Quoi qu’en dise Nelly Olin, personne n’a demandé aux Pyrénéens leur accord avant d’introduire de nouveaux ours slovènes. Quelques réunions organisées par le ministère, ainsi qu’une « consultation locale » de 170 personnes choisies … dans l’annuaire ont bien eu lieu. Mais leur objet n’était pas savoir si oui ou non il fallait introduire ces ours, mais uniquement comment faciliter l’acceptation sociale des Pyrénéens, à postériori.
L’obligation d’une véritable
consultation des populations concernées, pourtant inscrite dans
Personne n’est venu demander leur avis aux Pyrénéens, alors ils l’ont donné, à leur manière …
L’entrée dans la bataille médiatique s’est faite aux dépens de tout ceux qui avaient manifesté leur colère à Arbas le 1er Avril 2006, après l’annonce des lâchers par « la ministre des ours ».
Cette manifestation voulait signifier au maire d’Arbas, et aux 4 autres communes ayant accepté le lâcher d’un ours (sur 1300 communes pyrénéennes !) leur responsabilité : clôture pour signifier qu’il n’avait qu’à garder l’ours chez lui, au lieu de l’imposer à toutes les Pyrénées ; sang de brebis sur la façade de la mairie pour leur montrer le sang qu’il ne verront jamais, Arbas n’ayant à gérer sur son territoire ni troupeau transhumant, ni estive, ni ours.
Quelques minutes de désordre pour un grand tapage médiatique le soir même. Le choix des médias de ne garder que les images les plus spectaculaires de cet évènement, en occultant tout contenu sur le fond de la question de l’ours, a eu pour effet de montrer aux français une caricature des éleveurs pyrénéens, loin de la réalité de ce que ces hommes et ces femmes sont au quotidien.
Mais il a mis pour la première fois en lumière le mouvement de révolte qui depuis l’Ariège allait bientôt fédérer l’ensemble des Pyrénées, lui donnant enfin le droit de s’exprimer. Le nombre considérable de reportages, d’interviews, d’émissions spéciales … illustre bien l’intérêt porté à cette lutte et comment les Pyrénéens ont réussi à prendre la parole médiatique, là où l’expression démocratique des habitants, des élus et de tous les responsables du massif avait été confisquée.
Longtemps réduits au silence, les défenseurs d’une montagne tranquille et vivante ont enfin réussi à créer l’évènement, et enfin trouvé les mots justes pour se faire entendre.
Et peu à peu les journalistes ont donné du temps et un écho certain à notre vision d’avenir des Pyrénées, avec à la clé, finalement, à mesure que les français ont découvraient les vrais mensonges et les fausses réalités de ce plan d’introduction, de la reconnaissance et de la sympathie pour ce mouvement aux valeurs légitimes et respectables.
Pour au bout du compte, comme le reconnaissent les pro-prédateurs eux-mêmes, pourtant champions du marketing et de la communication ... , et contre toute attente, gagner la bataille médiatique.
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Quand la montagne se soulève, le film
« Quand la montagne se soulève » est une revue de presse qui retrace l’étonnante épopée des opposants à l’introduction d’ours en 2006. On y retrouve notamment le lâcher annulé à Arbas, les barrages routiers, les grandes manifestations de Luchon et de Bagnères, et bien d’autres épisodes qui racontent comment ce mouvement a soulevé et fédéré peu à peu l’ensemble des Pyrénées. Au-delà de la rétrospective, le montage met en évidence la manière dont les médias ont traité ce sujet, et montre comment peu à peu nous avons gagné, ce que même nos adversaires reconnaissent, la bataille médiatique. Quand la montagne se soulève, ce sont des femmes et des hommes qui ont décidé, face à une décision injuste et imposée, de sortir de l’ombre. Pour commander le DVD « Quand la montagne se soulève » cliquez ici
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