP et les associations qu’elle
fédère ont été à la pointe du comité d’alerte, elles ont été suivies par
Conseils Régionaux, Généraux, Chambres d’Agriculture, très grande majorité des
élus locaux, ANEM, tous les élus du Val d’Aran, aujourd’hui les dernières
Fédérations de chasse qui avaient longtemps été bernées sur les conséquences de
la présence de l’ours.
L’ADET tente de façon désespérée de faire croire qu’elle réussit la mission pour
laquelle elle est subventionnée : faciliter la « cohabitation ». Son échec de
plus en plus évident devait quand même amener un jour l’Etat à s’interroger sur
la façon dont il dilapide à fond perdu des subventions qui, en période de crise
plus encore, devraient être distribuées avec prudence et obligation de résultat.
L’ADET cependant est dans son rôle : elle défend son fond de commerce.
Qu’un Préfet de Région joue du même violon, inquiète davantage. Heureusement
nous savons, par d’autres canaux, que l’Etat connaît la réalité du terrain ;
encore faudrait-il qu’il jouât son rôle : regarder l’intérêt général, et pas
celui de sectes du sauvage dont il ne suffit pas qu’elles aient infiltré
certains rouages pour faire la pluie et le beau temps. B.Besche-Commenge
ASPAP/ADDIP - 25 juin 2009
2) Véronique Estrémé
L'ère des ours
jeudi 25.06.09 - 15h25
auteur : véronique Estrémé - sentein
On ne peut que s'étonner de la retranscription du compte rendu émanant de
3) Gérard Dubuc, maire de St Lary, Coprésident de l’ASPAP
OURS -
C’est donc ainsi. Le Groupe National Ours a rendu ses conclusions en forme de
préconisations à l’Etat qui les lui avait commandées. Bien entendu elles sont
conformes à ce qui en était attendu : le GNO aurait été productif et aurait même
réussi un consensus entre ses membres participants. Rien de très nouveau ou de
surprenant car, comme dirait un Grand Homme de notre Histoire, ces « grands
machins » sont faits pour ça…
Leurs animateurs institutionnels ont beau se gausser de résultats relayés avec
complaisance par les médias, il convient de relativiser et surtout ne pas
enterrer le manche avant la cognée.
Quand on sait le nombre et l’importance des forces élues des Territoires, de
l’économie montagnarde, des représentants professionnels et syndicaux qui n’ont
pas cautionné la démarche bien
tardive de pseudo concertation, on se doute que tout n’est pas si parfait dans
le meilleur des mondes des ours slovènes importés en PYRENEES.
L’énoncé de la réussite des mesures de protection est un leurre voire une
provocation, la diminution des prédations s’explique par l’élimination ou le
cantonnement des ours les plus carnivores, l’allusion à la foudre qui vient de
tuer plus d’une centaine d’ovins une diversion et une calamité de plus, trop
bien connue par les bergers depuis toujours.
Plus que jamais en cette période de
montée sur les estives l’anxiété est de mise.
Outre les représentants de l’Etat et des organismes publics, il n’y avait guère
au GNO que des Animateurs de Pays venus défendre leurs professions et quelques
bénéficiaires de subsides publics pour souhaiter bien sûr que cela dure encore.
Tous ceux qui n’étaient pas venus n’étaient pas absents par démission ou par
lassitude mais restent en état de veille, surtout si de nouvelles
réintroductions venaient à être décidées.
Les chasseurs notamment longtemps et habilement maintenus hors opérations
viennent de rentrer en résistance puisque ce qui avait été dit et écrit à leur
égard n’est pas tenu.
Les pouvoirs publics seraient vraiment bien inspirés de porter leur attention à
la colère sourde qui résonne toujours dans les vallées.
Les calumets de la paix que fument les montagnards lorsque ils sont sur les
cimes, n’ont toujours pas exhalé de fumées blanches. On ne les verra pas tant
que les PYRENEES resteront un champ d’expériences pour des opérations
artificielles imaginées ailleurs, mais le jour ou elles seront redevenues
tranquilles et vivantes. Ce jour là, le ciel sera bleu.
Gérard DUBUC
SAINT-LARY

Photo de gauche prise le 13 juin 2009, le jour de la montée aux estives,
quelque part en Ariège ... par téléphone portable !
Photo de droite : le stand de l'ASPAP a accompagné les transhumances d'Ariège (ici photo à Sentein) :
des centaines de personnes accueillies,
et beaucoup d'intérêt et d'encouragements à continuer nos actions de la part du public.
Ces moments sont aussi un lieu privilégié de contact et d'échange d'informations ...
voire plus avec les bergers et éleveurs, qui apprécient notre présence sur le terrain, et notamment notre serveur vocal.
Tradition, modernité et vigilance : les Bergers du XXIème siècle ont bon oeil pour l'ours et pour les brebis
|
17.06.2009 Sur l'estive, le randonneur croise parfois des brebis dont il peut penser qu'elles sont sans surveillance. Il serait surpris de savoir que si lui n'a pas vu le berger ... le berger lui, l'a vu et suivi dès le matin ... même s'il ne s'est pas forcément montré ! |
L'ours surveillé
C'est la même chose avec l'ours. Le randonneur ne le voit pas mais le berger le suit souvent des yeux, même s'il ne se manifeste pas forcément aux autres utilisateurs de la montagne : pêcheurs, chasseurs, randonneurs. Comme les bergers, ces derniers nous confient régulièrement les témoignages de leurs rencontres, indices de présence ou autre : l'un d'eux a pris cette photo très récemment sur une estive d'Ariège, pendant qu'éleveurs et bergers prenaient dans la vallée le chemin de la transhumance pour rejoindre les pacages d'altitude .Elle vaut largement celle des techniciens de l'ETO. Et nous en avons quelques autres….Des bergers modernes
Les bergers d'aujourd'hui vivent bien au 21ème siècle et revendiquent le port du béret, assumant à la fois tradition, patrimoine ... et modernité. Pas question de revenir 50 ans en arrière… Ils disposent de moyens de communication dignes de notre époque y compris, pour certain, satellitaire. Et oui, "pour se protéger, mieux vaut compter sur soi-même que sur les autres, et c'est plus efficaces que des clôtures".Où cette photo a-t-elle été prise ? Par qui ?
Suite à des pressions, limite de menaces, exercées par certaines personnes ayant autorité, nous ne diffuserons plus les noms et les lieux. Seuls les éleveurs directement concernés seront prévenus par l'observateur, le groupement pastoral et/ou l'association membre de l'ADDIP (coordination pyrénéenne) dont relève l'observation. Cette précaution est malheureusement prise pour protéger nos informateurs de comportements malveillants.
L'article original de Louis Dollo est en ligne ICI
Le maire d'Ornolac interpelle le Préfet sur le silence de l'équipe de suivi à lire ici

photo 1 - les bords de l'Ariège à Ussat-Ornolac les Bains, près de Tarascon sur Ariège.
photo 2 : les brebis dormaient à l'ombre. Leur fuite les a menées dans ce couloir où la laine arrachée sur le grillage témoigne de leur affolement, comme la clôture arrachée (photo 3) qu'elles ont soulevée pour passer. Dans la panique, des bêtes sont tombées dans l'Ariège, qui les a emportées. Une brebis et un agneau seront repêchés les jours suivants. 8 animaux ne sont toujours pas retrouvés.
photo 3 : le camping profite de cet environnement paisible et entretenu patiemment par le troupeau. Rivière, prés verdoyants, calme font de cet endroit un lieu de promenade et de villégiature très apprécié.
Les pouvoirs publics incapables de gérer la présence des ours près des villages d'Ariège
12.06.2009. Ornolac-Ussat les Bains - Ax les Thermes
- Orlu - Barguillière. Une nouvelle attaque de
l'ours a eu lieu le jeudi 28 mai à Ornolac, en bordure de
l'Ariège, sur un troupeau de brebis qui chaque année, prend
ses quartiers de printemps au bord de l'Ariège, à 300 m du
camping et dans un des lieux de promenade préférés des
habitants de Tarascon sur Ariège, des riverains et des
vacanciers d'Ussat-Ornolac les Bains. Le Préfet et l'ETO,
Equipe Technique Ours ont refusé de répondre au maire de la
commune venu aux informations. Une pratique répétée que nous
dénonçons ici.
"Attaque imputable à l'ours a reconnu l'ETO",
qui a mis à jour son répondeur le 9 juin, 10 jours après la
1ère expertise. Selon l'éleveur et un témoin présent sur
place, ils en auraient reconnu le mode opératoire habituel :
les blessures (l'ours n'a pas consommé la chair, mais les
viscères - poumons, foie etc après avoir éventré la cage
thoracique ; et les hématomes typiques sur la peau à
l'intérieur, le long de la colonne
vertébrale). Bilan : 5 brebis tuées, en plein jour, plus 1
bélier acheté 900 € récemment et 7 brebis qui manquent à
l'appel et ne seront jamais retrouvés. Dans ce cas, la
procédure d'indemnisation ne prévoit aucun remboursement.
Les traces relevées sur place - pattes, grillage défoncé -
montrent pourtant que le troupeau affolé a été repoussé sur
une fine bande de terre sur la rive de l'Ariège, très haute
ce week-end là. 2 des 5 brebis mortes ont d'ailleurs
été repêchées dans l'eau.
L'éleveur est extrêmement surpris que son
troupeau ait subi une attaque de l'ours : ses
brebis pâturent et entretiennent ces espaces paisibles depuis des
dizaines d'années. "Jamais je n'aurai cru qu'il viendrait
attaquer ici, il y a toujours du monde : des
promeneurs, des pêcheurs, les enfants qui font du vélo sur
la petite route, des curistes ..." . Jean Gomez fait non de
la tête ... "Comment être tranquille maintenant ? Comment
savoir si l'ours va revenir ? Le jour de l'attaque on a vu
des voitures du suivi au village, pourquoi personne ne nous
a dit qu'un ours rodait par là ?"
L'éleveur est bien décidé à ce que les 8 animaux manquants
soit indemnisés "mais qu'est-ce qu'ils sont allés chercher
ces ours ? je n'ai rien demandé moi, et c'est mon troupeau
qui a des ennuis à cause de cette histoire. Les brebis, il
ne les a même pas mangées, il les a ouvertes, une après
l'autre, et les a laissées là. Quelle peine de voir ça. Les
autres, elles ont essayé d'y échapper mais au bord de
l'Ariège il n'y avait pas la place, dans la panique
certaines sont tombées et l'Ariège les a emportées. J'ai
soigné le troupeau, j'en ai qui ont pris des coups, des
petites blessures, il parait que l'ours fait "du mal
mauvais", ça guérit mal ou pas du tout. Mes bêtes, elles
n'ont pas mérité ça". Le chèque, il remplacera pas les
brebis. Ca s'achète pas comme ça des brebis !Douze brebis en
moins, ça fait 12 agneaux en moins cet automne. Et le bélier
? C'est maintenant qu'on "le met" aux brebis, pour
l'agnelage en descendant de la montagne (à l'automne). Où je
vais trouver un bélier maintenant ?". Ceux qui disent qu'on
est bien remboursés, ils ne connaissent rien à notre
travail. C'est les mêmes qui disent "pourquoi vous n'avez
pas un patou !" : mais un patou dans la promenade de
l'Ariège, il va croquer tous les petits chiens des curistes
! Plus personne ne pourra se promener ici !".
Le maire d'Ornolac, Benoit Arreau, soucieux
d'informer ses concitoyens, surtout en ce week-end
de pentecôte où des dizaines de promeneurs ont fréquenté le
site, n'en revient pas. "On a une certaine appréhension, cet
endroit est pourtant tellement agréable, entre les prés et
la rivière. Alors que l'ETO était sur place, personne ne
nous a rien dit : ni en mairie, ni aux éleveurs : j'ai voulu
savoir exactement si oui ou non un ours était dans le
secteur". Malgré ses appels tout le week-end, ni l'ETO, ni
la préfecture n'ont voulu lui donner d'informations,
"maintenant, les ours ils sont là et c'est comme ça, il
faudra faire avec et on n'est pas là pour vous informer" lui
répondra même Pierre-Yves Quenette, responsable en titre de
l'équipe de suivi, par téléphone. Le maire s'est dit
stupéfait de cette absence totale de transparence, la
déplore et a fait un courrier en ce sens au préfet.
Toujours au rayon "opacité", plusieurs véhicules/personnels ETO ont circulent depuis les 3/4 juin les hauteurs d'Ax les Thermes- Les élus, et notamment le président de la Commission Montagne, n'ont rien pu savoir ni de l'ETO, ni de la préfecture. Une fois de plus, comme l'exprimait encore il y a quelques jours le maire d'Orlu Alain Naudy après l'attaque subie par un éleveur de son village la semaine précédente, "les élus et les habitants sont tenus à l'écart des informations. Tout le monde semble trouver cela normal que l'ours rode autour des villages, si c'était à Foix ou Toulouse, évidemment personne ne le tolèrerait, serions nous les derniers indiens de la montagne ?" Il a renouvelé son opposition, comme celle de 71% des ariégeois, à tout nouveau lâcher.
L'analyse des derniers constats d'attaque confirme ce que les Ariégeois vivent et ressentent sur le terrain :
sur plus de quinze attaques imputables à l'ours ce printemps,
7 sur 10 ont eu lieu à moins de 300m de la première maison habitée.
Par ailleurs, le réseau signale une forte présence de
véhicules de l'ETO (1) sur le col de Légrillou au dessus
de Foix, le jeudi 4
juin. (convoi de 5 véhicules, dont 2 4x4) Le lundi
précédent, un éleveur du secteur nous avait signalé avoir
retrouvé sa clôture défoncée, et son troupeau de gasconnes
complètement affolé et dispersé (certaines bêtes sont
montées jusqu’en hauteur, sur l’estive du prat d’Albis, à
plusieurs kilomètres). Aucune information sur le répondeur
officiel : avec le maire de la commune concernée, Brassac,
il tente d'en savoir plus.
Quelles que soient les questions, l'ETO n'a guère de
réponse : Quel ours a tué un veau (de 200 kg ...)
mardi 2 juin à Siguer, secteur la prade (en bas) ? Il a été
retrouvé couché sur le ventre, pattes arrière raides droites
derrière lui "en grenouille", thorax enfoncé sur le
côté, cuir déchiré jusqu'à la colonne vertébrale, entrailles
posées à son côté. Devant les dénégations des "experts" (2)
L'éleveur a du quasiment obliger les gardes à constater un
dégât sur une ruche à 500m de là qui s'est produit le même
jour. Tout a été consigné - après d'âpres négociations -
dans le constat d'indemnisation ... un combat permanent pour
simplement faire valoir ses droits, que les éleveurs ne
supportent plus.
Enfin signalons que la première attaque en Ariège-ouest, en
Couserans, a eu lieu à Antras samedi 6 juin, le jour même de la fête
de la transhumance, à l'arrivée de ce troupeau sur son
estive de l'Izard.
Le serveur vocal de l'Aspap au 05.61.01.13.80 est
écouté des dizaines de fois par jour, les ariégeois
jouent la solidarité et laissent de nombreux messages. Tous
ne paraîtront pas, notre répondeur ne diffuse que ceux que
nous avons vérifiés et croisés avec d'autres témoignages. La
liste cumulée des indices de présence est impressionnante,
et les ours ne laissent pas de traces tous les jours ! Le
22/5 à Alt Neu (val d'Aran, limitrophe espagne) ; le 24/5 à
Comus (aude); le 25/5 à Melles (31) ; le 25/5 à Gèdre (65) ;
le 22/5 à Orlu (ariège-est); le 27/5 dans la vallée de
l'Aston ; le 28/5 à Ornolac ; le 29/5 au pied du pic du Han
(verdun) ; le 30/5 à Montferrier ; le 2/6 à Siguer, le 4/6 à
Antras, de l'autre côté du département etc ... Et c'est
encore l'ASPAP et son réseau qui donnent l'alerte aux
éleveurs des environs, dès qu'une présence ou une attaque
est signalée.
Le répondeur officiel lui, continue à être décalé et
incomplet. C'est pourtant vers lui que le Préfet de
l'Ariège, sollicité par l'association départementale des
maires, oriente les demandes d'information des élus, de
manière un peu cavalière d'ailleurs. (voir courrier ici)
L'ensemble de ces dysfonctionnement et le procédé d'obstruction de la part du Préfet de l'Ariège, représentant de l'Etat, et du plus haut responsable de l'équipe de suivi n'est pas passager, ou accidentel. Il est le révélateur de l'incapacité des pouvoirs publics à gérer la population d'ours slovènes et sa descendance, de plus en plus incontrôlable. L'Etat qui apparemment, semble y regarder à deux fois avant d'aller chercher de nouveaux plantigrades ... alors que la situation actuelle échappe déjà à ceux qui en ont, sur le terrain, la responsabilité technique et ont été dotés pour l'assurer de moyens financiers et logistiques prodigieux. Le coût du suivi de l'ours (760.000€ en 2007 - 74.400 € d'indemnisations aux éleveurs la même année pour mémoire) a explosé en 2008. Nos députés de l'Ariège, dont Henri Nayrou, président de l'ANEM, association nationale des élus de montagne, ont demandé il y a plusieurs mois au Ministère de l'Ecologie le montant exact de ces dépenses, et le coût global de l'ensemble de ces opérations de lâchers depuis 1996. Chantal Jouanno n'a pas répondu officiellement pour l'instant, mais ce chiffre figurera sans doute en bonne place face aux cris et aux menaces de l'ADET-pays de l'Ours et consorts envers tous ceux qui ont autre chose à faire que d'aller chercher des ours en Slovénie. Et n'ont qu'une hâte : en finir avec cette cacophonie, ramener le silence dans les Pyrénées, continuer à vivre, entreprendre, produire et accueillir "durable" et ... brouter en paix.
l'article de la dépêche ornolac
"l'insoutenable silence du comité de suivi"
l'article de la gazette ariégeoise
l'article de la dépêche "les habitants d'Orlu n'en peuvent plus de l'ours
(1) 4X4 blanc pick-up ... climatisé pour l'ours (celui des lâchers), véhicules citroën berlingo couleur jaune très clair et macaron portières "ONCFS" (office national de la chasse et de la faune sauvage), autres véhicules du parc automobile de l'Etat (plaques d'immatriculation spéciales)
(2) les "experts" n'ont d'experts que le nom ... voir ici l'offre d'emploi pour "vacataires-constat dommages d'ours" lancée par la Direction de l'Environnement : niveau bac, aucune expérience vétérinaire ou animale requise, quelques jours de formation "sur des vidéos" comme nous a dit un des saisonniers d'une année précédente. Voilà comment l'Etat, qui en plus est juge et partie dans l'affaire, recrute ceux qui ont la responsabilité de constater les dommages, et sur "l'expertise" desquels repose toute la procédure d'indemnisation. En cas de litige, la parole de l'éleveur, qui parfois a malheureusement des années de d'attaques - et donc d'expérience - derrière lui ne comptera pas.
Réponse du Préfet de l'Ariège à l'association départementale des maires de l'Ariège.
La lettre ouverte au Préfet d'Alain Naudy, maire d'Orlu :
11/06/2009
Lettre ouverte du
Maire d'Orlu au préfet de l'Ariège de Alain Naudy, zone de présence régulière de
l’ours Balou, lâché en
2006.
Monsieur le Préfet,
Vous avez certainement lu
sur la presse de ces derniers jours qu'un ours est venu récemment tuer une
brebis,
Cela fait désormais dix ans
que nous subissons les attaques répétées de ces plantigrades introduits par
l'Etat: la quasi-totalité des ruches a été détruite, des centaines de brebis ont
été tuées, un veau, un poulain, une pouliche, des chèvres et des chevreaux
domestiques ont péri à cause de ces ours.
Aujourd'hui un constat
s'impose: l'équipe de suivi est totalement inefficace car elle sert uniquement à
vérifier les dégâts pour indemniser les seules pertes directement constatées de
visu.
Monsieur le Préfet,
trouvez-vous normal qu'un ours vienne se nourrir en toute quiétude dans un parc
clôturé sous les façades des maisons?
Nous avons remarqué que
lorsque Balou divaguait en plaine sur les bords de
La plupart de mes collègues,
élus de Haute-Ariège, partage ce sentiment d'abandon d'une partie du territoire,
d'un massif pyrénéen qui possède pourtant de nombreux atouts sans qu'il soit
nécessaire d'introduire de dangereux prédateurs.
Monsieur le Préfet, je pense
qu'il ne vous a pas échappé qu'en Slovénie, il est désormais interdit de
pénétrer dans le parc d'où sont issus les plantigrades que l'Etat est allé
chercher. Peut-être l'humeur des ours est-elle changeante?
Alors une nouvelle fois, je
m'adresse au représentant de l'Etat pour exprimer le ras-le-bol de l'ensemble de
la population montagnarde qui subit depuis plus de dix ans une situation
qu'aucun citadin ne supporterait une seule fois.
En souhaitant de vous
fassiez remonter ces inquiétudes en haut lieu, je vous prie de recevoir,
Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération distinguée.
A. Naudy, Maire d’Orlu
-

Le sénat espagnol vote à l'unanimité en faveur de l'arrêt des introductions par la France
03.06.2009
Madrid, Espagne.
Chez nos voisins espagnols, tous les groupes politiques du
Sénat viennent d’adopter une motion présentée par le groupe
du Partido Popular (majorité gouvernementale) appelant à
cesser les réintroductions, et à ne prendre concernant
l’ours aucune décision qui ne serait approuvée par les élus
locaux : Communautés Autonomes pour l’Espagne, Conseils
Généraux pour
Loin de l'image idéale d'une cohabitation
prédateur/activités humaines paisible outre Pyrénées, quasiment tous nos propres
arguments en faveur de l'arrêt des introduction sont exprimés
par les sénateurs espagnols dans le
débat qui a précédé ce vote,
à l’unanimité exceptionnelle comme le soulignent tous les intervenants. La
responsabilité de
Comme le résume le porte parole du PP : « tous
les groupes soulignent leur engagement en faveur de la conservation de l’ours
pyrénéen autochtone et pour qu’en aucun cas on ne recommence à introduire dans
les Pyrénées espagnoles des ours venus d’ailleurs /…/ S’il est déjà difficile de
maintenir une économie et un élevage de montagne, ce l’est encore plus avec des
problèmes comme celui là, imputables dans ce cas précis à des choix faits par
l’être humain ».
La motion du sénat espagnol dans son intégralité.
La page spéciale de notre site ami pyrenees-pireneus ...
l'article d'actualités environnement
Au chapitre "ESPAGNE" également, nous
vous recommandons de lire ici notre
analyse du tourisme asturien, région du nord ouest de l'Espagne. Les Monts
Cantabriques" ont misé leur développement sur l'image de l'ours : du mythe à la
réalité, les chiffres ne trichent pas :
les données recueillies par le Système d’Information touristique des Asturies
permettent effectivement de se rendre compte que, sur le plan touristique, les
lieux magiques où l’ours est censé être un produit d’appel irrépressible restent
irrémédiablement au fond du fond du trou des destinations touristiques réelles :
en continu il sont parmi les lieux les moins visités. A l’inverse, les villages
montagnards de l’Oriente, les lieux historiques de Covandonga, juste au dessus
d’eux les Lacs et les paysages des Picos, très humanisés dans cette partie de la
chaîne, leurs troupeaux, leurs « majadas »
(estives) restent parmi les principaux attracteurs asturiens.

05.61.01.13.80
Le serveur vocal tout terrain de l'Aspap est opérationnel !
L’Aspap
communique.
Foix, le
19.05.2009.
L’Aspap a dénoncé à maintes reprises les
dysfonctionnements graves du répondeur officiel du suivi de l’ours - en retard,
incomplet - et le manque total de transparence sur les localisations … Sans
résultat. Face aux carences d’information et au silence de l’ETAT sur la
présence des ours
sur notre territoire, habitants,
éleveurs, élus s’organisent.
« Equipe de Terrain Aspap bonjour ! » : Le répondeur de l’ASPAP est opérationnel depuis le 15 Mai 2009. En appelant le 05.61.01.13.80 (prix d’un appel local), chacun pourra connaître les dernières localisations des ours et des « suiveurs d’ours » … qui indiquent souvent que l’ours n’est pas loin !
Depuis les lâchers d’ours slovènes en 2006, l’Aspap,
relayée par les habitants et maires de montagne diffuse
aux éleveurs attaques et présence des plantigrades sur leur secteur. S’appuyant
sur ce réseau de terrain, ce nouvel outil élargit à l’ensemble de les Ariégeois
cette démarche qui conjugue utilité, solidarité, mobilisation (et même …
humour : la touche 2-localisations Arbas a beaucoup de succès).
Echange de bons procédés, le même numéro :
05.61.01.13.80 permet à chacun
de communiquer les informations
recueillies sur le terrain. La touche 4 permet d’enregistrer un message :
suspicion ou indice de présence des ours, attaque, information sur les moyens
mis en oeuvre (véhicules, avion e...). Le répondeur sera d’autant plus vite
actualisé que nous connaîtrons tôt des différents évènements.
Et …
le « téléphone ariégeois » fonctionne ! Hier matin, 18 mai, un ours brun a
traversé le village de Luzenac, à hauteur du cimetière neuf.
Le jour même, cette information vérifiée auprès de témoins a été diffusée
sur notre répondeur. La présence des plantigrades de plus en plus près des lieux
habités est une réalité en Ariège. La préfecture ne le fait pas savoir ? Notre
répondeur n’a rien à cacher.
Enfin
un « KIT d’information» est à votre disposition à l’Aspap (contre
enveloppe timbrée à votre adresse) et en téléchargement gratuit ici : il
contient un bloc-note à indices,
les coordonnées de notre serveur vocal Equipe de Terrain Aspap à
afficher (mairie, commerces) et la
fiche-conseil en cas d’attaque d’ours réalisée par l’Aspap à destination des
éleveurs et apiculteurs.

La mobilisation est toujours au rendez-vous.
"Vive la transhumance de nos idées, de nos combats, pour une montagne libre dans un pays d'hommes et de troupeaux."
nous dira un maire de montagne, dont la commune adhère à l'Aspap depuis la première heure.
OURS : LA FIN DES LACHERS ?
Luzenac, 15 Mai 2009
http://www.ladepeche.fr/
http://www.gazette-ariegeoise.
Chers adhérents, chers amis,
Quelques lignes pour remercier tous ceux qui sont venus à Luzenac ce vendredi 15
mai soutenir l'ASPAP et pour vous donner à tous des nouvelles de cette action.
Après une prise de parole de Philippe Lacube et Gérard Dubuc, devant la presse,
environ 120 élus et autant d'adhérents de l'Aspap, Henri Nayrou député de
l'Ariège et président de l'ANEM, Association Nationale des Elus de Montagne a
fait l'annonce suivante :
"Le 28 avril dernier, une délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal
Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. L’association a toujours considéré que
prédateurs et pastoralisme étaient incompatibles, et que l’élevage n’avait pas
besoin de ce fardeau supplémentaire. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de
prolonger sine die le gel du plan de réintroduction". Ce à quoi, d’après le
député ariégeois, la ministre a répondu que "le mariage n’avait pas été
réussi, et qu’il ne serait pas convenable de poursuivre la réintroduction de
l’ours".
"Elle s'est prononcée pour la non-poursuite de la réintroduction de l'ours dans
le cadre d'une rencontre officielle, devant de nombreux parlementaires" a
appuyé Frédérique Massat, l’autre députée ariégeoise également présente à
ce rendez-vous du 28 avril. "Et c’est la première fois qu’un ministre se
prononce clairement en faveur de la non-poursuite de la réintroduction. Ce qui
nous paraissait une évidence semble être compris à Paris".
Nous avons aussitôt adressé à notre réseau
d'adhérents et de sympathisants un message, porteur d'espoir, qui se terminait
en ces termes : nous restons vigilants et mobilisés ...
La suite des faits semble justifier notre grande prudence.
Contre toute attente,Chantal Jouanno a fait publier le samedi 16 mai un
communiqué qui ne va pas dans le sens des déclarations qu'elles avait faites
devant l'ANEM le 28 avril, loin s'en faut.
Dès le dimanche 17 mai, le député Nayrou faisait à son tour paraître un
communiqué dans lequel il confirme la déclaration de la ministre du 28 avril, et
même ... enfonce le clou.
Ci-après, et à télécharger (plus lisible), il nous a paru important de vous
restituer l'ensemble de ces déclarations.
Bien sûr nous vous tiendrons au courant ici-même de la suite de ces évènements
...
------------------------------------------------------------------------------------------------
EN 4 ETAPES, les différentes déclarations et contre-déclarations depuis
LUZENAC, le 15 Mai.
http://www.gazette-ariegeoise.fr/1529_Ours-la-fin-des-lachers.html
1)
15 mai – 20h50 – site internet de la gazette ariégeoise
Mis en ligne le 15 mai 2009
Le ministère de l’écologie pourrait geler toute nouvelle réintroduction d’ours
On peut toujours compter sur le journaliste de métier qu’est Henri Nayrou pour
dévoiler un "scoop". Le député de l’Ariège et président en exercice de
l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM) en a servi un ce 15 mai,
à Luzenac.
Car si la salle polyvalente du village devait accueillir les représentants de
l’ANEM pour un compte-rendu aux élus locaux des actions menées par "le parti de
la montagne", les militants de l’ASPAP attendaient aussi les mêmes élus pour
leur faire part de leurs inquiétudes : "encore avant-hier, une brebis a été tuée
par un ours entre Albiès et Verdun", relatait Gérard Dubuc, un des coprésidents
de l’association opposée aux réintroductions d’ours. Brebis dont le cadavre
était exposé à la vue des participants à la réunion. "On compte sur l’ANEM pour
expliquer aux autorités que cette rocambolesque opération doit se terminer en
2009", ajoutait M. Dubuc.
Pour marquer le coup, l’ASPAP présentait aussi deux nouveautés : Luti, un chien
de Carélie venu de Finlande et réputé n’être pas tendre avec les prédateurs ; et
puis ce "contre-répondeur ours" visant à informer tout un chacun, du berger au
maire du village en passant par l’éleveur et le grand public, de la présence des
ours à tel ou tel endroit. Et tout un chacun peut appeler l’ASPAP pour alimenter
le flux d’informations…
Le scoop, maintenant : bouleversant l’ordre du jour de la réunion de l’ANEM,
Henri Nayrou s’adressait aux militants de l’ASPAP : "le 28 avril dernier, une
délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à
l’écologie. L’association a toujours considéré que prédateurs et pastoralisme
étaient incompatibles, et que l’élevage n’avait pas besoin de ce fardeau
supplémentaire. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de prolonger sine die le gel du
plan de réintroduction". Ce à quoi, d’après le député ariégeois, la ministre a
répondu que "le mariage n’avait pas été réussi, et qu’il ne serait pas
convenable de poursuivre la réintroduction de l’ours".
Des propos tenus "lors d’une rencontre officielle entre des élus et un membre du
gouvernement", rappelait Frédérique Massat, l’autre députée ariégeoise également
présente à ce rendez-vous du 28 mai. "Et c’est la première fois qu’un ministre
se prononce clairement en faveur de la non-poursuite de la réintroduction. Ce
qui nous paraissait une évidence semble être compris à Paris".
Il faudra, bien sûr, attendre une déclaration publique du ministère pour
confirmer la chose. Mais, le cas échéant, la nouvelle serait une victoire pour
les opposants à la réintroduction - et bien sûr une défaite de taille pour les
partisans de celle-ci. Ces derniers ont toujours argué qu’une population d’une
vingtaine d’ours dans les Pyrénées, comme c’est le cas actuellement, serait
largement insuffisante, et à moyen terme condamnée faute de sang neuf.
A. C.
2)
16 mai – 18 h 38 site internet de l’ADET
Une actualité
ours :
16-05-2009 - 18:38
Suite aux déclarations du député Nayrou à la presse hier 15 mai, prétendant que
Madame Jouanno aurait décidé de ne pas donner suite au renforcement de la
population d’ours,
Elle a simplement indiqué qu’il n’y aurait pas de lâchers d’ours en 2009, ce qui
était déjà acté.
L’association Pays de l'Ours - Adet a demandé la publication d’un démenti
officiel aux propos fantasques du député ariégeois.
A défaut, l’association mobilisera les Pyrénéens et les défenseurs de la nature
pour rappeler au Gouvernement les engagements de
3)
/communiqué
mis en ligne sur
http://ours-ariege.over-blog.com/, blog pro ours ariégeois, dès le 16 mai
début de soirée, et annoncé par le même sur forum ADET à 20h 44/
DERNIERE MINUTE : VOICI UN ARTICLE DE
Réintroduction des ours : la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno réagit aux propos
de M. Nayrou à Luzenac
Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, attend les propositions du
groupe national ours pour préciser la suite donnée au plan de restauration de
l’ours dans les Pyrénées. C’est ce qu’indique un communiqué de presse du
secrétariat à l’écologie au lendemain des déclarations du député ariégeois dont
voici la teneur
En recevant le président et des membres de l’association nationale des élus de
la montagne, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a réaffirmé
l’engagement de
Elle considère que pour l’ours brun, espèce emblématique du massif pyrénéen, le
plan national élaboré en 2005, évalué à mi-parcours en 2008, qui prévoyait
notamment la réintroduction de cinq ours, doit être mené à bien, en donnant le
temps à la concertation de se poursuivre, aux dispositifs d’accompagnement
pastoral de s’ajuster et au groupe national créé en juin 2008 de lui faire des
propositions.
Le « Groupe national ours dans les Pyrénées » (GNOP), présidé par le préfet de
la région Midi- Pyrénées, rassemble l’ensemble des acteurs – services de l’Etat,
élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs,
associations de protection de la nature et de l’environnement - et des
départements concernés.
Ce groupe doit, en effet, remettre dans les semaines à venir ses premières
conclusions sur l’évolution du plan de restauration de la population d’ours
bruns sur le massif pyrénéen et sur les améliorations envisageables. Chantal
Jouanno attend beaucoup de ce cadre de concertation spécifique et invite tous
les acteurs à s’y retrouver à nouveau pour partager les diagnostics et formuler
des propositions.
La secrétaire d’Etat à l’écologie reste très attentive à la dynamique des
populations d’ours brun en Pyrénées centrales comme en Pyrénées occidentales et
se préoccupe, en étroite collaboration avec son collègue, Michel Barnier,
ministre de l’agriculture du développement des filières de l’élevage sur le
massif.
Les deux naissances constatées ce printemps et les sorties d’hibernation
incitent à conduire le plan de restauration jusqu’à son terme et à préparer le
plan suivant en 2010 sur la base des propositions du groupe national.
4)
Site internet de
Publié le 17 mai 2009
DOSSIER OURS : HENRI NAYROU MAINTIENT LES PROPOS TENUS À LUZENAC ET APPORTE DES
PRÉCISIONS
Rappel des faits : le 15 mai lors d’une réunion de l’ANEM à Luzenac (Ariège)
Henri Nayrou, député et président de l’association fait une annonce importante
sur l’avenir du plan ours et notamment les réintroductions, qui seraient
stoppées. Il le tient de la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno.
Annonce relayée par les médias présents. Le 16 mai, la préfecture de l’Ariège
transmets aux médias la réaction de Chantal Jouanno… moins catégorique. La
lisant, le président de l’ANEM, ancien journaliste, enfonce le clou, confirme
les propos qu’elle lui tenus et en donne les détails.
J’ai lu avec attention le communiqué de Mme
Le 28 avril à la tête d’une délégation de l’Anem dont faisaient partie l’ancien
president Martial Saddier et ma collègue ariégeoise Frédérique Massat, j’ai
informé Mme Chantal Jouanno nouvellement promue à son poste que notre
association n’était pas favorable à la réintroduction des ours dans les Pyrénées
pour quatre raisons essentielles : leur présence est incompatible avec l’élevage
et le pastoralisme, les éleveurs de montagne ont assez de problèmes à surmonter
pour ne pas accepter de régler celui des prédateurs à leur détriment, la
biodiversité pyrénéenne a beaucoup plus à gagner avec l’entretien des hauts
domaines par les troupeaux de bovins et d’ovins qu’avec le retour des ours et
enfin, ce plan coûte cher à un Etat qui ne cesse de clamer qu’il n’a plus
d’argent pour maintenir la vie et les services publics dans les vallées.
En conséquence, je lui ai demandé deux choses : l’arrêt sine die des
réintroductions, ensuite un bilan financier, moral et global sur cette
opération.
Mme Jouanno m’a répondu ceci : " On peut dire que le mariage n’a pas été réussi.
Je pense qu’il n’y aura pas de nouvelles réintroductions. On verra alors
l’évolution."
Je ne souhaite rien préciser de plus afin de ne pas ajouter au désordre,
forcément perçu par ceux qui écoutent ou qui lisent affirmations et
contre-affirmations. Si je m’en tiens ainsi à ces seules paroles, c’est que le
28 avril, avec ma vieille expérience de journaliste, j’avais noté instantanément
sur mes notes les mots suivants : " mariage pas réussi, pas de nouvelles
réintroductions, évolution ".
Voilà les faits.
Après les faits, viennent les commentaires. Voici les miens que je livre, très à
l’aise. Président d’une association d’élus des montagnes de France, je suis allé
voir une ministre de
A vrai dire, les propos de Mme Jouanno ne m’ont étonnés qu’à moitié. Certes,
c’était la toute première fois que la plus haute responsable de l’écologie
évoquait directement la perspective de stopper les réintroductions mais je
savais qu’en haut lieu, en très haut lieu, on pensait qu’il y avait d’autres
priorités en ce moment que d’aller chercher des ours en Slovénie pour semer la
panique dans les Pyrénées.
Je savais ainsi que le 7 mai 2008 à l’Elysée devant plus de 200 parlementaires
UMP, M. Nicolas Sarkozy avait tenu des propos sans équivoque sur le sujet. Là où
j’ai été surpris, c’est que les paroles présidentielles n’aient jamais été
divulguées au-delà d’un cercle restreint. Pourtant, j’ai cru comprendre que ça
fuitait volontiers du côté de la majorité…
Je précise en outre qu’à aucun moment, Mme Chantal Jouanno ne nous a signifié
qu’elle souhaitait que ses paroles ne soient pas divulguées. Je connais la règle
du jeu en la matière. Les gouvernants lâchent ce qu’ils ont envie de lâcher et
ils sont assez grands pour dire illico à leurs interlocuteurs s’ils veulent ou
non que que leurs avis soient repris publiquement. S’ils le sont dans le
silence, c’est bingo. S’ils font du bruit, la machine de l’institution à noyer
le poisson se met en route. C’est le cas dans cette affaire.
Il se trouve que je n’avais pas eu l’occasion de dévoiler cette " grosse info "
jusqu’à ce 15 mai à Luzenac où avait lieu la réunion départementale de l’ANEM
dédiée à l’Ariège, 5e étape de mon tour des montagnes de France après les
Hautes-Alpes, les Alpes de Haute Provence, le Gard et l’Aveyron.
Je savais bien qu’avec Frédérique Massat, nous serions interrogés sur le dossier
de l’ours et qu’il n’était point question pour nous de cacher à nos adhérents
inquiets ce que nous avait déclaré la ministre.
Ce d’autant plus que, d’abord, je répète que Mme Jouanno n’avait mis aucun
embargo sur ses propos et ensuite, que les éleveurs avaient appelé à manifester
leur fort mécontentement devant la salle de Luzenac.
Dernier élément du tableau, ils avaient amené le squelette d’une brebis tuée par
un ours l’avant-veille et dépecée par les vautours, ce qui a déclenché un afflux
de journalistes, aisément compréhensible.
N’étant pas tombé de la dernière pluie, j’ai pris la précaution de faire savoir
dès le vendredi matin au cabinet de
A la tribune, j’ai donc rapporté ce que nous étions nombreux à avoir entendu.
J’ai ajouté mes propres commentaires, à savoir que les annonces de Mme Jouanno
étaient de la plus haute importance, qu’elles répondaient positivement à une
situation de crise et qu’elles étaient conformes à ce que je pressentais
personnellement depuis les déclarations du Président de
Sans doute soumise à des réactions venues des associations pro-ours,
Je note d’abord qu’Il n’y a pas le moindre démenti formel à mes déclarations de
Luzenac.
Il n’aurait plus manqué que ça ! Je ne vois pas en effet comment une ministre de
Tout, finalement, est dans le dernier paragraphe. D’une part, il y est
clairement indiqué qu’il n’y aura pas de nouvelles réintroductions en 2009 et en
2010, au moment même où les associations favorables à l’ours exercent une forte
pression pour qu’il y en ait d’autres, à l’aide de publications qui
m’apparaissent fort coûteuses, ne faisant ainsi que confirmer mes déclarations
de Luzenac où je n’ai évoqué aucune date-butoir. Ensuite, Mme Jouanno affirme
qu’une décision pour un nouveau plan serait prise au vu des conclusions tirées
du plan actuel.
Je donne donc rendez-vous en 2010 à celles et ceux qui auraient pu douter de mon
message du 15 mai 2009 à Luzenac.
Communiquer, occuper le terrain, agir ensemble ... la presse s'est faite
l'écho du rôle et des actions de l'ASPAP, et les élus sur place ont pu se rendre
compte de l'investissement sur le terrain de notre association (montage du
stand, distribution d'un dossier complet spécial élus ... et équipe musclée qui
est venue apporter la brebis tuée hier !).
"Equipe de Terrain Aspap ... bonjour!" Notre répondeur est opérationnel
depuis le 15 mai 2009.
Enregistrez vite le numéro : 05 61 01 13 80 : il a déjà énormément
de succès, notamment la touche 2 - localisations sur Arbas. La gravité de la
situation n'empêche pas un peu d'humour ... vous verrez par vous mêmes. SURTOUT
faites connaître ce numéro (affiche ci-joint pour mairies, commerces...),
interrogez votre entourage, notez tout (fiche ci-joint) ayez l'oeil et signalez
sur la boite vocale 4 (enregistreur) : toute suspicion de présence des ours,
toute attaque, tout déplacement de l'ETO (véhicules beige oncfs et nombre de
passagers, avion du suivi etc ...)
Nous restons vigilants et mobilisés,
A très bientôt pour de bonnes nouvelles, nous l'espérons,
Un salut amical à tous,
de toute l'équipe de l'ASPAP

"L'ours a pris la noire, la plus belle, il ne s'y est pas trompé" - dira l'éleveur.
Première attaque en Haute-Ariège.
Deux ours officiellement présents, au minimum, en Haute-Ariège ... mais l'équipe
de suivi de l'ours est déjà aux abonnés absents.
La première attaque aux troupeaux dans les Pyrénées a eu lieu sur la commune de
Luzenac, en Haute-Ariège, dans la nuit du 24 au 25 avril.
Eleveur de vaches gasconnes et propriétaire d'un petit cheptel d'une douzaine de
brebis, Alain Rouzaud est malheureusement le premier chaque année à être victime
de l'attaque du prédateur.
Une brebis a été retrouvée morte éventrée, l'ours l'a éloignée de la maison et
de la grange, où vivent ses propriétaires, pour la tuer à 500 m environ du lieu.
Le plantigrade a également poursuivi leur petit troupeau de chèvres qui paissait
à cet endroit, le poussant en contrebas jusqu'à la route nationale que les bêtes
ont traversées, finissant leur course dans le village mitoyen. Une chèvre manque
à l'appel malgré les recherches ininterrompues d'Alain Rouzaud, aidé de sa
famille et de ses amis, menées samedi et dimanche sous la pluie glacée. "elle
allait mettre bas". Non retrouvée à ce jour, elle sera inexistante dans la
procédure d'indemnisation.
A aucun moment, l'équipe Technique de l'Ours n''a assuré sa mission de prévenir
les éleveurs du secteur de cette attaque, pour laquelle le propriétaire a laissé
un message samedi sur le répondeur du suivi. Une fois de plus, c'est l'ASPAP,
Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées, qui dans le
cadre de sa mission de soutien aux éleveurs a diffusé l'information sur tout le
secteur, et que le réseau des adhérents et maires locaux a relayé. Une situation
inacceptable.
A cette heure, l'éleveur n'a toujours pas réussi a obtenir que l'équipe de suivi
vienne réaliser l'expertise : pourtant deux gardes de l'Office national de la
Chasse ont expertisé ce dimanche des ruches sur la localité de Verdun, distante
de 5km seulement. Ils n'ont pas daigné faire le déplacement jusqu'à Luzenac.
Deux autres gardes (au minimum), ont élu domicile à 8 km au sud de Luzenac, dans
la réserve de faune d'Orlu, pour suivre jour et nuit l'ours Balou. Il était
localisé au 24 avril sur Orlu. Les habitants sont aux premières loges de ce jeu
téléguidé qui atteint le grotesque : son collier émetteur est tout simplement
tellement serré aujourd'hui qu'il est en train de l'étouffer. Une armada de
gardes a encore monté en avril plusieurs "opérations commando" - toujours en
vain - pour le capturer pour le lui ôter. Il semble que les ours sauvages
importés de Slovénie en 2006 ne soient pas si faciles à maîtriser. Qu'en
serait-il avec une population de 50 ours justifiée par l'ETO elle même comme
objectif minimum de population à atteindre ?!
L'éleveur, au moment où nous écrivons ces lignes, est toujours sans nouvelles de
l'l'ETO. Devant cette nouvelle démonstration de l'incapacité de l'Equipe
Technique Ours, l'ASPAP tente en ce moment de joindre le Préfet de l'Ariège,
afin qu'il intervienne fermement et rapidement auprès des services défaillants.
Le traitement de cette première attaque, qui inaugure malheureusement une
nouvelle série noire pour l'Ariège, premier département touché par les attaques
avec 80% des dommages chaque année, ne devrait pas prédisposer les éleveurs et
habitants d'Ariège - et des Pyrénées - à la moindre clémence envers le plan ours
et ses gestionnaires qui semblent s'appliquer à démontrer leur incompétence. Il
alimente par contre leur détermination a faire cesser le plan ours a sa date
prévue, 2006-2009, sans aucune ambiguité de reconduction possible.
Le reportage d'Ariègenews en ligne ici ...
Dernière minute ... l'éleveur après 48 h de recherches dans les bois a réussi a retrouver la chèvre manquant à l'appel, isolée au dessus du village. Elle est sauve, et mettra bientôt bas deux petits chevreaux !
L'assemblée générale de l'Aspap, nouvelle démonstration de force, d'unité ... et de fidélité.
Un grand merci à tous pour votre présence importante à notre
assemblée générale. La grande salle des Forges de Pyrène ne put contenir tous
nos adhérents. Nous avons encore passé une très belle et chaleureuse soirée.
Notre mémorable buffet des aspapiens n'a pas failli à sa réputation (le record
cette année : 35 kg de boudin maison - merci Lucien !) ; enfin le groupe les
Biroussans et Pascale Respaud nous ont fait partager, jusqu'à tard dans la nuit,
les chansons et les danses de notre patrimoine musical pyrénéen immortel, et
bien vivant : celui des bergers et de cette culture pastorale qui est l'âme de
nos montagnes ... L'expo photo réalisée par plusieurs bergers d'Ariège Manu,
Christelle, Dominique, plantait le décor : versants vertigineux, herbe rare,
confort rudimentaire mais passion de la montagne, et résistance déterminée face
à ceux qui voudraient leur apprendre leur métier, faiseurs de raisonnements sans
une once d'humilité, dont aucun n'a vécu une saison en estive ...
Une fois de plus, l'ASPAP a fait la démonstration de sa force, du poids de ses
adhérents, et de la représentativité indiscutable de notre association par la
présence remarquée de nombreux élus et représentants professionnels dont
Frédérique Massat notre députée, et François Toulis, Président de la Chambre
d'Agriculture de l'Ariège. Nous avons également reçu le soutien d'Augustin
Bonrepaux, encore convalescent, et du député Henri Nayrou dont la déclaration a
été lue à nos adhérents.
C'est ce qu'il ressort dans la presse, qui a accordé un écho important à notre
assemblée générale, en soulignant tout d'abord le travail important de
communication de l'ASPAP pour défendre les valeurs rurales et montagnardes de
notre patrimoine pastoral ; en faisant son titre sur notre structure de travail
transfrontalière avec le Val d'Aran où nous voulons et proposer un vrai projet
de développement durable basé sur ce socle commun ; en relevant la capacité de
l'Aspap à mobiliser les énergies et à monter les projets ; et enfin en mettant à
l'honneur le sondage IFOP qui montre que 61% des pyrénéens (71% des ariégeois)
refusent de nouveaux lâchers d'ours (ils étaient 41% en 2003) : ce résultat
récompense nos efforts d'explication sur le sens de notre action, et nous
encourage à continuer à communiquer sur notre réalité, sur la vie que nous
voulons dans les Pyrénées : "nous existons. On a cru à Paris et à Bruxelles que
nous n'existions plus. Nous avons démontré le contraire et surtout que cette
histoire d'ours n'était pas de l'écologie, mais plutôt celle d'un territoire
qu'on accapare".
C'est sur ces bases que nous commençons l'année. Forts du front commun avec les
élus et des professionnels agricoles et associatifs que l'ASPAP a initié et
fédéré, nous sommes bien déterminés à faire cesser définitivement le plan ours
qui vient à terme en 2009. Chantal Jouanno, nouvelle Secrétaire d'Etat à
l'Ecologie, avait rencontré il y a deux ans Philippe Lacube en tant que
président de l'ADDIP, coordination pyrénéenne. Elle est "la seule personne
intéressante que nous ayons connue au niveau du ministère". Son regard sur le
développement durable "dont l'homme doit être le coeur" exprimait une façon
concrète de régler les problèmes, et un certain pragmatisme. Mais c'est à voir,
nous ne baissons pas la garde et continuons nos missions, avec une nouvelle
édition des Pastoralies le vendredi 7 août 2009 à Guzet, en Pays Couserans, qui
a repris le flambeau cette année : "un peu impressionnés, c'est une grosse
organisation", nous dit Alain Servat, maire d'Ustou. Mais avec son équipe il a
déjà conquis l'ASPAP par son dynamisme et sa mobilisation.
Retrouvez en ligne les reportages
d'Ariègenews et
La dépêche du midi
Crédits photo L. Dollo

A ne pas manquer ! Visionnez les trois présentations en images de Bruno Besche-Commenge qui ont remporté un vif succès auprès des participants à notre assemblée générale, des élus et de la presse :
1) L'ours, moteur du développement : la fin d'un mythe
2) Sondage IFOP Décembre 2008 : avant/après les lâchers de 2006, de l'image de l'ours à sa réalité ...
entre 2003 et 2008, le non à de nouvelles introductions grimpe partout dans l'opinion pyrénéenne, et française. En montagne, en Ariège, 71% des habitants sont défavorables à tout nouveau lâcher.
Mensonges d'état : depuis le début du plan ours, l'"administration de l'ours" a accumulé les omissions ou mensonges à l'encontre du grand public et des autorités de tutelle qui se basent ensuite sur ces informations erronées pour prendre les décisions qui leur incombent.
Voici une synthèse très parlante de ces mensonges :
3) La présentation "mensonges d'état"
La fiche-synthèse : chronologie des principaux mensonges
Chronologie des mensonges d’Etat à propos des plans-ours
On trouvera dans les pièces jointes les
analyses et références qui justifient nos accusations de mensonge et de
manipulation des données.
document "mensonges - analyse"
document "mensonges d'état 1"
document "mensonges d'état 2"
Le dossier complet à télécharger
|
Année |
Responsable(s) |
Mensonge/Manipulations |
N° de P.J. |
|
1993 |
Europe
France
ONC
|
Pour justifier le programme de Conservation des
« vertébrés menacés » dont
l’ours, les Pyrénées sont ainsi présentées :
« Région isolée et inaccessible
jusqu’à récemment encore » |
Mensonge_
Etat_
Ours_2
(Page 1)
|
|
1995 |
France, ONC,
ONF, DIREN, et diverses associations chargées de
mission
|
Tous décident de ne pas diffuser les informations concernant le
comportement alimentaire et l’état sanitaire des ours slovènes à
importer en 1996. Ce protocole de masquage est lui-même caché au détour
d’un § dans une annexe scientifique au bilan de ces lâchers paru en
2000. L’annexe consacrée à l’information proclame elle, au contraire,
que celle ci s’est parfaitement déroulée. |
Mensonge_
Etat_
Ours_1 |
|
2003 |
idem |
Tous déposent sous serment devant la Commission Parlementaire présidée
par M. Estrosi. Interrogés sur la diffusion de l’information, tous
soulignent sa qualité, aucun ne fait état du protocole de masquage
adopté en 1995. |
idem |
|
2005
2006 |
Ministère de l’Environnement,
DIREN et Préfet de région Midi-Pyrénées
|
Comme en 1995
Mensonge sur le nourrissage
des ours slovènes avec de
la viande.
Masquage dans les documents soumis à concertation d’un problème
sanitaire majeur de portage
d’agents pathogènes dans la population d’ours slovènes alors que
celui-ci est connu des responsables concernés :
en effet, une enquête interne sur ce problème est lancée alors
que la concertation est déjà en cours. Elle sera finalisée plus d’un an
après la fin de la concertation, et ses conclusions sont
impressionnistes, non scientifiques.
Un document de mai 2008 confirme la gravité de ce problème et sa
présence chez les ours importés ; absente des Pyrénées, la maladie est
transmissible aux bêtes et aux hommes et peut être mortelle. |
Mensonge_
Etat_
Ours_2
(Pages 3-5)
|
|
2008
|
ETO/ONCFS |
Dans le cadre du Bilan à mi-parcours, un rapport de l’ETO/ONCFS propose
une synthèse en français des réponses en anglais à la consultation de
divers experts internationaux à propos du plan-ours.
Cette synthèse est une manipulation directe ou indirecte des réponses,
et parfois non-réponses, de certains de ces experts. |
ONCFS
Mensonges-Analyse
|
Les six chambres d'agriculture du massif pyrénéen appellent l'Etat à mettre fin au plan-ours :
Dans un texte remarquable, Jean-Michel Anxolabehere, président de l'Association des Chambres d'Agriculture des Pyrénées signe pour l'ensemble du massif un OUI à un développement durable du territoire et un NON ferme à de nouvelles introductions.
Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées 32, av. du Général de Gaulle 09000 FOIX
à Monsieur le Préfet coordonateur du massif et Monsieur le Directeur Régional de l'Environnement de Midi-Pyrénées
Objet : Réunion du Groupe National Ours dans les Pyrénées
" Monsieur le Préfet, Monsieur le Directeur,
Par le présent courrier nous vous notifions que les présidents des six Chambres d’Agriculture pyrénéennes ont décidé de ne pas participer à la réunion du Groupe National Ours du 18 Décembre 2008.
Nous tenons à cette occasion à vous informer que nous réaffirmons la position que la profession agricole avait exprimée dans le manifeste « Pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage », cosigné le 10 Octobre 2007 par le président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture et les présidents des syndicats agricoles (JA, FNSEA, FNO et FNEC).
Aujourd’hui, sous l’impulsion des professionnels agricoles, l’activité agropastorale est reconnue par certaines instances de l’Etat , et en particulier le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, ainsi que par les collectivités territoriales et les institutions en charge du développement des Pyrénées.
Nous rappelons que dans un contexte aussi complexe que les territoires de montagne, il est important de considérer les activités dans leur globalité, et dans leurs interactions avec le territoire dans lequel elles prennent place. A ce titre, nous rappelons que les activités agricoles et pastorales génèrent un bénéfice conséquent pour le territoire pyrénéen :
-
Sur le plan économique :o
L’activité agricole regroupe plus de 16000 exploitations agricoles, dont environ 6000 sont pastorales, représentant plus de 20000 emplois directs ;o
Sur l’ensemble des filières issues de ses productions, environ 300 Millions d’euros de Chiffre d’Affaire sont dégagés sur le territoire français ;o
Près de la moitié des exploitants agricoles du massif ont une activité secondaire et contribuent donc au maintien d’autres activités économiques (tourisme, artisanat, etc.) et de services dans les zones rurales enclavées ;o
Le patrimoine paysager et culturel produit par l’activité pastorale contribuent à l’attractivité du territoire et à sa valorisation touristique.-
Sur le plan social :o
Nos activités contribuent à rendre nos montagnes accessibles, vivantes et à créer du lien (ex. : fêtes de la transhumance, activités dans les estives, …), et répondent en ce sens à un besoin sociétal fort ;o
Elles préviennent de catastrophes sociales et environnementales importantes (notamment dans le cadre des projets de Défense de la Forêt Contre les Incendies, prévention des avalanches par le maintien du manteau neigeux) ;o
Elles permettent le maintien de milieux ouverts propices à d’autres activités de loisirs .-
Sur le plan environnemental :o
Les pratiques de l’élevage extensif des exploitations pastorales contribuent au maintien d’écosystèmes fragiles (notamment dans les nombreuses zones Natura 2000 : 70% des estives sont en zones Natura 2000) ;o
Par leur caractère extensif, elles produisent des denrées alimentaires de qualité (Signe officiels notamment) dans le respect de l’environnement.En ce sens, nous avons la conviction que les activités agricoles et pastorales de montagne contribuent très fortement au développement durable du territoire, et répondent à un besoin sociétal actuel fort. Nous nous engageons donc à les conforter et à les faire progresser encore dans ce sens.
Si l’ours n’est pas aujourd’hui la principale des difficultés de notre activité, l’augmentation de ses effectifs la rendrait impossible. Une cohabitation sereine entre l’ours et les activités humaines est pour nous un idéal qui ne peut être atteint. Le programme de réintroduction de l’ours génère des tensions et des effets qui sont néfastes à plusieurs titres :
-
Il représente une menace supplémentaire à notre activité, dans un contexte économique déjà très difficile pour les éleveurs, et en particulier pour les systèmes transhumants ;-
La protection contre l’ours impose une évolution des pratiques extrêmement néfaste au milieu (abandon de certains terrains, intensification du pâturage et concentration des déjections dans les zones de regroupement),-
Elle peut par ailleurs amener de nouveaux conflits d’usage, notamment dans la cohabitation entre chiens de protection des troupeaux et promeneurs.-
Il génère des tensions au sein de la population locale et une réaction de marginalisation de la profession agricole vis-à-vis de l’opinion publique.Aussi, nous sommes POUR travailler au développement durable de nos montagnes Pyrénéennes, et unissons nos efforts à ceux des pouvoirs publics et de la société civile quand ils vont dans ce sens.
Mais nous REFUSONS de nous investir dans un programme qui génère des tensions déraisonnées et qui, selon nous, est contre-productif pour le développement de nos territoires.
Le contexte actuel nous oblige à plus d’efficience et d’efficacité pour répondre aux défis auxquels doivent faire face nos territoires ruraux et nos activités, et nous réaffirmons donc :
-
Notre opposition au Plan de restauration et de conservation de l’Ours Brun dans les Pyrénées Françaises, et :-
Notre volonté d’oeuvrer pour le développement des territoires pyrénéens.En ce sens, nous demandons :
-
un arrêt de toute activité de réintroduction d’ours brun dans les Pyrénées ;-
des solutions efficaces pour stopper les nuisances provoquées par la population d’ours actuelle ;-
une anticipation dans la gestion de la population de loups qui se développe à l’est du massif.Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, Monsieur le Directeur, en l’expression de nos salutations distinguées.
Pour les présidents des Chambres
d’Agriculture des Pyrénées
Le président de l’ACAP, Jean-Michel ANXOLABEHERE

Groupe national ours 2 : le Préfet 'coordonateur du plan ours" dérape face au front pyrénéen de refus
18.12.2008 L’ADDIP,
Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées, communique
Groupe ours 2 – Elus, chambres d’agriculture et
associations ne siègent pas. Le Préfet de région dérape.
Le Préfet de Région censé rétablir le dialogue lors du second GNO (Groupe National Ours) ce jeudi 18 décembre à Toulouse, a explosé de colère devant le front commun élus/ chambres d’agriculture/ associations qui n’ont pas siégé au groupe ours. Les images filmées par France 3 ont rapidement fait le tour des Pyrénées.
Parce qu’il demandait de
prendre la parole en avant-séance, Philippe Lacube, président de l’ADDIP,
coordination pyrénéenne, s’est vu violemment prier de se taire par Dominique
Bur, Préfet de région. Le Préfet, coordonnateur du plan ours, a ensuite
perdu tout contrôle de lui-même, jetant à la figure de notre représentant le
dossier que nous voulions lui remettre en l’absence de la Secrétaire d’Etat.
Nullement impressionnés par ses
« je
ne vous donne pas la parole ! Je ne veux pas de votre dossier et je ne le
prendrai pas ! », les 6 représentants de l’ADDIP et des associations
ASPAP09, ADIP31, ASPP65 et FTEM64 ont fait face avec calme et détermination, et
ont réussi à délivrer leur message :
1)
« Le groupe ours a pour objet la gestion du plan
ours : nous avons toujours refusé l’introduction d’ours slovènes, et nous
demandons l’arrêt du plan ours 2006-2009 : nous
n’avons aucune raison de participer à sa mise en œuvre ; »
2)
« Les mêmes qui avaient expliqué leurs
difficultés en juin 2007 à Nathalie Kosciusko-Morizet, ne sont pas revenus : 6
conseils généraux, 3 conseils régionaux, le comité de massif, 6 chambres
d’agriculture, 6 représentants des associations pyrénéennes manquent à l’appel.
L’essentiel du groupe ours, le voici : 6 associations pro-ours, un plein
collège de fonctionnaires de différents ministères et administrations. Sachez
que vous ne représentez que vous-même, que « votre réunionnite » n’a aucune
légitimité sur le terrain et que quoi qu’il en sorte, jamais vous n’obtiendrez
une quelconque validation des
pyrénéens »,
3)
« Nous en appelons à la Ministre pour que l’Etat
cesse de considérer l’avenir du massif par la lorgnette de l’ours, et que les 2
millions d’euros du plan-ours, surtout dans la crise financière et sociale
actuelle, soient utilisés pour un réel développement durable de nos vallées. »
Ils ont ensuite quitté la
salle, accompagnés jusqu’aux grilles de la Préfecture par les forces de l’ordre,
suivis peu après par le représentant des 6 chambres d’agricultures des Pyrénées
venu lire une motion exprimant un total désaccord avec le plan ours, GNO y
compris.
Une délégation d’une
soixantaine de personnes, et notamment de représentants espagnols venus
spécialement nous soutenir du Val d’Aran les a acclamés au son des cloches,
avant d’entamer un solide casse-croûte montagnard sous les fenêtres de la
Préfecture.
Déterminés et mobilisés,
nous avons réussi à empêcher les lâchers en 2007 et 2008. La prochaine réunion
complète du GNO n’aura lieu qu’en mai 2009. Tout lâcher est suspendu. Les
associations occupent le terrain et ne laisseront personne les faire taire.
Mais qu’y avait t’il donc dans cette enveloppe ?
1)
le Manifeste
transfrontalier des Pyrénées, qui dénonce l’échec du programme d’introduction
d’ours et propose « que les notions de biodiversité soient abordés
dans une perspective globale de la
réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux,
sociaux, et économiques, afin d’assurer un développement durable sous tous ses
aspects, et pas uniquement sous l’angle d’espèces emblématiques. »
2)
Un extrait de
notre rapport qui montre comment
« l’administration de l’ours » par
déformation, omission ou mensonge, transmet des informations falsifiées au
ministère, qui se base sur ces éléments pour prendre les décisions qui lui
incombent.
Notre rapport sur les mensonges de l'ours à télécharger ici ...
Attaque "infanticide" d'un ours mâle sur trois oursons. Des images rares d'un évènement qui l'est moins, étonnamment bien moins médiatisé que les naissances ou les lâchers d'ours. La force impressionnante, la détermination et l'instinct tueur de l'ours brun ne seraient-ils pas bons pour l'image édulcorée et idéalisée du plantigrade ?
21.10.2008 Espagne. Asturies. El Comercio Digital publie une vidéo inédite de l'attaque infanticide d'un ours adulte male face à une femelle défendant sa portée de trois oursons. Des images exceptionnelles dont la violence déchaîne les passions de nos voisins ibériques, et dont l'épilogue se jouera ... dans l'estomac du mâle "infanticide".
asturies - L’ours infanticide
Le phénomène d’infanticide chez les ours que rapporte l’article que nous
traduisons ci-dessous est connu, pour cet animal comme pour beaucoup d’autres,
nos propres chats domestiques sans aller plus loin.
L’intérêt majeur de cet article est le film qui l’accompagne et montre
l’un de ces infanticides. Il vaut
mieux le visionner en première page (colonne de gauche, vers le milieu):
le format est plus grand, l’image de meilleur qualité que
celle qui accompagne l’article. Il suffit de cliquer sur les titres
traduits ci-dessous pour accéder au journal asturien :
El Comercio Digital.
B.Besche-Commenge – ASPAP /ADDIP – octobre 2008
El Comercio Digital
– 19
octobre 2008
1) - Première page (video grand format)
Brutale attaque d’un
ours adulte sur des oursons
Pour le mâle, l’objectif est que la femelle
soit de nouveau en chaleur pour s’accoupler avec elle. Un livre de la Fondation
Oso Pardo
/Ours brun/ rassemble toute
l’information sur le comportement des femelles et de leurs petits.
2) – Article
R. MUÑIZ / A. VILLACORTA | GIJÓN
Depuis 1996 quatorze oursons sont morts des
mains de leur père dans la Cordillère Cantabrique. Tels sont, pour cette espèce,
les cas d’infanticides connus
avec certitude dans la zone, et
recueillis dans un livre coédité et présenté hier par la Fondation
Biodiversidad et la Fondation
Oso Pardo. Intitulé « Ourses », le
livre rassemble les informations recueillies ces dernières années au cours
d’observations de femelles d’ours cantabriques et de leurs petits.
On y explique que « l’infanticide est un
phénomène très fréquent et bien documenté » pour cette espèce, « alors que notre
perception anthropocentrique des comportement animaux pourrait la considérer
comme une anormalité terrible et insensée ».
Ces infanticides entrainent des polémiques et,
pour la Fondation Oso ardo, ils sont
« un des thèmes les plus brûlants et les plus débattus par la sociobiologie
depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui ». Au point que les spécialistes sont
divisés entre ceux qui soutiennent que « l’infanticide est une adaptation
évolutive présente chez de nombreuses espèces et dans de nombreuses
situations », et ceux qui considèrent « ce comportement comme pathologique ».
Au delà de la polémique, « Osas » explique
pourquoi se produisent ces infanticides, et quels avantages trouve un animal à
tuer ainsi des petits de sa propre espèce. On peut les résumer à quatre:
les ours tuent les oursons pour se procurer une ressource alimentaire
directe ; pour éliminer des concurrents potentiels sur ces ressources ; pour
accroître les possibilités de survie ou de succès reproducteur, ou,
fondamentalement, pour accéder aux individus de l‘autre sexe afin de procréer.
Pour les experts, « les mâles infanticides
peuvent à l’occasion consommer les petits qu’ils ont tué », ce que l’on peut
considérer comme « une stratégie facile pour obtenir des aliments », mais ils
signalent que « les vrais bénéfices sont clairement liés à la reproduction. Les
ours mâles attaquent et tuent les petits dépendants de leur mère dans l’objectif
d’augmenter les opportunités de se reproduire avec elle ». Il signalent
d’ailleurs que « le mâle infanticide n’est pas le père des petits », mais « il
le sera de la prochaine portée ».
La Cordillère Cantabrique n’échappe pas à ces
comportements infanticides. Bien qu’ils soient « difficiles
à surprendre et observer », indique la Fondation, entre 1996 et 2007
cette organisation a pu constater au moins huit cas d’infanticide. Pour sept
d’entre eux, toute la portée a été détruite. Pour l’autre un des petits a
survécu. Le livre détaille les attaques et s’attarde sur l’une d’elles.
Elle s’est produite en juin 2000, dans le Parc Naturel de Fuentes del Narcea, où « il fut possible de vérifier l’obsession et la minutie que mettait l’ours mâle à rechercher et tuer un à un les trois petits de la portée, et cela malgré les réactions violentes et désespérées de la femelle pour l’en empêcher ».
La "cyberaction" de l'Adet, Ferus et Cie tourne à la cy-bern-action !
15.10.2008 Suite à l'accident de chasse qui a blessé l'ours dit "balou",
diverses associations se sont associées à une
"cyberaction"
lancée par l'ADET qui, sur son site, présente ainsi le projet et son objectif:
"
Nous vous proposons d'envoyer un mail à Nathalie Kosciusko-Morizet,
secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour demander une meilleure protection de l'ours
dans les Pyrénées et la poursuite du programme de restauration de la population.
Le
texte proposé est bref, il
réussit pourtant l'exploit d'accumuler en peu de lignes un bel exemple de ces
approximations et manipulations conceptuelles où, depuis le début, pataugent les
sectateurs du plan-ours, qu'il s'agisse des associations ou, plus graves, des
services de l'Etat concernés, en particulier au niveau régional.
Nous proposons à notre tour ce texte, en noir, avec, en bleu, quelques commentaires: ils sont plus longs que le texte lui-même, mais encore trop courts par rapport à tout ce qu'il faudrait y décrypter et remettre à sa juste place.
La « cyberaction » de l’adet, ferus et cie
UN FATRAS DE N’IMPORTE QUOI !
B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - octobre 2008
A la mémoire de Pierre Casassus-Lacouzatte, éleveur et berger béarnais.
Non t’en hases cap , Pey, non i ès cap mes mès que i ès encara, n’an cap acabath
de s’en véser …
===================================================
Madame la Ministre,
Le 7 septembre dernier, un chasseur a tiré sur l'ours Balou en Ariège.
Cet évènement nous rappelle la fragilité de la population actuelle
d'ours dans les Pyrénées : une vingtaine d'individus seulement; pas de quoi
assurer la survie de l'espèce
(stupide: il ne s'agit pas d'assurer la survie d'une "espèce" qui n'est menacée
ni au niveau mondial, ni dans l'aire du paléarctique occidentale, critère et
zonage scientifique retenus par la directive dite "Habitats" pour déterminer les
espèces menacées. Stupide, mais sans doute volontaire de la part du rédacteur
qui pense ainsi dramatiser la perception de la situation).
En conséquence, je vous demande :
- de poursuivre la restauration d'une population viable d'ours
dans les Pyrénées, en Béarn comme en Pyrénées centrales
(comme déjà au début du 2°§, le rédacteur ici ne parle plus sottement de
"espèce" mais de "population", il faut être cependant très attentif à ce qu'il
écrit: il ne s'agit pas du tout de "population d'ours pyrénéens" - on sait que
cette population indigène n'existe plus - mais simplement de la présence d'ours
DANS les Pyrénées, ce qui est tout autre chose.
En fait, des ours ont été importés artificiellement de Slovénie, dans les
conditions scandaleuses de mensonge aux plus hauts niveaux de l'Etat que nous
avons analysées par ailleurs et nous réitérons nos accusations, pour tenter tout
aussi artificiellement de créer "une" population qui, par sa présence,
justifierait ensuite la nécessité de la maintenir, la préserver, l'accroître.
Tout repose sur cette création artificielle mais pas du tout sur, par exemple,
une nécessité semblable à celle des Monts cantabriques où une population
indigène de plusieurs dizaines d'individus encore présents pouvait justifier les
opérations de sauvegarde, non de "l'espèce" qui n'en avait nul besoin, mais de
cette population locale.
On recrée donc en France une population slovène hors de Slovénie alors que cette
population est déjà surabondante chez elle. L'opération n'a rien à voir avec
quelque opération de sauvetage que ce soit, mais tout à voir avec une volonté
d'ensauvagement du massif dont le Bilan de l'ADDIP concernant le plan-ours a
montré l'origine, les acteurs, l'idéologie qui la sous-tend, et le caractère
contradictoire avec la Convention sur le Diversité Biologique et les actes qui
en découlent.
Et lorsque le rédacteur écrit "population
viable", il faut savoir ce que cela signifie réellement.
Pour les spécialistes asturiens, Javier Naves comme Palomero Garcia, cela
signifie "plusieurs centaines d'ours sur
des milliers de km2" ... au dessous de ce nombre, comme l'indique
Naves, il faut tenir cette population
"sous assistance respiratoire" si l'on veut la préserver! C'est donc soit à
une population symbolique, limitée à quelques dizaines d'ours, naturellement non
viable à moyen terme, que tout cela conduirait, soit à l'ensauvagement général
du massif qui rendrait alors naturellement viable le nombre de bêtes indiqué par
ces spécialistes sur la surface nécessaire: sous des apparences faussement
consensuelles, c'est bien ce second objectif qui est recherché comme nous
l'avons démontré dans notre bilan, à partir de documents hélas indubitables),
conformément aux obligations internationales de la France et aux
engagements pris dans le cadre du "Grenelle de l'Environnement"
(c'est faux: aucune obligation internationale n'oblige la France a recréer
artificiellement une population d'ours slovènes sur son territoire, qui plus est
dans les conditions où elle le fait, et l'espèce n'est pas menacée comme
l'indiquent encore les derniers bilans de l'UICN.
Quant au Grenelle de l'Environnement, le seul ours dont il soit question dans le
rapport du groupe 3 - "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles" -
est l'ours blanc, page 68. Et s'il est fait brièvement mention de l'ours brun
dans la discussion qui suit ce rapport, c'est de façon très critique ou
interrogative)
;
- de
renforcer les mesures de protection de l'ours et de son habitat dans les
Pyrénées
(pour tous les spécialistes de cet animal, l'ours et un "mammifère
opportuniste", c'est à dire qu'à l'inverse par exemple du desman des Pyrénées, à
l'aire de répartition et au biotope spécifiques et limités, il n'est lié à aucun
habitat spécifique, n'est le garant de la qualité d'aucun habitat remarquable
que ce soit - à moins de considérer ainsi les dépôts de poubelle qu'il n'hésite
pas à fréquenter. Et l'on sait comment, en Slovénie notamment, il dispose
d'aires de nourrissage, fournies en cadavres de bétail, qui contribuent à rendre
son comportement aussi artificiel que l'opération dont il est l'objet dans notre
pays: l'habitat de l'ours slovène, ce sont ces charniers devenus constitutifs de
son milieu de vie)
;
- que l'Etat engage des
poursuites contre le chasseur qui a tiré sur l'ours Balou.
(le FAPAS aturien lui-même, protecteur de l'ours cantabrique, montre sur son
site comment, dans un sous-bois, on peut très facilement confondre la silhouette
d'un ours et celle d'un sanglier, sans pour autant être un "excité de la
gâchette" qui tire sur tout ce qui bouge!)
Je vous remercie par avance des suites que vous donnerez à ce message et
je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l'expression de mes sentiments
respectueux.
(J'espère pour ma part, Madame la Ministre, que ce tissu d'approximations
hasardeuses et de méli-mélo des concepts d'espèce, de population, d'habitat
saura quand même vous inquiéter au
moins un petit peu ... et, peut-être, vous conduira à cette question: mais
qu'est-ce qu'il y a réellement derrière tout ce fatras? )
B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - octobre 2008
L’Ariège malade, l’Etat
au chevet de Balou.
Mônsieur est servi. L’équipe de
suivi de l’ours ne refuse rien à Balou, l’ours slovène blessé par un chasseur en
Ariège ce 7 septembre. Cuissot de cerf, cuissot de sanglier viennent de lui être
portés à domicile sur le secteur où il a été localisé, à quelques kilomètres du
lieu de l’accident.
Depuis 3 semaines, les riverains
des environs de Prades assistent ébahis au grand spectacle du petit monde de
l’ours : refuge forestier réquisitionné et ravitaillé par les autorités, ballet
des 4x4, défilé de gendarmes, gardes-chasse, gardes forestiers, équipe de suivi
au grand complet, visite du Préfet, matériel sophistiqué de localisation, course
poursuite nuit et jour à l’affut du miraculeux bip-bip de l’émetteur
intra-abdominal de Balou, avion de reconnaissance, survols en hélicoptère etc
... sans oublier l’élite des associations ursophiles le nez au sol, à la
recherche du moindre poil du plantigrade.
Après 3 semaines de cette
frénésie, nous apprenons que la capture de l’ours - envisagée un temps pour le
soigner- n’est plus d’actualité. Un nouveau dispositif est donc mis en oeuvre :
« seuls » deux techniciens à temps plein resteront sur place, attachés au chevet
de Balou 24H/24. L’Etat appelle cela « un dispositif allégé ». Se montrerait-il
aussi généreux envers les humains, à raison de deux infirmières pour chaque
patient ?
Balou est blessé. L’Ariège est
malade. L’Etat ne semble pas manquer d’argent pour créer artificiellement une
population d’ours slovènes en Ariège. Pour autant, se porte-t-il au chevet de
l’économie ariégeoise, durement affectée par la conjoncture économique difficile
? Non. Le Pays d’Olmes vient de voir un énième site textile restructuré, des
emplois supprimés. La fermeture de la papeterie de Lédar anéantit le moral des
Couserannais, ainsi que des centaines d’emplois directs et indirects. La fièvre
catarrhale ovine décime les troupeaux de plus de 60% des élevages du
département, précipitant les éleveurs aux portes de la liquidation. L’Etat
demeure sourd à leur désarroi.
Cette comparaison entre la santé
de Balou et la santé de l’Ariège n’est en rien légère. Au contraire, elle est le
révélateur des choix que l’Etat, et l’Europe, ont fait à la place des citoyens
et des élus pyrénéens. Des choix que l’ASPAP a été parmi les premières à
dénoncer, en démontrant comment l’ours n’est que l’outil d’un abandon programmé
des Pyrénées.
La doctrine des associations qui
-disant œuvrer pour l’ours-, prônent la fin des activités humaines est explicite
: « nous plaidons pour une défense
inconditionnelle du sauvage par respect pour l’animal libre et pour regagner le
terrain perdu par une société de plus en plus sécurisée, mortifère, hantée par
le risque zéro. Le sens du retour de l’ours est dans une nouvelle relation à
vivre avec le roi déchu des animaux de notre continent »*.
Si à la question « pour ou contre l’ours » tous les ariégeois n’ont pas forcément de réponse, nous sommes tous concernés par ce qu’il y a derrière la proclamation par l’Etat de « l’Ariège-poche-à-ours » **: cela signifie accepter de devenir une grande réserve à l’écart du développement économique, baisser les bras et tirer un trait sur tout le travail accompli en Ariège pour dynamiser et maintenir vivants nos territoires.
Cette perspective, nous l'avons évoquée des dizaines et des dizaines de fois sur le stand de l'ASPAP aux journées des transhumants d'Europe de Sentein. Nous n'avons pas trouvé un ariégeois, ni aucun vacancier d'ailleurs, qui l'approuve. Le jeu de l'Etat est désormais dévoilé. Nous avions prédit que 2008 serait une année charnière. L'affolement généralisé des associations pro-ours ces dernières semaines en dit long sur leurs craintes que leur ministère de tutelle ne se range finalement à la raison. Il est d'ailleurs de plus en plus silencieux depuis que l'Aspap et le mouvement pyrénéen lui demandent des comptes directement.
*Source Stéphan Carbonnaux, chargé de mission de Férus, association
subventionnée du plan ours.
Septembre
2008
** Source : Inspection générale de
l’environnement - rapport territoires de présence et gestion des populations.
Mai 2008.
Fièvre catarrhale ovine : après la forte mobilisation de la profession et des élus du département les premières aides arrivent enfin. Mais il faut continuer : l'Etat reste encore sourd et muet à nos appels. Avec 877 élevages touchés en Ariège, la maladie a pris le tour d'une vraie calamité.
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20.09.2008 La manifestation unitaire qui a réuni à Foix le 11 septembre plus de 500 personnes et les élus et syndicats du département n'a pas été vaine. Le Conseil Général de l'Ariège avait déjà voté une subvention exceptionnelle de 200.000 €. Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées va débloquer 1.500.000 € pour tenter de juguler les conséquences économiques désastreuses de l'épidémie qui touche désormais toute la région. Les éleveurs ont recommencé à vacciner tout leur cheptel, cette fois contre le sérotype 1 de la maladie, qui est à l'origine de l'épidémie actuelle. Chaque jour de nouveaux élevages sont touchés. Si les bovins, sauf exception, surmontent la maladie, les meilleurs traitements ne parviennent pas à sauver les ovins, dont plusieurs centaines sont déjà morts. Dans les familles, chacun tente de gérer la crise. Les syndicats continuent à multiplier démarches et rendez-vous pour obtenir l'"aide à la repousse" indispensable pour que les éleveurs puissent conserver les animaux invendus sur les exploitations jusqu'à la fin des mesures de restriction de circulation.
La manifestation de Foix a mobilisé un demi-millier de personnes, c'est un nombre important, surtout à l'échelle de notre petite Ariège (160.000 habitants en tout !). Et peut-être une nouvelle page s'y est-elle tournée. Ce n'est pas tous les jours que les syndicats parviennent à faire front commun ... L'Aspap, par son indépendance politique et syndicale et sa capacité à faire se rencontrer les différents responsables, a joué de toute évidence un rôle fédérateur. Parce que cette unité sert d'abord les intérêts des éleveurs, nous ne pouvons que nous en féliciter, comme l'ont fait les différents syndicats eux-mêmes.
De nombreux élus ariégeois ont également défilé, en écharpe, pour marquer leur soutien aux éleveurs : Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, en tête, suivi d'élus venus de tout le département. Ce n'est pas le hasard si ces mêmes élus ont déjà répondu présent à l'appel de l'Aspap dans le mouvement de résistance au plan-ours : au delà de l'ours, c'est bien l'ensauvagement que veulent propager ces programmes qui les a alertés et mobilisés. Aujourd'hui c'est bien la même cause, celle de la défense des élevages, des emplois et du tissus rural ariégeois qui nous réunit à nouveau à Foix, dans cette crise majeure de la fièvre catarrhale. Le président de la Chambre d'Agriculture a tenu à le souligner au préfet après avoir détaillé le plan de sauvetage que la profession demande d'urgence : «l’ensemble de ces aides reste inférieur au coût annuel du programme de réintroduction de l’ours, nos éleveurs ne comprendraient pas que l’ensemble de ces revendications, légitimes, ne reçoivent pas une suite favorable». Plusieurs élus qui n'ont pu être présents ont tenu à s'excuser ou se faire représenter, ils ont également exprimé leur soutien, c'est à lire ici ... Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés de l'Ariège, l'ANEM, association nationale des élus de la montagne. Enfin de nombreux fournisseurs du milieu agricole se sont déplacés en signe de solidarité.
Dans les rues de Foix résonnantes des sonnailles - et des pétards - , le défilé de 50 tracteurs, de camions à bestiaux, a emmené le cortège du champ de Mars jusqu'à la Préfecture de l'Ariège, où une brebis morte a été déposée symboliquement devant les grilles. Là encore, c'est une délégation représentative qui a été reçue par le préfet de l'Ariège, Jean-François Valette : François Toulis, Président de la Chambre d'Agriculture, FDSEA, Confédération Paysannes et Jeunes Agriculteurs. L'Aspap bien sûr s'est abstenue volontairement d'y participer. Ces dossiers complexes et techniques, ce sont les organisations professionnelles qui les connaissent et les gèrent au quotidien, et nous ne saurions nous substituer à eux. Chacun sa place !
Nous avons aidé à la mobilisation, tant mieux, nous avons aidé à interpeller les médias sur cette actualité ariégeoise, et à la grande satisfaction de tous, ils ont répondu présent : la Gazette Ariégeoise, la Dépêche du Midi, Terres d'Ariège, Radio Transparence, France Info, Ariegenews, france 3, l'indépendant, Pyrénées Magazine, l'Ariégeois Magazine, Agence France Presse, 20 minutes Toulouse, RMC etc ... relayés sur internet par des dizaines de sites généralistes ou du monde agricole. Cela s'inscrit dans notre rôle d'information à l'Aspap sur les réalités du monde agricole ariégeois, et une large couverture médiatique sert de relais à nos revendications.
Des mesures exceptionnelles ont déjà été obtenues : test de dépistage gratuit des virus jusqu'au 31 décembre 2008 : il permet aux éleveurs de commercialiser plus rapidement les animaux. Paiement d'une partie des aides agricoles "ICHN" dès le 15 septembre ; Profession et syndicats sont en train d'étudier la meilleure répartition de l'enveloppe exceptionnelle de 1.5 millions d'euros que le Conseil Régional de Midi-Pyrénées va débloquer en 2009. Les mesures principales demandées sont la revalorisation des indemnités de mortalité, et la mise en place de mesures de soutien de la trésorerie des exploitations (voir article précédent). Mais l'urgence est d'obtenir une aide exceptionnelle à la repousse pour les agneaux maigres et les veaux broutards, afin d'aider les éleveurs à conserver les animaux en bon état d'engraissement jusqu'à leur vente, en fin d'année.
Pendant 1H30, la délégation a demandé au Préfet des réponses de l'Etat à la hauteur à cette situation dramatique. Le résultat fut plus que décevant "même si on ne s'attendait pas à des miracles" comme l'on souligné les responsables syndicaux. Sa seule réponse fut un rappel des mesures existantes, que la délégation lui a souligné comme étant largement insuffisantes, ce qui s'est soldé par un laconique "j'ai transmis à vos demandes à l'Etat" de la part du Préfet. A sa sortie la délégation s'est fait l'écho unanime de ce manque de réactivité et de responsabilité de l'Etat. La déception et la colère des manifestants ont alors éclaté en pétards, cris et sifflets, montant au dessus du feu de palettes allumé sous les fenêtres préfectorales. Un début d'incendie que les pompiers n'ont pas pu éteindre, bloqués par les éleveurs très remontés. Un incendie qui pourrait embraser toute une profession qui se retrouve acculée au désespoir.
Accident de chasse à Prades, en Haute-Ariège. L'ours Balou, blessé, échappe à l'équipe de suivi des plantigrades. L'Etat gravement défaillant dans la gestion des ours.
07.09.2008 Dimanche 7 septembre, l'ours Balou a été blessé par le tir d'un chasseur participant à une battue au sanglier sur la commune de Prades. Le chasseur a aussitôt prévenu la gendarmerie. L'équipe technique au complet a passé le lundi sur place, ainsi qu'un nombre important de gendarmes. L'animal serait blessé à la patte, il a échappé à l'équipe venue l'anesthésier, armée de fusil hypodermiques ... et de fusils à pompe, et n'est pas localisé depuis. Le village de Comus est en état de siège, la population est priée de ne pas sortir des habitations.
Le chasseur était entendu dimanche soir à la gendarmerie d'Ax les Thermes. Les conditions précises de l'accident n'ont pas été révélées au public, et c'est bien normal, ce qui nous oblige à la plus grande réserve. Nous sommes surpris cependant de constater que son nom a été publié dans la presse. Il faut espérer qu'il ne connaisse pas le même sort que les associations "environnementalistes" ont fait subir à René Marquèze, le chasseur relaxé de l'ourse Cannelle., littéralement harcelé pendant 3 ans de procédure : c'est plutot mal parti, l'ADET a déjà décidé de porter plainte contre lui.
Depuis l'accident, aucune information ne filtre, y compris à la population, et le répondeur du suivi récite laconiquement le même message sur la localisation de Balou ... qui n'a pas été mis à jour depuis le 19 juin. Il a pourtant été talonné tout l'été, en différentes vallées, de plus ou moins loin par l'équipe technique ours. Laquelle s'est faite proprement secouer par le préfet de l'Ariège arrivé en début d'après-midi sur les lieux, pour son incapacité à assurer sa mission de suivi. Mais les pouvoirs publics, que le Préfet représente en Ariège, seraient tout aussi inspirés de balayer devant leur porte ! Car le responsable principal de ce nouvel accident, c’est bien l'Etat, qui s'est montré gravement défaillant parce qu’il n’a pas prévenu les chasseurs que l’ours était dans le secteur.
Les localisations sont devenues un secret d’état : il ne faut pas s’étonner que les rencontres et les conflits homme/ours se multiplient. Il faut surtout arrêter de se voiler la face : les Pyrénées, ce n’est pas un zoo grandeur nature, c’est un territoire habité et très fréquenté : il y aura de plus en plus d’accident : est-ce qu’on attend un accident sur les personnes ?
La situation est critique dans les Pyrénées, oui, parce que l’Etat a voulu des ours mais qu'il se montre totalement incapable de les gérer. Sur 5 ours introduits en 2006, 2 sont déjà morts (1 en montagne, 1 sur la route). En Ariège, l’ours c’est notre quotidien : 80 attaques aux troupeaux cet été. L’ours dans les villages, sur les sentiers de randonnée, 1 ours qui a provoqué un accident avec un minibus sur la nationale le 15 aout, sans victimes heureusement. Celui là pèse environ 230 kg, il est vivant, blessé, et depuis personne ne sait où il est ! Voilà encore un autre accident aujourd’hui à Prades. Les ours étaient mieux en Slovénie.
Dans ces conditions, il est impensable d'envisager d’autres introductions. L'Aspap, avec tous les acteurs de la montagne de plus en plus unis et fédérés, s'y opposera par tous les moyens. Quand à imaginer des lâchers en montagne "à la dérobée", comme le suggèrent les associations pro-ours, ce serait une gravissime erreur : sur le terrain glissant de la clandestinité, ce n'est certainement pas l'Etat qui gagnerait.
Reste à savoir quelle sera la position de la fédération des chasseurs de l'Ariège : portera t-elle secours au chasseur de Prades ? Ou le laissera-elle face aux associations pro-ours et leur armada d'avocats ? Nous le saurons bientôt. N'oublions pas que si beaucoup de chasseurs, et d'ACCA se sont prononcés contre les introductions d'ours slovènes (et adhèrent à l'Aspap), la fédération départementale est partenaire du plan ours au plus haut niveau, et reçoit de larges subvention de ce programme. Il est intéressant de voir comment, dans le département des Pyrénées Atlantiques, les chasseurs ont peu à peu perdu 1.300 hectares qui sont désormais liés à l'ours. Ce mois de septembre, la réaction des chasseurs locaux et de leur fédération qui se dit "trahie" en dit long sur ce qui pourrait arriver aux chasseurs ariégeois ! L'article du quotidien Sud Ouest est en ligne ici ...
Bien que des campagnes massives de communications - subventionnées - aient tenté de nous faire croire le contraire, la coexistence hommes/grands carnivores dans les Pyrénées du XXI ème siècle est une vue de l'esprit : une population génétiquement autonome d'ours, souhaitée ardemment par les associations qui n'ont aucun ours sur leur territoire (ils n'y restent pas) ... signifierait avoir à gérer 200 à 300 ours sur le massif ! "l'Adet n'aime pas les Pyrénéen", nous écrivait un tout nouvel adhérent : "la seule motivation de l'ADET est de faire disparaître le pastoralisme qu'elle n'aime pas au profit de sa cause : une montagne sans homme, sans mouton, sans vache, sans promeneur sans chasseur ou batifoleront quelques ours (boiteux parfois) en mal de leur pays (la Slovénie). De ces montagnes vides de vie, ces bobos alors tireront profit d'un tourisme urbain aisé en mal de nature et de sensation qui ne supporte pas les « ploucs » et l'odeur des vaches et qui ira s'extasier à l'écomusée du coin pour voir comment était la vie dure des paysans d'avant."
La France s'est suffisamment fourvoyée dans ces programmes ridicules et anti-écologiques, mais qu'au moins elle ne s'enfonce pas davantage dans l'incohérence et fasse prendre davantage de risques aux populations. Il n'y a pas d'autres choix que d'arrêter le plan d'introduction d'ours. Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus d'ours dans les Pyrénées qu'en introduire est une bonne idée : les faits le prouvent tous les jours.
P
Confusion ours/sanglier
http://www.pyrenees-pireneus.
A noter que univers Nature change de ton. Voir ici :
http://www.pyrenees-pireneus.
Et tout le dossier récapitulatif de l'affaire de Balou :
http://www.pyrenees-pireneus.
A faire connaître aux chasseurs pour qu'ils comprennent ce qui les attends
surtout ceux en zone PNP d'autant que les maires vont être dessaisis de
leurs prérogatives y compris sécuritaire :
http://www.pyrenees-pireneus.
"Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas". Le cri du coeur d'un lecteur de la dépêche scandalisé par les propos de l'ADET contre l'ASPAP.
08.09.2008. Dans un communiqué adressé - et publié - par le quotidien régional, l'Adet-pays de l'Ours utilise la grave épidémie de fièvre catarrhale pour attaquer l'ASPAP de la manière la plus violente et méprisante qui soit. La bassesse de ces propos ne mérite pas que nous perdions la moindre énergie à leur répondre. Par contre, vous avez été nombreux, adhérents de l'Aspap ou pas, à être choqués par cette manoeuvre de l'ADET et à nous le faire savoir. Nous avons choisi de publier ici deux courriers qui nous sont parvenus, qui démontrent combien ce nouveau débordement (voir l'actualité Pastoralies), discrédite radicalement leurs auteurs, et la cause qu'ils prétendent défendre.
Mais tout de même, que la petite ASPAP, avec ses 30.000 € de budget tout compris et son unique salarié à mi-temps peut les déranger ! Nous avons adressé le tout, pour information et suite à donner, à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de tutelle de l'ADET. Ainsi qu'à différents destinataires à qui il nous semble important de faire connaître cette intervention. A suivre ...Nous espérons que ces deux réponses seront publiées, il nous semble que l'attaque que la Dépêche a (seule) publiée appelle un droit de réponse. Votre avis nous intéresse, faites le nous (et leur) connaître ...
Le courrier d'un lecteur de la dépêche.
La réponse de Jean-Pierre Gajan.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu, le communiqué de l'Adet.
Réponse de Laurent B., lecteur de la Dépêche du Midi
Le berger et le bobo
06.08.2008
J'avais des doutes, j'ai aujourd'hui une certitude :
-la seule motivation de l'ADET est de faire disparaître le pastoralisme qu'elle n'aime pas au profit de sa cause :
Une montagne sans homme, sans mouton, sans vache, sans promeneur ou batifoleront quelques ours (boiteux parfois) en mal de leur pays (la Slovénie). De ces montagnes vides de vie, ces bobos alors tireront profit d'un tourisme urbain aisé en mal de nature et de sensation qui ne supporte pas les « ploucs » et l'odeur des vaches et qui ira s'extasier à l'écomusée du coin pour voir comment était la vie dur des paysans d'avant.
Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas car vous ne correspondez pas à sa vision « éco (no) logique » du monde. Et en plus l'ADET se moque de vous: oser utiliser l'argument de la fièvre cattharale pour se positionner comme défenseur du pastoralisme, c'est gonflé! Je ne vois qu'une chose : un bobo coincé sur une chaise devant son ordinateur qui balance de telles bêtises alors que les gens qu'il prétend sauver sont en montagne pour endiguer le fléau de la FCO et d'en limiter les conséquences économiques. Ce type là n'a rien compris : l'ASPAP c'est avant tout les éleveurs, les bergers, les pâtres et leur famille qui se mobilisent pour garder nos montagnes en vie. Et comme ils ne sont pas là pour se défendre, permettez-moi de réagir à la connerie humaine.
Si vous lisez bien les propos de l'ADET, on sent poindre chez ces gens là la satisfaction de voir les éleveurs en difficulté.
Je n'ai rien contre les ours, j'ai maintenant envie de réagir contre ceux qui ont tant de bassesse pour arriver à leur fin. C'est décidé, j'adhère à l'ASPAP
Un communiqué de « Pays de l’ours-Adet » a été publié dans
vos colonnes le 05/09/2008 sous
Devant tant de méconnaissance d’un sujet grave au niveau
international comme la Fièvre Catharrale Ovine, lamentablement récupéré avec une
mauvaise foi évidente traduite par des
Alors je me sens obligé d’apporter ici des simples faits,
pour que vos lecteurs aient une vision
« Lutter contre le moucheron, véritable ennemi, qui décime les troupeaux pyrénéens »
· La
maladie qui touche aujourd’hui les élevages de nos régions, est dans l’hexagone
· Les
professionnels n’ont pas, heureusement, attendu Pays de l’ours-Adet (ni
· Ce type
de travail est encore plus dur à mener en estive (troupeaux collectifs,
·
L’épisode FCO ne fait que raviver les regrets de voir dépenser de grosses sommes
« L’ASPAP a focalisé
les débats sur l’ours ».
Le Pays de l’ours-Adet, structure que je ne connaissais pas
en détail et pour laquelle je n’ai
Enfin,
« Le très médiatique porte-parole… »
On sent poindre ici une jalousie étonnante, qui situe bien
les priorités de l’auteur. S’il avait
Je souhaite que ces informations permettent à chacun de se
faire une idée exacte de la
Or il représente une des rares chances de préserver la vie
dans les vallées, les montagnes
éleveurs, consommateurs, touristes, distributeurs…
Tous les financements- et l’on comprend qu’ils sont limités
dans le contexte actuel difficile
C’est le cas de l’ASPAP et d’autres structures dont se
sont dotés les éleveurs qui vivent
avoir à créer de structures pour défendre des évidences,
et ainsi consacrer les moyens
La manifestation organisée le jeudi 11 septembre à Foix
à 11h par toutes les
Jean-Pierre Gajan
09000 Saint-Pierre de Rivière
Le communiqué d'origine de l'ADET-pays de l'ours.
28-08-2008
Où l'on découvre que le
moucheron est un plus grand prédateur que l'ours. Pays de l'Ours-Adet dénonce la
piteuse mascarade de l'Aspap.
Des années que l’Aspap le clame sur les cimes et les ondes : « l’ours, c’est la mort du pastoralisme », « l’estive, un paradis devenu un enfer », sans ours, des Pyrénées tranquilles … Bref, tout irait bien pour l’élevage pyrénéen s’il n’y avait l’ours.
Fièvre catarrhale en Ariège : devant l'ampleur des dégâts sanitaires et économiques, la profession se mobilise. L'Aspap appelle tous ses adhérents et sympathisants à manifester à Foix le jeudi 11 septembre.
08.09.2008 l'ASPAP, l'AADEB, la Confédération Paysanne, les Jeunes Agriculteurs, la FDSEA, le Syndicat des éleveurs gascons de l'Ariège, Synergie appellent à une grande manifestation unitaire à Foix . La crise sanitaire de la fièvre catarrhale, et ses conséquences économiques en cascade rendent indispensable une réaction forte et urgente des pouvoirs publics. L'Aspap appelle tous ses adhérents et sympathisants à soutenir les revendications de la profession et des syndicats. Venez très nombreux manifester le jeudi 11 septembre 2008 à Foix. Une délégation sera reçue par la Préfecture à l'issue de la manifestation. N'hésitez pas à appeler l'Aspap au 06 30 29 90 86 pour tout renseignement.
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APPEL A MANIFESTATION |
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JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008
A FOIX |
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Départ à 10H00 au champ de Mars |
Foix, le 5 septembre 2008.
Communiqué de :
L’Aspap, l’Aadeb,
les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA,
le Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie.
Face aux conséquences sanitaires et
économiques de la fièvre catarrhale qui ravage le département de l’Ariège,
éleveurs, syndicats agricoles et associations se mobilisent. Ils
demandent aux pouvoirs publics de prendre d’urgence des mesures à la
hauteur de la gravité de cette crise sans précédent.
Une
crise mal gérée
La fièvre catarrhale (sérotype 1) a en quelques semaines contaminé près de 300 élevages du département. Outre les pertes générées sur les exploitations touchées, c’est toute la filière élevage départementale, ovins, bovins, caprins qui est aujourd’hui en danger.
Nous contestons le programme sanitaire mis en œuvre par l’Etat :
- les animaux d’Ariège ont été vaccinés en juin-juillet contre le sérotype 8 uniquement.
- alors que le sérotype 1 avait déjà atteint les Pyrénées-Atlantiques, seuls les animaux des Landes, de la Gironde, du Gers et des Hautes-Pyrénées ont été vaccinés contre cette souche, dans le but d’installer une barrière sanitaire. Ce choix de l’Etat s’est révélé inefficace : le virus a sauté la barrière et fait des ravages dans notre département, où les élevages bovins et ovins sont particulièrement nombreux. .
La
catastrophe économique, « dégât collatéral » de la maladie
Les exploitations touchées subissent des pertes immédiates et importantes : mortalité, stérilité, baisse de la production laitière, avortements.
Au delà de ces exploitations durement éprouvées, c’est l’ensemble du département qui est touché : son classement en zone contaminée engendre des restrictions de transport et d’exportation du bétail qui suspendent pour plusieurs mois toute vente d’animaux : les éleveurs se trouvent à la fois privés du revenu de la vente d’automne, parfois la seule de l’année, et dans l’obligation de conserver leur cheptel sur les fermes au moment où agnelages et vêlages vont nécessiter toute la place disponible.
Un plan de sauvetage doit être rapidement mis en œuvre pour donner les moyens financiers et techniques aux élevages de surmonter ce cap qu’ils ne pourront pas passer seuls, malgré leurs efforts. Sinon, ce sont des centaines d’exploitations qui ne passeront pas l’hiver. Les pouvoirs publics en porteraient alors la responsabilité.
Le
plan de sauvetage : vital et urgent
Nous exigeons la mise en œuvre d’un plan de sauvetage selon les deux axes d’action suivants :
Compenser les
pertes d’élevage :
Nous voulons bénéficier des mêmes aides directes que les départements déjà touchés pour que les éleveurs puissent organiser eux-mêmes la repousse de leur cheptel invendu :
- 30 € par agneau ; cheptel ariégeois concerné : 20.000 agneaux
- 120 € par veau ; cheptel ariégeois concerné : 10.000 veaux
Nous demandons une indemnisation décente des animaux morts ou euthanasiés (seulement 100 € par veau, 228,67 € par bovin adulte et 45,73 € par ovin ou caprin).
Préserver la
trésorerie des exploitations
- déblocage immédiat des primes dues par l’Etat au titre de 2008 : ICHN et PHAE,
- report de l’ensemble des charges sociales,
- aménagement des emprunts, facilités de trésorerie, prise en charge des frais bancaires,
- suppression de la taxe sur le foncier non bâti pour les éleveurs de bovins, ovins et caprins.
La crise de la fièvre catarrhale ovine est reconnue au niveau national comme une des plus grandes crises sanitaires des 50 dernières années en France.
Les éleveurs ont appliqué dans des conditions difficiles toutes les préconisations de l’Etat, parce qu’ils sont responsables et soucieux de leurs troupeaux.
Aujourd’hui ils sont désemparés et en colère de constater que les pouvoirs publics se sont laissés déborder par la maladie et se montrent incapables de faire face à ses dramatiques répercussions tant sanitaires qu’économiques.
C’est pourquoi nous appelons à une manifestation unitaire tous les éleveurs, adhérents et sympathisants des syndicats, coopératives et associations de l’Aadeb, l’Aspap, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA, le Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie:
LE JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008 à FOIX
Rendez-vous à 10H00 au Champ de Mars.
Chacun de nous doit se mobiliser. Nous appelons les élus, ceints de leur écharpe, à manifester à nos côtés pour la survie de l’élevage, pilier essentiel du tissu rural ariégeois, de notre patrimoine et de l’avenir de notre territoire.

Conseil d'administration de rentrée : aspap, éleveurs, syndicats se mobilisent face aux conséquences de la fièvre catarrhale qui ravage le département.
Devant la gravité de cette crise sans précédent, au point de vue sanitaire comme économique pour les élevages du département , l'Aspap a convoqué dès le 4 septembre son conseil d'administration "élargi".
Si le tour
d'actualité des estives et des vallées a ouvert, comme à l’accoutumée, les
débats (localisations des ours, attaques, actions de l’Aspap et de l’Addip-coordination
pyrénéenne), le bureau a choisi de consacrer cette réunion quasi exclusivement
aux conséquences de l'épidémie de fièvre catarrhale qui s'est abattue sur le
département.
Philippe Lacube a
tenu à repréciser le rôle et la place de l’Aspap face à cette crise : l’Aspap,
même si elle fait beaucoup et se fait beaucoup entendre, est une petite
association, qui emploie seulement un salarié à mi-temps.
Nous n’avons clairement ni les moyens, ni la vocation à nous substituer
aux organisations qui ont la charge de gérer les volets sanitaires, sociaux et
économiques de la fièvre catarrhale.
Par contre le
soutien actif de l’Aspap aux éleveurs est au cœur de nos missions. Et c’est à ce
titre que plusieurs intervenants sont venus à notre demande faire un point
global de la situation sur ces trois volets : la présence active des syndicats,
fdsea et confédération paysanne, du GDS, groupement de défense sanitaire, d’élus
de la chambre d’agriculture notamment, a
d’abord permis de répondre à l’inquiétude légitime des éleveurs confrontés à des
questions concrètes : « Pourquoi, alors que les éleveurs se sont plié à toutes
les contraintes sanitaires de vaccination, subissent-t-ils quand même la FCO ?
Quels sont les symptômes que les collègues éleveurs déjà touchés ont repérés en
premier sur leurs bêtes ? Comment loger et nourrir en même temps sur
l’exploitation les bêtes de l’année précédente et les agnelages et vêlages de
l’automne ? »
Et surtout une question cruciale : quand les broutards vaccinés pourront-ils être vendus ? Car pour les éleveurs du département, touchés ou non, et dont le revenu moyen se situe déjà dans les plus faibles de toutes les professions agricoles, l’interdiction de transport et d'exportation en vigueur signifie tout simplement ne percevoir aucun revenu à la fin du mois, ni le mois prochain, ni le suivant ... jusqu’à quand ? Comment faire ? C’est en effet la vente des broutards à l’automne qui représente l’essentiel des rentrées d’argent de l’exploitation. Pas de vente. Pas de revenu, au moment de l’année où sont concentrées l’essentiel des annuités d’emprunt à rembourser. « la catastrophe économique sera la deuxième vague de la maladie, et la plus terrible », dit gravement Marie-Christine Azéma, éleveuse de gasconnes qui a déjà perdu un taureau atteint par la FCO, qui ne tue pas que les ovins mais aussi les bovins et les caprins. Avec beaucoup de pudeur, plusieurs éleveurs ont raconté comment ils tentent de sauver leur exploitation, multipliant les démarches auprès des banques, auprès des fournisseurs qu’il n’est pas possible de payer comme prévu ...
Eleveurs, syndicats et représentants des filières viande sont unanimes : si rien n’est fait dans les prochaines semaines pour aider les éleveurs à surmonter cette crise, des centaines d’exploitations ne passeront pas l’hiver. Les organisations socio-professionnelles ont déjà obtenu quelques avancées. Mais la réaction de toutes les parties en capacité de mettre en œuvre des solutions est beaucoup trop lente et insuffisante. Et il y a urgence.
Considérant que la
gestion des conséquences de la fièvre catarrhale ovine par ceux qui en ont la
charge n’est pas à la mesure de cette crise, les participants ont formé un socle
commun d’action pour alerter les pouvoirs publics :
L’Aspap, les Jeunes
Agriculteurs, la Fdsea,
la Confédération paysanne, l’Aadeb, le syndicat des éleveurs gascons de
l’Ariège, Synergie, ont établi un plan d’action d’urgence motivé et chiffré pour
soutenir l’élevage de montagne ariégeois face à la crise de la FCO. Nous
demandons à l’Etat, au Conseil Régional, au Conseil Général, de mettre en œuvre
un plan d’urgence à la hauteur de cette crise considérée comme une des plus
graves crises sanitaires en France des cinquante dernières années.
Nous appelons à une manifestation unitaire tous les éleveurs, adhérents et sympathisants des syndicats, coopératives et associations de l’Aspap, l'Aadeb, les Jeunes Agriculteurs, la Confédération Paysanne, la FDSEA, du Syndicat des Eleveurs Gascons de l’Ariège , Synergie:
LE JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008 à FOIX
Rendez-vous à 10H00 au Champ de Mars.
Chacun de nous doit se mobiliser. Nous appelons les élus, ceints de leur écharpe, à manifester à nos côtés pour la survie de l’élevage, pilier essentiel du tissu rural ariégeois, de notre patrimoine et de l’avenir de notre territoire.
Pour toute information, nous rappelons les coordonnées des conseillers de la chambre d'agriculture par secteur géographique :
St Girons: 05 61 66 10 24
-Villeneuve du Paréage: 05 61 60 15 30
-Carla Bayle: 05 61 68 50 31.
-Foix: 05 61 02 14 00
Nous recommandons à chacun de s'informer lors des réunions organisées par la Chambre d'Agriculture et le GDS - groupement de défense sanitaire - qui se dérouleront :
-Mercredi 10 septembre:
9h30-12h: Foix (chambre d’agriculture);
14h30-16h30: Laroque d’Olmes, salle Mermoz (près de la
caserne des pompiers)
-Lundi 15 septembre: 9h30-12h: St Girons, CFPP
Pour signaler tout cas de suspicion de la maladie, contacter la direction départementale des services vétérinaires au : 05.61. 02. 16. 01.
La préfecture de l'Ariège a publié une note d'information au 2 septembre, que vous pouvez télécharger ici. D'autres actualités sont en ligne sur le site de la préfecture de l'Ariège
Enfin notre site ami pyrenees-pireneus a mis en ligne une page très complète sur l'épidémie de F.C.O. à lire ici ...

Ariège : après Franska l'été 2007, nouvelle collision entre un ours un véhicule.
Le vendredi 15 août à 8h00 du matin, un ours qui traversait la Route Nationale 20 est entré en collision avec un minibus à hauteur de Mérens les Vals, sur la 2 fois 2 voies reliant Toulouse à l'Andorre. Heureusement aucun blessé n'est à déplorer. Le chauffeur du minibus, qui ramenait un groupe d'enfants handicapés d'un séjour de vacances dans la principauté, n'a pu éviter l'ours : "j'ai freiné mais le choc était inévitable, j'avais le choix entre le parapet en métal, et heurter l'ours : j'ai choisi l'ours". Le véhicule étant trop endommagé pour ramener le groupe à Fougères, leur destination, c'est une assistance rapatriement qui a du prendre le relais. Quand à l'ours, après s'être "affaissé" un instant, selon le chauffeur, il a pris la fuite. L'équipe de suivi de l'ours a effectué des prélèvements pour identifier le plantigrade, et entrepris de rechercher l'animal blessé avec l'appui des forces de gendarmerie. Week-end du 15 août oblige, leurs recherches ont cessé en fin d'après-midi.
Le maire de Mérens s'est rendu sur place, après avoir pris des nouvelles des occupants du minibus, il a rappelé les difficultés auxquelles il est confronté face aux attaques des ours slovènes que subissent les éleveurs de sa commune. Il a à plusieurs reprises ce printemps manifesté son inquiétude devant la présence répétée de plusieurs ours à proximité du village, et notamment du camping communal, à la hauteur duquel l'accident s'est produit.
Claude Carrière, maire également et Co-Président de l'Aspap, a rappelé que l'Etat, maître d'oeuvre des introductions d'ours, n'a jamais donné de réponse claire à nos questions sur la responsabilité des pouvoirs publics en cas de dommages aux biens et aux personnes causés par les ours. L'ours n'ayant aucune personnalité juridique, contre qui l'assureur du véhicule va t-il se tourner pour indemniser les dégâts de cet accident ? Le maire sera t'il mis en cause, lui qui est responsable de la sécurité des biens et des personnes sur sa commune ?
Pour l'Aspap, ce deuxième accident de la circulation en un an à peine illustre nos inquiétudes sur l'augmentation de la population d'ours, et l'absence de maîtrise de la situation par ceux qui en ont la charge : équipe de suivi désorganisée et affolée, inapte à dénombrer les ours, à les localiser, à assumer son devoir d'information aux maires, populations, vacanciers et éleveurs. Préfecture de l'Ariège dépassée par les évènements, usant de tous les blocages pour étouffer la réalité du terrain, y compris envers la presse et les autorités nationales.
L'Ariège est le premier département pyrénéen touché par la présence et les
attaques des ours slovènes. L'augmentation de la population d'ours en Ariège est
une réalité, nous n'avons eu de cesse, encore cet été d'alerter les autorités,
et la presse qui s'était fait le relais de nos informations, toujours au plus
près du terrain : "Les témoignages concordent :
aire de répartition de l'ours de plus en plus vaste, observations visuelles de
plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la
chronique aux portes de Foix ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs
fois d’un côté puis de l’autre de l’axe routier surfréquenté Toulouse/Andorre ;
à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers
7H00 qu’il a été observé. Ainsi qu’à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer ...
22.07.2008 pastoralies.fr est en ligne !
Au delà d'une journée
exceptionnelle en montagne, les Pastoralies s'inscrivent pleinement dans la
démarche militante de notre association : nous allons expliquer le sens profond
de notre action, raconter la montagne à ceux qui l'aiment et veulent la
comprendre et démontrer pourquoi l'équilibre de nos territoires est aujourd'hui
gravement menacé.
Car notre
mouvement dépasse évidemment la question de l'ours.
L'intérêt jamais démenti des médias et du public
pour nos actions montre bien combien notre combat interpelle : le fond du
problème est bien « qu'est-ce que l'Etat veut faire des Pyrénées : un désert
ensauvagé où les grands carnivores, ours et loup, «contrôleront de la
totalité du paysage », ou un lieu de vie sûr, accueillant, vivant
économiquement, à l'environnement préservé.
Sans folklore
ni artifices, nous allons donner la parole à celles et ceux qui font de ces
montagnes un espace de production et de loisirs ouvert à tous : cette Ariège si
belle, rebelle et attachante ... que nous défendons avec ténacité.
- assiette de charcuterie : saucisson de bœuf gascon, pâtés de porc et de canard gras ...
- grillade de l'estive : veau + bœuf Cadet Gascon, + agneau Tarasconnais, accompagnés de cocos de Pamiers
- fromage ariégeois, croustade aux pommes
- eau et vin à volonté, café.
LE FORUM/ESPACE INTERNET : Des intervenants venus de toutes les Pyrénées aborderont les questions de fond de notre action : quelle montagne pour demain ? ours, loup : quels impacts sur le pastoralisme et le tourisme ? Viande, fromage des Pyrénées : des produits de qualité, des garanties pour le consommateur. Comment sauvegarder la montagne vivante, humaine et durable d'aujourd'hui ? Et un Pôle internet en continu.

22.07.2008 Série d'attaques simultanées en Haute-Ariège
Bien que l’Ariège n’ait rien demandé, et n’ait jamais cherché à revendiquer le mercantile titre de pays de l’Ours qui fait vendre à Arbas *des casquettes et des porte-clés à l’effigie d’ours baptisés de noms ridicules, oui les ours sont de plus en plus nombreux en Ariège, les informations convergent : aire de répartition des attaques et des indices de présence de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ce printemps ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d’un côté puis de l’autre de la 4 voies Toulouse/Andorre ; à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers 7H00 qu’il a été observé. Le suivi a validé officiellement d’autres témoignages, à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer, Aulus ...
La dépêche du Midi fait sa une sur les attaques, et titre "panique sur les estives". La panique semble avoir gagné également la préfecture de l'Ariège : le préfet vient de demander d'urgence un entretien avec les co-présidents de l'ASPAP. Ils semble très inquiet notamment en regard de la présence des ours de plus en plus fréquente dans les zones habitées et plus que sceptique sur le caractère farouche des ours : une des dernières attaques a eu lieu devant un gite d'étape à Ascou. Le maire a tiré la sonnette d'alarme sur les effets totalement contreproductifs des introductions d'ours à la fois pour le pastoralisme, mais aussi pour le tourisme. Son témoignage d'élu d'une commune de montagne et de fils d'éleveur est de grande valeur. C'est à lire ici ...
La palme de la panique revient à l'équipe de suivi, complètement dépassée par la situation. Ce n'est pas parce qu'on n'y a pas mis le prix : 1,9 million d’euros en 2007 pour les vingt ours officiellement présents dans les Pyrénées, soit 100.000 euros pour chaque ours et par an ! En 2007, plus d’un tiers de ce budget (soit environ 760.000 euros) a été consacré à l'ETO chargée de suivre les plantigrades. Un poste en augmentation constante. Pourtant la même équipe n’est capable aujourd’hui ni de dire où se trouve l’ours Balou introduit en 2006 ou ses congénères (seuls 2 ours seraient encore "pucés"), ni de remplir son devoir d’information, et notamment aux éleveurs, maires, population et vacanciers.
Une nouvelle attaque a eu lieu hier, sur la commune de Vaychis. A moins de 50 mètres de la table d'orientation du Signal du Chioula, qui reçoit la visite quotidienne de centaines de promeneurs. Une brebis morte et un agneau, et une jeune vache portant une large plaie à la patte, qui est cassée. Verdict de l'expertise : la brebis est imputable à l'ours. L'agneau, trouvé à 10 mètres : ce n'est pas l'ours. La vache non plus. Un des gardes de l'office national de la chasse et de la faune sauvage s'est même fendu de quelques commentaires à l'attention de l'éleveur : "c'est la loi de la nature", "vous n'auriez jamais du prévenir les journalistes (FR3 a filmé les carcasses la veille), nous on n'aime pas ça".
Une attitude qui mériterait les plus hautes sanctions pour le mépris qu'elle exprime à l'encontre de ceux qui n'ont jamais demandé à vivre ce cauchemar. La vache a du rester sur l'estive, trop blessée pour redescendre à la ferme. Pour tenter de la sauver, elle sera soignée sur l'estive. Il aurait fallu l'hélitreuiller, et envoyer la facture à l'ETO, lâche amèrement l'éleveuse. Près d'elle son fils de 11 ans est très choqué. "Anaïs", comme il l'a appelée, c'est SA vache. Elle a un an. Il saura dans quelques jours s'il faut l'abattre.
07.07.2008 Ariège : Déjà plus de 30 attaques avant la
montée aux estives.
Au vu du nombre d'attaques recensées ce printemps, l'Ariège semble se diriger tout droit en 2008 vers une nouvelle première place pour le nombre d’attaques d’ours dans les départements Pyrénéens. Plus de 30 attaques ont déjà touché la quasi-totalité des vallées d’Ariège, avant même la montée aux estives, représentant une cinquantaine de brebis tuées ou manquantes. Nous avons décidé de reconduire notre aide directe aux éleveurs, d’une part en rééditant « l’aide-mémoire attaque», d’autre part en reconduisant l’opération « solidarité attaque » qui permet à chaque éleveur d’être accompagné lors de l’expertise par un bénévole de l’Aspap.
Le printemps 2008 a vu se
confirmer la présence permanente de plusieurs ours en Ariège : après avoir
pendant des années mis sur le compte de Boutxi la totalité des attaques de notre
département, les membres de l’équipe de suivi reconnaissent en privé, mais
devant témoins, la présence permanente d’une dizaine d’ours au moins en Ariège.
Les témoignages concordent :
aire de répartition de l'ours de plus en plus vaste, observations visuelles de
plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la
chronique aux portes de Foix ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs
fois d’un côté puis de l’autre de l’axe routier surfréquenté Toulouse/Andorre ;
à Caussou, en Haute-Ariège, c’est sur la place du village un dimanche matin vers
7H00 qu’il a été observé. Ainsi qu’à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer ...
Et ce comportement familier n'est pas près de cesser. Dans notre bilan du plan-ours, nous avons dénoncé les mensonges de l'Etat quant au nourrissage des ours importés de Slovénie avec des cadavres de brebis, ce qui explique leur comportement très carnivore et peu farouche en France. Nous apprenons que l'ourse Hvala, actuellement en Espagne dans le secteur de Vielha, a été filmée en train de consommer une carcasse de chevreuil très vraisemblablement déposée à son intention. En 2007, cette ourse introduite l'année précédente avait attaqué à une dizaine de reprise les estives de Saint Lary en Couserans, décourageant jusqu'au berger itinérant dépêché en renfort par l'équipe technique ours. Ce nourrissage artificiel, de la main de l'homme, ne peut que renforcer le caractère excessivement prédateur de cette ourse qui a également attaqué les troupeaux à Vielha, où elle se trouve depuis le mois de mai 2008.
Les inspecteurs du ministère de l’Ecologie* qui étaient venus "mesurer la température" des Pyrénées ont du trouver le terrain assez fiévreux pour préconiser que " ... dans le contexte pyrénéen, la mission estime qu’il faudrait probablement envisager l’élimination des ours excessivement familiers, dangereux ou très prédateurs. » L'ASPAP demande l’application immédiate de cette recommandation formulée par l'Etat lui même, et veillera de près à sa mise en oeuvre concrète sur le terrain.
*(source : rapport de l’Inspection Générale de
l’Environnement, Mai 2008 : territoires de présence et gestion des populations,
page 59).
Toulouse, 26 juin 2008 : le front de refus pyrénéen déjoue la manipulation du "groupe ours"

Bruno Besche Commenge, Marie-Lise Broueilh, Philippe Lacube, Augustin Bonrepaux, Jean Lassalle (Photo Adrien Duquesnel)
La Secrétaire d'Etat à l'Ecologie a organisé le lancement du « groupe national ours » le jeudi 26 juin à Toulouse, à la Préfecture de Région.
S'appuyant sur les trois piliers légitimes que sont les élus, la profession agricole et nos associations, un front de refus à l’échelle pyrénéenne s’est fédéré autour de l’ADDIP, et a convoqué la presse nationale à Toulouse pour expliquer notre décision de ne pas siéger.
Sous les fenêtres de la Préfecture où
siégeait le « groupe ours », les militants de l’Aspap ont déployé en quelques
minutes toute la logistique d’une conférence de presse préparée en amont depuis
l’Ariège : 60m² de chapiteaux, tables, chaises, bilans ADDIP et synthèse à
distribuer, sans oublier le casse-croûte offert
aux médias.
Pour la Secrétaire d’Etat,
cette journée fut celle d’une double défaite : la pseudo-concertation que le
Ministère aurait souhaité porter à son actif échoue lamentablement.
De plus, le front pyrénéen a déjoué
cette pantalonnade
dont l’objectif est de faire cautionner par l'ensemble des partenaires la
politique de gestion de la population d’ours existante sur le massif et des
futures importations. Et la presse,
qu’elle n’avait pas convoqué, a relayé au niveau national notre opposition.
A midi, Nathalie Kosciusko-Morizet dépêcha un émissaire demander si nous
pouvions la recevoir sous notre chapiteau : nous avons décidé de décliner cette
tentative de rattrapage, et fait savoir à la Secrétaire d’Etat que si elle
souhaitait nous rencontrer, cela ne se ferait pas sur le pavé toulousain, mais
en montagne, sur notre terrain.
Devant les médias nationaux, nous avons pu expliquer notre refus de participer au « groupe ours ». Un message commun, porté successivement par le représentant des chambres d’agriculture pour le massif pyrénéen, par les représentants des principaux syndicats agricoles du massif, FNSEA et Jeunes Agriculteurs, les représentants de l’ADDIP, coordination pyrénéenne, ainsi qu’Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l’Ariège et Jean Lassalle, Député des Pyrénées Atlantiques et Président de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn invités à siéger « intuitu personae », c'est-à-dire en tant que personne et non pour leur mandat d’élu.
Notre refus s’est exprimé sur la forme : la constitution de ce groupe est une
véritable offense à la représentativité pyrénéenne. Les grands absents ou
minoritaires sont les représentants élus des chambres consulaires d'agriculture,
les élus politiques des territoires de montagne concernés et les associations
qui résistent aux projets d’ensauvagement des Pyrénées.
Nous avons ensuite présenté le Bilan du plan ours réalisé par l’ADDIP, et abordé
la question de fond de notre refus du « groupe ours » et au-delà, de l’ensemble
du plan-ours : la non
acceptation sociale de la part des pyrénéens trouve sa légitimité dans notre
refus de voir les Pyrénées devenir un grand zoo où des éleveurs
sporadiques seront considérés comme des indiens.
Le dynamisme économique, les activités de tourisme et de loisirs n’ont pas à
être régentés par les courants de l'écologie « dure » qui orchestrent par le
levier de l’ours « le contrôle de la totalité du paysage » pour les grands
carnivores, ainsi que l’a démontré notre bilan du plan ours : les habitants des
territoires pyrénéens doivent eux-mêmes choisir les orientations qu'ils veulent
prendre pour l'avenir.
Il s'agit de défendre avec ténacité, résistance, conviction, la biodiversité et
le développement durable tels qu’ils se pratiquent déjà au quotidien depuis des
siècles dans les Pyrénées. C’est le thème principal de notre Bilan du plan
ours : pour une biodiversité à visage humain.
C’est aussi ce que l’Etat prétend défendre : Extrait du discours de Jean-Louis
Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, des Transports et du
Le ministre semble l’ignorer, cela existe en France, et ici, dans les Pyrénées :
Produire pour nourrir, sainement, proprement.
Le pastoralisme pyrénéen c’est
exactement cela : une production dans le respect du milieu, des animaux et des
hommes. Des produits de haute qualité gustative et environnementale, un
malus écologique nul, de nombreuses garanties pour le consommateur AOC, IGP,
labels de qualité ... des emplois, des retombées positives qui fondent un
tourisme dynamique...
Et au bout du compte, un développement durable des territoires qui réussit parce
que toutes ses composantes y sont associées : population locale, élus, éleveurs,
artisans, acteurs du tourisme et autres professions. C’est le message que nous
porterons le 8 Août pour les Pastoralies, au Plateau de Beille.
L'Europe et la France, ne peuvent plus se tromper d’enjeux, et doivent cesser
ces opérations ruineuses, et artificielles : chaque ours coûte environ 100.000
Euros par an à la collectivité ! *.
Un tel comportement dessert l’Ecologie, la vraie, celle qui fait que les hommes
peuvent emprunter à leurs enfants la terre de leurs ancêtres, puis la leur
rendre aussi belle et saine qu’ils la leur avaient confiée.
(* 1,9 million d’euros en 2007 pour environ 20 ours, source ministère de
l’Ecologie, 2008.)
Groupe "ours" : un front pyrénéen de refus s'organise autour de l'ADDIP
Communiqué de presse ADDIP du 23/06/2008
L'ADDIP, Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées, communique :
Groupe « ours » : un front de refus pyrénéen se fédère autour de l’ADDIP.
Foix, le 23 juin 2008
La Secrétaire d'Etat à l'Ecologie organise le lancement du « groupe national ours » le jeudi 26 juin à Toulouse, à la Préfecture de Région.
Au-delà de la véritable offense à la représentativité pyrénéenne que constitue la composition de ce groupe, l’ADDIP a pris la décision, pour des raisons de fond, de ne pas participer à cette manipulation.
S'appuyant sur les trois piliers légitimes que sont les élus, la profession agricole et nos associations, un front pyrénéen de refus se fédère aujourd’hui autour de l’ADDIP.
Nous viendrons à Toulouse expliquer les raisons de notre refus, sur le fond comme sur la forme, et présenter le bilan d'évaluation du plan-ours rédigé par l'ADDIP.
Nous vous invitons à notre :
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CONFERENCE de PRESSE Le jeudi 26 juin 2008 à 10H15 |
Nous portons dès aujourd'hui notre bilan à votre connaissance. Les enjeux et les révélations qu’il contient posent à l’Etat français de nombreuses questions "qui fâchent" : le 26 juin vous donne l'opportunité de les poser en direct à la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie.
Nous avons le plaisir de vous adresser :
Salutations pyrénéennes,
Philippe Lacube, Président de l'ADDIP.
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L'ADDIP, Coordination Pyrénéenne :
Aspap 09 : 32 rue Général de Gaulle 09000 FOIX 06 30 29 90 86
www.aspap.info
Adip 31 : Mairie 23 allée d'Etigny 31110 Bagnères de Luchon 06 19 65 17 47
Aspp65 : 16 rue Docteur Bergugnat 65400 Argeles-Gazost 06 30 36 97 52
www.aspp65.com
Ftem 64 : BP 17 mairie 64440 Laruns 06 87 66 29 03
Mai 2008. L'ADDIP, coordination pyrénéenne, dresse le bilan du plan-ours.
"Ecologie : un vrai problème manipulé de façon inquiétante. Bilan de la situation créée par le plan de conservation et de restauration de l'ours brun 2006-2009, et conséquences sur l'avenir du massif."
Nous avons le plaisir de vous présenter notre bilan de la situation créée par le plan ours 2006-2009. Il est le résultat de travaux de recherche et d’investigation, menés et réalisés par l’ADDIP (Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées).
Elus politiques et socio-professionnels, éleveurs, professionnels du tourisme et des activités de montagne, randonneurs, habitants des villages, scientifiques … L’ADDIP regroupe les associations départementales, et notamment l'ASPAP, opposées à l’ensauvagement du massif que supposerait une population d’ours génétiquement autonome (de 300 à 500 individus).
Nous vous invitons à partager notre réflexion sur le passé, le présent de notre massif, et le rôle qu’il doit jouer dans l’avenir au croisement de ces deux défis mondiaux pour le nouveau millénaire : conservation de la biodiversité et développement durable. C’est l’enjeu que nous avons à défendre.
C’est aussi votre avenir, celui de nos enfants.
Défendons le ensemble. ADDIP, mai 2008
Notre dossier spécial "bilan ADDIP"
Espagne : L'ours fait la une des journaux de Navarre, le loup de ceux des Asturies.
03.05.2008 Dans la région où vit l'ours camille, le quotidien El diario de Navarra donne la parole au Président de la Junte de Roncal, et à un éleveur de brebis, fabricant de fromage. Si pour le premier, l'ours est plutôt une source d'argent et un produit d'appel touristique, pour le second "il y a moins de biodiversité avec l'ours que sans lui'. la suite ici Un témoignage qui rejoint nos travaux précédents, et notamment notre compte-rendu du voyage à la réserve à ours de Somiédo, aux cantabriques à lire ici .
Dans les Asturies, le plan de protection du parc des Picos de Europa a abouti en 10 ans à une expansion incontrôlable du loup. selon les éleveurs, interrogés par El Comercio Digital, "non seulement ces programmes n'ont pas conservé ce territoire, mais il l'ont détruit entièrement". la suite ici L'ouvrage "Marquis, fonctionnaires, politiques et bergers – Un siècle de mésencontre entre nature et culture dans les Picos de Europa" nous éclaire sur cette situation à lire ici
Situation explosive dans les Pyrénées
24.04.2008 Les premières "fuites" du rapport d'évaluation du plan ours, rappelons le auto-mené par le ministère de l'Ecologie, préfigurent des décisions qui vont à l'opposé des réalités de terrain que les inspecteurs du ministère venus officiellement "écouter les Pyrénéens" ont entendus d'un bout à l'autre des Pyrénées. En Ariège, le mois d'avril a vu se succéder une série rarement atteinte de ratés, d'approximations et de faramineuses opérations commando de la part de l'équipe technique de l'ours. Dans ce moment charnière qui va engager l'avenir de tout notre massif, ces dernières semaines préfigurent ce que pourrait devenir la vie des habitants et des usagers de la montagne si l'Etat s'obstinait à relâcher de nouveaux ours. Les deux voyages d'études auxquels nous avons participé montrent pourtant qu'aucun pays d'Europe ne s'y est essayé plus d'une fois. En Italie, dans le Trentin, qui compte aujourd'hui la même population d'ours que les Pyrénées, les autorités ont reconnu elles mêmes "qu'il fallait savoir rester raisonnable". Ou la France persistera-elle de façon irréversible dans cette prédominance des grands prédateurs au détriment de l'homme ?
Acte 1 : Balou pourchassé sans relâche par l'équipe de suivi au grand complet : le mystère est enfin levé, et nous comprenons pourquoi l'Etat, et notamment la Préfecture de l'Ariège, a tenté désespérément d'étouffer -sans jeu de mot- la vérité. Ce pourrait être comique, pourtant cela ne fait rire personne : s'il y a urgence à attraper Balou, à tenter par tous les moyens de le capturer (cela ne sera que la 4ème fois en 2 ans ...), c'est parce que Balou ... est en train de s'étrangler. L'équipe Technique de l'Ours n'a pas prévu que son collier émetteur, qui devait se détacher au bout de deux ans, pouvait résister au temps. C'est que l'ours a bon appétit, et a pris 80 kg selon des sources extrêmement fiables ... mais discrètes, atterrées devant la cavalcade des équipes qui ont du se relayer, quant il y a tant à faire pour la faune sauvage, et que les ours slovènes accaparent tous les moyens. Le GPS de ce collier est hors d'usage, seul l'émetteur télémétrique fonctionne, d'une portée de quelques centaines de mètres seulement, et encore, sans obstacle. Concrètement cela signifie qu'il faut localiser d'abord l'ours par survol en avion, ou en hélicoptère (3 à 6 heures de vol quotidien depuis début avril) ; quand il est repéré, les Ariégeois de la plaine -Foix-, du piémont -Tarascon sur Ariège-, de la montagne -Aulus-, voient alors débarquer les véhicules et les hommes en kaki, rateau télémétrique au vent, (une sorte d'antenne de télévision à plusieurs branches) jusqu'à ce que le miracle arrive. Les seringues sont prêtes pour l'anesthésie générale (ce ne sera que la 4ème fois en 2 ans ...) ... il ne manque que Balou, qui a déjoué tous les pièges, et a même boudé la cinquantaine d'appâts que les zélés techniciens ont disséminé pour retrouver sa trace. Bien entendu la population n'est pas informée, et le répondeur du suivi est en décalage total : les bénévoles de l'Aspap n'ont pas ménagé leur peine : information aux habitants, et notamment aux éleveurs, aux ramasseurs de morilles, aux randonneurs ... en nous remerciant, ils nous ont tous dit combien ils étaient choqués de cette débauche d'argent, et de l'acharnement des pouvoirs publics à faire vivre ces ours artificiellement, la condition de ces ours, ramenés au rang de "jouets" de l'équipe de suivi, en indigne plus d'un parmi ces personnes qui n'adhèrent pas forcément à l'Aspap, mais nous ont demandé d'exprimer leur témoignage.
Acte 2 : Un village, une route à 4 voies, un camping ... et un ours
Mérens les Vals est un village accroché à la montagne, à quelques kilomètres d'Ax les Thermes. L'ours Boutxi, descendant d'une femelle slovène introduite en 1997, y mène un train de vie qu'aucun autre pays d'Europe ne tolèrerait. voici le récit de ses dernières journées. Imaginez les lieux, vous êtes au fond de la vallée : à 10 km devant vous, au fond d'un cirque glaciaire, Andorre. Sur le versant gauche, le village de Mérens. Sur le versant droit, le camping au bord du torrent, et au dessus la station Ax 3 Domaines. Et au milieu coule ... non pas une rivière mais une 2X2 voies qui conduit des milliers de véhicules de la région toulousaine et d'Ariège jusqu'au paradis hors taxes du Pas de la Case.
Depuis samedi soir, l'ours alterne entre le soir entre les séances photos au dessus du camping, et les attaques au petit matin sur l'un et l'autre des versants de la vallée, traversant sans la moindre crainte la route nationale 20, les différentes voies d'accès au camping, et le village. Le troupeau d'un des éleveurs a été attaqué, plusieurs brebis sont tuées (3 ont été retrouvées), autant manquent à l'appel, le troupeau et complètement affolé et ingérable depuis. Samedi et dimanche, l'éleveur a désespérément essayé de joindre l'équipe technique de l'ours, en vain. Ce n'est que mardi matin que deux techniciens se sont déplacés, avec le jeune éleveur. Ils ont eu la surprise de voir l'ours les rejoindre sur le lieu de l'expertise, s'approchant jusqu'à une dizaine de mètres d'eux et de la brebis tuée, avant de rebrousser chemin.
Avec les week-ends du mois de mai, la vallée se remplit de vacanciers venus chercher en Ariège détente, loisirs et activités, dans ce paysage que le printemps a réveillé et coloré. Qui peut dire qu'aucun accident ne va arriver ? Qui peut dire à cet éleveur que son cauchemar va cesser, que son troupeau va pouvoir pâturer et profiter dans le calme et sans danger. Personne.
Acte 3 : René Marquèze est relaxé. Le juge a suivi les réquisitions du procureur général selon lesquelles René Marquèze, le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle lors d'une battue au sanglier, se trouvait en état de nécessité au moment où il a tiré sur l'ours. Lors du procès, il avait exprimé, notamment face à l'agressivité de certaines associations pro-ours, que sa mission était de juger le droit, et que le chasseur n'avait enfreint aucune loi, se trouvant en un lieu et un jour autorisés pour la chasse. Cette bonne nouvelle pour René Marquèze ne doit pas faire oublier qu'il y a moins d'un mois, une des 19 associations qui a poursuivi René Marquèze au tribunal correctionnel, la Sepanso-béarn, a fait casser des arrêtés préfectoraux établissant dans les Pyrénées Atlantiques un protocole géré par les associations de chasse elles-même. L'invalidation de ces arrêtés sonne pour les chasseurs du Béarn, et au delà de toutes les Pyrénées, une nouvelle ère où les associations pro-ours vont tout mettre en oeuvre pour restreindre, voire interdire la pratique de la chasse. Certes, les fédérations de chasse de chaque département avaient obtenu la garantie que le droit de chasse ne serait jamais remis en cause ... mais n'oublions pas qu'elles reçoivent du plan ours de copieuses subventions -45.000€ par an pour l'Ariège. Sur le terrain, on voit bien l'hypocrisie de l'Etat dans cette affaire ... chassez, chassez Messieurs - et Mesdames - mais si vous défendez votre vie face à un ours , sachez, sachez que nous vous poursuivrons en justice pendant des années. René Marquèze pourrait nous en parler. Pas sa fédération départementale ni son ACCA, bien silencieuses pendant toute cette affaire ...
Acte 4 : En Suisse, pays où fut signée la Convention de Berne que l'Etat français prend pour prétexte pour introduire des ours et favoriser l'expansion du loup (la convention n'a aucun pouvoir d'obligation), l'ours JJ3 s'approchait des villages depuis quelques jours. Il est même allé fouiller dans les poubelles, ce que Boutxi a fait a plusieurs reprises. Les autorités ont décidé de l'abattre, pour préserver la sécurité des personnes et la sérénité de la région des Grisons, où comme dans les Pyrénées, le travail des hommes et des troupeaux a façonné de magnifiques espaces montagnards, ouverts à tous.
L'actualité de l'ours montre un peu plus chaque jour l'aggravation des problèmes de cohabitation entre les hommes et les ours importés, et l'impossibilité d'obtenir un jour une population viable d'au moins 120 ours, sans rendre impossible le maintien des activités humaines. Et encore cette population issue exclusivement d'ours importés, devrait vivre sous assistance respiratoire, alimentaire et sanitaire permanente comme c'est le cas partout où il ne reste que des populations résiduelles d'ours : Asturies, Trentin ... Nous ne citerons même pas l'Autriche où malgré l'importation d'ours slovènes, la population d'ours est encore plus faible qu'avant les lâchers. Les autorités autrichiennes ont ouvert une enquête pour expliquer cette situation. Nous avons notre idée de la question. Elle puise certainement des solutions radicales qui, ce n'est un secret pour personne, sont envisagées aussi dans les Pyrénées. Qui peut s'étonner de la rancoeur accumulée depuis plus de 10 ans par ceux qui subissent la présence de l'ours, qui apprennent en même temps l'expansion d'une meute de loups à quelques kilomètres d'ici, assistent au spectacle de ces techniciens dépassés par les évènements, et des autorités qui affichent à la face de tous, dans ces temps si difficiles financièrement pour de plus en plus de français, un gaspillage inégalé de fonds pour sauver la face de ces programmes.
L'épilogue appartient à la capacité de l'Etat français à faire son autocritique, à reconnaître que le caractère écologique du plan ours est infondé : aucun scientifique de haut niveau n'a encore cautionné les introductions d'ours slovènes. A faire confiance à tous ceux, habitants, élus, éleveurs, bénévoles des associations de sauvegarde du patrimoine qui ont su maintenir et préserver les Pyrénées bien avant que le mot "écologie" n'existe. A anticiper sur les enjeux de demain, notamment agricoles, ceux d'une planète malade de produire qui le serait moins si la politique agricole avait placé l'homme et le territoire au coeur de ses préoccupations, un défi auquel toute l'humanité a l'obligation aujourd'hui d'adhérer. Tous les grands travaux à l'échelle mondiale sur les moyens de nourrir la planète montrent combien "les Pyrénées sont dans le vrai". Ce patrimoine exceptionnel, à la fois héritage et avenir durable se partage et se solidarise chaque jour davantage : la montagne est pour tous, et nous sommes tous pour la montagne. L'avenir des Pyrénées ne sera pas abandonné à ces courant honteux de l'Ecologie qui autorisent certains, jusqu'en France, à dénoncer comme leurs homologues dans les Asturies les hommes et les femmes de leur propre pays comme "une présence nuisible ... à l'ours".
Mardi 8 avril 2008 : Balou aux portes de Foix. L'équipe de suivi de l'ours manoeuvre en grand secret
8.04.2008 L'ours slovène Balou retourne t'il à Toulouse, comme il l'a déjà tenté ? Il se trouvait le 2 avril 2008 sur le secteur d'Aulus-les-Bains. Depuis, pas de localisation plus récente selon le répondeur officiel de l'équipe technique ours. Et pourtant, des empreintes d'ours estimées au week-end dernier ont été relevées par cette même équipe à Saint Martin de Caralp, à 5 minutes de Foix. Le déploiement de forces sur place, les moyens techniques mis en oeuvre ("rateau" de localisation) ne laissent aucun doute sur l'ours recherché aussi secrètement et activement : Balou est le seul à être équipé d'un émetteur télémétrique, comme les deux autres plantigrades introduits en 2006 actuellement localisés en Haute-Garonne. En Ariège, ni la population, ni les maires des communes limitrophes, n'ont reçu la moindre information de l'Etat. Comme pour l'attaque du 30 mars, c'est encore l'ASPAP qui a du donner l'alerte ... en prévenant notamment les éleveurs du secteur qui de leur côté, font remonter toutes les informations du terrain à l'ASPAP qui peut ainsi les tenir à disposition de tous.
Chacun peut s'informer au 06.30.29.90.86, ou nous signaler par téléphone ou par mail toute attaque ou trace d'ours, de même que la présence inhabituelle de gardes, voitures de l'office national de la chasse ... voire groupe d'hommes armés de fusils à seringue hypodermique, comme cela nous a été signalé encore par plusieurs témoins hier soir ... selon la préfecture, une dizaine de personnes sont mobilisées à temps plein. Ajoutons les nombreuses forces de gendarmerie, les véhicules et autres frais de fonctionnement, la facture va encore être salée pour le contribuable français, qui appréciera.
Il semble que le but de ces grandes manoeuvres soit de capturer l'ours ... ce qui indiquerait que sa présence n'est pas souhaitable près de Foix. Il aurait t-il une discrimination envers les habitants des hauts cantons ? En quoi seraient-ils prédisposés à subir la présence de l'ours qu'il n'ont en rien sollicitée, pas plus que les habitants de Foix et des alentours ? Au nom de quelle loi la place de ce plantigrade serait-elle "en montagne", l'animal lui-même semblant préférer l'air des côteaux et des plaines ? Lâcher, capture, lâcher, capture ... la belle vitrine de l'emblème "naturel et de l'écologique" se fissure chaque jour davantage. Le maire d'Aulus-les-Bains a notifié au Préfet de l'Ariège le refus de sa commune d'un éventuel re-lâcher de Balou sur le territoire communal. Selon nos sources, s'il n'était pas écouté, les habitants échaudés par plusieurs mois de présence de cet ours autour du village depuis l'automne sont prêts à s'opposer à son retour par tous les moyens.
Depuis plusieurs mois, l'Etat évalue, notamment par des enquêtes de terrain, l'impact de son propre plan ours. Cette actualité de Balou doit lui montrer une fois de plus combien ces programmes sont coupés des réalités et qu'obtenir une population viable d'ours (120 ours au minimum) autonome et non assistée ne sera jamais possible dans les Pyrénées. Nous avons déjà fort à faire et à payer avec les ours déjà présents, sans aller chercher de nouveaux candidats à l'importation en Slovénie ! La Convention de Berne ne pourra pas reprocher à la France de ne pas avoir essayé, à deux reprises même (notre cas est unique en Europe) l'expérience de l'introduction d'ours. Nos voisins européen semblent plus lucides, qui soit n'ont jamais essayé, soit y ont renoncé. La Suisse où, quand même, fut signée ladite convention, envisage même d'abattre l'ours "JJ3" très prochainement, suite aux désordres causés par ce descendant de souche slovène venu d'Italie.
On se souvient des mots du chef de l'ETO -équipe technique ours-, dans le 4X4 blanc escorté de dizaines de gendarmes qui amenait l'ourse Palouma de Slovénie en France "on est pas dans l'écologie, là ... je ne sais pas dans quoi on est, mais on est pas dans l'écologie, là ..." Maintenant nous savons : anesthésies multiples, greffes de puce électronique dans le thorax, suivi permanent par satellites, suivi médical, affuts, chasse-photos pour tirer le portrait des oursons, courses-poursuites, escadrons armés de seringues qui passent par ici, et repassent par là. ... point d'écologie dans ces programmes, vous avez raison, mais un grotesque et dispendieux ... élevage d'ours. Un récent sondage paru dans la dépêche du midi montre que le nombre de personnes défavorables à l'introduction d'ours slovènes a triplé en 2 ans, malgré les centaines de milliers d'euros engloutis par l'Etat et les associations pro-ours pour faire avaler la pilule aux français ... et notamment aux Pyrénéens qui décidément ne semblent être ni des ânes, ni des imbéciles comme l'avait supposé Nelly Olin du temps de son ministère ...
Dimanche 30 Mars 2008 1ère attaque de l'ours en Ariège
30.03.2008. La première attaque de l'année a eu lieu ce dimanche 30 Mars à Luzenac, en Haute-Ariège. Bilan : 1 brebis tuée. Le propriétaire, qui s'occupe avec grand soin de son petit troupeau familial d'une douzaine de bêtes avait déjà subi des attaques au même endroit, les années précédentes : "l'ours est revenu, à quelques centaines de mètres de la maison, la brebis blessée est allée se terrer pour mourir, j'ai mis deux jours à la retrouver." Il nous a raconté ses craintes pour la sécurité de ses petits-enfants : "ce pré, ce bois, c'était leur paradis, nous n'osons plus les laisser y aller ". Qui peut savoir ce qui peut se passer ? L'an dernier, l'ours est repassé en mai, je sais bien que c'est l'ours, mes brebis sont douces et tranquilles toute l'année, elles étaient à nouveau éparpillées, terrifiées et mon bélier a disparu, je n'ai pas réussi à le retrouver, je ne serai pas indemnisé". En l'absence de cadavre," inutile d'appeler le suivi, il ne se déplaceront même pas".
Au delà du oui ou non à l'ours, stérile et simpliste, c'est bien la place de l'ensemble des activités humaines, et la liberté de chacun de profiter de la montagne, qui est remise en question ... En apprenant cette attaque, un vacancier fidèle nous a écrit son inquiétude, voici son témoignage :
Le retour de l'ours, surtout dans des vallées où il était absent - il ne faudrait pas l'oublier - depuis des générations, suscite émotion et inquiétude chez les résidents permanents comme chez les vacanciers, habitués à profiter sans réserve de leur environnement proche. L'inquiétude est d'autant plus grande que le comportement des ours introduits a montré leur absence de crainte de l'homme : tentatives d'effarouchement de Boutxi totalement inefficaces, Hvala qui faisait les poubelles d'un restaurant avant de finir sous les roues d'une voiture sur la 4 voies à l'entrée de Lourdes ... Leurs premières années dans des réserves, où ils étaient nourris, ont sans aucun doute possible influencé leur mode de vie. La réalité slovène ... ici
lundi 17 Mars 2008 R E U N I O N A S P A P
Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain conseil d'administration, élargi à tous nos adhérents qui souhaitent y participer, comme toujours à l'Aspap :
le lundi 17 Mars 2008 à 21H00, chambre d'agriculture de Foix.
A l'ordre du jour :
"Soirée enveloppes" pour mettre sous pli l'appel de cotisation 2008
Dernières nouvelles du terrain par secteur,
Presse, informations et travaux en cours,
Evaluation du plan ours,
Pastoralies de Beille, en Août 2008 : organisation, moyens humains et financiers, calendrier, appel à bénévoles et à idées ...
Résultat de la souscription Pyrénées Solidaires,
Intervention à l'assemblée générale de la FDSEA,
questions diverses ...
Venez nombreux,
Amicalement, le Bureau de l'Aspap.
Nous avions rassemblé plus de 300 personnes de
tous horizons lors de notre précédente assemblée
générale, nous invitons l’ensemble de nos adhérents,
sympathisants, les généreux souscripteurs de l'opération
Pyrénées Solidaires et tous ceux et celles qui partagent
notre vision d’avenir pour des Pyrénées vivantes,
humaines et ouvertes à tous à nous rejoindre pour :
L’ASSEMBLEE GENERALE de l’ASPAP
Vendredi 1er Février 2008 à 18H00
A Serres sur Arget,
salle polyvalente
Bilan 2007, perspectives pour 2008, solidarité pyrénéenne,
environnement, patrimoine, territoire … les questions de
fond sur le devenir de
nos montagnes seront à l’ordre du jour :
1) Le mot des Co-Présidents
2) Bilan des Prédations en Ariège en 2007
3) Le cas de l’ourse Hvala à St Lary
4) Attaque d’Orlu, assistance-expertises aux éleveurs
5) Pyrénées, Alpes, Asturies -
pastoralisme et biodiversité :
1 - comment les modes de garde antérieurs
de liberté ou semi-liberté ont construit le milieu
pyrénéen ;
2 – comment les mesures de regroupement
des troupeaux le détruisent.
3 – Comment la prédominance des grands
prédateurs engendre à terme l’ensauvagement des
montagnes
6) groupe de travail grands prédateurs FNSEA et APCA
7) l’ADDIP, Coordination des Associations Pyrénéennes en
présence d’une délégation venue de toutes les Pyrénées,
8) Evaluation du Plan Ours 2008. Cadre général, voyages
d’étude : Espagne, Italie , mission d’inspection
9) Problèmes de la Formation des pâtres
10) Le cas de Melles en Haute-Garonne
11) Rapport financier 2007
12) Renouvellement du Conseil d’Administration
13) Procès des manifestants d’Arbas - Souscription
Pyrénées Solidaires
14) Perspectives 2008, PNR, Voyage en Slovénie, menace
de nouveaux lâchers
15) Chiens d’ours de Carélie … et exposition surprise
Venez en famille, entre amis, nous clôturerons la
soirée par un grand BUFFET MONTAGNARD
composé des bonnes choses que chacun aura apporté.
Un mois à peine après son lancement,
la souscription Pyrénées Solidaires
a déjà collecté plus de 12.000 euros pour les 10
manifestants d’Arbas. Les témoignages de soutien
arrivent d’Ariège et de toute la France, nous les
mettrons en ligne sur notre site. Leur lucidité sur
l’absence de justification écologique à implanter des
ours slovènes, leur colère devant ce gaspillage
scandaleux de fonds publics, leur attachement au monde
paysan pyrénéen et à la liberté et la sécurité en
montagne sont un encouragement fort à poursuivre
ensemble notre combat. Nous remercions tous les
donateurs, aujourd’hui tout semble possible, et pourquoi
ne pas réunir les … 20.000 euros ? Rappelons notre
adresse :
ASPAP – Pyrénées Solidaires - 32 rue Général de Gaulle
09000 Foix.
2008 est une année décisive.
L’augmentation de la population d’ours dans notre
département, pourtant déjà au premier rang de la chaîne,
la présence en Ariège de 2 des 3 ours issus des
introductions de 2006, la naissance des oursonnes de
Hvala et les demandes d’introduction de 2 nouvelles
ourses de l’Adet
nous
motivent plus que jamais à poursuivre et amplifier notre
mouvement de résistance. Nous comptons sur la présence
de tous.
Les Co-Présidents de l’Aspap, Claude Carrière, Alban Sentenac, Olivier Ralu
Lundi 7 Janvier 2008 - Réunion d'information sur les entretiens en Ariège de la
brigade d'inspecteurs des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.
Communiqué Aspap du 6
Janvier 2008
Evaluation du plan ours : une mission
d’inspection sous secret défense.
Dans le cadre des mesures
préconisées par la secrétaire d’Etat à l’Ecologie lors de sa venue à Toulouse le
26 juillet dernier, quatre inspecteurs parisiens s’apprêtent à descendre cette
semaine dans les Pyrénées pour rencontrer divers interlocuteurs dont des
éleveurs victimes de prédations d’ours.
Cette brigade participe à la
mission d'inspection générale qui s’inscrit dans l'évaluation à mi-parcours du
Plan ours. Les institutions et représentants du pastoralisme, dont l’Aspap, ont
demandé légitimement à connaître le contenu et les modalités de ces entretiens
en Ariège. Voici la réponse de l’Etat :
-
La liste des
personnes interrogées, établie unilatéralement par les services de l’Etat, ne
sera diffusée qu’après le dernier entretien.
-
Le choix des
éleveurs constitue un « échantillon élaboré dans le souci de la diversité des
situations et des opinions au regard du programme ours».
-
Aucun
questionnaire commun de support d’entretien n’a été préparé par les inspecteurs.
-
Les entretiens
auront lieu au domicile des éleveurs, qui ont été prévenus par téléphone de
l’heure et de la date d’arrivée de la brigade d’inspecteurs.
L’ASPAP ne
peut que s’inquiéter des zones d’ombre de cette mission, en totale contradiction
avec la volonté de transparence revendiquée par la nouvelle ministre, qui
reprend à son compte les méthodes d’opacité ses prédécesseurs après les avoir
vivement critiquées en juillet.
L’Etat choisissant lui-même
les interlocuteurs, pour évaluer l’impact et les conditions de mise en œuvre de
SON plan-ours , voilà une vision toute particulière de la démocratie, de la
rigueur et de l’impartialité !
L’Aspap s’inquiète également
de savoir de quelle manière les propos des uns et des autres (questions et
réponses) seront
fiablement retranscrits (entretiens enregistrés, possibilité de se faire
accompagner de témoins, etc…) car ces méthodes de travail peu rigoureuses
(imprécises ?), permettent toutes les interprétations : il suffit de sortir une
phrase de son contexte pour faire dire ce que l’on veut.
L’ASPAP invite l’ensemble des éleveurs et des personnes qui auraient été contactés par la brigade d’inspecteurs à :
une réunion d’information ce LUNDI 7 JANVIER 2008 à 21h00, à la Chambre d’Agriculture de Foix.
Cette rencontre sera
l’occasion de mettre en commun l’ensemble des informations que nous avons pu
collecter sur cette mission et sur ses enjeux. L’Etat ne cherche t’il pas à
cautionner 2 nouvelles introductions comme le demande l’Adet ?
Cela suffit ! Rappelons
qu’en Ariège, dès le printemps pas une semaine ne passe sans que plusieurs
attaques avérées de l’ours n’aient lieu sur des ruches, des brebis, des veaux,
des vaches, des poulains, des chevaux. Un compte-rendu complet des dommages
d’ours en 2007 est en ligne sur le site de l’Aspap,
www.aspap.info . Les témoignages de toutes
les personnes confrontées à la présence de l’ours peuvent être déposés à notre
adresse mail : aspap.contact@gmail.com,
par téléphone au 06.30.29.90.86 ou par courrier : ASPAP Chambre d’agriculture 32
rue Gal de Gaulle 09000 FOIX
Voyage dans le Trentin, suite des Asturies
L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées , avec les
autres associations des départements du massif des Pyrénées regroupées au sein
de l'ADDIP (Association
de Développement Durable
de l'Identité des Pyrénées) a
participé à la visite organisée par le ministère
de l'Ecologie, dans le Trentin en
Italie.
Le MEDAD, toujours à la recherche de solutions dans les Pyrénées, inscrit ces différents voyages dans un bilan mi-parcours du programme Ours.
Comme pour celui des Asturies, nous faisons notre propre compte-rendu et nous vous convions à une
Conférence de presse
le jeudi 20 décembre 2007 à 11 heures, Salle Ariège
la Chambre d'Agriculture - 32 rue du Général de Gaulle - FOIX
30 novembre 2007 - la Coordination Pyrénéenne ... aux Asturies, fait rebattre les cartes de la question de l'ours. Pour accéder au dossier complet, cliquez ici
Les 3 représentants de la Coordination Pyrénéenne, dont deux ariégeois pour ce voyage, sont rentrés satisfaits du voyage d'étude organisé par le Ministère de l'Environnement aux Asturies, en Espagne.
L’arrière-pays, et notamment le sud d’Oviedo, but de notre visite, souffre
depuis 40 ans d’une gravissime désertification rurale propre à l’histoire du pays qui a entraîné
l’abandon définitif de centaines de villages en Espagne. Alors que la présence
de l’ours y est discontinue, le lien de la présence humaine et économique est
rompu dans ces vallées reculées depuis 40 ans. Ainsi Somiedo, siège de la
réserve de biosphère, est une commune unique de
Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos
réserves. Sur place, nous nous sommes attachés à évaluer le plus justement
possible l’expérience asturienne, dans sa globalité. Notre vigilance, nos
questions nombreuses et ciblées appuyées sur le travail préalable de
l’association ont mis à jour, pour nous comme pour les autres membres de la
délégation, l’évidence de l’impossible
transposition du modèle asturien à nos Pyrénées.
Il apparait
évident que la récupération de l’ours des Cantabriques est indissociable du
contexte économique d’abandon des zones rurales après la fermeture des dernières
mines dans les années 70-80, simultanée avec le seuil critique atteint par la
population d’ours au même moment. Le projet de développement touristique porté
par la mise en valeur de l’image de l’ours semble avoir été
l’outil unique de la survie économique,
et de la survie tout court, d’une zone qui a refusé la mort programmée de ses
villages.
Dans les Pyrénées, 40 ans de politique de développement rural
ont réussi à maintenir nos
territoires actifs, touristiques, habités et vivants jusqu’au plus petit village
de la chaine, tout en gardant une population d’ours, même faible. Le
pastoralisme, premier acteur de la protection de l’environnement en montagne, a
permis une ouverture et une
diversité biologique des milieux et des espèces remarquable. Un équilibre qui
n’a rien à envier aux Asturies.
Trois sites
canalisent les 120.000 touristes qui viennent chaque année dans la région : un
parc de vision où deux ourses Paca et Tolla sont exhibées en captivité. Le
sentier de l'ours, qui utilise l'ancienne voie ferrée minière au fond de la
vallée. Le Parc Naturel de Somiedo, réserve de biosphère qui concentre une
trentaine d'ours, bien cachés ceux là.
Le premier intervenant
asturien de ce voyage nous avait proposé, comme un paquet cadeau « d’emporter le
modèle de Somiedo dans les Pyrénées ». La même personne, deux jours plus tard, a
conclu notre voyage par ces mots : «un territoire doit choisir. Personne ne sait
mieux qu’à l’intérieur d’un territoire ce qui est bon pour lui ».
Le voyage dans les Asturies a permis de rebattre
les cartes de la question de l’ours dans les Pyrénées. Nous revenons légitimés
par le ministère dans le rôle incontournable que nous avons à jouer pour sortir
de 10 ans d’une crise préjudiciable à tous, dans lequel notre interlocuteur ne
pourra être que l’Etat.
Nous invitons la presse, les adhérents de nos associations, les éleveurs
et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux,
départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres
d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels
de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des
Elus de
Le Mardi 4 Décembre 2007
A Foix, Chambre d’Agriculture à 11H00.
Le Mardi 4 Décembre 2007
A Tarbes, Chambre d’Agriculture à 11H00.
à la présentation du compte-rendu de notre voyage. Nous vous espérons nombreux.
22 Octobre 2007 - Compte rendu - Cour d’appel de
Toulouse.
La solidarité comme antidote à l’avidité financière
du Maire-d’-Arbas-Président-de-l’-Adet.
Les platanes de la place du salin, devant la cour d'appel de Toulouse ont résonné des applaudissements des opposants au plan ours venus encourager les 10 d'entre eux poursuivis en appel par la mairie d'Arbas pour avoir manifesté dans leur commune en avril 2006. La commune persévère dans ses demandes de réparation, 37.900 €, que les juges avaient ramenés à 4.900 € en première instance.
Souriants, responsables et solidaires, les 10 ariégeois avaient glissé, on ne
sait jamais, un petit paquet de sel dans leur poche gauche, "pour éloigner le
mauvais sort" comme on le fait dans nos vallées. Sur le parvis du tribunal,
sympathisants et responsables ont pris la parole pour raconter leur refus de
voir les Pyrénées devenir un sanctuaire dédié aux ours et aux loups, dont les
hommes seraient exclus. Philippe Lacube, de l'Aspap, a rappelé comment le milieu
pastoral est l’acteur principal de la protection de l’environnement et du
développement de la biodiversité dans les Pyrénées.
Charles Acap, trésorier d'un Groupement Pastoral qui a subi 9 attaques cet été,
sur troupeaux gardés, a expliqué comment son association, gestionnaire d'une
estive, finance l'amélioration du milieu et du bâti en montagne (sources,
cabanes ...) par les cotisations des éleveurs et les emprunts. Et comment tout
ce travail est remis en cause par la présence de l'ours, qui déprécie tellement
son estive que personne ne voudra y monter, menant le groupement à la faillite
et privant d'avenir le secteur délaissé. Se sont ensuite exprimés chasseurs,
bergers, jeunes et anciens comme
Norbert Cazanave, 76 ans, qui ne comprend pas que Paris impose des ours aux
Pyrénées, sans s'en garder ... pour l'Elysée.
De nombreux élus ariégeois sont venus apporter leur soutien, et rappeler
comment depuis le niveau local jusqu'à l'assemblée nationale, en passant par
l'association nationale des élus de montagne, ils le mettent activement en
oeuvre. Citons Augustin Bonrepaux, président du conseil général, Frédérique
Massat et Henri Nayrou, députés, et Robert Zonch notamment, confronté à
l’arrivée de l’ourse Hvala et ses 2 oursons sur
le Castillonnais.
Pendant ce temps, à l'audience, notre avocate démontait une à une les attaques
de la mairie d'Arbas, et démontrait comment le premier jugement, déjà sévère,
correspondait mieux à la réalité des dommages. La voracité
financière de François Archangéli, Président de l’Adet, outil-business
très lucratif du "pays de l'ours" qui n'a
pas d'ours, arrogance suprême, donne une raison de plus ne jamais abandonner les
Pyrénées aux promoteurs de "l'écologie de marché", par tous les moyens, sur tous
les terrains.
Le jugement est en délibéré jusqu’au 26 Novembre prochain. En fin de journée, de
bonnes nouvelles devaient arriver d'Auch, où nos représentants participaient à la
consultation régionale du Grenelle de l'Environnement. Ils nous rapportaient à
la fois une écoute attentive à nos propositions pour une biodiversité à visage
humain, et les applaudissements de l'assemblée à destination des 10 ariégeois
lorsque nos représentants ont évoqué notre cause, et leur sort.
La présence importante des médias à nos deux rendez-vous démontre elle aussi que
notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était
nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute. Comme les
juges à l'intérieur du tribunal, le grand public se pose des questions : mais
comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis
sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent
t’ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant
d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de
plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.
François Archangéli est
sorti de l’audience sous les huées des manifestants, une réponse claire à ses
utopies de « nouveau dialogue »… qu’il accompagne d’assignation en justice et
d’appel à de nouvelles introductions à Arbas. L’harmonica de « Papy Norbert »
rassembla alors autour des prévenus fatigués, mais heureux d'en avoir terminé,
nos voix pour un vibrant « Montagnes Pyrénées » dont les couplets chantent
l’histoire d’amour millénaire entre l’homme et la montagne, …et dont le refrain
prévient « halte là ! Les montagnards
sont là ».
Manifestants d'Arbas, le verdict a été rendu le 26 Novembre
Tout ça pour ça. Le maire d'Arbas, qui prone la réconciliation dans tous les médias, a obtenu 6.700 € de dommages et intérêts, soit 2.000 € supplémentaire à la suite de son pourvoi en appel.
Lors de cette manifestation d'Arbas, nous étions trois cents, et dix d'entre nous ont été tirés au sort pour payer. Contrairement à ce qui a pu être dit, le village n'a pas été plongé dans la terreur ; nous avons juste brûlé une statue, écrit quelques tags sur les murs et jeté du sang sur la mairie. A l'exception de ces quelques minutes de colère, que des années de mépris et de surdité des autorités avaient accumulée, la journée s'est déroulée dans le calme le plus complet.
Pour les militants de l'Aspap, le combat continue. La décision de M. Archangeli , maire d'Arbas et président de l'Adet, de nous attaquer en justice, plus que de diviser les opposants à la réintroduction de l'ours, n'a fait que souder davantage encore les Pyrénéens.
La solidarité joue déjà puisque des collectes de soutien sont organisées dans chaque département de la chaîne. Aucun des dix éleveurs condamnés ne versera un euro a affirmé Phillippe Lacube, notre porte parole et président de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (ADDIP). C'est notre combat à tous, et il est juste. En ce sens, la décision est une relative bonne nouvelle puisque, même s'ils sont condamnés, nous sommes loin, très loin des prétentions initiales de la mairie d'Arbas qui réclamait près de 50 000 € de dommages et intérêts. Aujourd'hui la justice a rétabli l'équilibre, elle a remis les choses à leur vraie place. Les dix éleveurs ne sont pas les criminels que certains ont dépeints.
L'attention des médias sur les suites de ce procès démontre
combien
notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était
nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute.
Le grand public se pose des questions : mais
comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis
sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent
t’ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant
d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de
plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.
Le travail de fond de l'Aspap, et de la Coordination Pyrénéenne est une oeuvre de longue haleine. Sur les stands, comme sur notre site internet, un public de plus en plus large prend conscience des enjeux que nous défendons va bien au delà du "non à l'ours" réducteur que certains, sans projet d'envergure, se plaisent à caricaturer.
Car nous défendons tout simplement la liberté de circuler, de travailler, d'accueillir les usagers de la montagne dans un espace ouvert à tous et préservé par le pastoralisme, meilleur garant de la protection de l'environnement. Une montagne où personne ne reviendra à la situation du 19ème siècle, avec l'ours et le loup, mais hostile et fermée aux hommes. Avec les autres acteurs du territoire, nous construisons des propositions concrètes d’avenir pour les Pyrénées, dans les rôles qui ont toujours été les nôtres : production agricole pour nourrir les hommes, - création et maintien de paysage et de biodiversité, - offre de sites et d’activités de loisir pour ceux qui les visitent, - emplois et plaisir de vivre pour ceux qui y habitent. Nous y travaillons sans relâche.
L’ADDIP Communique.
Foix, le 29 Janvier 2008
Pyrénées –
Mensonges de l’ours : la Coordination pyrénéenne descend du minibus.
Après deux voyages d’étude
dans des zones à ours en Espagne et en Italie dont les participants, même parmi
les pro-ours, ont reconnu que ces exemples sont « intransposables aux
Pyrénées », le ministère de l’Environnement organise un 3ème minibus
pour la Slovénie, pays d’origine de la population actuelle d’ours en France.
Non Madame la Ministre ! Ni L’ADDIP
ni les associations de sauvegarde du
patrimoine pyrénéen n’iront en Slovénie. Assez de discours angéliques sur la
cohabitation avec l’ours de la part de pays sans troupeaux ovins. Assez
de rapports de force, comme en Italie, pour obtenir le simple droit de parler à
un berger non prévu à votre
programme.
Pourquoi ne nous
montrez-vous pas les Abbruzes en Italie, où ours et loups sont retrouvés
empoisonnés ? Ou l’Autriche, où après 22 naissances la population d’ours est
mystérieusement plus basse que celle d’avant les introductions d’ours slovènes ?
Nous n’avons encore vu aucun exemple comparable aux Pyrénées : des ours sortis
de leur réserve surprotégée, lâchés dans nos territoires immenses, animés
d’activités économiques, touristiques, rurales, montagne exemplaire de
biodiversité et de développement durable. Parce ce modèle idéal de cohabitation
n’existe pas !
Nul besoin d’aller en
Slovénie, 10 missions l’ont fait sans que vous ne teniez compte de leurs
conclusions. Avant votre départ, lisez donc ce que le ministère slovène de
l’environnement ne vous dira pas : il le publie pourtant sur son site internet :
http://www.mop.gov.si/en/
|
On y parle de
stations de nourrissage avec de la viande,
de postes d’observations où
l’homme approche 70 % des ours, de
conflits avec les populations en constante augmentation,
d’accidents sur les personnes et
de … la gestion des ours les plus difficiles : « dans
le cas spécifique des conflits en zone rurale
des ours ont été enlevés au
milieu concerné et transférés dans des zones éloignées et isolées. Mais
/ au bout de quelques jours les animaux reviennent alors dans leur zone
d’origine. Il nous intéresse
beaucoup de transférer ces ours dans quelques uns des pays qui ont
foi en la population d’ours slovènes. » Oui c’est bien de la
France dont on parle. La France où les extrémistes de l’écologie
persistent à réclamer deux nouvelles ourses ! |
Le 1er Février 2008,
l’ASPAP à l’origine du soulèvement
populaire pyrénéen de 2006 tiendra son assemblée générale près de Foix. Les
inspecteurs montés dans les Pyrénées évaluer le plan ours ont relevé, en public,
« que la situation dans les Pyrénées
s’était considérablement durcie ces trois dernières années ». Et se sont étonnés
que « l’information circule aussi bien d’un bout à l’autre de la chaîne». Oui
Messieurs, « on se parle » dans les Pyrénées, et au-delà. Une délégation
Pyrénéenne sera présente à notre assemblée générale. A l’initiative de l’ADDIP,
une réunion Asturies/Alpes/Pyrénées aura lieu au printemps autour de l’avenir de
nos territoires, de la biodiversité, de l’ensauvagement des espaces et lancera
une démarche européenne commune.
Symbole d’unité, la
souscription Pyrénées Solidaires a déjà collecté plus de 12.000 € pour les 10
manifestants d’Arbas. Les témoignages de soutien affluent de Français de toutes
régions. Leur lucidité sur l’absence de justification écologique à implanter des
ours slovènes, leur colère devant ce gaspillage scandaleux de fonds publics,
leur attachement au monde paysan pyrénéen et à la liberté et la sécurité en
montagne sont un encouragement fort à poursuivre ensemble notre combat. Nos
associations pyrénéennes ont recueilli des milliers d’adhésions et continuent à
en recevoir.
L’ADDIP et les associations
pyrénéennes descendent du minibus. Le pire serait que les Pyrénéens ne se
contentent plus du dialogue engagé par leurs associations pour expliquer les
raisons de la colère, et décident de régler directement, sur le terrain, le
problème des ours slovènes qu'on leur a imposés.
Nous faisons tout pour l’éviter, mais l’actualité, et les responsables de ce
dossier, semblent s’y employer sans en imaginer les
effets. Nous demandons solennellement
à l’Etat français de retirer à ceux qui en ont la gestion la
responsabilité de ces programmes.
2
26 au 29 novembre 2007 - la Coordination Pyrénéenne ... "poil à gratter" du voyage ministériel à la réserve à ours de Somiedo, en Espagne.
Deux représentants de l'Aspap porteront avec une représentante de l'ASPP65 la voix de toute la Coordination Pyrénéenne.
L’ASPAP communique –
INVITATION à
22/11/2007 - Voyage
d’étude en Espagne.
Dans le cadre des
voyages d'étude préconisés par
En préambule à ce voyage,
Les grands carnivores ne sont pas l’essentiel de
l’avenir des Pyrénées, dont les enjeux de développement ne peuvent s’inscrire
que dans un cadre durable et global incluant toutes ses dimensions
territoriales, environnementales, économiques et sociales.
Cette réflexion, nous la conduisons avec les associations
asturiennes d’éleveurs et les chercheurs en écologie avec qui nous sommes en
relation et que nous allons rencontrer.
Lors de ce voyage, nous nous attacherons à élever le débat au-delà de la
question simpliste « pour ou contre l’ours » qui fonctionne comme un leurre, au
détriment des problèmes graves, de fond, qui concernent le devenir de nos
milieux et de nos sociétés :
« La conservation de la
biodiversité ne peut ainsi plus se réduire à la protection des espèces sauvages
dans des réserves naturelles. Elle doit sauvegarder les grands écosystèmes de la
planète, appréhendés comme la base et le support de notre développement. /…/
Ceci est d’autant plus vrai en France où tous les paysages, réputés naturels ou
non, sont le fruit d’une coévolution du travail de la nature et de l’homme. »
Ce n’est pas nous
qui l’écrivons, c’est un extrait des conclusions du groupe de travail
« biodiversité » au Grenelle de l’Environnement.
Les dernières heures et les retournements du ministère ont
prouvé que le temps était venu désormais, quelle que soit la capacité du
ministère à l’envisager, de nous écouter. Nos propositions alternatives
réunissent les acteurs majeurs
pyrénéens
concernés par l’aménagement durable de notre territoire, qui sont nombreux,
comme les associations pyrénéennes, à avoir été sous représentés dans le
"casting" de ce voyage.
Nous en rendrons compte lors d’une conférence de presse simultanée qui sera
organisée à notre retour. Nous invitons la presse, les adhérents de nos
associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des
territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens,
les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les
associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires
d'estives, l'Association Nationale des Elus de
Le Mardi 4 Décembre 2007
A Foix, Chambre d’Agriculture à 11H00.
Le Mardi 4 Décembre 2007
A Tarbes, Chambre d’Agriculture à 11H00.
Il nous appartient de
nous réapproprier de toute urgence les enjeux majeurs de l’avenir de notre
massif. Si nous n’y réussissons pas, nous n’avons plus qu’à laisser l’évaluation
du plan-ours nous imposer dès le printemps les 4 volontés des lobbies
pro-prédateurs : remplacement des 2 ourses mortes accidentellement, nouvelle
vague d’introductions, libre colonisation de notre massif par le loup, qui se
félicitent-ils poursuit d’est vers l’ouest « une excellente progression,
comparable aux Alpes ! ». Et signer l’arrêt de mort des Pyrénées que telles que
nous les connaissons, que depuis 3.000 ans hommes et troupeaux ont façonnées,
embellies, préservées jusqu’à nous, avant même que le mot « écologie » n’existe.
Dans ce moment décisif, nous espérons vous compter nombreux.
Philippe Lacube, Président
de l’ADDIP, Coordination Pyrénéenne
Pour
toute question que vous souhaiteriez nous voir poser en Espagne, ou toute
information, vous pouvez contacter les deux représentants de l’ASPAP à ce voyage
par mail aspap.contact@gmail.com ou
par téléphone
Magali Boniface 06 30 29 90 86 - Claude
Carrière 06 84 35 79 64
Plus d’infos également sur
www.aspap.info et
www.pyrenees-pireneus.com
Quelques infos sur la situation des Monts Cantabriques :
http://www.pyrenees-pireneus
Les membres de l'association
française ADET-Pays de l'ours en visite de reconnaissance il y a un mois
seulement dans les Asturies.
Sur les
crédits de l'ours, cela va de soi. Ils ne s’en sont pas vantés. Et pour cause….
L'équipe de Pyrénées-Pireneus vous présente le compte rendu établi par leur
correspondant local le FAPAS. Avec la traduction maison en français ! à lire ici
...
http://www.pyrenees-pireneus
Bruno
Besche qui avait également fait le voyage avant eux, à ses frais lui, nous livre
une analyse tout à fait édifiante comme l’indique le titre qu’il a choisi :
« L’Adet en promenade
dans les Asturies ou l’ADET face à son échec »
http://www.pyrenees-pireneus
LE PROGRAMME OFFICIEL du VOYAGE OFFICIEL ...
(avant que nous n'obligions le ministère à faire un petit détour chez nos amis éleveurs et chercheurs en écologie asturiens ...)
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Service sites, paysages et nature |
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Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées
françaises 2006-2009
Evaluation à mi-parcours
Mission d’inspection générale de l’Environnement
Voyage d'étude de la
délégation française dans les Asturies, Espagne
du 26 au 29 novembre
2007
Composition de la délégation
Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées
Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale
Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours
Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège
Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,
Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques
Monsieur Thierry GALIBERT, Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées
Monsieur Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement
Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut
Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées
Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement
Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie
Programme
Lundi 26 novembre 2007
Trajet
TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA
Déjeuner durant le trajet
Hébergement à PROAZA
Mardi 27 novembre 2007
9 h
00 - 12 h 00 :
Présentation de la province des Asturies : population, activités
économiques...
Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des
ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.
12 h
00 :
Rencontre
avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de
l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies
Conférence de presse.
12 h
30 - 13 h 00 :
Visite du
parc des ours.
14 h
00 – 15 h 30 :
Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)
15 h
30 - 16 h 00 :
Visite de
la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours
d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement
16 h
00 :
Transfert à POLA DE SOMIEDO
17 H
15 – 18 h 00 :
Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS
18 h
00 – 20 h 30 :
Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS
20 h
30 :
Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión"
Hébergement à POLA DE SOMIEDO
Mercredi 28 novembre 2007
9 h
30 – 10 h 00 :
Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO
10 h
00 – 12 h 00 :
Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de
SOMIEDO et de PROAZA
12 h
00 :
Transfert à VILLAR DE VILLAS
13 h
00 – 14 h 00 :
Rencontre avec des éleveurs.
14 h
00 – 16 h 00 :
Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal"
17 h
00 – 20 h 00 :
Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et
villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des
Asturies…
20 h
00 :
Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador".
Hébergement à POLA DE SOMIEDO
Jeudi 29 novembre 2007
Trajet
POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE
Déjeuner durant le trajet
13 novembre 2007 - René Marquèze renvoyé en correctionnelle pour avoir tiré sur Cannelle.
Dans les Pyrénées où la population d'ours est en constante augmentation, où les balises GPS s'éteignent les unes après les autres, où l'équipe de suivi est incapable de donner la localisation exacte des ours aux maires, aux éleveurs et usagers de la montagne ... les chasseurs Pyrénéens sont en train de comprendre qu'ils sont tous désormais des René Marquèze potentiels devant l’Etat et les associations pro-ours. Pourtant, avant même que l’écologie n’existe, ils étaient déjà et sont toujours les premiers acteurs de la gestion de la faune sauvage en France, et notamment dans les Pyrénées.
Cette décision annule le non-lieu prononcé le 19 janvier 2007 après deux ans d'une longue et minutieuse instruction. Le chasseur n'a commis aucune infraction de chasse, il a toujours plaidé la légitime défense. Selon lui, Cannelle l’a chargé à trois ou quatre reprises. En la voyant avec l’ourson, il aurait eu le réflexe de descendre dans un ravin, de plus en plus bas. L’ourse serait restée à le surveiller avant de s’éloigner. René Marquèze affirme avoir attendu plus d’une demi-heure avant de remonter. Il croyait la voie libre, mais Cannelle aurait resurgi et bondi dans sa direction. Le chasseur aurait alors tiré sans épauler. Une question de survie, dit-il.
Reportant sur René Marquèze
la responsabilité de l’extinction de la souche pyrénéenne d’ours brun (que cet
accident, s’il l’a accélérée, n’a pas objectivement pas pu provoquer à lui
seul), l'état et 18 associations s'étaient aussitôt portées parties civiles pour
faire appel de la décision de non lieu. Selon elles «le
procès est inévitable. La responsabilité pénale des autres
chasseurs doit être recherchée pour complicité, ainsi que la responsabilité
civile de l'ACCA et de
En moins d'un an, deux des
cinq ours introduits dans les Pyrénées en 2006 sont morts. Les chasseurs n'y
sont pour rien. Les promoteurs de "l'hélicologie", méthode qui consiste à
enlever des ours de leur paisible réserve slovène pour les parachuter dans nos
Pyrénées immenses, fréquentées et accidentées ne seront nullement inquiétés.
Pendant que les pays européens financent les énergies de demain,
Tout comme l'hypocrisie de
l'Etat, qui ne peut se mettre à dos les
fédérations départementales de chasse , partenaires du plan ours,
mais poursuit en justice
depuis 3 ans – sa vie en a été
bouleversée - le chasseur concerné. Tout en faisant croire à la circulation en
toute sécurité des personnes, et au libre exercice de la chasse dans les
Pyrénées. Chassez, Messieurs, chassez …
La gestion passionnelle et médiatique de cet évènement, qui a servi de tremplin aux associations pro-ours vers les introductions de 2006 - rappelons nous les commémorations et les gerbes de fleurs pour l'ourse, les déclarations exaltées du chef de l'Etat - nous incitent à la plus grande vigilance quant aux suites judiciaires qu'encourt René Marquèze. Nous en reparlerons lors du procès lui même.
22 Octobre 2007 - Compte rendu - Cour d’appel de
Toulouse.
La solidarité comme antidote à l’avidité financière
du Maire-d’-Arbas-Président-de-l’-Adet.
Les platanes de la place du salin, devant la cour d'appel de Toulouse ont résonné des applaudissements des opposants au plan ours venus encourager les 10 d'entre eux poursuivis en appel par la mairie d'Arbas pour avoir manifesté dans leur commune en avril 2006. La commune persévère dans ses demandes de réparation, 37.900 €, que les juges avaient ramenés à 4.900 € en première instance.
Souriants, responsables et solidaires, les 10 ariégeois avaient glissé, on ne
sait jamais, un petit paquet de sel dans leur poche gauche, "pour éloigner le
mauvais sort" comme on le fait dans nos vallées. Sur le parvis du tribunal,
sympathisants et responsables ont pris la parole pour raconter leur refus de
voir les Pyrénées devenir un sanctuaire dédié aux ours et aux loups, dont les
hommes seraient exclus. Philippe Lacube, de l'Aspap, a rappelé comment le milieu
pastoral est l’acteur principal de la protection de l’environnement et du
développement de la biodiversité dans les Pyrénées.
Charles Acap, trésorier d'un Groupement Pastoral qui a subi 9 attaques cet été,
sur troupeaux gardés, a expliqué comment son association, gestionnaire d'une
estive, finance l'amélioration du milieu et du bâti en montagne (sources,
cabanes ...) par les cotisations des éleveurs et les emprunts. Et comment tout
ce travail est remis en cause par la présence de l'ours, qui déprécie tellement
son estive que personne ne voudra y monter, menant le groupement à la faillite
et privant d'avenir le secteur délaissé. Se sont ensuite exprimés chasseurs,
bergers, jeunes et anciens comme
Norbert Cazanave, 76 ans, qui ne comprend pas que Paris impose des ours aux
Pyrénées, sans s'en garder ... pour l'Elysée.
De nombreux élus ariégeois sont venus apporter leur soutien, et rappeler
comment depuis le niveau local jusqu'à l'assemblée nationale, en passant par
l'association nationale des élus de montagne, ils le mettent activement en
oeuvre. Citons Augustin Bonrepaux, président du conseil général, Frédérique
Massat et Henri Nayrou, députés, et Robert Zonch notamment, confronté à
l’arrivée de l’ourse Hvala et ses 2 oursons sur
le Castillonnais.
Pendant ce temps, à l'audience, notre avocate démontait une à une les attaques
de la mairie d'Arbas, et démontrait comment le premier jugement, déjà sévère,
correspondait mieux à la réalité des dommages. La voracité
financière de François Archangéli, Président de l’Adet, outil-business
très lucratif du "pays de l'ours" qui n'a
pas d'ours, arrogance suprême, donne une raison de plus ne jamais abandonner les
Pyrénées aux promoteurs de "l'écologie de marché", par tous les moyens, sur tous
les terrains.
Le jugement est en délibéré jusqu’au 26 Novembre prochain. En fin de journée, de
bonnes nouvelles devaient arriver d'Auch, où nos représentants participaient à la
consultation régionale du Grenelle de l'Environnement. Ils nous rapportaient à
la fois une écoute attentive à nos propositions pour une biodiversité à visage
humain, et les applaudissements de l'assemblée à destination des 10 ariégeois
lorsque nos représentants ont évoqué notre cause, et leur sort.
La présence importante des médias à nos deux rendez-vous démontre elle aussi que
notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était
nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute. Comme les
juges à l'intérieur du tribunal, le grand public se pose des questions : mais
comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis
sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent
t’ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant
d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de
plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.
François Archangéli est
sorti de l’audience sous les huées des manifestants, une réponse claire à ses
utopies de « nouveau dialogue »… qu’il accompagne d’assignation en justice et
d’appel à de nouvelles introductions à Arbas. L’harmonica de « Papy Norbert »
rassembla alors autour des prévenus fatigués, mais heureux d'en avoir terminé,
nos voix pour un vibrant « Montagnes Pyrénées » dont les couplets chantent
l’histoire d’amour millénaire entre l’homme et la montagne, …et dont le refrain
prévient « halte là ! Les montagnards
sont là ».
22 octobre 2007 - Auch - Grenelle de l'Environnement :
"le milieu pastoral est l'acteur principal de la protection de l'environnement en montagne". Sans lui, rien n'est possible".
Les Associations de protection de l'environnement et de développement durable dans les Pyrénées par la sauvegarde du pastoralisme ont beaucoup travaillé à préparer leur intervention à la concertation régionale du Grenelle de l'Environnement. Avec d'autant plus d'énergie que notre participation aux groupes de travail nationaux avait été refusée, les lobbyes pro-prédateurs étant eux largement représentés dans tous les thèmes de discussion ... Voici le fruit de ce travail, élaboré sous l'égide de l'ADDIP, coordination pyrénéenne à laquelle appartient l'ASPAP, par l'ASPP65, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen, qui a son siège dans les Hautes-Pyrénées.
Groupe de discussion n° 5 : Démocratie écologique ou démocratie tout simplement ?
"Une chose est certaine, c'est que l'on ne réintroduit pas l'ours contre l'avis des acteurs locaux. On l'a oublié dans cette affaire sensible. Il faut recréer la confiance et surtout les partenariats. » (Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, le 18 septembre 2007 à Masseube)
Il parait quelque peu choquant de dire « construire une démocratie écologique » alors qu’il s’agit tout simplement du fonctionnement démocratique de nos institutions déjà existantes et de méthodes de gouvernance de celles-ci. Faut-il rappeler les conditions dans lesquelles cette consultation d’Auch fut organisée ? N’y a-t-il pas là une atteinte à la démocratie républicaine lorsqu’un Préfet s’oppose à l’exercice de celle-ci ?
L’objet du groupe « était d’examiner les réformes à entreprendre » en cherchant à « dégager des mesures ou programmes de mesures directement applicables dans les années à venir. » Certes, le groupe fait des propositions. Mais nous pouvons regretter l’absence d’un fil rouge permanent dans la réflexion qui aurait été de mettre l’homme au centre du dialogue et de la prise de décision. La gouvernance ne peut pas se faire sans les hommes qui sont au coeur de la problématique. Elle ne peut être efficace que si ces hommes ont une volonté et une capacité d’échange sans que des groupuscules associatifs largement subventionnés ne viennent exercer leur lobbying à tout va pour imposer son point de vue et ces décisions. C’est à ce prix qu’une « approche globale, de conciliation de la protection et la mise en valeur de l’environnement, du développement économique et du progrès social » pourra offrir des gages de réussite depuis la base et non depuis le haut. La suite ici ...
Groupe de discussion n° 2 : Biodiversités ordinaire et agricole ou “espèces emblématiques”?
Elevage extensif et races domestiques autochtones, éléments clefs de la biodiversité en montagne
B.Besche-Commenge – ADDIP – 22-10-2007 / Grenelle de l’Environnement, groupe 2
On n’en est plus à une époque où le concept flou de “protection” d’une “nature” au demeurant jamais définie, conduisait à une partition schizophrénique des humains, de l’espace, et des espèces animales et végétales: un monde quotidien où l’on acceptait que cette “nature” fût mise de côté avec d’autant plus d’insouciance que, par ailleurs, quelques zones et espèces emblématiques devenaient des sanctuaires, des icônes intouchables, au fond des alibis à une dégradation globale.
Absente par exemple de la convention de Berne en 1979, qui en est devenue obsolète parce que réductrice, le notion de biodiversité, définie scientifiquement et non idéologiquement, permet aujourd’hui une vision intégrée de problèmes jusqu’alors envisagés de façon ponctuelle, limitée, assez inefficace autrement nous n’en serions pas aux urgences qui justifient ce Grenelle de l’environnement.
Oubliées y compris des zones Natura 2000
( 1 ), les biodiversités agricoles et ordinaires sont à présent au centre des préoccupations. Enfin ! Comme le souligne le rapport du groupe 2, page 16 : « Toute la biodiversité est concernée par cet enjeu à commencer par la biodiversité ordinaire, celle de tous les jours, celle qui n’est pas nécessairement protégée ».La
« Stratégie nationale pour la biodiversité », adoptée par la France en 2004 soulignait déjà comment « l’abandon du pâturage extensif » menaçait des espaces ouverts (p.11), comment « usages locaux /et/ connaissances traditionnelles de la faune et la flore, tendent à s’effacer du fait de l’évolution des modes de vie », tandis que, sous l’apparence « d’un intérêt pour la nature /…/ la diversité du vivant reste une notion complexe, souvent mal appréhendée, au-delà de l’attachement à certaines espèces emblématiques (dauphin, baleine, ours...). » (p.14). La suite ici ...22 Octobre - Grenelle de l'Environnement
Alain Reynes, Directeur de l'Adet, évoque à Auch un "pas vers le dialogue" sur la question de l'ours. L'ADDIP s'interroge, et réagit.
Opposants et partisans ont échangé calmement sur l'ours lors de la
réunion régionale du Grenelle de l'environnement à Auch le 22 octobre 2007. Un
nouveau pas vers le dialogue ?
Les sujets de discussion
étaient nombreux lors de cette réunion, et l'ours est finalement resté à sa
place: un sujet parmi d'autres, que l'on peut aussi aborder sereinement.
Au sein du Groupe de
travail "Biodiversité", plusieurs intervenants ont ainsi demandé que la
"biodiversité pastorale" et les effets bénéfiques de l'élevage sur l'ouverture
des milieux soient reconnus.
Cet atelier n'a pas été
le lieu d'affrontements stériles, à l'étonnement (la déception ?) de
journalistes présents.
Plusieurs intervenants
(éleveurs, élus, syndicalistes ...) ont par ailleurs détaillé les difficultés de
l'élevage de montagne, sans mettre l'ours en avant comme c'est parfois le cas de
manière si caricaturale que cela empêche d'aborder les vrais problèmes.
Il aurait été dommage en
effet (et totalement contre-productif) que cette réunion soit un nouveau procès
de "l'ours-émissaire".
A l'inverse, c'était
bien le lieu d'aborder les problèmes de revenus, d'accès au foncier, de main d'oeuvre,
de valorisation des produits ...
De notre côté, actant
cette perspective constructive, nous avons également proposé que l'on
cesse d'opposer ces deux
biodiversités (sauvage et domestique, emblématique et ordinaire
...) et demandé que le pilotage du dossier ours soit dorénavant mené
conjointement par les Ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture,
marquant ainsi l'objectif de conciliation.
Cette
réunion du Grenelle marque peut être une
nouvelle étape vers le dialogue,
seule perspective d'issue positive pour tous.
M. Reynes, remettons les pendules à l’heure !
Les participants au groupe 2 du Grenelle de l’Environnement à Auch, auraient eu grand mal à échanger calmement lors de la réunion pour cette raison simple : si le calme fut bien présent ( et pourquoi en aurait-il été autrement ?), il n’y eut par contre jamais échange mais succession de monologues où, à son tour, chacun intervenait sur ce qui l’intéressait, souvent un problème ponctuel, important certes mais quand même assez réducteur par rapport aux problèmes posés, et, surtout,