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Rétrospectives 2006 à 2009

 

. 2006, l’année de la révolte .

Quand les montagnes se soulèvent

 

C’est une histoire qui commence au printemps 2006 et qui se termine … qui ne se termine pas, qui ne fait que commencer. C’est l’histoire des pyrénéens qui poussent un cri de colère et de douleur, l’histoire des pyrénéens qui ne veulent pas des Pyrénées qu’on leur impose.

C’est l’histoire des pyrénéens qui se découvrent solidaires, qui s’aperçoivent qu’ils veulent défendre un même pays, une même montagne, un même monde. Ils ont eu envie d’écrire une page de leur propre histoire. Et ils l’ont fait. Ils ont dit au monde entier qu’ils ne voulaient pas de ce programme d’introduction d’ours.

 

Ce printemps restera sûrement gravé dans les mémoires des Pyrénées.

A la cabane de l’Aspap, près du feu ou sur la pierre plate, devant la porte, nous allons vous raconter les évènements qui ont marqué cette année extraordinaire.

Le bilan fait apparaître des sentiments mélangés : la déception, bien sûr, de ne pas avoir réussi à empêcher les lâchers. L’ASPAP a élaboré une demande de moratoire sur les lâchers qui a été présentée au président Chirac, au mois de mai 2006, co-signée par de nombreux acteurs ariégeois et pyrénéens. Cette demande n’a même pas été examinée par les pouvoirs publics.

Ces derniers ont préféré conserver une ligne de conduite sans concertation ni prise en compte du message clair des pyrénéens.

 Malgré nous, nous sommes convaincus de sortir grandis de cette magnifique aventure : le travail de communication, de mobilisation et de résistance a porté des fruits que nous n’aurions jamais imaginés. Même si l’état est resté sourd-muet-aveugle à nos demandes, nous savons aujourd’hui que la France entière a pu entendre notre cri et nos revendications. Nous savons qu’un très grand nombre de pyrénéens et de français ont compris que cette histoire de réintroduction n’était qu’une vaste supercherie. Nous nous félicitons d’avoir pu rétablir au moins un équilibre dans le discours, afin que chacun puisse se faire une opinion en connaissance de cause. Les médias, qu’ils soient français ou européens, ont joué un rôle fondamental dans cette prise de conscience. Avoir rendu la partie difficile à notre chère ministre des ours l’a de toute évidence amenée à dévoiler les facettes obscures du plan de réintroduction (pratiques mensongères, autoritaires, policières, arrogantes, enjeux électoralistes et marketing, amateurisme), cassant la jolie vitrine faussement écologique.

 Au fil des jours, les pyrénéens se sont rassemblés dans un mouvement qui ne cesse de s’élargir : dans la suite de cette lutte qui ne fait que commencer, il va falloir compter maintenant sur la force identitaire de tout un territoire, qui n’avait pas vibré d’un seul cœur depuis bien longtemps, des Pyrénées Orientales jusqu’aux Pyrénées Atlantiques, du versant français jusqu’au versant espagnol … des Pyrénées jusqu’aux Alpes …

 L’avenir jugera de notre action et de celle de l’Etat. En attendant, nous continuons de dénoncer l’incompatibilité de l’ours et de l’homme sur un même territoire, et de défendre nos convictions.

 

LES EPISODES DE NOTRE RESISTANCE …

 

12 JANVIER      Création de l’ASPAP

 

10 MARS         Manifestation à Toulouse devant la Direction générale de l’environnement (DIREN). Environ 300 personnes. 1ère lettre ouverte à la ministre des ours pour la prévenir que les pyrénéens vont se révolter si le programme de réintroduction est maintenu.

 

1 AVRIL           Manifestation à Arbas devant la mairie : Environ 350 personnes : éleveurs, citoyens, élus d'Ariège, et des délégations de toutes les Pyrénées. Expression de notre colère de manière symbolique : sang projeté sur la façade de la mairie pour signifier notre refus des attaques sur troupeaux et potentiellement sur les populations, statue d’ours brûlée pour dire qu'Arbas n'est que le pays des ours en bois. Pose de clôtures pour signifier aux maires qui ont accueilli des lâchers qu'ils n'ont qu'a garder leurs ours chez eux. L'ADET, qui a porté sur un plateau le plan d'introduction à Nelly Olin, et dont le Président n'est autre que François Archangéli, maire d'Arbas, utilisera largement les images fortes des quelques minutes spectaculaires de cette journée qui s'est déroulée par ailleurs dans le plus grand calme : commerces ouverts, discussions avec les habitants, pique-nique sur la place ... 

 

"horde sauvage, mise à sac d'Arbas", aucun superlatif ne sera trop fort. Bilan des dégâts : une façade éclaboussée (nettoyée dès le lendemain comme l'atteste un constat d'huissier) ; trois jardinières cassées ; des inscriptions à la peinture blanche sur le goudron réclamant la démission du maire, une statue d'ours brûlée, des banderoles plantées sur le gazon. "A ce tarif, il y a des milliers de personnes en France qui auraient du faire l'objet des mêmes poursuites judiciaires à la suite des manifestations du CPE", note le lendemain un journaliste.

 

A la suite de la plainte du maire d'Arbas, François Archangéli, dix militants ariégeois ont été condamnés en novembre 2007 à verser 19.981 € d'amendes, de dommages et intérêts et de frais de justice. Ces dix personnes ne sont pas forcément celles qui sont les plus impliquées dans les actions commises, mais celles dont les objectifs d'appareils photos de personnes bien intentionnées ont capté les visages ou celles dont le numéro de  plaques minéralogiques a été relevé. Au nom de la solidarité pyrénéenne, une grande souscription est lancée pour partager moralement et financièrement cette sanction qui pèse arbitrairement sur ces dix militants.

 

Nous avions la volonté de créer un évènement pour mobiliser les pyrénéens et accéder aux médias. Après 10 ans d'explications, de pourparlers, d'approche de la question de fond de l'introduction d'ours slovènes, sans écho dans la presse ni solutions, nous avons repris et payé au prix fort à Arbas le droit d'expression que les pro-ours avaient toujours eu seuls. Nous assumons Arbas, qui a été le point de départ de la résurgence de l'identité pyrénéenne, en même temps que le démarrage fulgurant de la médiatisation de la question de l'ours dans les Pyrénées. Le maire d'Arbas nous a encore signifié très récemment que "l'ASPAP avait perturbé tous ses plans, parce qu'avant l'ASPAP les affaires marchaient parfaitement bien pour lui". Et qu'il en voudrait à tous les militants jusqu'à la fin de sa vie.

 

12 AVRIL           Délégation d’éleveurs à Toulouse devant la DIREN. Suite aux premières attaques des ours dans les villages, dépôt d’une brebis tuée, devant la DIREN, sous l’œil des caméras. 2ème lettre ouverte à la ministre, échange téléphonique depuis les bureaux de la DIREN avec le conseiller technique de la ministre. Demande de moratoire, de suspension des lâchers et de capture des ours déviants.

 

13 AVRIL           Attaque mortelle aux Etats-Unis sur une famille de campeurs. 1 fillette de 6 ans tuée, sa mère et son frère de 2 ans grièvement blessés.

 

13 AVRIL           Démarche auprès du Préfet de l’Ariège (courrier officiel, nombreux échanges téléphoniques, rendez-vous) pour demander la capture des ours déviants (comme cela avait déjà été évoqué en 2005 après l’attaque mortelle des 160 brebis d’Aston-Senard).

 

17 AVRIL            Aston : 1 brebis tuée dans un jardin. En plein village, près des balançoires et des jouets d’enfant. Interminable série d’attaques dans et autour des villages, quasiment 2 jours sur 3. Nombreux reportages dans les journaux télévisés et presse, locaux et nationaux.

 

19 AVRIL           Convocation à la gendarmerie de St Gaudens de 10 manifestants d’Arbas. Environ 50 personnes pour les soutenir et redire devant les médias que nous assumons tout ce qui a été dit et fait le 1er avril. Important dispositif policier. (destiné à nous faire passer pour de dangereux délinquants ?)

 

25 AVRIL            Lâcher du 1er ours : échec de l’opération médiatico-policière orchestrée par la ministre des ours. Belle manifestation de résistance pacifique de la part des opposants à l’introduction : une centaine de montagnards marchent pendant des heures vers le lieu du lâcher dans des vallons et des forêts inconnus, seul un petit groupe a réussi à atteindre le site, juste à temps, se déjouant des forces de l’ordre lancées à leur recherche. Avec des cloches, des cris et des pétards, ils empêchent le lâcher tel qu’il était prévu, tiennent tête à la ministre et à ses gardes, obligeant le convoi à lâcher l’ours discrètement, de nuit, à Burgalays (31).

                        Humiliée, la ministre laisse exploser son mépris des populations en les traitant « d’imbéciles » et « d’ânes ». Nos multiples demandes de rendez-vous avec la ministre étant restées vaines, nous pouvons enfin, en nous invitant à la fête, lui imposer ce face à face. Ce coup d’éclat, salué par tous les observateurs, a redonné la fierté et la force à tout un peuple, qui a compris ce jour qu’il était possible de se battre et que ce plan d’introduction cachait bien des incohérences.

 

28 AVRIL           Lâcher du 2ème ours à Bagnères de Bigorre. Alors que le mouvement anti-introduction s’organise à l’échelle pyrénéenne (barrages routiers, réunions de travail inter-département…), le ministère adepte des mensonges choisit de simuler un lâcher à Luchon pour lâcher discrètement une ourse à Bagnères de Bigorre. La malhonnêteté de la ministre est mise à jour : elle s’était engagée à attendre la délibération du Conseil Général des Hautes-Pyrénées qui devait rendre les conclusions de 6 mois d’enquête sur le bien-fondé des introductions, le 19 mai. Pour les autorités politiques locales, c’est un véritable camouflet. La révolte et le sentiment d’être méprisés se propagent sur toute la chaîne.

 

4 MAI             Suspension des lâchers pendant 48 heures : dans un grand élan d’ouverture, la ministre annonce une pause en attendant la délibération du conseil d’état sur le recours en annulation que nous avons demandé à l’échelle pyrénéenne.

Envoyé spécial : sur l’exemple du 1er ours lâché, la France entière découvre le

Parcours du combattant de l’ours, depuis sa capture jusqu’à son lâcher. Des millions de téléspectateurs revivent l’opération des ariégeois repoussant le lâcher, avec des cloches. Commentaire mémorable de Pierre-Yves Quenette, responsable de l’équipe technique ours : « on n’est pas dans l’écologie, là. On est … ailleurs ».

Autour de ce grand rendez-vous médiatique qu’a été envoyé spécial, se sont enchaînés de très nombreux reportages, plateaux télé, débats, émissions, journaux télévisés, interviews, articles … citons le 7à8 sur TF1, le passage de PH. Lacube chez Ruquier, les nombreuses interviews de la presse européenne (BBC, times, médias de suisse, Espagne, Hollande, Belgique, Allemagne, Finlande …)

 

6 MAI               Manifestation. Les luchonnais improvisent en quelques jours un large rassemblement d’opposition. Premier succès annonciateur : 1300 peronnes, 1500 brebis, des tracteurs et des remorques bardés de slogans, un barbecue géant offert aux participants, le tout dans un esprit déterminé et pacifique.

 

9 MAI             Délibération du Conseil d’Etat ne remettant pas en cause le caractère légal de l’introduction.

 

13 MAI           Manifestation à Bagnères de Bigorre : 5000 personnes (à noter la concordance systématique de nos chiffres avec ceux des forces de l’ordre). Enorme succès qui confirme la mobilisation et le degré de conscience du problème. La ministre et ses sujets n’oseront plus parler « d’une poignée d’éleveurs » pour nous discréditer, la foule présente ce jour témoigne bien du nombre et de la diversité des populations qui se sentent concernées. Dans les discours, un bel hommage est rendu aux ariégeois félicités pour avoir su redonner du courage à l’ensemble des pyrénéens. On évoque ce jour-là un nouvel épisode de la guerre des demoiselles.

 

13 MAI            Manifestation à Arbas. Sur le retour de Bagnères, nous décidons dans les cars d’aller réaffirmer au maire d’Arbas notre opposition aux lâchers et notamment sur sa commune. Sur place, ambiance bon enfant et détendue, les femmes et les enfants étant de la partie. Il faut composer avec quelques excités du village qui nous provoquent et qu’il faut contenir pacifiquement.

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. 2007 . Rétrospective .

Quand les montagnes se rencontrent

 

N’ayons pas peur des mots : 2006 fut une année extraordinaire ; Les Pyrénéens ont pris la parole pour dire que l’avenir des Pyrénées ne se ferait pas sans eux.

 Un bouleversement dans les pratiques ministérielles qui n’avaient pas envisagé que nous ayons notre mot à dire et encore moins que ce mot puisse être sensé et porteur d’une vraie vision d’avenir pour des Pyrénées vivantes et tranquilles.

2007 va nous permettre de faire encore mieux connaître nos visions pour l’avenir de ce massif ; de mille manière, nous continuerons ce qui a fait notre force : exprimer nos différences et nos solidarités, nos réflexions complémentaires.

Au programme de l’ASPAP en 2007 : 

 

Travail, rencontres, bonnes et mauvaises nouvelles, les moments forts de cette année :

Hiver 2007 : La population d’ours s’élève à 20-25 ours après la naissance de 2 petits d'une femelle slovène. Les pires prévisions de l'Aspap se vérifient : les ours lâchés en piémont en 2006 viennent augmenter la population d'ours d'Ariège, qui avait refusé les introductions. Une dizaine, mâles et femelles y a élu domicile.

 

Printemps 2007 : l’ourse slovène Franska sème le désastre dans les Hautes-Pyrénées, très importante mobilisation sur le terrain, l’état refuse le déclenchement du protocole « ours à problèmes »

 

15 AVRIL : une rencontre intermassif réunit dans les Hautes-Alpes les éleveurs du massif central, des Alpes et des Pyrénées pour définir une stratégie commune de défense du pastoralisme contre les prédateurs. Le contact est permanent depuis. L’ADDIP propose de redynamiser l’association européenne de défense du pastoralisme contre les prédateurs, qui siège à la commission permanente de la convention de Berne !

 

16 JUILLET : l’ADDIP, coordination pyrénéenne obtient une audience avec Chantal Jouanno, conseillère à l’Ecologie auprès de Nicolas Sarkozy. Bonne  prise de contact. On parle d’un plan secret de l’Elysée qui étudierait les propositions de l’ASPAP de créer une zone à ours …

 

22 JUILLET : A l’occasion du passage du tour de France, les éleveurs du Vicdessos, rejoints par de nombreux autres ariégeois, occupent le rond point de Tarascon sur Ariège – Un immense panneau de 300m² « S.O.S. Président solutions » est installé. Très bonne couverture médias, qui a mis en avant l’aspect « information au grand public » de cette action. Bernard Hinault est venu apporter son  soutien aux éleveurs « qui ne demandent qu’à vivre du fruit de leur travail » a t'il défendu. Aucune télé n’a pu empêcher la France de lire les NON AUX OURS déterminés qui ont jalonné le passage des coureurs, et notamment la désormais mythique montée au plateau de Beille.

 

26 JUILLET      La nouvelle ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko Morizet, organise à Toulouse une grande rencontre de tous les acteurs de la question de l’ours dans le massif. Malgré l’unanimité  portée par les élus, représentants institutionnels et professionnels, et éleveurs et usagers de la montagne contre sa vision utopiste d'une cohabitation homme/ours paisible, elle annonce une série de mesures dénuées de sens et d’intérêt, à la grande satisfaction des pro-ours. Et refuse le retrait de Franska.

 

9 AOUT. L’ourse a traversé et c’est interdit. Franska a été mortellement percutée sur la 4 voies à l’entrée de Lourdes. C’est la 2ème ourse qui meurt accidentellement. L’ASPAP dénonce le fiasco des programmes d’introduction, l'impossible adaptation de ces animaux que l'on a importés en France sans importer le territoire dont ils jouissaient dans la réserve de Masun en Slovénie, vierge de toute activité humaine permanente,  et lâchés dans nos Pyrénées humaines, actives et fréquentées.

 

Eté 2007 : attaques en séries en Ariège, et en Hautes-Pyrénées principalement. Relations très difficiles avec notre préfet qui semble acquis à la cause de l’ours, contre le pastoralisme ariégeois. Réunions stériles. Provocations par voie de presse (les éleveurs sont confortablement indemnisés !). Les éleveurs refuseront de conduire, comme il l’avait demandé, le préfet en estive.

 

Eté 2007 :  Suite aux nombreuses difficultés rencontrées par les éleveurs victimes d’attaque lors des expertises, un groupe de volontaires de l’ASPAP assure une « assistance attaque ». Il s’agit de réaliser, sur le terrain, au moment du constat, une double expertise réunissant l’ensemble des éléments en présence. Un mémento sur la conduite en cas d’attaque est édité, et distribué.

 

Septembre 2007 . Sortie de Vivre en Pyrénées n°5, la lettre d’information de l’ASPAP.

 

Septembre 2007. En partenariat avec nos collègues pyrénéens, préparation pour le printemps 2008 d’un grand colloque à portée nationale : pour une « biodiversité à visage humain » dans les Pyrénées.

 

Automne 2007. Sous l’égide de l’ADDIP, recrutement d’une stagiaire dédiée à la réalisation d’un outil de communication écrit, à l’échelle pyrénéenne.

 

8 OCTOBRE: l’audience en appel des 10 prévenus d’Arbas est reportée au 26 octobre. Les avocats de la mairie d’Arbas demandent 40.000€, alors que le premier jugement avait diminué de 60.000 à 4.900 € leurs prétentions financières. Le verdict sera rendu le 26 novembre.

 

Octobre 2007. La fnsea  et l’assemblée permanente des chambres d’agriculture invitent l’ariégeois Philippe Lacube, trésorier et porte parole de l’aspap, et président de l’ADDIP, à leur rencontre nationale sur la question des grands prédateurs. La mobilisation de tous les acteurs pyrénéens atteint les sphères d’influence et de décision nationales …

 

Octobre 2007 : l’ADDIP est invitée au GRENELLE de l’ENVIRONNEMENT. Un membre de l’ASPAP portera notre vision d’avenir des Pyrénées au sein du groupe 2 : préserver la biodiversité et les ressources naturelles.

 

Octobre 2007 : l’ASPAP demande officiellement à siéger à la Commission Départementale Dommages, qui statue sur l’indemnisation des attaques de l’ours non déclarées imputables après le constat.

 

Octobre 2007 : pour préparer l’évaluation du plan ours qu’a annoncée Nathalie Kosciusko Morizet, un groupe de travail se met en place avec l’ensemble de la délégation ariégeoise (élus, représentants professionnels et institutionnels) présente à Toulouse le 26 juillet.

Octobre 2007 : mise en ligne de notre site internet, renouvelé et désormais "en gestion directe" pour plus de réactivité.

 

Automne 2007 : les relations franco espagnoles se resserrent encore. Une rencontre avec les éleveurs des Asturies est prévue, dans le cadre de notre démarche de fédérer les différents massifs montagnards européens.

Automne 2007 : descente d'estive échelonnée selon les troupeaux et les conditions météos locales. Pour de nombreux éleveurs, le compte n'y est pas : des dizaines de brebis manquent à l'appel, pour certains depuis le mois de juillet, et les efforts de tout l'été n'ont pas permis de toutes les retrouver : 80 bêtes sur une estive, 50 sur une autre ... Même s'il est incontestable que l'ours est à l'origine d'au moins une partie de ces pertes, aucun éleveur ne sera indemnisé. Avant l'ours, un troupeau de 1200 bêtes sur ces mêmes montagnes affichait seulement 4 ou 5 cas de mort d'un animal par été, qui étaient tous retrouvés.

Automne 2007 : l’ourse Hvala élit domicile en Ariège, en Couserans. Le préfet envoie par écrit ses recommandations aux maires : l’affichage de prospectus en mairie sur les dangers de l’ours. Nécessité d’installer des panneaux partout en montagne, conseils aux ramasseurs de champignons … de ne pas quitter les chemins. L’ASPAP dénonce l’insécurité en montagne, et la main mise de l’Etat, comme pendant  la guerre des Demoiselles, sur des territoires qui doivent rester accessibles à tous.

Novembre 2007 : après un long périple en Espagne, le male slovène Balou (qui avait fait une incursion dans la région toulousaine en 2006) est signalé dans la vallée d'Aulus-les-Bains en Couserans. Une fois de plus, ni les maires, ni les habitants, ni les éleveurs, ni les usagers et professionnels de la montagne n'ont été prévenus par l'équipe de suivi. Seul leur répondeur téléphonique a diffusé, avec 4 jours de retard, cette arrivée. Une exception notable : l'association locale de chasse a été informée personnellement par le suivi dès l'arrivée de l'ours.

La chasse n’est  pas interdite pour le moment, mais la responsabilité des chasseurs et des associations de chasse serait mise en cause en cas d’accident. Les attaques ne cessent pas. La pression sur le terrain augmente, de jour comme de nuit.

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 . 2008 . Rétrospective .

De l'Etat qui réfléchit ..... à l'état qui fléchit ?

JANVIER

L’ASPAP et les associations de l’ADDIP « descendent du minibus » des voyages organisés en « zones à ours » par Nathalie Kosciusko-Morizet, dite «NKM », Secrétaire d’Etat à l’Ecologie ... comme les deux précédents voyages, et comme tout ce que le Ministère nous proposera en 2008, il ne s’agit que d’obtenir, par notre seule présence, une validation des décisions futures de poursuite du plan-ours. Après les associations, les acteurs du territoire en prendront conscience les uns après les autres en 2008, élargissant la fronde à tout le massif, jusqu’au « clash » final du groupe ours 2, le 18 décembre 2008 à Toulouse.

FEVRIER

20.000 € ! La souscription « Pyrénées Solidaires»  lancée par l’ASPAP a réuni en quelques semaines la totalité des sommes       que 10 des nôtres avaient été condamnés à verser suite à la manifestation spectaculaire d’Arbas en Avril 2006. Eleveurs, bergers, institutions, associations, habitants, vacanciers, vous avez tous donné ! Pour le maire d’Arbas, (et président de l’ADET) c’est « l’arroseur arrosé ». Non seulement son attaque en justice  n’a pas affaibli notre mouvement, mais au contraire elle l’a encore renforcé d’un bout à l’autre de la chaîne dans un formidable élan de générosité et d’unité.

MARS

Dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours du plan ours, une brigade de quatre inspecteurs a été dépêchée dans les Pyrénées par le Ministère de l’Ecologie pour « mensurer l’impact du plan-ours ». Ils ne repartiront pas les mains vides : selon leurs propres termes,  « la perception du plan ours s’est considérablement dégradée en trois ans. » Et leurs interlocuteurs « sont plus déterminés que jamais » contre de nouveaux lâchers. Surdité ou amnésie ? Leur rapport final soutient toujours le plan-ours. En 2008, le Ministère de l’Ecologie s’est auto-évalué, il est auto-satisfait. Elémentaire, mon cher Watson.

AVRIL

BALOU est aux portes de Foix. L’ETO, Equipe Technique Ours manœuvre en secret : son collier GPS, trop serré, risque de l’étouffer. En 2008, l’ETO est tournée en ridicule d’un bout à l’autre de l’Ariège ... alors que les budgets dédiés au suivi explosent. Face à un répondeur-ours défaillant, l’ASPAP relaie les informations directes du terrain. A Pau, René Marquèze est définitivement relaxé pour la mort de l’ourse Cannelle : la procureure dira « n’avoir jamais vu, en 20 ans, un tel acharnement des parties civiles, même pour des crimes d’enfants ». 2008 révélera au public la face méconnue du mouvement pro-ours.

MAI

En Mai, tu ne feras pas ce qui te plait ! Assis jusqu’alors sur son auto-évaluation ministérielle ô combien positive, l’Etat doit composer avec notre bilan du plan-ours. Nous y révélons comment les grands prédateurs « qui ont besoin de la totalité du territoire » sont l’instrument de Bruxelles et Paris qui ont décidé de faire des Pyrénées un vaste sanctuaire ensauvagé, livré à l’ours et au loup. La résistance commune s’organise autour d’une vision d’avenir qui ne se résume pas à la lorgnette de l’ours, mais défend un vrai développement durable des Pyrénées : « pour une biodiversité à visage humain. »

 JUIN

«En mars surdité, en juin tu en feras les frais ».  « NKM » a pu vérifier cet adage à Toulouse, où la presse était invitée au lancement du « groupe national ours ». Refusant de collaborer à cette instance de mise en œuvre du plan-ours qu’ils subissent sans l’avoir demandé, les associations, les élus et représentants agricoles et syndicaux ont tenu un front commun pyrénéen et une conférence de presse, obtenant à nouveau une audience nationale. NKM a du repartir sans sa photo souvenir, son ultime tentative de s’inviter sous notre chapiteau devant les photographes s’étant soldée par un NON unanime et ferme de notre part. Non mais.

JUILLET

Si le nombre d’attaques aux troupeaux a augmenté en 2008, le nombre total de victimes a heureusement diminué. 120 dossiers sur 128 ont été indemnisés, le suivi des localisations et des dossiers par l’Aspap s’est une fois de plus montré efficace pour défendre et obtenir leur indemnisation. Dans les Hautes-Pyrénées, les prédations ont chuté après la mort de Franska de 170 ... à 3 seulement. Sarousse, Hvala et ses oursons ont déménagé d’Ariège vers l’Espagne. A l’est, le secteur de Balou et Boutxi est devenu très calme après leurs accidents respectifs (chasse et minibus). Dans certaines vallées, les attaques ont simplement disparu, les indices de présence aussi. Moins d’ours = moins de prédations, c’est avéré. De moins en moins de prédations = de moins en moins ... d’ours ?

AOUT

« NON à l’ours : le cri du cœur des éleveurs pyrénéens ». L’article de l’Agence France Presse s’est fait l’écho dans tous les médias de nos PASTORALIES : 8.000 personnes sur le Plateau de Beille, les activités, les repas, le marché fermier pris d’assaut malgré le froid ... notre rencontre public/ montagne/ éleveurs a tenu toutes ses promesses ! Et restera une formidable démonstration de force du milieu montagnard : habitants, vacanciers, éleveurs, élus, institutions, syndicats, acteurs du tourisme ... Pour 2009, la « fête de la montagne vivante, et bien décidée à le rester ! » a choisi le Couserans. Rendez-vous le 7 août 2009 à GUZET-NEIGE !

SEPTEMBRE

(sur l’air d’hexagone de – sic – Renaud) ... En septembre c’est l’apothéose, Balou échappe à l’ETO, le Préfet est plus que morose, son nounours a un gros bobo. La partie de chasse a mal tourné, l’ours était là, lui le savait, mais il n’a pas voulu le dire, résultat : son ours est blessé. Pendant ce temps l’Ariège est malade, les usines ferment un peu partout, la fièvre catarrhale tue 5.000 bêtes, ça ne l’intéresse pas du tout, les Ariégeois peuvent souffrir, quelle importance, l’Etat s’en fout, la seule, la vraie urgence ... c’est de sauver Balou.  Etre Ariégeois en 2008, c’est pas la joie en vérité, Môssieur l’ours passe avant nous tous, ça devient dur à supporter ...

OCTOBRE

FCO : comme Fermes Condamnées d’Office, comme Fièvre Catarrhale Ovine, une épizootie virale qui décime les troupeaux de ruminants en France depuis 2 ans. Malgré les efforts des éleveurs pour vacciner les troupeaux, plus de 5.000 ovins et 400 bovins sont morts en Ariège,  la moitié des fermes a été touchée. L’ASPAP a mobilisé ses troupes aux côtés des représentants agricoles et des élus, afin d’obtenir des aides à la mesure de cette crise sanitaire, la plus grave en France depuis 50 ans. Entre les déficits accumulés en 2008 et les pertes prévues de fertilité des béliers contaminés, la faillite menace en 2009 des dizaines d’exploitations.

NOVEMBRE

En novembre, précédée de peu par les ours slovènes, la colère des Pyrénées a traversé la frontière.  L’Etat français est pris à partie : à Lès, l’ourse Hvala (loin de Carla Bruni-Sarkozy, sa marraine) a attaqué un chasseur qui s’en sortira heureusement avec des points de suture et un poignet cassé. Le gouverneur du Val d’Aran Paco Boya, dénoncera jusqu’à Madrid la politique de la France de condamne ces ours à vivre dans le conflit, au nom d’une fausse écologie alors qu’ils vivaient en paix, dans leur réserve de Slovénie. 700 personnes (100 ariégeois) manifestent à Lès. Le Manifeste des Pyrénées est signé, son message est transfrontalier : « enes pirineus volem decidir ».

DECEMBRE

Les minibus en zone à ours, les vraies-fausses évaluations, les groupes et commissions ... En 2008 nous avons déjoué tous ces instruments du Ministère qui n’avaient d’autre objet que de valider, par notre seule présence, le plan-ours et sa poursuite. Le 18 décembre 2008, le Groupe National Ours est entré dans l’impasse, la rupture est consommée. A l’aube de 2009, l’Etat semble enfin fléchir  : toute décision de lâcher est reportée à fin 2009 au minimum. « NKM » quitte le ministère. Elle est remplacée par Chantal Jouanno, qui en 2007 avait accepté de rencontrer l’ADDIP. Elle nous avait affirmé que « l’homme était au coeur de tout développement durable.» En 2009, enfin du neuf ?

En 2008, nous avons obligé l'état à revoir sa copie. Nos arguments, et le front commun Pyrénéen de refus fu groupe-ours l'ont conduit à réfléchir, suspendant sous notre pression toute introduction en 2008,

comme en 2007. Aujourd'hui notre rapport sur les mensonges de l'Etat met en cause gravement "l'administration de l'ours". L'Etat fléchira-t-il en 2009 ? La décision sans cesse reportée de nouvelles introductions pourrait le laisser penser. Nous devons maintenir la pression, et poursuivre notre travail de fond de recherche et d'explication.

 

 . 2009 . Rétrospective .

JANVIER

 En  2009  nous appelons tous nos élus et responsables territoriaux à tenir fermement le cap, à refuser les com(pro)missions du groupe « ours », qui ne sont qu’un allibi de validation Pyrénéenne. Nous ne reconnaissons pas dans ces Pyrénées « région isolée et inaccessible jusqu’à récemment encore » décrites par le programme LIFE. Nous refusons que les Pyrénées deviennent un sanctuaire-du-sauvage tel que le supposerait une population viable d’ours et de loups. Nous EXISTONS, nous ne pouvons simplement plus laisser l’Etat nier la réalité de notre massif, la voix de ses habitants et de leurs élus. Réaffirmons le ensemble tout au long de l’année

MAI

 "Equipe de terrain Aspap bonjour!" : le répondeur de l'ASPAP est opérationnel depuis le 15 mai. Alors que le répondeur officiel de l'ETO (Equipe Technique Ours) est toujours aussi en retard et incomplet, notre serveur a pour mission de largement diffuser les dernières localisations des ours et des "suiveurs d'ours"...qui indiquent souvent que l'ours n'est pas loin ! Depuis les lâchers d'ours slovènes en 2006 l'ASPAP relayée par les habitants et maires de montagne diffuse aux éleveurs attaques et présence des plantigrades sur leur secteur. S'appuyant sur ce réseau de terrain, ce nouvel outil élargit à l'ensemble des Ariégeois cette démarche qui conjugue utilité, solidarité, mobilisation (et même humour : la touche localisation 2-Arbas a beaucoup de succès). Le téléphone 05.61.01.13.80

 15 JUIN

 Les attaques d'ours ont recommencé. Au 15 juin sur plus de 15 attaques imputables à l'ours : 7 attaques sur 10 ont lieu à moins de 300m de la première maison habitée. Les maires déplorent le manque total d'informations de l'ETO et de la préfecture. L'ETO est dépassée, l'Etat bloque l'information mais les élus exigent la transparence sur les localisations.

22 JUIN

 Le 22 juin l'Amicale des chasseurs de montagne rejoins les bancs de l'Aspap, en y adhérant officiellement! Créée dans les années 70 pour faire valoir ses spécificités, elle revendique aujourd'hui réunir une soixantaine de sociétés de chasses locales, soit une très grande partie des ACCA de la montagne Ariégeoise.  Résistance, on le comprend, au virage que prend le Plan Ours vis-à-vis de la pratique de la chasse. Car en 1996-97, date des premières réintroductions, l'Etat avait bien pris garde à ne pas froisser les chasseurs : " Au démarrage de l'opération (...), il avait été annoncé qu'aucune mesure réglementaire en matière de chasse ne serait imposée, peut on lire sur le site de l'Etat consacré à l'ours dans les Pyrénées. L'Etat a en fait établie une carte qui délimite des zones où la pratique de la chasse sera limitée ou interdite. Une charte avait été signée entre l'Etat et les fédérations de chasse, garantissant la liberté totale de chasse dans tous les cas. La création de "zones à ours" la remet totalement en question. Depuis les réintroductions, le vent a tourné.

24 JUIN

 Le 24 juin à Toulouse réunion du Groupe National Ours afin de rendre ses conclusions à l'Etat. L'ADDIP (coordination Pyrénéenne) dément immédiatement le compte-rendu rédigé le jour même par le Préfet de Région. Selon lui "la cohabitation entre l'ours et les élevages s'améliore dans les Pyrénées" ou bien encore paru le 25 juin dans la Dépêche du Midi :" Réuni hier pour la dernière fois le GNO réussit à calmer le débat entre associations, chasseurs et éleveurs". Il est inquiétant qu'un Préfet de Région joue du même violon que les membres du GNO issus d'un cartel de fonctionnaires et d'associations qui vivent des crédits de l'ours.

Le nombre de prédation semble diminuer...oui......mais pas parce que Monsieur Ours est devenu Végétarien. Simplement parce que le nombre d'ours diminue. Le compte n'y est pas : 5 ours en 1995 + 8 lâchers + 22 naissances = ......8 -15 sur tout le massif en 2008 selon l'ETO ? La chasse à l'ours a repris dans les Pyrénées. Le virage à 180 ° des représentants de la chasse, qui claquent la porte du GNO, les uns après les autres, est à prendre très au sérieux......

ETE 2009

Les attaques reprennent de plus belles : 60 % en Couserans et 40 % en Haute Ariège......sur 90 prédations 80 ont eu lieu sur une estive gardée NUIT et JOUR par un BERGER! "Mesures de protection" : le mythe tombe.

ETE 2009

Le sénat Espagnol a adopté à l'unanimité une motion demandant à la France de ne pas poursuivre sa politique de réintroduction d'ours dans les Pyrénées. La position du parlement à Madrid est sans équivoque : "nous ne sommes partisans, en aucun cas, de réintroduire des individus venant d'ailleurs". Les ours ne comprennent pas les frontières et ils vont où ça leur chante. Un élus aragonais a proposé au gouvernement qu'à partir d'aujourd'hui, toutes les actions concernant l'ours pyrénéen se fassent de façon coordonnée avec toutes les administrations. C'est-à-dire par un consensus entre les gouvernements d'Espagne et de France, les communautés autonomes et les conseils généraux concernés.

AOUT

Les Pastoralies : seconde édition 2009 à Guzet-neige, gros succès malgré tout. La fête de la montagne vivante a rassemblé près de 6000 personnes le vendredi 7 août malgré une météo fort peu clémente. A l'appel de l'Aspap c'est tout un département qui s'est uni pour défendre notre vision d'avenir de l'Ariège et des Pyrénées Vivantes, Humaines, Préservées: éleveurs, habitants, élus, auxquels se sont ajoutés des milliers de touristes venus comprendre la montagne, et rencontrer ceux qui la font vivre au quotidien. On peut dire que le pari a été gagné et que Guzet 2009 a ancré solidement les PASTORALIES dans le paysage des grandes manifestations Ariégeoises de l'année.

SEPTEMBRE

Tout est calme en ce début automnal, les pro-ours se gaussent que tout va très bien en Haute Ariège : les hommes s'y sont adaptés et les ours sont devenus Végétariens, oui vous avez bien lu Végétariens! Mais la déclaration sur la mort de deux ours en Haute Ariège par Philippe Lacube va bouleverser cette paisible rentrée.  Les Prédations diminuent car IL Y A MOINS D'OURS en Ariège et non pas parce qu'ils sont devenus VEGETARIENS. Vent de panique chez Les pro-ours qui ont vu rouge : ils ont demandé l'ouverture d'une enquête, demande d'audience en urgence à Chantal Jouanno, messages dans les forums: Lacube a gagné! etc.....à suivre

Chantal Jouanno revient sur les ondes après quelques longs mois d'absence pour annoncer que le Ministère prendra le temps de réflexions en recevant l'ensemble des acteurs locaux (11 rencontres prévues).

AUTOMNE

L' ETO se charge de l'enquête administrative  et se montre incapable de dire si oui ou non il manque des ours? Lesquels et depuis quand? 10 jours de recherches et aucun résultat. Trouver deux ours morts serait du plus mauvais effet en regard de leur mission qui nous coûte "la bagatelle" de 1 millions d'euro par an !

Une seconde enquête aux moyens "démesurés" a conduit 35 personnes à comparaitre  à la gendarmerie suite à l'annonce de la mort de deux ours.  Des semaines d'investigations et toujours rien à l'horizon. Fallait-il mettre en oeuvre le plan "alerte enlèvement" pour retrouver les disparus? Mobiliser l'armée? La justice s'est prononcée : l'affaire est classée : faute de cadavres et de preuves.......

OCTOBRE

Manifestation historique à Foix: 7000 personnes pour le droit de chasse et contre le plan ours. Mobilisation massive des chasseurs, éleveurs, randonneurs et autre amoureux de la montagne....Refusons de laisser les Pyrénées devenir un sanctuaire. Refusons l'appropriation de nos territoires par des activités de l'écologie sans représentativité ni légitimité. OUI à un territoire vivant, préservé et humain.

HIVER

  Fini le bon temps où les escrologistes pouvaient faire croire que l'ours était une espèce en voie de disparition, fini le bon temps où les médias et les familles avalaient tous les mensonges et approximations des pro-ours. La fin du plan ours approche et les écologiste sont partis se plaindre à l'Europe..Quand on n'arrive plus à convaincre il ne reste plus que la menace ! ...selon eux la France ne respecterait pas ses engagements internationaux et devrait réintroduire 1 ou 2 ours par an jusqu'à ce que la population d'ours soit viable. ..

HIVER

La fin de  l'année approche mais toujours pas de rendez-vous au Ministère de l'Environnement : Mme Jouanno nous aurait-elle oubliée ? Pourtant elle a reçu les associations prêtes à cohabiter avec l'ours.....Ces associations pro-ours représenteraient-elles "l'ensemble des acteurs locaux" comme annoncé courant de l'automne ? ??? Quelque chose se travaille dans l'ombre......affaire à suivre de près....

HIVER

31 décembre : le plan ours a pris fin ! L'Adet, Ferus & cie réclament à grand cris de nouvelles introductions. Une manifestation géante (selon eux les pro-ours / 6 personnes selon les médias!!!) a lieu à Paris où trois ours sont pendus Pont de l'Alma......

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